Archive pour juin 2009

Jean-Noël Guérini : « Il faut défendre notre agriculture en Europe et notamment notre vin rosé ! »

Vendredi 5 juin 2009
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Au moment où Jean-Noël Guérini ouvre Terroir 13 à l’hôtel du Département ce matin – cette grande ferme qui offre à voir, à sentir et goûter tous les talents des agriculteurs des Bouches-du-Rhône – Il a insisté, hier soir, à l’adresse de Vincent Peillon et Karim Zeribi (candidats PS aux européennes dans le grand Sud-Est) combien « l’agriculture est essentielle ».

Précisant « que le département des Bouches-du-Rhône est le premier producteur de fruits et légumes de France », il a rappelé que ce leadership devait être conforté en Europe alors qu’un agriculteur sur 10 partant à la retraite était remplacé : « il faut défendre notre agriculture ! » a-t-il martelé.

Vin rosé : « nous ne voulons pas de bibine, de mélange ! »
Poursuivant son propos, Jean-Noël Guérini a tenu a affirmer combien il était opposé au coupage de vin blanc et rouge sous le label « rosé » : « nous ne voulons pas de bibine, de mélange, tout ceci est un non sens ! ».

« Je demande aux futurs députés européens que vous fassiez déplacer en Provence pas seulement le Directeur général de l’administration bruxelloise, mais le commissaire européen  » à l’agriculture pour qu’il vienne découvrir concrètement le savoir-faire des viticulteurs régionaux. Très offensif, il conclut : « On a pas le droit de condamner une partie de notre viticulture ! ».

« Les réalités au-delà du discours » : 3 questions à Jean-Noël Guérini (La Marseillaise)

Jeudi 4 juin 2009

Jean-Noël Guérini a accordé une interview hier au quotidien La Marseillaise dans laquelle il revient sur la crise économique et les moyens de sa politique de relance dans les Bouches-du-Rhône.

La Marseillaise : Le 4 décembre dernier le Président Nicolas Sarkozy a présenté, selon ses termes, un très ambitieux plan de relance. Six mois plus tard, quel est votre sentiment ?

Je ne vais pas ici revenir sur les origines de la crise. Chacun les connaît et la croyance naïve dans les possibilités du marché à s’autoréguler ont été cruellement démenties. Face à la récession, il était urgent de réagir. De ce point de vue, il n’y a pas de discussion possible. Il n’était pas question, au moment où tout laissait prévoir un terrible mouvement de ressac, de rester les bras croisés.

Ce que je remarque, ensuite, c’est que ceux qui trouvaient les racines du mal français dans notre système, sont aujourd’hui en première ligne pour les défendre. Il ne faut pas avoir la mémoire courte ! Le gouvernement a annoncé un train de mesures qui se sont déployées au cours de ces derniers mois. Seulement, il faut faire plus et il faut faire mieux.

C’est à l’échelle de l’Europe qu’il est nécessaire d’agir… Un grand emprunt, la défense de l’emploi, la défense des services publics, des avancées démocratiques…

La Marseillaise : Sur les sommes promises par Nicolas Sarkozy, 2,5 milliards étaient à la charge des collectivités. Comment le Conseil général des Bouches-du-Rhône a-t-il réagit ?

Avec courage et avec volonté. En visant l’efficacité. J’ai proposé un plan d’action contre la crise qui va se déployer sur les cinq années à venir. D’un montant de 500 millions d’euros, il est divisé en deux volets et doit favoriser la mise en œuvre de nouveaux projets pour la Communauté Urbaine de Marseille et pour le reste du Département des Bouches-du-Rhône.

Dans le même temps, sans augmenter les impôts, ce qui est essentiel pour défendre le pouvoir d’achat des habitants du département, nous maintenons nos investissements à hauteur de 500 millions d’euros. cela représente en moyenne le maintien ou la création de quelque 10 000 emplois.

C’est ainsi, en privilégiant l’investissement, en étant aux avants postes pour le développement et le rayonnement, que nous pouvons mettre en place des politiques qui permettront à notre département de sortir plus forts et plus justes de la période critique que nous traversons. Et nous avançons sur ce chemin en maintenant nos politiques sociales, alors que la crise ampute très largement nos marges de manœuvre.

La Marseillaise : Le plan gouvernemental prévoyait notamment de renforcer les entreprises, stimuler l’emploi, investir dans le logement et soutenir les ménages modestes. Où en sommes nous réellement ?

Mais ce que vous évoquez c’est ce qu’il faut faire. C’est d’ailleurs les axes sur lesquels le Conseil général, dans le cadre de ses compétences et de part ses choix volontaristes œuvre avec constance. Seulement, dans le plan gouvernemental, il y a loin de la coupe aux lèvres.

C’est d’ailleurs une des marques de fabrique de la majorité actuelle. On communique beaucoup et à l’arrivée on se retrouve avec des choix insuffisants. Quand j’entends le montant des sommes qui pourraient être débloquées pour le Grand Paris, je me dis que décidément on doit pouvoir faire davantage pour la seconde ville de France et son territoire.