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5
déc.

Jean-Noël Guérini : présentation du budget 2009 au Conseil départemental de concertation (CDC)

Par Administrateur, à 11:19

Agenda, Culture, Economie, Environnement, Général, Histoire, Impôts, International, Logement, Marseille, Santé, sécurité, Social, Sports, Synthèses, Transports

Jean-Noël Guérini à présenté hier les principaux axes du budget 2009 du Conseil général au Conseil départemental de concertation. Le Cg 13 a été l’un des premiers Départements de France a se doter d’une instance consultative, en 1994, qui réunit les principales forces vives des Bouches-du-Rhône car, comme l’explique Jean-Noël Guérini : « les politiques publiques doivent sans cesse être étudiées, enrichies, renouvelées. La création du Conseil départemental de concertation répond à ce souci, en donnant aux acteurs de la vie économique, sociale et culturelle de notre département, les moyens d’analyser et d’expertiser les actions du Conseil général des Bouches-du-Rhône. »

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 » Les années passent, Monsieur le Président, mais savez-vous que c’est toujours avec le même plaisir que je réponds à votre invitation ?

J’attache en effet, Mesdames et Messieurs, beaucoup d’importance à nos rencontres : trop rares à mes yeux, elles n’en restent pas moins une opportunité essentielle d’échanges, dans cet esprit d’ouverture et de concertation qui est l’essence même du CDC.

Politiques publiques dynamiques, investissements ambitieux, fiscalité stable, frais généraux maîtrisés,…vous devez penser que chaque année, Hervé CHERUBINI et moi vous tenons le même discours.

Et pourtant, cet exercice 2009 s’annonce bien particulier.

Il y a près d’un an, j’avais annoncé que nous allions vivre une crise économique et sociale terrible. J’aurais préféré me tromper.

Si personne n’est d’accord sur sa durée, le constat est unanime sur sa gravité : la crise que nous traversons, financière, économique, sociale mais aussi morale, est, et sera d’une grande violence.

L’emploi est redevenu la préoccupation numéro un des Français et comment s’en étonner ? Près de 47 000 chômeurs ont été enregistrés le mois dernier. Le secteur de l’immobilier et de la construction s’enfonce chaque jour un peu plus (la construction de logements a baissé de 20% au cours du dernier trimestre).

Le nombre de défaillances d’entreprises a augmenté de plus de 17%, l’industrie étant la plus touchée. Dans les Bouches-du-Rhône, nous ne sommes malheureusement pas épargnés : l’arrêt d’une partie de la production d’Arcelor Mittal (qui annonce aujourd’hui la suppression de 6 000 postes en Europe) est un coup très dur, pour les employés et leur famille bien sûr mais aussi pour le port et pour l’industrie locale. Et il y a toutes les autres, toutes ces TPE qui ne font pas les gros titres mais qui risquent l’asphyxie. L’insuffisance de liquidités et les difficultés d’accès au crédit compromettent la trésorerie nécessaire aujourd’hui et les investissements dont elles auront besoin demain. Et nous savons déjà, hélas, que la crise actuelle n’aura des répercussions sur l’appareil productif qu’en 2009.

Depuis mon élection à la présidence du Conseil Général il y a plus de 10 ans, j’en ai fait une règle absolue : le Conseil Général tout entier, sa majorité, son personnel, doivent être au seul service du développement du territoire, de la réussite de ses entreprises et de l’avenir de sa population.

Le BP 2009, le meilleur des outils de redistribution mais aussi de création de richesses, a été bâti pour répondre à cette ambition et aider notre département à franchir un cap difficile.

Il s’inscrit à la fois dans la continuité d’une gestion maîtrisée et responsable, et dans une démarche résolument volontaire d’accompagnement du monde économique.Plus de 550M€ d’investissements sont prévus en 2009 et je vous rappelle au passage que nos objectifs sont atteints à plus de 90% car ce que nous annonçons, nous le faisons.

