8
fév.

Haïti : « aider la population, patiemment et intelligemment, comme nos sapeurs pompiers ont su le faire »

Par JNG, à 14:38

Agenda, Environnement, Général, International, Logement, Marseille, Santé, Social, sécurité

jng sdis 13Chers amis,

J’ai tenu à recevoir ce matin à l’Hôtel du Département, les Sapeurs-Pompiers des Bouches-du-Rhône de retour de mission à Haïti. Ces deux détachements du SDIS 13, composés d’équipes médicales, de logisticiens et d’experts en sauvetage-déblaiement se sont rendus en Haïti afin de renforcer les structures locales encore fonctionnelles, d’armer des équipes médicales mobiles et d’effectuer des expertises techniques et des reconnaissances des différents chantiers de déblaiement.

Il n’est pas utile, je pense, d’ajouter des commentaires face au drame qui a frappé Haïti. L’élan de solidarité qui s’est manifesté au lendemain de cette catastrophe, qui a coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes et broyé bien des destins sur cette île qui connaissait déjà bien des difficultés, ne doit pas rester sans lendemain.

Le SDIS des Bouches du Rhône a figuré au premier rang des secours qui ont été mobilisés en faveur d’une population victime d’un cruel destin. Une unité de sapeurs pompiers, associée à une unité des marins pompiers de Marseille est intervenue très rapidement sur les lieux du drame. Cette mobilisation rapide, efficace et généreuse a été renforcée par la mobilisation d’une deuxième équipe de 5 personnes qui fait partie d’un détachement de spécialistes de notre zone de défense.

Comme je l’indiquais aux conseillers généraux, le 29 janvier dernier en séance plénière, le travail de ces équipes s’inscrit dans un schéma d’aide humanitaire cohérent et responsable.

Aujourd’hui, l’action du SDIS et les projets d’aide du Conseil général sont conçus logiquement dans les scénarios de la post-urgence et ont pour objectif de s’intégrer dans la perspective d’une reconstruction qui s’annonce longue et coûteuse.

Les services du Conseil général qui se retrouvent en première ligne dans ces circonstances tragiques vont examiner, avec les Organisations Non – Gouvernementales qui interviennent en Haïti quelles sont les opérations que nous pouvons encourager et mener à bien. Nous ne pourrons pas tout faire. Mais en revanche, nous veillerons avec attention à ce que l’émotion des habitants de notre département trouve des prolongements concrets. J’accorde une importance toute particulière à ce travail partenarial, qui doit permettre d’éviter la dispersion des énergies et des bonnes volontés.

L’enveloppe de 150.000 euros que je proposerai de débloquer lors de notre prochaine séance budgétaire, fin mars, doit permettre de porter un projet précis, dont nous pourrions suivre la réalisation.

A l’occasion de cette catastrophe, les médias ont placé leurs projecteurs sur la difficile question de l’adoption et des orphelinats.

C’est, je crois, en ce domaine que nous pouvons envisager d’intervenir, en sachant que les orphelinats, en Haïti, ne sont pas les établissements que nous connaissons chez nous.

Pour le difficile sujet de l’adoption, je tiens à féliciter les personnels du Conseil général qui ont écouté les parents angoissés, qui étaient dans l’attente de nouvelles des enfants qu’ils espéraient voir arriver très prochainement, après de trop longs mois d’attente.

Ce n’est ni le lieu ni le moment de débattre des questions liées à l’adoption, mais je tiens tout particulièrement à ce que nous soyons les partenaires actifs et déterminés d’un projet de reconstruction d’un orphelinat à Port-au-Prince.

Je souhaite que nous puissions, très rapidement, dans le cadre d’un dialogue constructif, travailler avec les structures et les associations qui permettront de définir son contenu. Là aussi, nous devrons aller vite et faire en sorte que ce projet se concrétise rapidement.

Avant de conclure, je tiens, une fois encore, à saluer le professionnalisme des sapeurs pompiers, qui avec leurs collègues marins pompiers de Marseille, se sont mobilisés comme ils savent le faire. Avec générosité, avec détermination et avec courage.

Nous pouvons, je crois, leur rendre un hommage mérité et nous pouvons le faire sans oublier les habitants de Port-au-Prince, qui ont été cruellement frappés par le sort. Nous devons les aider, patiemment et intelligemment, comme nos sapeurs ont su le faire.

Bookmark and Share

Un commentaire pour “Haïti : « aider la population, patiemment et intelligemment, comme nos sapeurs pompiers ont su le faire »”

  1. 8 février 2010 à 19:20
    benarioua dit :

    Encore une fois tu prouves par cet acte tes capacités de réactions et de gestions dans un esprit humaniste.
    Nous t’en remercions en leurs noms.
    Rébia BENARIOUA

Laisser un commentaire

Email This Post Email This Post