Archive pour novembre 2008

Le temps des tergiversations est révolu. Priorité au rassemblement dans le respect des diversités pour mettre le PS en ordre de marche

Vendredi 28 novembre 2008

Chers amis, camarades,

« Notre pire ennemi est souvent notre propre langue », m’a appris un jour un vieux sage. Je ne l’ai jamais oublié. C’est heureux en cette période troublée pour notre famille politique. Réagir à chaud est souvent un piège, une agitation qui nuit à l’ensemble et dessert la seule cause qui compte pour notre démocratie : la rénovation d’un grand parti d’opposition qui prépare l’alternance avec des chances de l’emporter à la prochaine présidentielle.

Voilà que nous y voyons plus clair désormais. Martine Aubry a donc été élue par le Conseil national, au poste de première secrétaire du parti socialiste à une large majorité. Je peux, à titre personnel, le regretter tant il me semblait important de profiter de la conjonction du temps, des lieux et des personnes pour réformer en profondeur le PS. Les défenseurs de « la ligne claire », puis de la motion « E », dont je suis, sont évidemment déçus. Mais nous sommes, comme nous l’avons toujours été, au service du parti sur le chemin des idées et du projet politique.

Je suis avant tout un socialiste et, à ce titre, ce qui m’importe, c’est que nous puissions nous retrouver après ces moments de déchirements. Je prends donc acte de cette élection et, je vous le dis pour éviter toute ambiguïtés, je ne ferai rien qui puisse nuire au travail de notre première secrétaire. Elle doit néanmoins nous présenter rapidement des propositions.

Je profite d’ailleurs de l’occasion pour souligner combien la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, dirigée par Eugène Caselli, qui a été stigmatisée ces dernières semaines par un certains nombre de nos camarades, locaux et nationaux, dont les graves propos ont été largement relayés par la presse et sur Internet, a été lavée de tout soupçons. Pas moins d’une cinquantaine d’observateurs sont venus vérifier, souvent avec zèle, la bonne tenue des scrutins chez nous. Tout a été passé au peigne fin et, je vous le dis avec force, voilà que le temps de l’opprobre et de l’opportunisme est maintenant révolu ! Que ceux qui ont voulu salir notre fédération unie en soient pour leur compte… de conscience, le matin venu, devant leur miroir. Les militants, eux, sauront s’en souvenir…On ne jette pas l’anathème impunément.

Reste qu’il faut désormais construire l’avenir. Pas celui de 2012, encore très lointain, mais celui de demain. En cela je rejoins les propos de Vincent Peillon avec qui j’irai rencontrer Martine Aubry demain. La priorité est d’abord de rassembler le parti socialiste, de travailler à sa cohérence et de tout faire pour que les idées que nous avons portées, celles de la rénovation, prennent une tournure concrète, identifiable et partagée. Il en va de notre crédibilité politique, franchement mise à mal ces dernières semaines.

C’est pourquoi j’en appelle au bon sens de la nouvelle équipe dirigeante. La bonne gouvernance de notre famille politique ne pourra se mettre en place, si elle veut être efficace, qu’en rassemblant. C’est à dire, pour commencer, inclure dans les instances nationales, en gage d’ouverture et de sérieux, certains de ceux qui représentent la moitié d’entre-nous… Je ne veux et ne peux croire, qu’il n’en sera pas ainsi.

Chers amis, nous ne pouvons plus tergiverser, le temps presse pour regagner la confiance de nos concitoyens et je mettrai toute mon énergie pour réussir au plan national ce que nous avons su faire dans les Bouches-du-Rhône : un pilote clairement identifié, l’unité dans le respect de la diversité, une organisation en ordre de marche prête à relever les défis des prochaines échéances électorales. Vous pouvez compter sur moi !

Résultats définitifs de l’élection du premier secrétaire national dans la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône

Samedi 22 novembre 2008

Résultats de l’élection du premier secrétaire national dans la fédération des Bouches-du-Rhône :

Incrits : 10898
Exprimés : 6352

Ségolène Royal : 4604 soit 72,49%
Martine Aubry : 1547 soit 27,51%

Eugène Caselli, premier fédéral, a annoncé vers une heure du matin, les résultats définitifs de la fédération des Bouches-du-Rhône.

