Après La Rochelle, tenir le cap !
Lundi 31 août 2009Chers amis,
Enfin ! Le mot ne vaut pas seulement pour le plaisir de vous retrouver sur ce blog, à l’heure de la rentrée. Il pourrait être aussi l’un des commentaires que j’apporte aux travaux de l’université d’été du Parti socialiste. La Rochelle a été utile et je suis rassuré de voir que le mouvement de rénovation, vital pour le parti socialiste qui avait pris des allures de Titanic au printemps dernier, semble être sur les rails.
Enfin, disais-je ! Depuis des mois, ce chantier je l’appelais des mes vœux avec un certain nombre de mes amis. Je suis heureux de voir que les idées que j’avançais, sur les alliances, sur la primaire ouverte, sur le cumul ont été reprises par Martine Aubry.
Ces propositions seront soumises au vote des militants dans quelques semaines et cette consultation devra être l’occasion de diffuser l’esprit de La Rochelle sur tout le territoire. Encore faut-il tenir le cap et faire en sorte que l’on tourne réellement la page des jeux malsains qui ont ruiné notre crédibilité ces derniers mois.
Querelle des égos, concours de petites phrases, course à l’échalote pour tirer la couverture à soi sans respect de la discipline et surtout, au mépris des militants ! Ce n’est pas ainsi que je conçois la politique et ce n’est pas cela que nos concitoyens attendent du parti et de ses élus.
Bien sûr, une hirondelle, en Poitou-Charentes comme dans les Bouches-du-Rhône, ne fait pas forcément le printemps. Je sais, hélas, que les micros font chavirer bien des têtes, notamment, chez ceux qui cèdent avec gourmandise à une boulimie que les médias alimentent eux–mêmes et qui ne font pas nécessairement de la discrétion leur ligne de conduite !
Cela dit, cette remarque ne m’empêche pas de savourer la satisfaction que m’inspire ce moment de consensus, qui ne doit pas être une éphémère parenthèse, mais le vrai départ du grand chantier de la rénovation.
Aux questions qui concernent au premier chef les militants socialistes et doivent contribuer à leur remobilisation tout en restaurant une crédibilité mise à mal, s’ajoute également un positionnement qui semble, là aussi, enfin !, tourner la page d’un anti-sarkozisme qui n’a jamais ouvert la moindre perspective politique au P.S et à la gauche.
Car j’ai bien entendu la petite musique qui s’est échappée des travaux de cette université. Sur le chômage des jeunes, sur la décentralisation, sur les excès des dérives financières qui ont accompagné notre économie dans la crise, des propositions novatrices et intelligentes ont été formulées.
Alors que les voix avisées, dit-on, de ceux qui n’avaient pas vu venir la crise nous font miroiter la sortie du tunnel, je constate que le nombre de demandeurs d’emploi reste désespérément à la hausse et les familles, même si les prix restent sages, réduisent leurs achats de rentrée.
C’est sur ce terrain là, celui des propositions et du projet que nous sommes aussi attendus. A nous de prouver que nous sommes capables de nous parler, de nous écouter. Nous serons ainsi plus forts pour nous adresser à tous ceux qui veulent, être les acteurs de l’alternance.
Seulement, après La Rochelle, il faudra tenir le cap !
C’est ainsi que nous tirerons les leçons du désastre des européennes, et bien d’autres échecs ! C’est ainsi que nous nous mettrons dans la meilleur des positions pour préparer les échéances à venir.
Régionales, dans moins de sept mois. Puis ensuite cantonales et bien évidemment, 2012 ! Nous ne pourrons les affronter que si nous créons les conditions du rassemblement, en n’excluant personne a priori.
A l’évidence, le chantier qui est devant nous est immense. Ne pas l’engager c’était se condamner d’avance. Faisons en sorte qu’il soit conduit avec le souci de respecter chacun, et faisons en sorte qu’il soit synonyme de réussite.
Le plus dur commence, mais avec ce travail, s’il est bien fait, ce n’est pas seulement le parti socialiste qui gagnera, mais tous ceux qui souhaitent le changement.




