Archive pour octobre 2009

Réforme des collectivités territoriales et élections régionales : « Il est urgent de partir au combat ! »

Samedi 24 octobre 2009
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Chers Amis,

Nous avons devant nous deux immenses défis.

Le premier, va nous permettre, avec Michel Vauzelle de gagner les prochaines régionales. Ce ne sera pas simple. Ce sera même compliqué, mais il nous appartient, sereinement, de tout mettre en œuvre pour rassembler, autour d’un projet ambitieux et novateur.

Il nous faudra rassembler la gauche, toute la gauche, mais il nous faudra aussi savoir aller au-delà, pour mettre la droite en échec.

La seconde bataille, elle aussi a commencé. Il s‘agit, dans le même temps, avec la même énergie, de se battre avec détermination, contre la réforme des collectivités territoriales.

L’avant projet de loi qui a été présenté cette semaine par le Président de la République est une catastrophe pour la démocratie locale. En accompagnant la suppression de la taxe professionnelle, ce projet raye d’un trait de plume des années de développement et de rayonnement des territoires.

Il n’est pas question pour moi d’assister passivement à la mise à mort du processus de décentralisation que la gauche a engagé en 1982. Il n’est pas question non plus d’accepter que l’on raye d’un trait de plume l’immense travail que vous effectuez, jour après jour, dans des conditions souvent difficiles.

Les deux batailles dont je vous parle sont étroitement liées.

Parce qu’il ne s’agit pas de gagner la Région pour conserver des postes, des sièges, pour élargir des prés carrés. Si nous voulons gagner et si nous devons gagner, c’est bien parce que les politiques publiques que nous mettons en place, dans nos communes, au Département, à la Région, favorisent le maintien de services dont bénéficient l’ensemble de nos concitoyens. Ce qui nous intéresse, c’est ce que vont devenir les services publics que nous avons mis en place et qui sont au service de la population. Si nous voulons et si nous devons gagner, c’est bien pour maintenir et renforcer les initiatives qui structurent le lien social, qui défendent la solidarité et l’égalité, dans le respect de tous, au profit de chacun.

Nous ne sommes pas des conservateurs. S’il faut évoluer, s’il faut changer, s’il faut réformer pour moderniser et renforcer la démocratie locale, en regardant de près le fonctionnement du soit disant « mille feuille » territorial, nous sommes prêts.  La simplification, bien sûr, je l’approuve. Mais nous refusons le tour de passe-passe législatif et fiscal qui vide de leur sens Régions et Départements, derrière le masque hypocrite d’un discours sur la réduction du nombre d’élus.

Je n’hésite pas à le dire. Si nous voulons être des élus autonomes, dynamiques, responsables devant la population, il faut dire non à ce projet.

Si nous voulons continuer sur le chemin du développement, du rayonnement, de l’égalité, il est urgent de partir au combat. Il est urgent de partir à l’offensive et d’organiser la résistance. Tout cela se passera dans la  loyauté républicaine la plus totale. Mais cela se passera aussi dans la fermeté politique et la détermination la plus nette. Et cela passera par un combat politique, qui dans le même mouvement nous permettra de gagner la bataille des régionales.

Car nos initiatives trouveront un premier écho au printemps prochain, quand nous aurons prouvé à l’Élysée, au gouvernement que nos concitoyens ne sont pas dupes et qu’ils refusent de promouvoir, par tous moyens, l’U.M.P. au sein des collectivités.

Cette bataille est loin d’être partisane. Elle vaut d’être menée parce que c’est un combat pour les services publics, un combat pour les libertés, un combat pour la démocratie. Il n’est pas possible d’accepter le grand bond en arrière que la droite entend imposer à nos territoires et à nos concitoyens. Parce qu’ici, dans les Bouches-du-Rhône, nous savons pertinemment ce qu’est la décentralisation, qui doit beaucoup à la gauche et à Gaston Defferre. Lire le reste de cet article »

Crise agricole : « en aucun cas je ne laisserai tomber nos agriculteurs ! »

Vendredi 23 octobre 2009

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Chers amis,

Nous vivons un étrange paradoxe. Jamais la qualité des produits naturels, jamais le caractère essentiel des fruits et légumes, jamais l’importance d’une alimentation riche en produits frais n’ont fait autant l’unanimité, dans les lieux institutionnels, comme dans le secteur médical ou au sein de la population.