Résultats du 1er tour de l’élection du premier secrétaire national PS dans la fédération des Bouches-du-Rhône

Vendredi 21 novembre 2008

Résultats du premier tour de l’élection du premier secrétaire national dans la fédération des Bouches-du-Rhône où la participation s’est accrue de 4% par rapport au 6 novembre dernier :

Maintien du score de Ségolène Royal en nombre de voix, légèrement au-dessus de 69%.

Score prévisible de Martine Aubry à presque 21% qui cumule les suffrages de sa motion et de celle de Bertrand Delanoë.

Benoît Hamon, quant à lui, dépasse la barre des 10%.

Rappelons que ce soir, de 17h à 22h, aura lieu le deuxième tour qui départagera Ségolène Royal et Martine Aubry.

Eugène Caselli, le premier secrétaire fédéral, est reconduit dans ses fonctions. Il annonçait dans la nuit les résultats définitifs de la fédération.

 » Après le calamiteux congrès PS de Reims, je vous demande de confirmer notre choix du 6 novembre « 

Mercredi 19 novembre 2008

Chers camarades,

A la veille d’une échéance capitale, qui va permettre aux militants et aux militantes du parti socialiste de désigner leur Premier ou leur Première secrétaire, je veux, solennellement, redire ce que j’ai déjà affirmé à plusieurs reprises.

La personne qui sera choisie aura une immense responsabilité, celle d’être à la hauteur des vastes chantiers qui attendent les socialistes, la gauche et au-delà, tous ceux et toutes celles qui souhaitent l’alternance. Cette responsabilité, ce sera celle, prioritaire, de tout mettre en œuvre pour tourner la page des divisions et de permettre le rassemblement du parti.

Ne nous leurrons pas, mes camarades. Le déroulement du congrès, les débats qui l’ont précédé et la manière dont nous nous approchons du choix de jeudi n’ont pas amélioré notre image. Le parti socialiste était inaudible. Il le reste. Vous permettrez à quelqu’un qui est attaché au parti socialiste, à quelqu’un qui sait ce qu’il lui doit, vigilant qu’il est à son avenir de ne pas vous cacher son inquiétude.

Je crois, très sincèrement, que le vote des militants, doit être l’occasion d’apporter la plus belle des réponses à ceux qui se frottent les mains en commentant nos difficultés avec gourmandise. Jeudi soir, ceux et celles qui font la force de notre parti, ceux et celles sans qui l’élu que je suis ne serait rien, pourront montrer aux Français que les socialistes ont décidé de surmonter une crise dangereuse. Dangereuse pour le parti, dangereuse pour la gauche, dangereuse pour notre démocratie.

A Reims, pour le plus grand bonheur de nos adversaires, c’est un bal des hypocrites qui s’est déroulé sous le regard gourmand des caméras. La condescendance de certains responsables nationaux, la suffisance et l’orgueil de certaines personnalités ont fait en sorte qu’il n’y ait pas de synthèse. Et une fois de plus, la guerre des « égos » a pris le dessus sur les indispensables choix politiques. Une fois de plus, certains, mauvais perdants, n’ont pas hésité à multiplier les attaques, à distiller les rumeurs, à jeter l’opprobre sur ce que nous sommes et sur ce que nous faisons.

Ici, dans les Bouches-du-Rhône,
lors de notre dernier congrès fédéral, nous nous sommes donnés les moyens de partir à la reconquête quoi qu’en disent ceux et celles qui, depuis des années, font leur miel de la division et ont provoqué la défaite par leurs comportements dérisoires. Ceux-là ont manifestement jeté le trouble.

Notre fédération a été critiquée. Alors je voudrais, une fois pour toute, dire que si nous n’avons pas gagné à Aix, c’est à cause de la dissidence de l’un de nos camarades. Une dissidence qui nous a fait perdre la ville de Marseille en 1995. Et comme par hasard, treize ans plus tard, ce sont les mêmes que l’on retrouve à la manœuvre. Ce sont les mêmes qui jouent leur carte personnelle et trahissent. Les deux ou trois personnes qui se répandent dans les médias, geignent, attaquent, sont précisément ceux qui ont provoqué la défaite en 2007. A Aix comme à Marseille dans certains arrondissements.

