Archive pour octobre 2008

A propos du bataillon des Marins Pompiers de Marseille

Lundi 27 octobre 2008

Jean-Noël Guérini est intervenu sur France Bleu-Provence ce lundi matin, à 7 h 50. Dans le cadre de cette interview, balayant plusieurs questions d’actualité, il a répondu à une question sur les rapports du Conseil général des Bouches-du-Rhône et le Bataillon des Marins Pompiers de Marseille, à la suite d’une interpellation du maire de Marseille.

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 » Avant toute chose, je tiens à dire le respect et l’admiration que j’ai pour les soldats du feu, qu’ils soient marins pompiers ou sapeurs pompiers. Leur dévouement, leur courage, leur travail appelle bien autre chose que des polémiques stériles.

Mais une fois de plus, le maire de Marseille réclame une aide du Conseil général pour le Bataillon des Marins Pompiers et demande que lui soit reversée une part des recettes de la taxe d’assurance.

Rien, rien, absolument rien ne justifie une aide particulière du Conseil général au Bataillon des Marins Pompiers. Il faut quand même respecter la loi. Elle est claire, elle est simple et elle dément les propos du maire de Marseille.

Dans les Bouches-du-Rhône, il n’y a pas deux poids, deux mesures.
Tout d’abord, sans entrer dans une querelle de chiffres, la participation, par habitant, de la Ville de Marseille pour la lutte contre les incendies est du même ordre que celle que versent les autres communes du département.

Pour ne donner que quelques chiffres, le budget du bataillon est de 88 millions d’euros, et sont au service d’une population de 800.000 habitants. Le budget du SDIS est de 121 millions d’euros et les sapeurs sont au service de 1.045.000 habitants.

Ce qu’oublie de dire le maire de Marseille, c’est que le versement pris sur la taxe sur les conventions d’assurance, devait l’être sur la base de l’augmentation de ses recettes. Or depuis deux ans, le montant versé par l’Etat au Département est stable, voire en légère baisse, passant de 29 millions à 28,2 millions d’euros.

Comme d’habitude, le maire de Marseille mélange beaucoup de choses quand il s’agit de finances !

Il a même la mémoire sélective, car il ne dit pas que l’Etat a versé directement 10 millions d’euros de cette taxe à la Ville.

« J’invite mes amis socialistes à apprendre à se respecter »

Vendredi 24 octobre 2008

Chers amis,

La tension monte dans la famille socialiste. La préparation du Congrès de Reims, dans une vingtaine de jours, réanime de bien mauvaises pulsions. Précisément celles que nous voulions éviter en lançant notre « ligne claire » avec mes amis Gérard Collomb, Vincent Feltesse et Manuel Valls, entre autres. Nous pressentions qu’un combat de présidentiables putatifs envenimerait le nécessaire travail de réforme dont a tant besoin le Parti socialiste. Les faits nous donnent, une fois de plus, raison.

Hier soir, le journal télévisé de France 2 diffusait un reportage dans lequel un candidat au poste de premier secrétaire du parti, qui ne cache pas, par ailleurs, ses intentions présidentielles, n’avait que peu d’estime pour les militants de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. Il semblait mettre en question leur liberté, leur faculté de libre arbitre, leur sens de la démocratie. C’est triste.

Il va de soi que je ne réagirai pas aux propos qui ont été tenus pendant ce reportage, ni même à l’angle journalistique choisi, qui est pourtant largement sujet à caution et ce, dès son introduction. Le sujet était à charge, c’est entendu. Je ne me suis jamais prêté au jeu suicidaire des petites phrases entre amis, je l’ai tellement stigmatisé que j’aurais mauvaise grâce à en rajouter. Je n’en ai pas le goût, c’est ma nature.

Pour autant, ce n’est pas en confondant, avec mauvaise foi, confiance et pression, que l’on éclaire les militants sur un projet. Attention aux amalgames dangereux qui consistent à considérer les militants comme des robots ! C’est aussi injuste qu’irrespectueux voire blessant. Il y a certains réflexes parisianistes qui passent décidément très mal ici…

Alors oui, ce que la rue de Solferino n’a pas réussi à faire, avec les échecs que l’on connaît, les Bouches-du-Rhône l’ont réussit. Ici, les militants se sont reconnus dans mon combat, dans la démarche et la méthode que je leur proposais. Ils me l’ont prouvé au fil des nombreux combats électoraux que nous avons menés ensemble. C’est un honneur pour moi que de les avoir amené à la victoire et de préparer, toujours ensemble, les futures échéances dès aujourd’hui.