Et pourtant, les producteurs de fruits et légumes ont rarement traversé de crise aussi grave que celle que nous connaissons aujourd’hui. Bien sûr, c’est toute la profession agricole, qui souffre, des éleveurs aux viticulteurs.

Le revenu global des agriculteurs a diminué de 20% en 2008, retombant au niveau de 1994. Ce n’est pas nouveau mais l’affaiblissement des protections du marché européen, l’endettement (flambée  des matières premières en 2007 et du prix du foncier), la dérégulation des marchés mondiaux et les conditions déséquilibrées de production (coût de la main d’œuvre ou règlementation des produits), ont des conséquences toujours plus désastreuses.

Luttant face à la grande distribution, face à une offre surabondante et une demande atone (notamment à l’export), éprouvés par la demande de remboursement par Bruxelles des aides accordées pendant 10 ans, les producteurs de fruits et légumes français sont hélas parmi les plus fragilisés (entre 20 et 30% des exploitations risquent le dépôt de bilan et le prix des produits a chuté de 23% en un an).

Les Bouches-du-Rhône sont les premiers producteurs français de fruits et légumes de notre pays.

Pour à peine 8 productions, leurs pertes s’élevaient cet été à plus de 85 millions d’euros, et le président de la FDSEA est allé jusqu’à annoncer l’état de cessation de paiement de «la ferme Bouches du Rhône».

Les mesures annoncées par le gouvernement ne constituent qu’un simple répit et ne permettent en aucun cas de répondre aux problèmes de fond des producteurs.

Outre une motion exprimant le soutien total et unanime des élus du Conseil général des Bouches-du-Rhône à nos agriculteurs, je suis heureux d’avoir fait voter aujourd’hui une enveloppe de 500 000 euros en aide d’urgence.

Abondant une intervention de l’État dont nous attendons toujours les détails, elle permettra de donner un peu d’oxygène aux agriculteurs les plus éprouvés. Mais c’est en la replaçant au sein de la politique générale agricole que nous conduisons qu’elle prend tout son sens.

Présent sur le terrain, actif, à l’écoute, le Département s’est clairement imposé comme un partenaire  privilégié des agriculteurs. Les enjeux de l’agriculture sont immenses : économiques bien sûr, mais aussi en terme d’aménagement du territoire, de culture, de tourisme et de santé publique.

Dès lors que les textes nous le permettent, nous intervenons, pour la promotion des produits, la préservation de l’espace agricole, notamment en milieu péri urbain, la recherche de débouchés inédits (comme les collèges) et l’anticipation des nouveaux modes de consommation (circuits courts, certification, production locale).

Je suis persuadé que nous allons dans le bon sens et que ces priorités sont autant d’enjeux pour l’avenir de notre agriculture. Les élus concernés, que je remercie pour leur implication, feront des propositions de soutien des producteurs, en réponse à la crise actuelle mais aussi à moyen et long terme. Et une conférence agricole sera organisée à l’Hôtel du département avant la fin de l’année, avec l’ensemble de la profession.

Mais nous n’y arriverons pas seuls.

Il faut, et nous les attendons tous, agriculteurs comme élus locaux, des décisions courageuses, offensives et ambitieuses du Gouvernement.

Car, voyez-vous, il convient de lutter contre les incohérences de la règlementation, il faut travailler au regroupement des producteurs, il faut promouvoir la certification des produits, il faut garantir un minimum de stabilité aux revenus des agriculteurs, il faut dynamiser les débouchés, en encourageant, par exemple, des partenariats innovants entre l’agriculture et l’industrie.

Autant de pistes à creuser sérieusement et rapidement. Mais, pour l’heure, en aucun cas je ne laisserai tomber nos agriculteurs qui protègent l’environnement et la santé de nos concitoyens !