Ce qu’ Eugène Caselli a fait, et il a eu raison de le faire, c’est tout simplement de nous mettre en ordre de bataille, très vite, pour nous donner les moyens de gagner les prochaines échéances.

L’organisation proposée par la fédération permettra la reconquête. Si nous avons gagné des mairies, des cantons, des sénateurs, c’est bien parce que nous avons su, depuis dix ans, nous unir, nous rassembler. Et ce travail, j’en suis fier, mes camarades.

Pour revenir à Reims, il suffit de lire le compte rendu de la commission des résolutions, effectués objectivement et froidement par notre camarade Alain Bergougnioux, pour se rendre compte que plusieurs responsables avaient fait le choix de la confrontation. Je le regrette et je crois que nos concitoyens le regrettent. Lire le reste de cet article »

Jean-Noël Guérini à Auschwitz :  » transmettre pour ne pas oublier. Ne jamais oublier pour éviter, dans l’avenir, le pire. « 

Mardi 18 novembre 2008

A l’occasion de son voyage annuel à Auschwitz, accompagné par quelques dizaines de collégiens, de professeurs, de parents d’élèves, de témoins et d’élus ; Jean-Noël Guérini a tenu à leur adresser ce message :

 » Chers amis,

Nous venons ensemble de traverser une page dramatique de l’histoire de l’humanité.

Les rues, les baraquements que nous avons parcouru ont été occupés par l’horreur.

Je suis persuadé qu’à la fin de ce voyage, nous ne pourrons plus voir ce qui nous entoure véritablement comme avant.

Auschwitz, cette plaie béante du 20ème siècle comme l’a écrit le prix Nobel de la Paix Elie Wiesel, ne concerne pas uniquement le peuple juif, mais également l’ensemble du genre humain.

Avant Auschwitz, il y a eu d’autres génocides et je pense au génocide du peuple arménien, comme après Auschwitz, le monde a assisté en gardant le silence, à la volonté d’exterminer le peuple rwandais. Lire le reste de cet article »

Congrès PS de Reims :  » La parole est maintenant aux militants, je fais confiance à leur intelligence « 

Dimanche 16 novembre 2008

Chers amis,

Au sortir de cet éprouvant congrès de Reims, je constate que les motions portées par Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoit Hamon ont refusé le dialogue et la main tendue par Ségolène Royal.

Comme le veut la tradition, la motion portée en tête par les militants a tout mis en œuvre pour rassembler.

Elle s’est vu signifier une fin de non recevoir au point que les autres motions ont même refusé de faire le moindre amendement sur le texte qui leur a été présenté avec, je dois le regretter, beaucoup de mépris et de condescendance dans leur attitude.

La conséquence de tout cela est l’absence de synthèse.

Ce n’est pas une bonne chose, mais ce n’est pas non plus une tragédie, puisque la parole est maintenant aux militants.

Ils trancheront jeudi 20 novembre au soir entre deux conceptions du parti. D’un côté, la rénovation, le changement autour d’une équipe rajeunie et soudée. De l’autre, il convient de le reconnaître, des forces disparates, qui ont tendance à croire que le parti leur appartient et qui veulent que rien ne change.

Oui, mes amis, il faut être clair et dire les choses sans langue de bois.

Ce qui nous sépare n’est pas fondamental. Le débat, l’enjeu, ce n’est pas un match entre la droite et la gauche du parti. Nous sommes socialistes, nous sommes tous de gauche.

Ce qui est en cause, c’est le changement porté par une équipe, rassemblée autour de Ségolène Royal, contre le statu quo porté par des ambitions contradictoires et des leaders incapables de s’entendre.

Le vrai clivage politique se trouve là.

Les militants devront choisir pour que le parti socialiste ne donne plus l’image de divisions qui aura été celle du Congrès de Reims.

Il faut tourner la page de ces divisions qui existent depuis plusieurs années et que le congrès de Reims a fait apparaître une fois de plus.

La parole est maintenant aux militants. L’échec de ce Congrès leur donne une immense responsabilité, celle de définir la ligne du parti.

Je fais confiance à leur intelligence.

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Dans la nuit du 15 au 16 novembre, la délégation de la motion E ressort de la commission des résolutions en dressant un constat sévère de la situation non sans en appeler à la mobilisation de tous les militants pour réformer le parti socialiste.

