Rentrée scolaire : l’avenir de nos enfants est prioritaire.
Par JNG, à 17:30
Agenda, Economie, éducation, Général, Marseille, sécurité, Social, Vidéos
Chers amis,
A l’occasion de la rentrée scolaire, j’ai visité hier matin le Collège Fraissinet dans le 5e arrondissement de Marseille en compagnie du recteur d’Académie, M. de Gaudemar et, hier après-midi, celui des « Bartavelles » dans le 10e.
Je n’ai pas choisi ces deux collèges par hasard. Ils symbolisent à mes yeux la manière dont une collectivité territoriale peut, en concertation avec tous les acteurs, changer concrètement le cours des choses en refusant la fatalité des quartiers dits « sensibles ». Ils ont redonné confiance aux équipes éducatives mais aussi aux parents. Au final, les résultats scolaires des enfants a gagné en qualité. C’est un travail de longue haleine.
L’exemple du Collège Fraissinet est particulièrement éloquent pour moi. Il y a deux ans, ce collège avait mauvaise réputation, les parents hésitaient à faire scolariser leurs enfants dans cet établissement qui ne dépassait guère les 300 collégiens.
Depuis sa complète réhabilitation par le Conseil général, la confiance est revenue et « Fraissinet » bénéficie désormais d’une image positive, d’une bonne notoriété. Le collège compte désormais plus de 400 élèves et atteindra le seuil maximal des 500 collégiens à la rentrée prochaine.
J’ai pu vérifier hier matin combien les moyens matériels et financiers donnés par le Département à la communauté pédagogique pour mener à bien sa mission portaient leurs fruits. C’est vrai pour l’informatisation des collèges avec, notamment, l’opération Ordin@13 (don d’un ordinateur portable à tous les collégiens de 4e et de 3e), sans précédent en Europe, mais aussi le câblage, les connexions réseaux, le bornage wi-fi de la totalité des établissements. C’est vrai aussi des actions éducatives : épanouissement artistique et culturel des enfants, apprentissage de la citoyenneté, éducation au goût et à une alimentation saine etc.
Je pourrais dérouler nos satisfactions : 8 collèges neufs depuis 1999, 6 réhabilitations et reconstructions, 13 SEGPA, qui accueillent des élèves présentant des difficultés d’apprentissage graves et durables et 38 demi-pensions…
Pourtant, dans un contexte économique et social difficile, qui voit le Gouvernement réduire les effectifs de l’éducation nationale, et menacer les collectivités territoriales dans leur capacité d’investissement, j’ai tenu à réaffirmer publiquement hier ma volonté de poursuivre notre politique de construction, de réhabilitation et de modernisation des établissements. Nous continuerons aussi à favoriser les initiatives des collèges car c’est par là, selon moi, que commence l’égalité des chances, élément indispensable d’une intégration sociale réussie.
Que nous soyons parents ou simplement parce que nous avons été enfants, nous connaissons tous l’importance de l’éducation. Elle est le ciment qui construit l’avenir d’une société. Reste que cette politique offensive a un prix. Je n’ai pas l’intention de vous bombarder de chiffres, mais je voudrais en citer deux pour bien mesurer son ampleur : le Conseil général des Bouches-du-Rhône consacre en 2010 plus de 271 millions d’euros, dont 156 millions en investissement direct, à sa politique éducative, ce qui en fait le leader des départements français.
Mais l’investissement ne fait pas tout. Il ne fait pas disparaître, par exemple, les dysfonctionnements et la désorganisation d’une société. Or, un établissement scolaire résume la vie d’un quartier, il en est le reflet. J’aborde-là l’enjeu de la nécessaire mixité sociale.
Car, comment répondre concrètement à l’émiettement des valeurs, à l’incivisme voire à la délinquance de quelques enfants, tant que certains quartiers concentreront toutes les difficultés du vivre ensemble contemporain ?
Je ne m’y résous pas et ne le ferai jamais. Je lis et j’entends bien des commentaires sur l’insécurité, souvent plus proches des calculs politiciens que de la réalité à gérer.
Alors, je vous le dis bien volontiers, je n’ai aucun complexe en l’occurrence, la sécurité des enfants et de leur famille a toujours été ma priorité.
Faut-il travailler en concertation avec la police aux abords et à l’intérieur des collèges ? Ma réponse est oui. Je suis d’ailleurs heureux d’avoir pu échanger avec le Commandant de la police du 5e arrondissement de Marseille hier matin, le Capitaine Perdigon, qui est aussi sensible que moi à l’avenir de nos enfants.
L’insécurité est source de troubles éducatifs et sociaux. Comment proposer à nos enfants la réussite dans la crainte ?
L’excellence ne peut être proposée que dans un absolu climat de sérénité, de confiance et de bienveillance pour nos enfants. Pas question de transiger sur cette question : la sécurité est le fondement même de leur succès.
Je m’engage auprès des familles des Bouches-du-Rhône à poursuivre le travail engagé sur cette question. Plus encore, le travail consensuel, en toute confiance, tous acteurs confondus, sur cette problématique, commence à donner des résultats positifs. Quand d’autres privilégient les discours redondants, le Conseil général des Bouches-du-Rhône est dans l’action.
Le sérieux et le travail sont les meilleurs gages de réussite. Ne serait-ce pas la meilleure leçon à donner à nos enfants ?
Chers amis, je vous souhaite à toutes et à tous, une bonne rentrée !




PERALES MICHEL dit :
Bonsoir,bravo pour votre action,qui se perpetue et se bonifie (271 M.d’ euros)pour 2010.Comme vous précisez cela ne fait pas tout,l’incivisme,la delinquance,sont les mamelles de certains quartiers.Les réponses que l’on peut apporter contact,concertation avec la police in et out des colleges sont les solutions que vous preconisez,et sont absoluement nécessaires.Elles apparaissent comme des réponses de « Pompiers devant le feu »,n’étant peut être pas au courant du travail de fond pour lequel vous vous investissez,cette remarque ne se veut pas désobligeante.Cela résume la vie de certains quartiers,mais aussi de l’éducation…(je n’ai rien inventé)Petite idée…les enfants en grande majorité passent par les créches,pourquoi ne pas instaurer comme une charte bien étudiée, qui imposerait des régles,de convivialité,de politesses,de respect de soi et des autres,etc..
Ces « régles »devraient être pour tous et toutes,appliquées sous le suivi des éducatrices elles mêmes investies dans le projet.
Peut être suis je un rêveur ?
Merci encore Mr Guerini,pour ce que vous faites.
Cordialement.