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fév.

Transports : désengorger Marseille en valorisant le bus, le tramway, le métro et le train

Par JNG, à 12:14

Agenda, Economie, Environnement, Général, Marseille, Transports, Vidéos, sécurité

Chers amis,

J’ai tenu, hier à l’Hôtel du Département, une importante conférence de presse sur l’avenir des transports à Marseille et dans son agglomération en compagnie d’Eugène Caselli, président de la Communauté urbaine. Pierre Reboud, le Directeur général de la RTM, représentait son président Karim Zeribi, retenu pour des raisons professionnelles liées à l’actualité sociale.


La politique des transports en commun à l’horizon 2014
envoyé par conseilgeneral13.

Je vous en livre les principaux extraits :

Le contexte :

En liminaire, je voudrais préciser que la question des transports ne s’arrête pas aux limites de la commune de Marseille, c’est pourquoi nous avons posé les bases d’un syndicat mixte des transports. J’aurai l’occasion d’y revenir.

Mais, quelques mois après la signature d’une convention avec Marseille-Provence-Métropole, il est logique de faire le point sur l’un des volets essentiels du plan quinquennal d’investissement qui a été adopté, à l’unanimité, par les conseillers généraux au printemps dernier.

Enfin, je vous indique que ce plan et ses grandes perspectives ont été présentés au maire de Marseille. Quoi de plus logique ? Tout cela fait partie du travail de concertation qui s’est engagé depuis plusieurs mois, et nos initiatives ne se conçoivent que dans un cadre collectif, tant dans leur préparation que dans leur réalisation.

Pour ce volet transports du plan quinquennal, qui mobilise quelques 200 millions d’euros, aide apportée à la CUM et syndicat mixte compris, comme pour les projets « centre-ville » de Marseille, notamment ceux liés à la réhabilitation et à la mise en valeur du Vieux-Port, le Conseil général est un acteur à part entière, qui ne se contente pas d’être un simple financeur.

Nous sommes co–producteurs de projets mis en œuvre dans le respect des compétences de chacun, mais mis en œuvre rapidement et intelligemment, afin de répondre aux attentes de nos concitoyens.

Ce plan quinquennal, tout en soutenant l’emploi, est un amortisseur de crise. Mais il est aussi un outil au service d’une ambition qu’il faut sans cesse rappeler : faire que Marseille, pour laquelle nous partageons une même passion, soit toujours plus attractive.

Transports collectifs : un gros retard à combler.

Les perspectives à court et moyen terme, tout comme celles à beaucoup plus long terme, sont animées par une volonté : il faut qu’enfin, à Marseille, nous puissions mettre en place une politique des transports qui ne soit pas marquée par des moments de grands travaux, puis par de trop longues périodes où tout se fige.

Une de nos préoccupations centrales est de tout faire pour que la situation des transports en commun de cette ville, et dans ce département, soit en évolution constante en favorisant une offre de transports qui soit multimodale.

Et ces progrès doivent s’accomplir tout en améliorant rapidement les conditions de confort et de sécurité des usagers et des personnels, tant dans l’hyper centre que dans la périphérie.

Je pose le problème brutalement : chaque jour plus de 200.000 voitures entrent dans Marseille. L’A7 et l’A50 sont embouteillées avec plus de 140.000 et 120.000 véhicules jour. A terme, c’est une évolution logique dans laquelle je me place, l’hyper centre ne pourra plus supporter ces flux et nos concitoyens sont souvent excédés par les conditions dans lesquelles ils doivent se déplacer.

Clairement, les exigences de qualité de vie et de développement durable vont nous obliger à réduire la place de la voiture en ville. Nous devons y travailler en partageant mieux l’espace public entre tous ses utilisateurs.

Pour atteindre cet objectif, nous devons coordonner nos efforts, et trouver des financements qui sont à la hauteur des enjeux. En ce domaine, l’argent est le nerf de la guerre.

Le Conseil général va mobiliser près de 300 millions d’euros pour mettre en route les politiques qui nous orientent sur cette voie, plan quinquennal et budget des transports compris. Je crois que nous devrons, avec le maire de Marseille, aller au plus haut niveau de l’Etat, pour plaider notre cause et défendre nos projets.