Jean-Noël Guérini au Congrès de Reims : « Le choix est simple, modernisme ou retour à l’ancien Parti socialiste »

Samedi 15 novembre 2008

A l’issue d’une longue, très longue journée où tous les ténors du Parti socialiste ont défilé à la tribune du Congrès de Reims, dans une ambiance surchauffée et quelques-fois peu respectueuse, Jean-Noël Guérini nous livre son sentiment. Il nous explique ses positions avant d’entamer avec ses amis de la motion E, une nuit de négociation dans la commission des résolutions dont l’objet est de trouver un texte de synthèse.

Congrès PS de Reims : une arrivée animée pour Jean-Noël Guérini

Vendredi 14 novembre 2008

Jean-Noël Guérini est arrivé en milieu d’après-midi au Palais des expositions de Reims. Il était accompagné de Gérard Collomb, maire de Lyon et d’Eugène Caselli, le 1er secrétaire de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône et Président de la Communauté urbaine de Marseille.

Il se fraye difficilement un chemin dans la nuée de journalistes voulant connaître son sentiment en ce début de congrès. L’engouement de la presse, plus d’une heure et demie d’interviews non stop, témoigne du fait que Jean-Noël Guérini est incontestablement devenu un homme clef au parti socialiste, central même quant à la préparation de son avenir.

Dans cette cohue, il nous a consacré quelques minutes en exclusivité. Durant ce congrès, nous vous tiendrons régulièrement informé de l’actualité de Jean-Noël Guérini.

Crise économique : je ne me résignerai pas !

Lundi 10 novembre 2008

Chers amis,


Nous traversons des turbulences économiques. Si personne n’est d’accord sur la durée, tout le monde est en revanche unanime sur le constat : la crise financière, économique et sociale que nous traversons, est et sera terrible.

Sachez, pour autant, que les finances du Département des Bouches-du-Rhône sont saines, parce que je n’ai jamais voulu succomber aux sirènes de l’argent facile. La quasi-totalité de nos emprunts sont à taux fixe. Pourquoi ? Parce que j’ai toujours été effrayé de la virtualité, incroyablement rapide, du placement de « notre » argent. Parce qu’en gérant notre bien commun, jamais l’idée de le jouer en bourse ne m’a traversé l’esprit… Dieu merci…Nous voilà reconnu comme l’une des collectivités les mieux gérées de France.

Pour autant, notre département n’est pas épargné et chaque jour apporte malheureusement son lot de mauvaises nouvelles dans les entreprises privées. Hier, les moteurs Baudoin. Aujourd’hui, Arcelor Mittal. Et demain, qui encore ?

Sans compter toutes les PME, toutes les TPE, dont on ne parle pas toujours. Pourtant, elles pâtissent durement de l’absence de liquidités et des difficultés d’accès au crédit. Elles aussi risquent d’être asphyxiées, aujourd’hui par leur manque de trésorerie, et demain par leur incapacité actuelle à investir.

Le secteur du BTP est l’un des premiers concernés : depuis le début de l’année, la baisse des mises en chantier dans les Bouches-du-Rhône est évaluée à 25% et 35% des entreprises qui déposent le bilan appartiennent au secteur du bâtiment.

Et malheureusement, ce n’est sans doute qu’à partir du 2e trimestre 2009 que les effets du ralentissement actuel se feront pleinement sentir sur l’appareil productif. Je vous l’avoue, je n’ai pas de recette miracle face à cette tempête. Lire le reste de cet article »

Congrès fédéral du PS 13 : « Conjuguons nos différences, associons nos volontés et partons à la reconquête ! »

Samedi 8 novembre 2008

Ce matin, lors du Congrès de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, à Châteauneuf-les–Martigues, Jean-Noël Guérini a prononcé un discours cadre dans lequel il revient sur les récents résultats électoraux des militants, analyse la situation du parti avant le Congrès de Reims, dresse un bilan de l’action fédérale et dessine les perspectives souhaitables pour faire du Parti socialiste celui des victoires à venir pour la France.

Voici son discours in extenso.

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Chers amis,
Chers camarades,

C’est un réel bonheur de vous retrouver ce matin.

