J’ai participé ce matin sur le Vieux Port de Marseille à la journée de mobilisation intersyndicale d’opposition au projet gouvernemental de réforme des retraites. A cette occasion j’ai pu rencontrer de nombreux militants socialistes mais aussi des représentants syndicaux et, plus généralement, les Marseillais qui sont venus témoigner de leurs difficultés et de leurs craintes face à l’avenir.
Je vous l’avais déjà dit ici : je considère que la retraite par répartition est le fondement de notre modèle social. Le gouvernement a voulu mordicus soumettre au parlement un projet de loi de réforme des retraites dès le mois de septembre, une nouvelle fois dans l’urgence, alors que, par exemple, la Suède, qui compte 6 à 7 fois moins d’habitants, et 3 fois moins de régimes spéciaux de retraites, a terminé une réforme sur laquelle les partenaires sociaux ont négocié 14 ans.
Si la solution suédoise est probablement trop longue, et difficilement transposable en France, le gouvernement n’est pas sérieux de vouloir traiter cette question essentielle à la hussarde.
Les carences graves qui émaillent la proposition gouvernementale ne manquent pas :
- la remise en cause de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans est injuste, notamment pour les personnes qui ont commencé à travailler tôt ;
- l’absence de mesure destinée à soutenir les femmes, qui ont une carrière souvent plus fragmentée que les hommes, l’absence de mesure solide envers l’emploi des jeunes qui sont une ressource essentielle de financement et l’insuffisance de l’aide à l’embauche proposée aux séniors sont les preuves de l’incapacité du gouvernement à penser une réforme globale ;
- la taxation des revenus du capital est un cache misère : seuls 1,7 milliards seraient pris sur les revenus du capital et du patrimoine et 2 milliards aux entreprises alors qu’il faudra 40 milliards d’euros pour 2020 ; le financement proposé par le gouvernement est profondément injuste et fait porter le poids de cette réforme sur les salariés.
Encore une fois, le gouvernement, loin de ciseler une réforme précise et efficace, avec l’aide des entreprises, des salariés, des retraités, de l’ensemble des Français, a décidé de tailler grossièrement une réforme à la machette, qu’il tentera de faire adopter en force pendant l’été au Parlement.
Je rappelle que je suis, pour ma part, favorable à un large débat national pour bâtir ensemble un projet de société répondant à une « crise de civilisation » par une « offensive de civilisation ». C’est la raison pour laquelle j’ai soutenu ce matin les syndicats et j’en ai profité pour leur réaffirmer ma volonté de dialogue et d’ambition pour notre pays.
Aujourd’hui et demain, la fête du Panier est de retour ! Moment précieux de propositions éclectiques de spectacles et d’expressions associatives, c’est encore le cas cette année, à l’occasion de sa 17e édition. La fête du Panier offre une mixité sociale et culturelle qui caractérise Marseille dans ce qu’elle a de meilleur : partage, émotion, convivialité, échanges…
Vous connaissez mon attachement à ce quartier dans lequel j’ai grandi. Mon soutien n’a jamais faibli pour que cette fête s’épanouisse et prenne une place particulière dans le cœur des Marseillais, dans celui des habitants des Bouches-du-Rhône et bien au-delà.
Quartier historique à partir duquel Marseille s’est construite, le Panier reste le plus vieux quartier d’Europe. Des visites guidées permettront, notamment, de découvrir autrement ce secteur en pleine mutation en portant un regard non seulement sur son histoire mais aussi sur son devenir.
Je vous invite donc à venir me rejoindre vendredi 18 et samedi 19 juin dans les rues du Panier.
Hier soir Pierre Moscovici, député du Doubs et membre de la direction nationale du PS, a répondu à l’invitation de la fédération du PS 13 pour venir débattre avec les militants des Bouches-du-Rhône des orientations sur la rénovation du parti socialiste adoptées, mardi dernier, par le Conseil national.
C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai participé à ce débat d’un excellent niveau, vivant, parfois vif, mais toujours animé d’un réel respect et de l’envie de faire avancer la réflexion. J’ai d’ailleurs noté que, même si les réunions se succèdent depuis quelques mois à la rue Montgrand, la qualité des débats et l’engagement des militants de notre fédération ne se démentent pas. J’ai repensé hier à la leçon que me donnait Gaston Defferre lorsque j’étais son jeune secrétaire : « le Parti socialiste ne mourra pas, car c’est le parti de l’éternel débat ».
