Archive pour avril 2009

« Le départ d’Eric Gerets m’attriste »

Jeudi 30 avril 2009

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Chers amis,

J’ai appris avec regret le départ d’Eric Gerets, l’entraîneur de l’Olympique de Marseille. Cette situation m’attriste. Monsieur Gerets est doté de grandes qualités, dont la rigueur, c’est un vrai meneur d’hommes. Il a une connaissance parfaite du club et a toujours privilégié la relation humaine et le respect des autres.

Je m’étonne de ce départ au moment où l’O.M. est en passe de vivre un moment important et heureux de son histoire. Sans vendre la peau de l’ours, il nous reste encore 5 matches à vivre intensément, mais le club marseillais peut légitimement aspirer à gagner le championnat de France cette saison.

Quelles que soient les décisions prises, le supporter que je suis en appelle à la raison et apporte mon total soutien aux joueurs pour qu’ils nous fassent vivre un grand moment de football et de victoire.

Convention « historique » entre le Conseil général des Bouches-du-Rhône et la Communauté urbaine de Marseille : un plan d’action contre la crise de 250 millions d’euros

Jeudi 2 avril 2009

Chers amis,

J’ai signé, cet après-midi, une convention entre le Conseil général des Bouches-du-Rhône et la Communauté urbaine de Marseille, présidée par Eugène Caselli. Il s’agit d’un plan exceptionnel d’action contre la crise de 250 millions d’euros, pour soutenir et « co-produire » les projets qui participeront de l’attractivité économique de Marseille et de son agglomération : les transports, les routes et le cadre de vie en sont les priorités.

En présence de tous les maires de l’agglomération marseillaise, dont celui de la cité phocéenne, la signature de cette convention va permettre d’écrire un nouveau chapitre de la longue histoire de Marseille et des communes associées.

Cette signature est, à l’évidence, singulière. Elle est pourtant un élément qui s’inscrit dans la chronique, quelque-fois monotone, parfois tumultueuse et fréquemment méfiante de notre vie démocratique locale.

Mais le temps du débat et de la confrontation des projets est désormais derrière nous et l’élu que je suis est constamment confronté aux exigences de la gestion, dans un contexte où les difficultés s’accumulent.

La crise est là. Sévère et durable, comme nous pouvions le craindre. Provoquant un immense gâchis. Elle est synonyme, pour un grand nombre de nos concitoyens, de chômage, de privations et d’angoisse. Il n’est plus temps de chercher les coupables, même si l’on peut regretter l’aveuglement de ceux et celles qui font comme si de rien n’était !

En revanche, je l’ai dit et le réaffirme avec gravité, ici sur mon blog, il n’est pas question de rester les bras croisés face à la récession. En quelques semaines, des milliers d’hommes et de femmes ont perdu leur emploi dans les Bouches-du-Rhône.

Les Marseillais s’inquiètent de leur avenir et de celui de leurs enfants. Dans le même temps, les entrepreneurs, les artisans, les commerçants évoquent clairement leurs difficultés. La dernière réunion du Comité de veille économique en témoigne. Elle n’incite guère, je l’avoue, à l’optimisme.

C’est en décembre dernier que j’ai proposé aux conseillers généraux de mettre en place un plan quinquennal d’investissement pour lutter contre la crise. Tout en maintenant nos investissements annuels à un très haut niveau, le plus élevé de France pour un Département (551 millions d’euros), nous avons adopté, à l’unanimité, ce plan d’action supplémentaire anti-crise de 500 millions équitablement réparti sur l’ensemble du territoire :

250 millions pour le département (hors Communauté urbaine de Marseille) pour favoriser les investissements stratégiques : les transports, avec la création d’un syndicat mixte, le logement et les infrastructures routières.

250 millions pour les 18 communes de la Communauté urbaine de Marseille. Avec, pour priorités, les transports urbains, les routes et le cadre de vie, dont la semi-piétonnisation de l’hyper centre-ville autour du Vieux-Port..

A juste titre vous exigez de nous l’efficacité. Il faut donc inscrire rapidement ces financements dans notre vie quotidienne sans confondre pour autant action et gesticulation, car rien n’est pire que les déclarations sans effets, sans prises sur la réalité.

Ces projets, je vous le dit ici avec fermeté, nous les financerons et nous en assumerons, à part égale avec nos partenaires, la co-production ! Car, voyez-vous, il n’y pas d’un côté, le Conseil général qui se verrait réduit au rôle de payeur, et de l’autre des collectivités qui les réaliseraient, sans dialogue et sans concertation !

Je tiens à réaffirmer ce que je j’ai dit lors de la séance publique de la Communauté urbaine du 26 mars dernier :  » Il n’y a pas d’un côté l’élève studieux, qui gère rigoureusement et de l’autre, les cigales, qui cherchent à séduire en présentant, trop rapidement, des projets qui n’ont pas été discutés ! »

Ce plan d’action n’a pas l’ambition de tout régler, de tout résoudre. Il a pour objectif, en revanche, d’impulser rapidement un surcroît d’activité pour les entreprises et de doter la métropole marseillaise, tout comme le département, d’équipements à même d’augmenter leur attractivité. C’est ainsi que l’on soutient l’emploi en amortissant la crise.

Concernant la voirie et le cadre de vie, les maires de la Communauté urbaine ont sélectionné une liste de projets qui devront être réalisés rapidement. 30 millions d’euros de subventions du Conseil général les y aideront, c’est à dire un taux de subvention égal à 80% de leur coût hors taxe.

