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fév.

Etre élu à l’unanimité à la présidence de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône est un honneur

Par JNG, à 22:26

Agenda, Général, Histoire, Marseille, régionales



Chers amis,

Ce soir, ce n’est pas sans émotion que j’ai été élu à l’unanimité, par le Conseil fédéral, à la présidence de la Fédération du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône. Ce Parti, c’est ma famille.

C’est lui qui m’a porté et accompagné dans mon parcours. Je n’ai pas la mémoire courte et je sais combien je lui suis redevable.

C’est un parti exigeant, celui de « l’éternel débat », celui de l’exercice démocratique permanent, du respect de l’autre et de la parole donnée. C’est aussi celui d’une fraternité sans nulle autre pareille qui sait se retrouver, se réunir et agir ENSEMBLE lorsque l’actualité l’exige. C’est, enfin, l’addition des forces de convictions de tous les adhérents, militants, qui font de la Fédération du PS 13, l’une des plus importantes de France.

Fédération du PS 13
Avant toute chose, je tiens, très sincèrement, à saluer le travail qui a été entrepris au cours de ces derniers mois par l’équipe qui anime notre Fédération. Nous avons trop souvent regretté, dans le passé, l’absence d’initiatives, pour ne pas se féliciter des évolutions qui ont été prises en quelques mois. Ces regrets ne sont plus d’actualité et nous pouvons mesurer, concrètement, les effets de la mobilisation d’une équipe rajeunie. Sous la responsabilité d’Eugène Caselli et de Jean-David Ciot, la Fédération s’est mise en mouvement.

Notre horizon reste le même :  faire avancer nos idées, être présents sur le terrain, être constructifs quand nous nous opposons et audacieux quand nous gérons. Notre feuille de route est marquée de plusieurs dates : Régionales dans quelques jours, puis Cantonales en mars 2011, présidentielles et législatives, et enfin les Municipales de 2014 ! 2014… L’année du grand chambardement territorial. La droite le prépare à coups de projets de loi iniques.

Si nous ne sommes pas capables de corriger le tir en gagnant la présidentielle, ce ne sont pas les petits calculs ou les ambitions personnelles qui nous permettront à ce moment là de nous en sortir.

La clef du succès ? Le rassemblement
Avant d’y revenir, je tiens à apporter une précision. Il n’est pas question pour moi d’oublier le siège de la Fédération quand il n’y a pas d’échéance électorale, puis de me souvenir de son existence quand le compte à rebours électoral est enclenché. C’est une des raisons de cette redistribution des rôles et c’est pour cela que j’ai suggéré d’élargir le secrétariat fédéral et d’y intégrer, aux côtés de la jeune équipe de secrétaires fédéraux, les élus départementaux expérimentés.

Pour aborder favorablement les échéances, locales ou nationales, une règle de conduite s’impose : le rassemblement. C’est bien parce qu’il n’y a pas de destin individuel face aux rendez-vous qui nous attendent, que nous devons travailler collectivement.

Entre nous, inutile de se payer de mots : si le rassemblement nécessaire reste un vœu pieux, un slogan, pire, une incantation, nous nous placerons dans une spirale négative. Si demain, les uns et les autres retournent à leur petite cuisine, il n’est pas besoin d’être devin pour connaître la fin de l’histoire : nous creuserons le tombeau de nos espérances et nous désespèrerons, une fois de plus, ceux qui nous soutiennent.

Travailler collectivement, c’est d’abord faire tomber les murs et les incompréhensions qui séparent les militants et les élus. Il n’y a pas d’un côté ceux qui par la volonté des gens de terrain, par la force du vote militant, ont acquis un mandat et s’occupent de gérer, et de l’autre, les obscurs, les membres du secrétariat fédéral ou du conseil fédéral. Et il n’y a pas, non plus, des élus qui se souviennent de ce qu’ils doivent aux militants quand sonne l’heure des désignations. Ces comportements d’un autre âge sont révolus. C’est cela qu’il faut comprendre et c’est cela qui doit sans cesse guider nos choix, nos actions et nos combats.

C’est ensemble que nous gagnerons. Et c’est ensemble, militants et élus, que nous devons, patiemment, bâtir nos victoires futures. Élargir le secrétariat fédéral, et surtout, le faire vivre, c’est rassembler les personnalités et les talents. C’est mettre en place une structure où les anciens et les jeunes travaillent ensemble, et formulent des propositions qui ont plus de poids, plus de crédibilité. C’est tracer le chemin qui réunit élus et cadres de la fédération, pour favoriser un travail de co-production, qui ne laisse pas de place aux états d’âme et aux incompréhensions.

Avec Eugène Caselli, nous aurons des séances de travail régulières, où chacun rendra compte de ses activités. En écoutant, en partageant, on forge les armes pour aller au devant des électeurs. C’est le sens de cette évolution qui s’inscrit également dans la perspective de refondation du Parti.