J’invite mes amis socialistes à apprendre à se respecter. Sans quoi rien de sain, rien de grand ne pourra s’entreprendre.

Irradiante Sœur Emmanuelle

Mercredi 22 octobre 2008

soeur-emmanuelle.jpgChers amis,

Aujourd’hui sœur Emmanuelle a rejoint sa dernière demeure. L’occasion de relire et se remémorer l’exemple que fut sa vie pour tous les gens de bonne volonté. Il y avait en effet quelque-chose d’irradiant chez sœur Emmanuelle. Une source d’énergie inépuisable, un mouvement permanent d’amour de l’autre, d’où qu’il vienne, quelle que soit sa culture ou sa religion.

De cette voix perchée très haut dans les aigus, elle savait mettre les points sur les « i », regardant son interlocuteur droit dans les yeux en lui demandant, avec le tutoiement qui sied aux personnes justes : « qu’as-tu fais pour l’autre aujourd’hui ? ». L’autre était souvent un chef d’Etat… Elle n’en avait cure…

Il faudra bien des lustres pour comprendre précisément le sens de cet engagement, selon moi. Et que dire de la crise financière actuelle ? Elle qui vivait dans les ordures ? Je n’ai pas voulu réagir tout de suite à son décès, me donnant le temps du deuil du frère catholique que je suis.

Je suis vraiment abattu de cette absence. Triste de perdre l’une des meilleures d’entre-nous. Certes, nous savions. Certes, nous étions préparés et aimions l’idée du centenaire de cette sainte, la semaine prochaine. Et, à la fois, je suis heureux qu’elle ait pu échapper à ce qui la terrifiait le plus, la douleur de l’agonie.

Son sommeil, comme le silence, est le meilleur argument de son action, ancrée dans la réalité. Sans mot dire, elle nous a quitté. Réveillant notre propre identité, nos plus profonds atermoiements, notre quête de sens.

Tout, dans les moindres détails étaient préparés. Elle ne supportait pas l’à peu-près. Même dans l’organisation de son absence.

Voilà une jeune fille, folle d’amour du Christ. Si ce n’est intellectuelle, du moins professeur de littérature qui végète, dans sa communauté, entre Jérusalem et Istanbul, trop libre pour se voir cloisonner. Là voilà désormais femme en quête d’absolu, qui a choisi librement de changer le monde pour le rendre meilleur dans la praxis de l’homme, et surtout dans les conséquences du système économique qu’il s’est imposé, cruel, à lui-même.

Le pire et le meilleur, bien sûr. Autant dire qu’avec ce regard-là, nous sommes tous responsables. Pas directement, c’est entendu, mais les bidonvilles existent encore… Elle ne pouvait supporter l’idée, Elle a agit. Elle invitait les occidentaux que nous sommes à en prendre conscience, elle y réussit quelques-fois.

Je me souviens de sa réaction lorsqu’elle a pris conscience des moins bien lotis au Liban, pays riche mais en guerre à l’époque. A juste propos, elle avait identifié 50 000 gamins sans scolarité, surtout musulmans, dans un pays riche en écoles, certes dévastées… Sa sauvegarde ? Les médias occidentaux, elle en a usé voire abusé. Le résultat fut fulgurant. La quasi-totalité d’entre-eux a retrouvé le chemin de l’école… En pleine guerre… Avec des cahiers vierges achetés dans les supermarchés belges ou français.

Acceptant les affres de la pauvreté, vivant au cœur de l’extrême possible, elle donne a voir ce que le cœur de l’homme offre de meilleur, l’exemple à suivre simplement. Dans son fauteuil de moribonde, là voilà intimer, encore et encore, le cri de la guerre intérieure, l’absolue vérité de notre excellence, comme un ordre moral, une nécessité vitale.

L’oxygène dans les narines, bougeant comme un cabri, elle persiflait, vitupérait, stigmatisait encore et encore l’organisation humaine. Tonitruant son Totus tuus, « tout à tous » qui raisonne plus que jamais.

L’idée n’est pas de culpabiliser, au contraire. J’entends encore ses mots affirmant, avec le ton péremptoire et incroyablement énergétique qui était le sien : « Yalla !» , « Avançons ! », « Marchons ensemble ! »

Elle était sûrement le sel de notre compréhension de l’autre, entre musulmans et chrétiens notamment, entre tous les hommes surtout. Les mots, superbes, des autorités tunisiennes, turques et égyptiennes le prouvent avec force.

Je tenais à saluer cette grande dame, autorité morale sans conteste, qui est entrée dans nos cœurs par la seule force de son exemple, de ses mots, de ses sourires et de son engagement sans faille.

