Réforme des retraites : « si le Gouvernement ne prend pas en compte ce que dit la rue, il aura demain des soucis à se faire ! »
Par Administrateur, à 17:25
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« Je suis venu soutenir les dizaines de milliers de manifestants qui participent à la défense des retraites » a déclaré aujourd’hui Jean-Noël Guérini lors de la manifestation marseillaise contre la réforme gouvernementale des retraites.
Aux côtés des syndicats, des militants et des élus socialistes des Bouches-du-Rhône, il indique qu’il « faut une réforme certes, mais pas n’importe laquelle » et surtout pas n’importe comment, « la réforme phare du gouvernement doit avant tout engager des concertations avec l’ensemble des syndicats« , non sans préciser qu’elle « ne doit pas remettre en cause l’acquis essentiel mis en place par François Mitterrand : la retraite à 60 ans ! » et de conclure : « si le Gouvernement ne prend pas en compte ce que dit la rue, il aura, demain, des soucis à se faire. »




surmely alain dit :
Il y a des choses réellement « étonnantes » en France.Certains s’emploient avec une grande opiniâtreté à embrouiller les esprits,semer la confusion.Or l’immense majorité des Françaises et des Français sont hostiles au projet gouvernemental de réforme des retraites.C’est-à-dire que l’immense majorité des gens(bien au-delà des organisations professionnelles,représentatives…etc)veulent le retrait de ce projet de réforme.Chacun,chacune le dit à sa façon,suivant sa « stratégie »,avec ses mots.Mais tous autant qu’on est nous ne voulons pas de ce projet rétrograde et néfaste tant pour le travail que pour l’emploi.Il faut donc un autre projet.Or,le débat avec le pouvoir en place ne pourra véritablement commencer que si ce projet est retiré.
Le débat nécessaire pose une question à la fois simple et complexe.La question simple:est-il juste socialement et efficace économiquement que les salariés supportent à + de 90% les efforts de cette réforme?La question est simple parce que la réponse l’est tout autant :c’est évidemment NON.La question complexe:comment trouver de nouveaux financements pour alimenter les caisses de retraite et favoriser l’activité économique?C’est complexe mais il y a des réponses claires et construites à cette complexité.Il suffit de se tourner vers les organisations syndicales(CGT,CFDT,CFTC,CGC,FO,Solidaires)ou les partis politiques(PS et Front de gauche).Je penche plutôt du côté du Front de gauche et de la CGT mais les propositions faites tant par le PS que la CFDT paraissent tout-à-fait crédibles et « réalistes ».
Le projet gouvernemental ne règle rien et ne fait que repousser le problème à la fin de l’actuelle décennie.C’est-à-dire qu’en envisageant le problème sous l’angle strictement comptable il n’y a toujours pas le compte.Il faut donc une réforme.Et il y a débat entre les organisations représentatives et professionnelles.Enfin il faudrait surtout qu’il y ait débat entre lesdites organisations et le pouvoir actuel.Un débat n’est pas une parodie de débat.Dans un grand pays démocratique il y aurait débat sur une question aussi importante,qui engage notre avenir,notre société,le lien social,la solidarité entre les générations…etc.C’est pourquoi le mouvement social qui s’exprime de diverses façons(assemblées sur les lieux de travail,dans les quartiers,dans la rue,dans la presse,sur le web,dans les assemblées où des propositions alternatives sont avancées)apporte un peu d’oxygène à une démocratie sociale asphyxiée.C’est pourquoi le mouvement social est unanime dans son refus de l’actuel projet de réforme du régime des retraites.Ce projet est injuste et néfaste.C’est donc NON.C’est clair non?
Un citoyen syndiqué
Quent. dit :
Nous faudra-t-il vraiment une révolution
Pour que gouvernement rime avec solution ?
Arracher au sol les pavés et les lancer
Au front des démocrates aux valeurs éventées,
Couper à l’Elysée l’immonde pompe à fric,
Interdire, exiler, politiques et flics.
Il y a deux siècles à peine qu’on a tondu la reine,
Guillotiné le roi pour en vider les veines,
Aujourd’hui, pas de gêne, le peuple fait la loi,
La haine nous gangrène, l’exprimer nous nettoie.
Je suis poli, je tique et je garde patience,
Mais cette politique est hasard et pas science ;
Ces impôts-de-vin sont au vol qualifié
Ce que sont aux voyous les tyrans statufiés.
Alors sus aux mensonges, sus à l’envahisseur
Qui, comme un bon cancer, nous prend de l’intérieur,
Arrêtons de penser, redoublons nos efforts :
Il faut frapper la tête et nous frapperons fort !