Le volet transports s’élève à un montant de 150 millions d’euros. Il est principalement centré sur Marseille. Son objectif est de promouvoir l’utilisation des transports collectifs en améliorant l’offre de service.

Sans entrer dans le détail, je voudrais insister sur le prolongement du Métro jusqu’au Boulevard Capitaine Gèze et sur la création de parkings relais aux abords des gares SNCF afin de désengorger la ville du flot de voitures qui rend la circulation difficile. De même, je voudrais citer le désenclavement de Luminy et des sites universitaires, projets essentiels au moment où nos universités s’apprêtent à fusionner.

Enfin, j’insiste sur les décisions qui pourront renforcer la sécurité sur le réseau. C’est une nécessité. Elle correspond à une réelle et légitime attente des usagers.

Lorsque je mets l’accent sur l’attractivité et le rayonnement de la ville de Marseille, des projets spécifiques sont concernés par le plan signé aujourd’hui. Au premier rang desquels, la propreté. Elle est indispensable pour la réussite du rendez-vous collectif de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, mais aussi pour l’aménagement du centre-ville et la semi-piétonnisation du Vieux-Port.

Là-aussi, j’ai souhaité lancer des initiatives qui ne peuvent se concevoir que dans un cadre collectif, dans leur préparation et dans leur réalisation. c’est à nous de travailler le cadre de partenariats respectueux de chacun, à la hauteur des exigences, sans céder à la piètre tentation du chacun pour soi.

Ce plan, est assurément un accélérateur de projets. Il est animé d’intentions généreuses mais surtout porté par une volonté sans failles. Ses perspectives ambitieuses, les réalisations audacieuses qu’il entend soutenir doivent stimuler les imaginations et inspirer nos coopérations futures.

Nous avons le devoir de décider et d’agir pour que notre ville, la Communauté urbaine et les Bouches-du-Rhône traversent la crise sans trop de dommages mais surtout pour que les habitants de cette terre que nous aimons sortent plus forts des épreuves qu’elle nous impose.

Car il est temps d’agir, il est temps d’initier les projets qu’il faut mettre en œuvre dès maintenant pour que, demain, Marseille et son agglomération occupent la juste place qui est la leur, au Sud de l’Europe au cœur de la Méditerranée.

Dans une situation de crise, la seule réponse qui vaille est le volontarisme, la connaissance du terrain et le dialogue direct. L’exemple de la cité Air Bel de Marseille.

Jeudi 2 avril 2009

Chers amis,

J’ai visité hier matin les cités du 4e arrondissement de Marseille, comme je m’étais longuement rendu la semaine dernière à la cité « Air Bel », à l’occasion du lancement de deux chantiers de rénovation dans le 11e arrondissement de Marseille.

Je souhaite revenir sur cette visite tant les dialogues ont été intenses avec les habitants et tant tout ce que nous avions mis en place et financé, souffre d’un retard inacceptable.

Les discussions ont été franches, c’est compréhensible. Les habitants voyaient un homme politique pour la première fois depuis fort longtemps, eux qui ont le sentiment d’être laissés à l’abandon.

Déjà, en 2006, ils avaient établis un cahier de doléances à destination des pouvoirs publics. J’avais pris la mesure de la dégradation des conditions de vie de ces 6000 foyers et m’étais engagé à les soutenir. Ils avaient alerté la mairie en vain… Je le leur avais promis, je l’ai fait et voulais vérifier le résultat sur le terrain.

Le premier objectif de ma visite était d’inaugurer deux nouvelles structures dédiées à la petite enfance, relevant de la compétence du Département. Cependant, l’efficacité sociale de ces équipements ne saurait se passer d’une rénovation globale du quartier, mission que j’avais pourtant allouée aux bailleurs sociaux avec force investissements.

Or, voilà que certains ont, semble-t-il, joué la montre. Je ne peux cacher ma stupéfaction car on sait très bien me trouver quand on a besoin de subventions. Face à cette inertie, j’ai d’ores et déjà prévenu les bailleurs sociaux que j’attendais une pleine réactivité de leur part et une implication totale. L’argent public a un coût et un objectif, celui d’améliorer efficacement la vie de nos concitoyens. Je donne donc rendez-vous à l’ensemble des acteurs dans un trimestre pour vérifier, concrètement, l’avancée des travaux.

Je suis un homme de terrain, vous le savez, et j’aime le contact direct. C’est d’autant plus important que mes interlocuteurs de la cité « Air Bel», comme les locataires que j’ai pu rencontrer hier dans les cités du 4e arrondissement de Marseille, sont au cœur des enjeux sociaux que nous devons construire.

Je ne pourrais jamais être passif face à la crise. Encore moins dans la manière dont on peut ou veut laisser filer les inégalités sociales. Les français s’interrogent, paraît-il, sur l’efficacité de la classe politique. Je les comprends, mieux vaut juger sur les actes.

Et l’exemple donné par la gestion de la cité Air Bel contient un message très clair. Si chaque acteur de ce dossier ne prend pas la mesure de ses responsabilités nous ne parviendrons pas à renouer la confiance que l’on place en nous. Le seul enjeu qui vaille est là : maintenir le maillage social contre les égoïsmes et apporter des réponses concrètes afin d’améliorer le vivre ensemble de nos territoires, quels qu’ils soient.