Cet effort s’inscrit dans le droit fil des exercices précédents avec 445M€ d’investissements productifs en 2007 et plus de 460M€ en 2008 : soit autant d’argent directement injecté dans le tissu économique local, représentant le maintien de 10 000 emplois. Soit autant d’investissements concrets qui ont accompagné et doivent pérenniser la mutation des Bouches-du-Rhône : mobilisation pour l’accueil d’initiatives scientifiques d’envergure comme ITER, émergence de filières d’excellence comme la santé, la logistique ou l’image, ouverture sur l’extérieur avec le TGV mais aussi un aéroport qui a su saisir l’opportunité du low cost ou le port de Marseille Fos qui doit continuer à développer des projets industriels et améliorer sa desserte.

Cet effort d’investissement nous place parmi les tout premiers Départements français. Nous le faisons alors même que toutes les collectivités annoncent des baisses de 20 ou 30% de leurs investissements.

Mais l’Elu de terrain que je suis, au contact direct des entreprises et de la population, ne peut s’en contenter : je souhaite que nous allions encore plus loin.

C’est pourquoi, le 12 décembre, à l’occasion de la séance publique consacrée au vote du budget, je souhaite engager un débat sur l’économie et la crise. Pas une discussion pour faire des constats et mettre en avant notre impuissance. Non, un débat de fond, pour définir une stratégie, dégager des solutions et annoncer des mesures concrètes.

Vous me pardonnerez de réserver la primeur de ces mesures à l’assemblée départementale, c’est normal. Mais je vous annonce, à vous, que nous préparons un plan quinquennal de soutien au développement économique dans lequel nous mettrons des moyens considérables : pour l’économie, les transports, les infrastructures mais également le cadre de vie et le quotidien de nos concitoyens.

Oui, nous tenterons d’amortir le choc, à notre niveau, et de relancer la machine économique. Mais nous nous tournerons également vers la gestion des conséquences de la crise, de sa dureté, en proposant des mesures de lutte contre la pauvreté.

Ce plan sera en effet doublé d’un signe fort vis-à-vis des associations caritatives qui font face à des situations terribles, avec un courage et une modestie exemplaires.

Notre budget autorise ces politiques audacieuses parce que, pour une fois, je ne vais pas m’embarrasser de fasse modestie et d’ailleurs, c’est la CRC elle-même qui le dit : nous sommes de bons gestionnaires et avons su, jusque là, préserver notre capacité d’emprunt.

J’ai cité les transports comme l’un des domaines d’activité où le Conseil Général va passer à l’offensive.

Plus de 80 millions d’euros y seront consacrés au titre du BP. 2009 verra la naissance du syndicat mixte que j’appelle de mes voeux depuis déjà 10 ans.

Il faut s’affranchir sans complexe de limites purement administratives pour enfin raisonner à l’échelle d’un territoire de développement pertinent, celui des bassins de vie et d’emplois. Nous devons proposer des solutions adaptées aux nouveaux modes de vie de nos concitoyens et aux besoins inédits des entreprises.

Ceux d’entre vous qui me connaissent le savent : le dialogue et l’écoute ont toujours guidé mes projets. Je suis conscient et respectueux du rôle et des responsabilités de chacun, conscient aussi de nos contraintes respectives. Mais cela ne doit pas nous empêcher de travailler ensemble lorsque l’intérêt général doit l’emporter. C’est ma philosophie, et cela le restera.

Je souhaite par exemple que ce dialogue constant soit la règle dans le domaine sensible des déchets.
Le Conseil Général doit aujourd’hui relancer le plan départemental et je réitère fermement mon souhait d’un syndicat mixte, cohérent à l’échelle du territoire afin de dépasser les seules contingences locales. C’est la seule solution car personne n’est dupe : qui voudra assumer seul les contraintes du traitement des déchets ?

C’est ambitieux ?

Oui, c’est vrai : j’ai beaucoup d’ambition pour le département, pour la ville de Marseille qui doit être une ville-phare en Méditerranée ; avec ses ressources, son positionnement, la créativité des hommes et des femmes qui la composent, elle en a le potentiel. Oui, j’ai beaucoup d’ambition et je l’assume. Mieux : je le revendique.