Face à l’incertitude des réformes gouvernementales, j’ai décidé de reporter le vote du budget 2010 du Conseil général des Bouches-du-Rhône

Mercredi 21 octobre 2009

Chers amis,

Chaque jour, le Conseil général est à vos côtés. Il ne s’agit pas d’une formule, d’un slogan, mais d’une réalité que chacun peut vérifier quotidiennement dans les Bouches-du-Rhône.

C’est pour cela que je vous avoue mon inquiétude face aux réformes qui sont enclenchées et qui pourraient réduire les marges de manœuvre des collectivités. Ces projets semblent en effet s’écarter des objectifs de simplification pour se réduire à des coupes claires dans les finances locales et à un changement de mode de scrutin.

De nombreux élus, quelle que soit leur tendance, s’inquiètent et tirent la sonnette d’alarme car réduire l’autonomie financière des collectivités en supprimant la taxe professionnelle aura des effets néfastes sur l’ensemble des initiatives prises depuis les lois de décentralisation de 1982, qui sont à l’origine d’un développement dont il est facile de mesurer les effets bénéfiques.

Plus de 70% de l’investissement en France est réalisé par les collectivités. Elles savent faire rimer, proximité et modernité tout en jouant un rôle essentiel face à la plus grave récession depuis 1945.

Un exemple de ce dynamisme a sans doute été, dans les Bouches-du-Rhône, la gestion rigoureuse et efficace du RMI, alors que dans le même temps, des politiques volontaristes audacieuses étaient mises en place en faveur des collégiens, de leurs familles, ou bien encore pour la culture, ou pour équiper en matériel de pointe les hôpitaux publics.

Sera-t-il possible de continuer ainsi dans un contexte marqué par l’incertitude ? Par souci de transparence, j’ai décidé, en accord avec les élus du Conseil général de reporter le vote du budget 2010, car nous ne pouvons bâtir sur de vagues promesses et des lois qui ne sont pas encore votées par le Parlement.

Pourquoi jouer avec le feu et prendre des initiatives qui mettent en péril la cohésion sociale, au mépris de la solidarité entre les territoires et entre les générations ?

Dans le débat qui se profile, je ferai entendre ma voix, et je défendrai avec passion et conviction les liens de proximité qui font la richesse de nos actions.

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btd-tele-cg13Suivez en direct la séance publique du Conseil général, le vendredi 23 octobre à partir de 9h.

Elle débutera par une intervention de Monsieur le Préfet de région, Michel Sappin.

Le 13, un amour de numéro !

Lundi 19 octobre 2009

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Chers amis,

J’ai lu aujourd’hui sur le site Internet de La Provence un article qui m’a réjoui, «Nouvelle immatriculation : le 13 a vraiment la cote», dans lequel on pouvait lire : « Depuis le 15 avril, les propriétaires de véhicules neufs ont la possibilité de choisir le numéro de département sans rapport avec leur domicile [...] Se basant sur les deux millions de véhicules vendus depuis avril et grâce aux informations recueillies auprès des fabricants de plaques d’immatriculation, il est possible de dresser le palmarès des départements et des régions les plus représentés sur les nouvelles plaques.

En tête d’affiche, le Rhône (69), le Nord (59), les Bouches-du-Rhône (13), la Haute-Garonne (31) et la Gironde (33). En revanche, les départements des Hauts-de-Seine (92), de Paris (75), de l’Oise (60) connaissent une certaine désaffection… »

Les Bouches-du-Rhône arriveraient donc en troisième position des départements préférés par les français venant d’acheter une voiture neuve, qu’ils habitent ou non dans le 13. On ne peut rêver meilleur plébiscite. Nul doute que cette médaille de bronze se transformera en or lorsque les véhicules d’occasion seront concernés…

13-un-amour-de-numeroCe fort sentiment d’appartenance à un territoire ne me surprend pas, je le vis au quotidien à la présidence du Conseil général (se pourrait-il qu’il inspire ceux qui, au sommet de l’État, réfléchissent à l’avenir des Départements?) , mais il conforte ce que je vous écrivais, dès le mois d’octobre 2008 : «Ce n’est pas à coups de ciseaux que l’on réorganise plus efficacement notre vivre ensemble». Article dans lequel je m’insurgeais contre la disparition du numéro départemental des plaques minéralogiques, sous prétexte de règlementation bruxelloise.