L’avenir des Départements : « Ce n’est pas à coups de ciseaux que l’on réorganise plus efficacement notre vivre ensemble »

Lundi 20 octobre 2008

13.pngChers amis,

On croyait le rapport Attali enterré mais voici que certaines de ces préconisations ressurgissent. La question de la suppression des départements a été relancée récemment, lors des journées parlementaires UMP d’Antibes notamment. A cette occasion, plusieurs élus ont confirmé l’intention du chef de l’Etat de poursuivre ses réformes et notamment celles concernant la fusion des Conseil généraux avec les Régions.

Vous savez combien je suis attaché à notre territoire. Depuis plus de dix ans, je livre des combats à vos côtés et faire de l’échelon départemental une institution obsolète qui n’aurait plus sa place dans le découpage territorial, c’est renier, selon moi, des années de travail auprès de nos concitoyens. Combien de politiques volontaristes et innovantes ont été insufflées par le Conseil général comme Ordina 13 par exemple, pour lutter contre la fracture numérique ? Combien d’initiatives comme le RMI puis le RSA ont été testées et pilotées par notre administration ? Car nous sommes inscrit dans la modernité, nous connaissons plus que quiconque le terrain et les attentes des municipalités.

Loin des clivages politiques, ma volonté a toujours été guidée par l’intérêt de nos populations. Je m’interroge aujourd’hui sur la faisabilité d’un éventuel transfert de compétences entre Conseil général et Conseil régional sans perdre le caractère de proximité auquel je suis attaché. C’est encore la meilleure recette de notre succès. Nous sommes performants car nous sommes proches de la société. Le Département est d’abord et avant tout l’institution des solidarités. Qu’en serait-il de la nécessaire et juste péréquation de l’aide entre communes pauvres et riches ?

Bien sûr, les zones urbaines bénéficient d’une couverture de service publics très dense, mais qu’en est-il des zones rurales ? Cette mesure n’aura pour effet que d’accroître les inégalités déjà exacerbées en cette période de récession économique. Et c’est dans ce climat que l’on voudrait nous faire croire que la suppression des départements est guidée par une logique d’économie d’argent public. Le gouvernement fait de la peur son fonds de commerce en tentant de panser les plaies financières avec un sparadrap ! Lire le reste de cet article »

LGV : le temps des tergiversations est révolu, l’unité est notre seule chance !

Jeudi 16 octobre 2008

Chers amis,

Lundi matin devait se tenir la réunion du comité des financeurs (Codor) de la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) en région Provence – Alpes, Côte-d’Azur. Mais, pour la quatrième fois, elle a été reportée pour un « problème d’agenda des partenaires » nous fait savoir la Préfecture. Voilà donc que nous piétinons encore sur un dossier vital quant au développement de Marseille, des Bouches-du-Rhône et, plus avant, de la région Paca. Au moment où nous devrions faire montre d’une totale unité marseillaise, au-delà des clivages politiques, voilà que nous n’arrivons pas même à nous réunir. Avant que cette situation ne devienne dramatiquement pathétique, j’en appelle à la raison de tous les acteurs de cet enjeu, vital pour notre avenir, je le répète.

Pour ma part, vous le savez, j’ai toujours défendu le « tracé des métropoles », celui dit « du Sud » qui passe par Marseille, Toulon et Nice. Dès le mois de mars, je m’inquiétais publiquement du gel de ce dossier, c’est à dire de voir Marseille et son agglomération, rayées d’un trait de plume du tracé Paris-Nice et, dans un deuxième temps, de la ligne à grande vitesse Madrid-Rome.

Pourtant, en ces temps de campagne, Nicolas Sarkozy nous avait fort opportunément rassuré dans une lettre, brandie par le candidat Jean-Claude Gaudin dans l’entre-deux tour de la campagne municipale. Que disait alors le Président Sarkozy ? “Le scénario de référence est celui de ‘la ligne des grandes métropoles’. Au-delà des questions techniques qui pourront se poser, ce tracé a ma préférence parce qu’il serait impensable que l’arc latin appelé à relier Madrid à Rome laisse Marseille à l’écart. Ce serait sans doute une faute au regard de l’histoire et du rôle que la France veut jouer dans l’avenir de la Méditerranée.” On ne pouvait être plus clair.

