Jean-Noël Guérini a assisté hier à la présentation du projet de requalification du Vieux-Port au siège de la Communauté urbaine de Marseille Provence Métropole par l’équipe retenue : L’architecte britannique Norman Foster – associé au paysagiste Michel Desvignes (mandataire), à l’agence marseillaise Tangram Architecture et au BET Ingérop.
A la sortie de la présentation, il livre son sentiment.
En marge de la présentation du projet de requalification du Vieux-Port, aujourd’hui au siège de la Communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, Jean-Noël Guérini est revenu sur les événements sanglants dans la Cité « Le Clos La Rose » (13e arr. de Marseille) où un adolescent de 16 ans a été tué et un enfant de 11 ans a été blessé vendredi soir.
Comme vous le savez, je reviens d’un voyage de quatre jours en Israël, entrepris pour dresser un état des lieux et confirmer le renouvellement des accords de coopérations décentralisées qui lient notre département à la ville d’Haïfa, au Nord du pays.
A la tête d’une importante délégation, je me suis tout d’abord rendu à Jérusalem pour rencontrer des personnalités politiques de premier plan : Le président de la Knesset, M. Reuven Rivlin et le Premier ministre par intérim en l’absence de M. Benjamin Netanyahu, M. Moshé Boogie Yaalon.
Des personnalités marquantes et des rencontres toujours riches d’enseignement qui, de la Knesset à l’esplanade du temple, m’ont rapproché de ma visite au Président de l’Etat Hébreu.
C’est toujours un immense privilège de rencontrer le Président Shimon Pérès dont j’apprécie depuis longtemps la justesse de pensée. Nous avons librement échangé nos points de vue notamment sur la question délicate du processus de paix. J’ai à ce sujet exprimé le vœu que les tentatives de dialogue qui sont lancées ne soient pas une impasse et ne nourrissent pas de nouvelles désillusions.
Car la grande majorité des hommes et des femmes qui vivent dans ces territoires, malgré un environnement souvent hostile, partagent un formidable espoir de paix et d’ouverture.
Cet espoir, nous l’avons touché du doigt à Haïfa à travers le programme des Ecoles de l’Espoir pour lequel le Département des Bouches-du-Rhône se mobilise et qui permet à plusieurs milliers d’enfants de Haïfa, juifs, musulmans ou chrétiens, de bénéficier d’actions de soutien scolaire et d’accompagnement culturel.
Un programme qui me tient particulièrement à cœur et qui illustre parfaitement les liens noués entre Marseille, le département et cette métropole du Nord d’Israël.
Un programme que nous poursuivrons, comme je l’ai confirmé au maire d’Haïfa, Yona Yahav, dans le cadre d’une coopération renforcée entre nos deux collectivités.
C’est le souhait que j’exprime, en étendant notamment la coopération au domaine de la culture. J’ai à ce titre demandé à la ville d’Haïfa de proposer un projet culturel que le Conseil général aura l’honneur de porter dans le cadre de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture.
Dans un autre temps, Marseille sera mise à l’honneur pendant des assises de la coopération décentralisée France-Israël qui se tiendront à Haïfa en octobre 2011, précisément en raison du caractère exemplaire de nos relations depuis 1995.
D’autres partenariats suivent leurs cours, notamment un partenariat avec les pompiers de Haïfa, d’autres sont à l’étude, comme le projet « lecture publique en Palestine » qui a pour objectif l’amélioration de la qualité et la diversité de l’offre en matière de lecture publique dans la région de Bethléem.
Cette coopération avec l’Etat d’Israël reflète l’esprit des peuples de la Méditerranée à construire ensemble. Les relations fortes que nous tissons avec l’ensemble du pourtour méditerranéen sont éminemment importantes pour les Bouches-du-Rhône et plus encore pour Marseille qui a de grandes ambitions.
Nombreux sont ceux qui m’ont, ces dernières heures, demandé mon avis sur le remaniement ministériel survenu dimanche soir. Franchement, que peut-on en penser ?
« Tout ça pour ça », de prime abord. Depuis des mois, le Président de la République essayait de faire miroiter de grands changements dans son gouvernement. C’était souvent à des moments clés, pendant les débats et les manifestations contre la réforme injuste des retraites, ou quand les élus de son propre camp faisaient entendre leur mécontentement sur la réforme bâclée des collectivités territoriales.
Finalement, le premier ministre est conforté, alors qu’il était annoncé partant, et le gouvernement est resserré autour des anciens du RPR, et notamment des anciens fidèles de Jacques Chirac. La page de « l’ouverture » est tournée avec le départ de tous les ministres qui pouvaient apporter une voix dissonante à l’UMP.