Après le Grenelle de l’Environnement, les enveloppes évoquées pour certaines villes et certains projets me font penser que nous pouvons, ensemble, obtenir des aides plus conséquentes que celles qui ont été annoncées jusqu’à présent. De même, la région peut intervenir, et l’Europe est un partenaire qu’il ne faut pas négliger.

Il semble équitable d’envisager qu’au moment où l’on parle de 35 milliards d’euros pour le Grand Paris, l’agglomération marseillaise soit également activement soutenue.

Un schéma d’ensemble concret :

Voir le plan à moyen terme

Voir le plan à moyen terme

A moyen terme, il vise à relier, par un réseau de bus circulant en site propre, le nord et le sud de la ville. Ces aménagements concerneront avant tout les lignes 21 et 26, Capitaine Gèze- Saint-Antoine, et Castellane- Luminy. A cette colonne vertébrale, s’ajoutera une liaison en site propre entre Saint-Jérôme et Château-Gombert.

Je complète cette vision du réseau avec le prolongement du métro de Bougainville vers Capitaine Gèze qui pourra être effectif en 2014.

Parallèlement, les dix lignes les plus fréquentées du réseau RTM bénéficieront de travaux qui favoriseront une plus grande rapidité et un plus grand confort.

A plus long terme, les axes de travail porteraient sur plusieurs itinéraires majeurs.

Voir le plan à long terme

Voir le plan à long terme

J’ai évoqué l’axe Nord–Sud, Saint-Antoine – Luminy, où le développement d’une ligne de tram, qui ne se superposerait pas au tracé existant du métro, favoriserait un désenclavement de quartiers aujourd’hui insuffisamment desservis.

Dans cette perspective, le maillon de tram Cours Saint-Louis – Castellane constituera, dans le plan moyen terme, la première étape de cette ligne nord et sud.

Des études seront aussi engagées pour la réalisation d’un tramway entre La Blancarde et Sainte-Marguerite – Dromel, en partie sur une voie ferroviaire existante, desservant le quartier de La Capelette, qui est en cours de mutation.

L’achèvement de la L 2, qui est quand même envisageable dans des délais raisonnables sans que cela passe pour un rêve, permettra de créer une voie de bus en site propre qui reliera la station de métro Capitaine Gèze à Saint Jérôme.

De même, une connexion de même type pourra être réalisée grâce à la réalisation de la RD 4 D, entre Saint-Jérôme et Château-Gombert.

Ensuite, ce plan prévoit la mise en place de parcs relais sécurisés en certains points stratégiques : Capitaine Gèze, Rond Point du Prado, Fourragère. Il faudra, en étroite collaboration avec la Ville, dégager des espaces sur le foncier pour favoriser leur création. Sans cela nous ne libèrerons pas la ville de l’étreinte de la voiture particulière.

D’autres pistes sont envisagées comme le prolongement du métro vers Saint-Loup ou les possibilités de créer une voie de bus en site propre sur le boulevard urbain sud. Nous entrons là dans des montants de financements conséquents qui supposent une mobilisation très importante de l’Etat.

Je me permets néanmoins de vous indiquer que la desserte de la vallée de l’Huveaune bénéficiera, dans le moyen terme, de la création de la troisième voie de chemin de fer entre Marseille et Aubagne, qui est également un des éléments de ce schéma général des transports.

Il en va de même pour la voie ferrée qui relie la gare Saint-Charles à Aix en Provence et qui avec une nécessaire amélioration du service devrait irriguer mieux encore les quartiers nord.

Il y a aussi des objectifs à atteindre beaucoup plus rapidement et qui ne passent pas forcément par des travaux lourds. Des améliorations réelles doivent être mises en œuvre pour assurer la qualité de service et la sécurité.

C’est un des volets du plan quinquennal. Le travail est engagé et il est une de nos préoccupations primordiales, que les perspectives à long terme ne nous font pas négliger.

Les usagers nous demandent de préparer l’avenir, mais ils sont également attentifs à leur quotidien. Et c’est pour cela que nous devons être proches de leurs demandes et la Régie des Transports s’est attelée à cette tâche avec courage.

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône : un acteur majeur

Ainsi, la mise en place progressive de la billettique représente un investissement de 6,5 millions d’euros pour le Conseil général, s’intègre à ce programme.