Mais attention ! Ce ne sont pas les bons sondages qui s’accumulent pour les régionales qui doivent masquer l’ampleur de la tâche qui est la nôtre. Je ne veux pas que nous soyons, au mois d’avril, dans la position qui a été la nôtre il y a cinq ans. Il ne faut pas qu’une carte de la France des régions gardant ses belles couleurs roses, libère de vieux démons, identiques à ceux qui nous ont précipités dans l’abîme.

Élections régionales
Pour regagner notre crédibilité, le chemin est encore long. Afin d’atteindre nos objectifs, nous devons réapprendre à travailler ensemble, à proposer, ensemble, à avancer, ensemble !  C’est elle qui nous donnera les armes pour travailler, au succès du mois de mars prochain, et pour continuer, ensuite, à creuser le sillon qui nous permettra de l’emporter aux cantonales, afin d’être en bonne position en 2012.

Nous sommes dans la ligne droite des régionales. Je ne me leurre pas : le combat sera difficile, même si la droite est en état de disgrâce dans l’opinion. De toutes mes forces, je vais me battre aux côtés de Michel Vauzelle pour qu’il gagne.

Cependant, je sais que l’état de fragmentation de la gauche au premier tour nous promet une semaine difficile au lendemain du 14 mars. Et j’imagine bien que les négociations ne s’effectueront pas seulement à Marseille.

Dans cette perspective, il faut que nous soyons, nous, ici, à Marseille, rassemblés, et il faut aussi que nous sachions, dans cette perspective, jouer la carte de la victoire. Ensuite, quand je vous dis qu’il n’y a pas de destin individuel, c’est bien parce que je mesure les terribles conséquences de la réforme territoriale.

Réforme territoriale
L’Elysée a concocté une machine de guerre qui cherche à rayer d’un trait de plume trente années de progrès de la démocratie locale. La décentralisation initiée par Gaston Defferre aura vécu si nous ne sommes pas en mesure de battre la droite en 2012.

Vous avez sûrement remarqué, comme moi, que les parlementaires UMP, tant au Sénat qu’à l’Assemblée nationale, malgré leurs réserves, entérinent, progressivement cette recentralisation insensée et se soumettent au projet de scrutin uninominal à un tour. Loin d’être réservé aux conseillers territoriaux, ce mode de scrutin, qui avantage l’UMP pourrait devenir la règle pour d’autres scrutins. Alors, imaginons un instant le pire. Imaginons un instant que ces projets aboutissent ?

Pensez-vous un seul instant que si nous ne nous donnons pas de nouveaux moyens d’agir, si nous continuons à travailler séparément dans ce que nous considérons comme nos prés carrés, nous pourrons, sauver quoi que ce soit ? Croyez-vous que les découpages et les réorganisations territoriales, que les circonscriptions supposées favorables et les métropoles ou communautés de communes recomposées nous seront offertes par ceux qui veulent nous faire disparaître politiquement ?

Il faut arrêter de se bercer d’illusions : pour affronter les municipales et les territoriales, puis les européennes et enfin les sénatoriales, -c’est bien là le programme de 2014 !- il nous faut changer de braquet. Il est temps, il est grand temps, d’arrêter de croire en sa seule bonne étoile, d’imaginer que la chance et quelques roulements de tambour médiatiques peuvent tenir lieu de méthode politique !

Parce que nous avons changé d’époque, nous devons, désormais, changer nos méthodes de travail. Il faut qu’enfin, notre organisation soit à la hauteur des ambitions qui sont les nôtres. Ce renouvellement, qui doit se traduire par un nouveau souffle, est la meilleure manière de défendre nos conquêtes de 2008. Les régionales, puis les cantonales, doivent conforter ce renouveau. Mais ce ne sera possible que si nous sommes rassemblés.

A nous de relever les défis qui sont devant nous. A nous de comprendre ces enjeux, à nous de faire de cette organisation un atout pour aller de l’avant. Mobilisons-nous mais surtout, travaillons.

Travaillons, ensemble, pour construire un projet et pour défendre nos positions. Travaillons, ensemble, pour la victoire de nos idées.

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3 commentaires pour “Etre élu à l’unanimité à la présidence de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône est un honneur”

  1. 6 février 2010 à 15:01
    CASSIM dit :

    Félicitation, nous serons votre côté pour toutes les batailles, la droite doit cesser de détruire ce que nous avons construits. Merci d’être là. Le parti est reparti pour des propositions concrètes, à tous les français.

  2. 8 février 2010 à 9:12
    PEÑA dit :

    Camarade Président
    en son temps, nous avons eu un Président du Parti
    avant qu’il devienne Président pour 2 septennats
    je te souhaite de même.

  3. 23 février 2010 à 14:39
    André Guidi dit :

    M. le Sénateur-Président du conseil général et de la fédération des Bouches du Rhône,

    félicitations pour cette brillante élection porteuse de futur succès électoral.

    Salutations dévouées et respectueuses.

    André Guidi

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