Enfin, le succès de la campagne institutionnelle «le 13, un amour de numéro» dont on peut voir l’autocollant à l’arrière d’une multitude de voitures et un peu partout dans le département, prouve s’il en est besoin que nous sommes fiers de vivre dans les Bouches-du-Rhône.

Car, de Marseille à Arles, des calanques aux Alpilles, d’Aix-en-Provence à la Camargue, ce qui nous rassemble, c’est un numéro magique, le 13. Il marque notre destinée commune, qui résonne comme un signe de ralliement. Il est bon d’affirmer qui nous sommes !

Chers amis, je vous j’invite toutes et tous à défendre cette identité et à dire la fierté d’un héritage collectif partagé par chacun. Portons haut nos couleurs. Disons au 13 que nous l’aimons !

Décès de Christian de Barbarin

Mardi 13 octobre 2009

christian de barbarinChers amis,

C’est avec une infinie tristesse que j’ai appris le décès de Christian De Barbarin, emporté par une terrible maladie contre laquelle il luttait avec courage.

Son parcours, au fil des ans, s’était marié à celui de Vauvenargues, sa commune, qu’il a dirigée avec intelligence, efficacité et clairvoyance durant 46 ans.

Face à la majestueuse Sainte-Victoire, non loin d’Aix-en-Provence, ses sept mandats de maire lui ont permis de mettre en œuvre une politique respectueuse de l’environnement, soucieuse du bien-être de ses administrés, favorisant son développement durable.

Dans le même temps, ce Républicain talentueux a accompli un immense travail à l’Union des maires des Bouches-du-Rhône dont il a assuré activement la présidence durant de nombreuses années.

Attentif à chacun, respectueux de tous, Christian de Barbarin était un homme dynamique et sincère, engagé au service de valeurs qui sont la force de notre démocratie.

A sa famille, à ses proches, à tous ses amis, je présente mes plus sincères condoléances.

Décès de Guy Obino, maire de Vitrolles : « Je perds un grand ami »

Lundi 5 octobre 2009

guy obino maire de vitrollesChers amis,

Je tiens à rendre hommage au maire de Vitrolles, qui au delà de ses fonctions électives était un ami. Je respectais cet homme subtil, au jugement sûr. Savoir qu’il nous a quittés est pour moi une réelle épreuve.

Au cours de ces derniers mois, il a affronté une terrible maladie, qui, malheureusement, a été plus forte que son courage et sa ténacité.

Tout en présentant mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches, je tiens à saluer le parcours exceptionnel de ce responsable politique, avec lequel j’entretenais des relations fortes.

Élu maire de Vitrolles, il a su, avec abnégation et talent, tourner la page des errements consécutifs à la gestion calamiteuse de l’extrême droite. Militant socialiste, combattant pour l’ouverture, rigoureux et déterminé, il a prouvé, tant à Vitrolles qu’au Conseil général, sa capacité à rassembler, en privilégiant sans cesse l’écoute et le dialogue.

Soucieux de chacun, attentif à tous, il a exprimé toutes ses qualités dans son travail d’élu, au cours duquel il n’a jamais oublié qu’il était un excellent médecin.

Guy Obino était un homme remarquable et j’avoue avec une immense tristesse que je perds un grand ami.

Privatisation de La Poste : Jean-Noël Guérini participe à la votation citoyenne

Jeudi 1 octobre 2009

La Poste : Guérini participe à la votation citoyenne
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Avant de participer ce soir à la consultation militante socialiste et d’apporter son soutien à la candidature de Michel Vauzelle comme tête de liste PS aux élections régionales de Mars 2010, Jean-Noël Guérini s’est rendu à midi dans le bureau de vote mis en place par la Mairie des 2e et 3e arrondissements de Marseille.

Là, il a apporté sa contribution à la votation citoyenne organisée par le Comité national contre la privatisation de la Poste, qui s’oppose au projet de loi de transformation en société d’actions proposé par le gouvernement.