Le débat, la démocratie, la transparence, c’est la force du Parti socialiste, encore plus au moment où le pouvoir est de plus en plus centralisé au sommet de l’Etat. Notre parti est de nouveau au travail, des réflexions sont engagées, la confrontation des idées s’est remise en place et, grâce à l’abnégation de Martine Aubry, nous parlons d’une voix et prenons des engagements pour les Français.
C’est une bonne nouvelle et un message d’espoir qui est lancé à la gauche, et au delà, à tous ceux qui souhaitent une autre politique que celle menée par le gouvernement de M. Sarkozy. Nous mesurons chaque jour les effets désastreux sur l’emploi de la crise, qui pèse sur les salaires et sert de prétexte à la droite pour balayer des acquis essentiels. Cette crise, qui dure et s’approfondit, appelle de notre part un comportement exemplaire.
Nous devons être crédibles sur le plan social et sur le plan économique, nous avons l’obligation d’être attentifs aux changements du monde, et nous avons l’impérieux devoir d’accompagner nos propositions pour l’alternance d’un nouveau souffle pour la démocratie.
La convention nationale a su formuler des propositions cohérentes et justes sur la parité, la représentation de la diversité ou encore l’organisation de l’ensemble de nos instances.
L’organisation et le calendrier des primaires est très ouvert, et permet à chacun de se présenter s’il pense pouvoir représenter l’alternative à la droite dure qui nous gouverne. Je souhaite toutefois que nos responsables nationaux fassent preuve de sagesse et soient capables, au moment de l’ouverture de ces primaires, de se rassembler autour d’un(e) seul(e) candidat(e) pour donner de notre parti une image neuve, cohérente, compacte.
Pour la règle du non-cumul des mandats, qui je le répète doit impérativement être associée à un véritable statut de l’élu, la manière dont Martine Aubry a su dégager des propositions faisant consensus traduit un état d’esprit qui permet de recréer la confiance et contribue à renforcer notre crédibilité.
Il est désormais nécessaire de rester sur le cap que nous nous sommes fixés. Car c’est en effectuant ce travail que nous montrerons à nos concitoyens que nous avons la volonté et la force de conduire la France à l’alternance.
Nous saurons le faire si nous nous engageons résolument dans cette démarche et si nous appliquons, avec courage, les décisions que nous prenons en commun. C’est un vrai défi. Nous avons su le relever et nous allons, j’en suis certain, en faire un atout pour rassembler largement la gauche et, au-delà, l’ensemble des Français.
J’ai visité, hier, plusieurs quartiers des 13e et 14e arrondissements de Marseille, en compagnie du maire d’arrondissement, Garo Hovsepian et de la députée de la circonscription, Sylvie Andrieux.
Vous le savez, je ne me sens jamais aussi bien que lorsque je suis au contact des marseillaises et des marseillais, dans la rue, au plus proche de leurs préoccupations. C’est dans la proximité et la concertation que je conçois l’action politique. C’est dans cet état d’esprit qu’avec les conseillers généraux du secteur, Michel Pezet, Denis Rossi, Félix Weygand, Rébia Bénarioua et Christophe Masse qui représentait son père Marius, nous sommes allés à la rencontre des forces vives du « 13/14 ».
Dans un premier temps, nous avons évoqué la requalification du quartier de St-Just, puis en visitant les commerçants de La Rose nous avons pu mesurer l’ensemble de leurs difficultés quotidiennes. Au Métro La Rose nous avons eu le plaisir avec Eugène Caselli, président de la Communauté urbaine, d’annoncer les projets d’extension du parking et du bus en site propre vers Château Gombert et Saint-Jérôme. Après un échange avec les commerçants et les riverains sur la place du jeu de boules des Olives, au cœur du noyau villageois, nous avons pu dialoguer avec l’ensemble des présidents de CIQ et les représentants de plusieurs associations de ces deux arrondissements qui comptent plus de 150.000 habitants.
Je relève trois problèmes qui se posent de manière récurrente de St-Just aux Olives, en passant par La Rose :
- le « tout voiture » entraîne de nombreuses nuisances qui mettent à mal la quiétude et la vitalité des noyaux villageois de Marseille : routes engorgées, trafic saturé, stationnement anarchique…
- le quart des logements construits à Marseille l’est dans les 13e et 14e arrondissements, cette situation aggrave une pression immobilière qui ne permet pas de proposer un toit à chacun, notamment les plus jeunes qui voient l’accès au logement freiné par la hausse du foncier et des loyers.