La crise que nous traversons aura peut-être eu un mérite : celui de nous obliger à réagir, tous. On ne peut regarder le désastre sans rien faire ; on ne peut attendre de solution toute faite venue d’ailleurs ; on ne peut garder nos vieux réflexes ; on ne peut se satisfaire des modes de raisonnement et d’action passés et dépassés. Il faut, à notre échelle et avec nos moyens, nous mobiliser et agir, porter un regard neuf sur l’évolution du territoire et des hommes.

Je ne sais si nous réussirons. Mais au moins, nous nous en serons donné les moyens.

Et nous aurons eu du mérite, je tiens à le souligner.
Jamais les charges des collectivités n’auront été aussi écrasantes (l’absence de compensation de près de 26M€ sur le seul RMI confirme que l’acte II de la décentralisation n’est rien d’autre qu’un boulet).

Jamais nos services sociaux n’ont été autant mobilisés, au titre de l’aide sociale, de l’enfance ou de la prise en charge de la dépendance (près de
32 000 bénéficiaires de l’APA alors que le transport des élèves handicapés, 700 élèves il y deux ans, en concernera sans doute près de 2 000 d’ici deux ans).

Jamais nos ressources, voire notre existence même n’auront été si fragilisées (baisse prévue de 36M€ des droits de mutation qui ont déjà chuté de 8% en 2008, suppression TP, réformes dotations et FCTVA, sans parler de la réforme territoriale).
Et pourtant, nous continuerons à assumer sans faille nos politiques, qu’elles soient obligatoires comme l’éducation (195M€), ou volontaires, comme l’aide aux communes (110M€) ou le logement.

Et pourtant, nous continuerons à lutter pour le pouvoir d’achat de nos concitoyens, avec une fiscalité stable, des aides directes aux familles, un accès facilité à la culture ou au sport.

Si cela nous est possible, c’est que ce Conseil Général est bien géré. H. CHERUBINI l’a rappelé, et moi aussi à l’instant : la CRC a rendu un rapport plus que satisfaisant. Je le dois à ma majorité, soudée autour d’un projet politique porteur d’une vraie vision. Aux services qui sous l’autorité de Monique AGIER, qui est à mes côtés, effectuent un travail remarquable.

Ce budget que nous vous avons présenté avec H. CHERUBINI, c’est à l’engagement de la majorité du Conseil Général, à l’engagement de nos agents que vous le devez, ne l’oubliez pas.

Mesdames et Messieurs, je vous remercie.  »

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2 commentaires pour “Jean-Noël Guérini : présentation du budget 2009 au Conseil départemental de concertation (CDC)”

  1. 5 décembre 2008 à 19:30
    GONZALEZ Miguel dit :

    SCANDALEUX !

    Scandaleux, il n’y a pas d’autre mots pour qualifier cette peine de justice infligée à un ressortissant Français jugé arbitrairement sur le territoire Espagnol.

    Trois ans et demi de prison, on est en plein délire.

    Mais qui donc à massacrer Santos pour mériter une telle sanction ?

    Comment nos responsables politiques, peuvent-ils rester insensible devant cette mascarade ?

    Il serait grand temps que notre Président et nos chers Ministres se mettent au courant de l’actualité pour sauver des geôles espagnoles notre concitoyen.

    Quand on pense que la Chine impose son dictat à notre pays au sujet du rendez-vous entre le Dalaï Lama et notre Président, la France est tombée bien bas.

    Et on appelle cela l’EUROPE.

  2. 8 décembre 2008 à 18:33
    rodeville dit :

    je suis déçu qu’on m’est oublier. ce matin je sors de la caf et j’ai vu mon assistante sociale on m’a supprimer tout mes droits sociaux par ce que mon ami est en recherche de logement et moi je certifie sur l’honneur qu’on se sépare et tant qu’il est pas parti mes droit sont maintenu de plus je postule tous les jours pour un emploi. je ne suis payer par aucun organisme je vais pas le foutre à la porte à force de battre pour mes droits et un travail je suis épuiser la crise m’a toucher de plein fouet et j’espère avoir une année 2009 meilleure

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