Pire, alors que Nicolas Sarkozy s’est aliéné les élus avec la réforme territoriale et la suppression de la Taxe professionnelle mais aussi une majorité de citoyens avec la réforme des retraites, ce remaniement montre qu’il est aujourd’hui incapable de maîtriser sa propre majorité.
Il voulait promouvoir Jean-Louis Borloo, il a dû conserver François Fillon. Il voulait garder le contrôle de l’UMP, c’est finalement Jean-François Copé qui va la prendre. Ce gouvernement resserré prouve qu’à force de vouloir toujours s’imposer contre tout le monde, le président est désormais presque seul.
Certains annoncent que c’est plus une équipe de campagne qu’un gouvernement qui vient d’être nommé. Je pense que c’est un contre-feu de plus, pour faire oublier les errements d’une politique dictée de A à Z par l’Élysée depuis des mois.
Pendant que les éditorialistes font de belles phrases sur le « Remaniement », ils ne parlent pas du budget de rigueur discuté en ce moment même au Parlement…
L’hyper présidence a ses limites, et les Français sauront se rappeler du bouclier fiscal, des retraites, de la fin des services publics de proximité, de la démocratie locale mise à mal, etc.
Le vrai changement aura lieu, je l’espère, en 2012. A nous d’être à la hauteur de l’enjeu.
Je suis actuellement en voyage officiel en Israël dans le cadre des travaux de coopération engagés entre l’Etat d’Israël et le département des Bouches-du-Rhône.
J’ai pu à cette occasion rencontrer de nombreuses personnalités importantes de la scène politique internationale, parmi lesquelles, le Président de l’Etat d’Israël, M. Shimon Pérès, le Président de la Knesset, M. Reuven Rivlin, le Premier Ministre par Intérim en l’absence de M. Benjamin Netanyahu, M. Moshé Boogie Yaalon et le Maire de Haïfa, M. Yona Yahav.
J’aurai à mon retour l’opportunité de revenir sur ce voyage riche d’enseignements, de projets et de rencontres passionnantes.
Demain j’aurai le plaisir d’accueillir une rencontre intitulée « Dessins de ville, destins de villes » à l’Hôtel du département, organisée par le Conseil général des Bouches-du-Rhône en partenariat avec l’Union des maires et le CAUE 13.
A l’heure où les conséquences du réchauffement climatique remettent en cause nos modes de vie et de consommation, les médias ont tendance à insister sur l’importance de l’impact des transports sur notre environnement.
C’est une question primordiale, mais pas unique. En effet, la mobilité doit nous interroger aussi sur notre environnement social et professionnel. Depuis 30 ans par exemple, le temps de déplacement pour se rendre sur son lieu de travail a peu varié. On se déplace de plus en plus loin certes, mais de plus en plus vite.
Cela induit deux questions : comment rapprocher l’emploi des bassins de vie et comment favoriser les transports publics entre les lieux de vie et les bassins d’emploi ?
Ces problématiques se posent fortement dans notre département où le poids démographique et économique de la capitale, Marseille, est complété par des pôles d’activité, de recherche, d’emploi, d’enseignement que sont Aix-en-Provence, l’Etang de Berre, la zone d’activités allant d’Aubagne à Rousset, etc.
La mobilité interpelle la politique en termes d’environnement, bien sûr, mais aussi d’aménagement économique du territoire, d’organisation des transports, et notamment des transports en commun.
J’ai modestement contribué à les faire évoluer en réunissant toutes les autorités organisatrices de transport autour d’un syndicat mixte qui permettra, demain, de voyager en transports en commun sur tout le territoire du département avec un même ticket. Le chemin est long, mais les élus, en répondant favorablement à la proposition du Conseil général, ont fait le choix de l’intelligence collective et du travail en commun.
Le monde change rapidement. Il nous invite à nous réinventer, à nous réorganiser, à innover sans cesse pour répondre aux enjeux de demain dont les contours apparaissent à peine aujourd’hui.
Reste que dans nos sociétés modernes, voire post-modernes, où l’individualisme progresse, éloigne les hommes et les fragilise ; les élus de proximité que nous sommes devront toujours s’astreindre à chercher collectivement les moyens de les rapprocher, notamment par la mobilité et l’aménagement durable du territoire.
Je ne doute pas que les travaux des Rencontres « Dessins de ville, destins de villes » enrichiront notre vision et élargiront notre panel de solutions pour une mobilité durable.