De même pour la sécurité, l’utilisation de la vidéo surveillance et la mise en place de portiques de sécurité est fortement soutenue par l’institution que je préside avec une subvention de 2,5 millions d’euros, qui représente plus de 40% de ces aménagements.

J’ai évoqué les bus à haut niveau de service. Le Conseil général finance pour moitié l’acquisition d’une centaine de véhicules, ce qui représente un investissement de 27, 5 millions d’euros de l’Institution, intégré au plan quinquennal.

Ces quelques chiffres, qui s’inscrivent dans les financements à court terme, rappellent à ceux qui s’interrogent que le plan quinquennal est désormais entré dans sa phase active d’application.

Pour les aménagements programmés sur le moyen terme, je vous précise que les financements du Conseil général varient entre 30 et 50% du montant estimé des travaux.

J’aurai, très probablement, l’occasion de revenir sur cet important plan d’ensemble, ici sur mon blog, pour vous tenir informé de sa mise en place concrète.

Pour l’heure, chers amis, je vous dis à très bientôt.

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4 commentaires pour “Transports : désengorger Marseille en valorisant le bus, le tramway, le métro et le train”

  1. 4 février 2010 à 18:58
    steph dit :

    Le sujet des transports à Marseille est très important.
    Il est bien qu’il soit pris en main par le Président du Conseil général et celui de la CUM.
    Courage

  2. 13 février 2010 à 13:22
    cracoucas13 dit :

    Bonjour

    ce plan me parait aller dans la bonne direction et je félicite l’implication du CG13 et le travail partenarial mis en place avec MPM apres des années de mépris affichés par la politique Gaudin-Muselier.

    Je tenais juste a exprimer quelques remarques:
    -il est regrettable que le quartier de la Place du 4 septembre ne figure plus dans aucun des projets de desserte. Compte tenu de la densité de population et du fort potentiel d’usagers de transports collectifs, un tramway voire un métro (préconisé par le DVA de 1995)s’imposait. Je regrette l’enterrement du projet de tram le seul tronçon pertinent du projet Gaudin, par la compromission scandaleuse de M. Menucci qui a préféré cédé aux sirenes clientelistes de quelques commerçants influents plutot que penser à l’interet des habitants du quartier qui vivent un enfer quotidien pour se déplacer. Ce tramway aurait meme pu etre prolongé sur la corniche en direction des plages du Prado avec un effet tres attractif sur les touristes

    -apparemment le projet de prolonger le métro 1 vers Chateau Gombert est enterré et c’est dommage.

    -il semble nécessaire de creer une ligne de tram (ou une branche métro) vers les plages du Prado, encore oubliées.

    Encore 20 ans a attendre pour que Marseille soit au niveau d’agglomérations comme Lyon, Lille et Bordeaux!! et encore sur vos projets et études combien verront réellement le jour?

    Pour le financement, si nos politiques avaient du courage, ils mettraient en place le péage urbain qui permettrait de financer les projets de transports collectifs marseillais. L’impopularité supposée d’un péage urbain n’est qu’un trompe l’oeil car tant a Londres qu’a Stockolm, ils ont été plébiscités par la population consciente qu’ils servaient l’interet général!!

  3. 23 février 2010 à 18:26
    SESSA dit :

    J’espère que les Projets pour les Transports de Marseille vont se réaliser.
    Quelques idées de Lignes pour le 16°:
    Une ligne de Bus-Navette pour relier le Quartier de La Pelouque Plateau au Centre Commercial Grand Littoral serait une Bonne Chose,desservant la Cité le Merlin,les Castors de St Henri.
    Une ligne de Tram partant d’Arenc jusqu’à L’Estaque Riaux également.
    Bon Courage pour la réalisation des Projets en cours

  4. 25 mars 2010 à 15:25
    NATHAN dit :

    Le projet est intéressant: Marseille est une belle ville qui mérite un transport en commun digne de ce nom. De plus les autoroutes et la pollution ozone sont omnipresentes en été: pour ce faire il faut impérativement rendre plus accessible les transports en communs.
    Je pense notamment à la Faculté St Jérôme qui draine énormément d’étudiant et de riverains et qui ne dispose que d’une ligne de transport non adaptée (Bus n°3).
    Bon courage en espérant que ces projets avancent concretement et rapidement.

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