Mon plaisir est nourri par l’accueil que nous ont réservé nos amis de Châteauneuf et je tiens à saluer l’action de Vincent Burroni, de Lucien Merlengui, secrétaire de section et de l’ensemble des militants de Châteauneuf-les-Martigues qui ont su préparer ce congrès dans les moindres détails.

Il y a dans cette salle, à cette tribune, des militants connus et des élus auxquels je veux adresser un message fraternel.

Les citer tous serait trop long et je pourrais, c’est la loi de l’exercice, oublier l’un ou l’une d’entre eux. Pour éviter cette maladresse, je me contenterai de les remercier pour leur présence, et je les associe aux félicitations que j’adresse à chacun d’entre vous pour le travail accompli au cours de ces dernières années.

Je voudrais adresser un message particulier à Michel Vauzelle, qui vient de s’exprimer, pour lui dire : saches Michel que les liens qui nous unissent vont bien au-delà de la politique, ils tiennent de l’amitié. Saches aussi que je serai à tes côtés pour préparer les prochaines échéances régionales car pas un papier à cigarette ne nous sépare. Parce que je veux que cette région demeure à gauche, parce que je veux que son président s’appelle Michel Vauzelle !

Mes chers amis, ce congrès fédéral, deux jours après le vote des militants, une semaine avant Reims, vous en connaissez tous l’importance.

Les interventions que j’ai écouté ce matin, les interrogations qui se sont exprimées et les questions qui ont été posées le soulignent. De redoutables défis sont devant nous et il nous appartient de les relever.

Je crois, mes chers camarades, que les militants socialistes ont commencé à le faire en se mobilisant jeudi soir, pour participer à un exercice démocratique dont nous pouvons être fiers.

Que n’a t on pas entendu, au cours de ces derniers mois, sur un parti socialiste nul, un parti socialiste en état de coma dépassé, un parti socialiste ringard et inutile…

En entendant ces remarques, je réplique avec une seule question : quel est le parti qui est capable de se livrer à un tel exercice démocratique ?

Que ceux qui donnent perpétuellement des cours et des conseils commencent à balayer devant leur porte !

Je le dis, je l’affirme : je suis fier de mon parti, je suis fier de vous, militants socialistes !

Oui, ensemble, nous pouvons être fiers de la leçon de démocratie que nous avons donnée. Et si les résultats sont ce qu’ils sont dans les Bouches-du-Rhône, c’est parce qu’ils sont sur la ligne du renouveau. Oui mes amis, je suis heureux du résultat parce qu’il est le fruit du travail entrepris avec Eugène Caselli à la tête de la Fédération. Parce que rassembler était notre objectif et que nous l’avons atteint. Je peux comprendre que certains n’en reviennent pas, qu’ils nous jalousent même.

Car certains voyez-vous, dans nos rangs, n’acceptent pas que les urnes leur apportent un démenti. Alors, ils s’en vont, se drapent dans leur dignité et prennent des poses, invoquent leur indépendance d’action. Entre nous, camarades… Ils étaient déjà partis, depuis longtemps. Ils avaient déjà largué les amarres, depuis des années. Ils ont décidé de voler de leurs propres ailes. Comme si la solitude, en politique, était une vertu cardinale. Comme si la division était positive. Elle est surtout signe d’échec et d’impuissance !
Très sincèrement, ce choix m’attriste.

D’autres attitudes, en revanche, me désolent, pour ne pas dire plus. Certains, sûrs d’eux-mêmes, méprisants, ont distillé le venin de la suspicion pendant la campagne interne.
Et le jour du vote, ils ont pointé du doigt certaines fédérations, dont la nôtre, certaines sections aussi, en multipliant les provocations, les réserves, les contrôles d’huissier. Comme si, le temps d’un vote, les camarades se transformaient en ennemis !

Ces dirigeants là, peut-être, aimeraient dissoudre le parti, ce qui leur permettrait de ne plus s’interroger sur leurs propres choix et leurs propres échecs politiques.

Ce n’est pas ma conception de la démocratie. Ce n’est pas ainsi que le parti socialiste doit fonctionner entre camarades.

Ces comportements sont révolus et il est temps, grand temps, que vos choix et votre volonté soient respectées. Pour cela, nous en sommes tous convaincus, nous ne ferons pas du neuf en recyclant l’ancien. Lire le reste de cet article »