- la « frontière » implicite entre le nord et le sud de Marseille a eu pour conséquence de priver ces arrondissements de nombreux équipements structurants dont les habitants ont cruellement besoin (espaces verts, crèches, etc.)
C’est d’abord par un effort considérable dans les transports que nous pourrons désenclaver ces quartiers. Dans le cadre du plan quinquennal d’action contre la crise, 150 millions d’euros ont été débloqués par le Conseil général pour assurer un maillage performant du territoire et disposer d’un réseau de transport public souple, attractif et fiable. Les 13e et 14e arrondissements bénéficieront de ces aménagements d’ici à 2014, avec les lignes de Bus à Haut Niveau de Service, aménagés « en site propre », les transports collectifs se verront très sérieusement améliorés, aux plans matériel et de sécurité.
Bien sûr, les délais sont longs, et les élus que nous sommes ne sont pas des magiciens. Nous devons nous battre, sans cesse, pour pallier le désengagement de l’Etat. L’exemple le plus probant est celui de la L2, toujours annoncée, jamais terminée…
En fait, seule une mutation en profondeur de la ville de Marseille permettra de parvenir à un véritable mieux vivre dans nos quartiers. Avec Eugène Caselli, nous essayons de travailler à une approche globale visant à terme à donner à notre ville une unité. Cela passe par une requalification urbaine qui fluidifie et facilite l’ensemble des déplacements, qui valorise tous les quartiers, revitalise le tissu économique et favorise l’emploi.
Ce travail de longue haleine ne pourra pas se faire sans l’implication des représentants des CIQ, des commerçants et des associations dont les actions bénévoles ont un effet moteur dans la vie de la cité.
Ensemble nous saurons tisser un projet de société, dans sa dimension économique, environnementale et sociale.
Vous le savez, le Conseil général des Bouches-du-Rhône s’implique fortement dans l’opération Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013, j’ai ce matin en conférence de presse apporté mon soutien plein et entier à Bernard Latarjet, son directeur, et à Jacques Pfister, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Bouches-du-Rhône dont je salue une nouvelle fois l’acharnement et la motivation à faire réussir cette opération.
Dès l’origine du projet, j’ai accepté de participer au fonctionnement de l’association Marseille-Provence 2013 pour laquelle le Conseil général contribue à hauteur de 12,5 millions d’euros, en plus des crédits annuellement consacrés à la culture (30 millions d’euros en 2009).
Dans le contexte budgétaire difficile, marqué par la crise et par les choix du gouvernement de supprimer une partie des recettes des collectivités locales, je souhaite honorer l’engagement solennel que j’ai pris devant les autorités européennes et l’ensemble des citoyens des Bouches-du-Rhône.
Je pense et j’espère que chaque représentant politique des collectivités publiques impliquées fera de même.
Soyons pragmatiques, je veux ici parler d’ investissements indispensables à la réalisation de la manifestation, car ils en resteront comme la trace vivante, et nous devons veiller avec beaucoup d’attention à leur réalisation.
Le territoire de Marseille-Provence ne peut devenir une métropole euro-méditerranéenne sans infrastructures compétitives. Les équipements culturels font partie intégrante des attributs indispensables au rayonnement national ou international.
Mais il faut bien le dire, je suis inquiet sur les calendriers de mise en œuvre de ces investissements. Il est indispensable que les chantiers débutent sans tarder et que l’ensemble des collectivités et l’Etat tiennent aussi leurs engagements.
Nous ne pouvons pas nous permettre de rater le rendez-vous de 2013. Michel Pezet, lors d’un Conseil d’Administration, a tiré la sonnette d’alarme, il a bien fait. Il faut absolument se mobiliser sur cette question, il faut que chacun prenne ses responsabilités, pour ma part je prends les miennes.
Ainsi, le Conseil général des Bouches-du-Rhône abondera, à la demande de Bernard Latarjet et Jacques Pfister, pour 5 millions d’euros (en plus des 19,5 millions d’euros pour le MUCEM) afin de contribuer, à Marseille, à l’aménagement et à la mise aux normes du Musée des Beaux Arts au Palais Longchamp, de l’Ilot 3 de la friche de la Belle de Mai, du Hangar du J1 à la Joliette et de la salle de concert du Palais Carli.
