RSA : « Lutter contre la pauvreté c’est être volontariste et mobilisé ! »
Par JNG, à 15:25
Economie, Général, Impôts, Marseille, Social
Depuis le 1er juin, le RMI a été remplacé par le RSA. A cette date, le Revenu de Solidarité Active a remplacé le Revenu Minimum d’Insertion, 20 ans après sa création.
Le RSA, outre la fusion de l’API et du RMI, c’est un complément de revenu qui permet aux bénéficiaires du RMI d’augmenter leurs revenus quand ils recommencent à travailler. C’est aussi un accompagnement social et professionnel offert à chaque bénéficiaire pour accroître ses perspectives d’insertion.
Au-delà du changement d’appellation, le passage du RMI au RSA traduit les difficultés croissantes de nos concitoyens à faire face à leurs besoins de base et à la profonde mutation de la pauvreté dans notre pays. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un paradoxe. Certains travailleurs modestes ont une activité professionnelle à temps partiel, voire à temps complet, qui ne leur permet pas de vivre dignement.
Face à cette situation, que je déplore, le RSA me parait aller dans le bon sens, en contribuant à améliorer le dispositif des minima sociaux et en faisant évoluer les politiques de lutte contre la pauvreté permettant à chaque personne d’avoir des perspectives d’insertion professionnelle.
Je rappelle d’ailleurs que le Département, à mon initiative, s’était porté volontaire pour expérimenter avec pragmatisme le revenu de solidarité active (RSA). Lutter contre la pauvreté c’est être volontariste, et mobilisé. Sans l’action volontariste forte impulsée par le Conseil général, nous n’aurions pas réussi à réduire de près de 30% en 5 ans le nombre des bénéficiaires du RMI dans les Bouches-du-Rhône.
Pour lutter contre la pauvreté, nous avons investi et développé une offre d’insertion innovante. Surtout, nous avons mobilisé les partenaires institutionnels et associatifs autour de notre projet politique d’aide aux plus démunis. Notre détermination qui s’est exprimée dans la gestion du RMI se poursuivra sans faiblesse et avec constance pour la gestion du RSA.
Le Conseil général, placé au centre du dispositif, se doit d’assurer, avec tous les partenaires locaux, le pilotage de cette nouvelle politique d’insertion. Désignée comme chef de file des politiques d’insertion, la Collectivité a déjà pris la pleine mesure de son rôle.
En concertation avec nos partenaires institutionnels, nous avons défini le cadre général de notre coopération et élaboré des documents de référence pour la mise en œuvre du RSA dans notre département. Il s’agit de la convention d’orientation, outil majeur du dispositif RSA, et de la convention de gestion de l’allocation, signée avec la CAF le 28 mai dernier.
Mais le RSA intervient dans un contexte économique de crise qui entraine une montée du chômage et de toutes les formes de précarité. La période n’est pas ainsi la meilleure pour engager des politiques nouvelles avec un partenaire Pôle Emploi qui connait des difficultés liées à sa nouvelle organisation et à un nombre de demandeurs d’emploi en croissance forte.
La mise en œuvre du RSA nécessitera une coopération étroite entre tous les acteurs du dispositif qui doivent faire face à une augmentation notable du nombre de bénéficiaires par rapport au RMI. Le nombre de bénéficiaires du RSA sera en effet très important, le chiffre de 130 000 est avancé.
Quoiqu’il en soit, nous avons le devoir, comme nous l’avons toujours fait, d’assumer pleinement nos responsabilités. Nous avons à relever ce défi pour faciliter l’accès des citoyens à leurs droits, pour une reprise d’activité la plus rapide et la plus pérenne possible.





heysen dit :
jai toujours travaille,je gagnais le smic,je n avais droit a aucune aide je payais les impots locaux pour un logement social les charges .maintenant je me retrouve en invalidite 2 categorie je touche une misere heureusement que jai cotise à une assurance en travaillant je touche 640€ ça nest pas facile tous les jours