Dans le département, le Conseil général soutiendra aussi fortement les investissements avec 2,9 millions d’euros pour l’aménagement du Camp des Milles à Aix-en-Provence, 6,9 millions d’euros pour l’achèvement des chantiers de restauration de l’amphithéâtre et du théâtre antique d’Arles, avec environ 15 millions d’euros pour la rénovation du Museon Arlaten.
Je vais aussi proposer à l’Assemblée départementale le vote d’une seconde enveloppe de 6 millions d’euros afin d’agrandir le Musée Départemental d’Archéologie d’Arles pour qu’il puisse accueillir l’épave romaine exceptionnelle qui gît dans le Rhône, et qui complètera les prestigieuses découvertes archéologiques récentes qui ont attiré plus de 200 000 visiteurs témoignant de l’intérêt pour le public pour ce type de manifestation.
Vous le voyez, le Conseil Général a décidé de s’impliquer très fortement sur tout le territoire des Bouches-du-Rhône pour la réussite de Marseille capitale de la culture.
Au plan budgétaire, je sais que les mois qui viennent seront difficiles. La réforme de la fiscalité, le gel des dotations aux collectivités ne sont pas des signes rassurants, mais il faut réussir, nous n’avons pas d’autre choix.
Le succès de cette manifestation internationale est un impératif, j’en suis convaincu. D’abord parce qu’elle permettra de démocratiser l’accès à la culture dans tous les milieux sociaux, mais aussi parce qu’elle appellera d’autres manifestations de cette importance.
J’espère et je pense que tous les partenaires réunis autour de cette opération partagent cette conviction et cette détermination qui demeurent les seuls gages de succès à venir. C’est enfin un enjeu économique majeur et un événement essentiel pour le rayonnement international de Marseille et de l’ensemble des Bouches-du-Rhône.
Avec plus de 35 000 visiteurs, 100 exposants, 300 animaux… TERROIR 13 est une belle fête qui crée du lien entre la ville et cette ruralité si présente et importante dans notre département. La manifestation, qui fête sa 14e édition, en partenariat avec la Chambre d’agriculture, est devenue le plus grand salon agricole des Bouches-du-Rhône. Durant tout le week-end, je vous invite à venir à l’Hôtel du département pour découvrir ces professionnels épris de qualité dans leur savoir-faire, déguster leurs produits frais qui sentent bon notre terroir de Provence.
Avec clairvoyance les agriculteurs de notre département ont su éviter les débordements productivistes pour se concentrer sur l’authenticité. Le Conseil général a compris depuis longtemps que seuls les agriculteurs qui s’engagent dans un processus de qualité reconnu par les consommateurs garantiront leur avenir. Nous n’hésitons pas à mettre des moyens pour leur permettre d’y parvenir.
La proximité entre producteurs et consommateurs est essentielle : si une relation reposant sur la confiance et les échanges se noue, c’est une micro-économie sociale et solidaire qui se développe. Nous n’avons pas encore exploité toutes les pistes des circuits courts mais, pour les promouvoir, le Conseil général a notamment lancé l’opération « Manger autrement au collège » grâce à laquelle plus de 500 000 repas à base de produits frais issus des Bouches-du-Rhône sont servis chaque année à près de 21 000 élèves.
Bien entendu, ce sont Les agriculteurs qui sont les garants, par leur travail, de notre équilibre nutritionnel et, plus avant, de notre qualité de vie. Ils ont souffert d’une année 2009 difficile. C’est pourquoi avec Claude Vulpian, conseiller général délégué à l’agriculture, nous avons fait adopter un budget agricole en hausse de 6% en 2010 et débloqué une enveloppe de 500 000€ pour venir en aide aux agriculteurs sinistrés par la neige. Une autre enveloppe de 500 000€ sera débloquée lors de la commission permanente du 18 juin pour venir en aide aux agriculteurs durement touchés par la crise dans les Bouches-du-Rhône. La solidarité avec nos agriculteurs s’avère, plus que jamais, nécessaire.
Ainsi, le Conseil général continuera de les accompagner à travers, notamment, un Projet Départemental Agricole, que je souhaite ambitieux et concret. Ensemble, continuons de développer le lien entre les agriculteurs et les habitants des Bouches-du-Rhône. TERROIR 13 en est un bel exemple !
L’initiative d’organiser à Marseille en 2012 le 6e Forum Mondial de l’eau a trouvé naturellement mon appui et, dès la première heure, le soutien du Conseil général des Bouches-du-Rhône. En effet, au-delà de l’événement international, bénéfique pour la ville que nous aimons, la question politique est déjà brûlante.
Si le développement économique est au cœur de nos préoccupations, il doit s’accompagner d’un souci constant de préservation d’un environnement très précieux, mais aussi très fragile. Ce n’est d’ailleurs pas incompatible, à condition de raisonner à long terme. Le déclin de la biodiversité signifie perte de substances utiles, de ressources génétiques, de médicaments potentiels.
En 50 ans, la consommation de l’eau a été multipliée par trois, provoquant la réduction en quantité et en qualité des flux d’eau et l’amoindrissement de nombre d’écosystèmes terrestres, aquatiques et côtiers.
Chacun sait que si rien n’est fait, dans 20 ans seulement, 40% de la population mondiale n’aura pas accès à une eau propre et à l’horizon de la fin du siècle, entre un et trois milliards de personnes souffriront du manque d’eau sur notre planète. Dans les pays riches, le manque d’eau implique réduction de la qualité de vie et la perte de compétitivité. Et dans les pays pauvres, famine et conflits.
Nous devons progresser, ensemble. Chacun de nous, à son échelle, doit contribuer à la redéfinition d’un modèle économique, dont la crise récente, violente, a mis en lumière la nécessité absolue. Un modèle économique fondé sur la mesure et l’équilibre, de nouveaux modes de production, de consommation et d’échanges. Un modèle économique qui doit systématiquement offrir une évaluation fiable et quasi immédiate des impacts de ces politiques, afin d’assurer la préservation des ressources naturelles.
A ce titre j’ai eu hier matin en prononçant mon discours au Palais du Pharo, une pensée émue pour Mme Danielle Mitterrand qui depuis plus de 20 ans œuvre avec sa Fondation France Libertés à « construire un monde plus juste et plus solidaire dans lequel chacun puisse exercer sa liberté dans le respect de l’autre », notamment dans le domaine de l’eau avec beaucoup d’actions de proximité. Dans mon approche de la politique, je garde à l’esprit parmi d’autres, son modèle, cette capacité d’action puissante et déterminée au service d’un mieux vivre pour tous sur notre planète.
Ce soir au Bureau national du Parti socialiste, Arnaud Montebourg, député et président du Conseil général de la Saône et Loire, présentera le rapport de sa commission sur la rénovation du Parti.
Il porte sur 4 points : les primaires, l’organisation interne du parti socialiste, la lutte contre le cumul des mandats et le renouvellement, la féminisation et la diversité du Parti et de ses élus.
Comme ces dernières semaines, les deux sujets qui vont être le plus médiatisés sont les primaires et le cumul des mandats, sur lesquels je me suis déjà exprimé.
Je répète ici que je suis pour le mandat unique, gage de renouvellement des cadres politiques. Mais la règle doit s’appliquer à tous les partis politiques. Sans cela, c’est une fausse bonne idée. S’il n’y a pas une loi qui oblige gauche et droite à se soumettre au non cumul, le Parti socialiste aurait tort de s’affaiblir avant une série de rendez-vous qui doivent nous permettre de nous repositionner face à un Président dont l’exercice du pouvoir est « solitaire, unilatéral et autoritaire » selon les termes d’Arnaud Montebourg. Montrons l’exemple une fois vainqueurs de la présidentielle de 2012. Et n’oublions pas d’assortir la règle de non cumul d’un statut de l’élu.
Concernant la présidentielle de 2012, il faut privilégier le rassemblement de toute la gauche. Je suis favorable à une primaire qui devrait pouvoir au moins s’organiser avec les écologistes et les communistes, voire au-delà. Une primaire qui mettrait en concurrence les seuls candidats socialistes serait destructrice pour le Parti et n’est pas souhaitable. C’est dans le rassemblement des forces progressistes que la primaire a du sens.
Au-delà de ces deux questions, le rapport d’Arnaud Montebourg fourmille d’idées pour le renouvellement générationnel, la parité réelle et la diversité sociale, la plupart très bonnes comme l’objectif de 40% de députées dès 2012, quelques-unes volontairement polémiques pour secouer notre Parti sur les grandes questions de société.
Cela présage un débat de grande qualité ce soir en Bureau national, puis avec les militants dans les fédérations. Celui de la fédération des Bouches-du-Rhône se tiendra le 14 juin prochain à 18 heures, en compagnie de Pierre Moscovici qui a accepté mon invitation à venir débattre avec les militants du département.