La polémique autour du tracé de cette LGV semblait alors derrière nous et le consensus marseillais, acquis. Vint ensuite le temps des tergiversations, peu compréhensibles, du maire de Marseille qui déclarait dans un communiqué, en juin dernier, qu’un tracé de la LGV par Aix-en-Provence « serait le choix du réalisme, de la rapidité » qui répondrait aussi « au cahier des charges de la desserte de la métropole marseillaise » si la gare de l’Arbois était rebaptisée « Aix-Marseille-Provence ». Il réitérait cette position lors du Conseil municipal du 30 juin, se calant ainsi sur les positions favorables de M. Michel Sappin, préfet de région, au tracé dit « de Côte d’Azur » évitant Marseille. Lire le reste de cet article »

Discours d’Allauch : « dans une situation de grave crise, les socialistes doivent privilégier l’unité, le rassemblement et l’intelligence »

Mardi 14 octobre 2008

Hier soir, à Allauch, devant plus d’un millier de socialistes des Bouches-du-Rhône enthousiastes, Jean-Noël Guérini a prononcé un discours cadre sur l’avenir de la France et du Parti socialiste en vue du prochain congrès de Reims.

Vincent PEILLON, Delphine BATHO, Aurélie FILIPETTI, François REBSAMEN, Manuel VALLS ont pu aussi expliquer aux militants pourquoi ils avaient choisi la motion E : « L’espoir à gauche. Fier(e)s d’être socialistes. »

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 » Chers amis,

C’est un plaisir pour moi de vous retrouver ce soir, dans une ville où résonnent toujours les moments forts de notre histoire collective. Votre mobilisation prouve que chacun mesure l’importance de ce rendez-vous et je constate, qu’une fois de plus, Roland Povinelli et ses équipes ont bien fait les choses. Je vous demande de saluer le maire d’Allauch, nouveau sénateur des Bouches du Rhône, avec Samia Ghali et Serge Andréoni.

Un mois nous sépare du congrès de Reims et comme moi, comme vous, Delphine Batho, Aurélie Filipetti, Manuel Valls, Vincent Peillon, et François Rebsamen ont conscience que rarement les défis qu’il nous impose n’ont été aussi difficiles à relever.
Question de leadership, question des alliances, question de la ligne politique : autant de sujets qu’il est impératif d’aborder avec courage, avec force et avec détermination.

Nous devons le faire dans un contexte d’inquiétude nourri par une crise d’une extrême gravité. Elle ne sera pas sans effets sur l’emploi et le pouvoir d’achat et elle nous oblige à faire preuve de dignité, de responsabilité et d’imagination.

Solennellement, j’affirme que dans cette situation, les socialistes, je dis bien tous les socialistes, doivent privilégier l’unité, le rassemblement et l’intelligence.

Cette réunion, qui rassemble les partisans d’une ligne claire pour le parti socialiste, les militants et militantes qui affirment qu’aujourd’hui, l’espoir est à gauche, des militants et militantes qui sont fiers d’être socialistes.

La volonté et l’ambition qui nous animent ont pour seul objectif de réussir le rassemblement autour d’une nouvelle équipe qui travaillera d’arrache-pied pour forger le projet qui permettra l’alternance dans notre pays.

Il est temps, grand temps, de tourner la page des guerres inutiles, bien dérisoires face à l’angoisse de nos concitoyens.

Avant la crise, le combat des chefs m’exaspérait. Pendant la crise, j’avoue que par moment, la préparation du congrès m’inquiète, parce que le débat que nous avons engagé semble être à des années lumière des préoccupations des Français.

Comme vous, comme de nombreux militants, comme bon nombre de nos concitoyens, je sens l’immense décalage entre la réalité et ce que nous déclarons. Pourtant, ce fossé ne tient pas à ce que nous affirmons, à ce que nous proposons, à ce que nous imaginons.

Depuis cinq ans, nous n’avons pas cessé de mettre en garde les partisans du néo–libéralisme, creuset d’une politique cynique. Depuis un an et demi, nous avons tiré la sonnette d’alarme sur les choix du gouvernement, fondés sur l’évangile des apôtres de la dérégulation. Depuis plus longtemps encore, nous appelons à la défense des services publics, et à la présence régulatrice d’un état fort, d’un état protecteur.

Mais ces discours, ces idées, ces propositions, nous n’avons pas su les faire partager parce que nous avons été, collectivement, aveuglés par les ambitions personnelles.

Orphelins de projet, nous nous sommes abandonnés au petit jeu des phrases assassines et des querelles de personne, et la réalité, qui se venge toujours, nous présente l’addition !
A l’évidence, nous ne sommes pas prêts. Il n’y a pas que les médias qui nous le disent. Les sondages, dont il faut se méfier, bien sûr, soulignent notre absence de crédibilité. Ils nous disent que nous ne ferions pas mieux que le Président de la République et nous rappellent qu’il nous faut travailler, travailler, travailler, encore et toujours, ce que nous n’avons pas fait au cours de ces dernières années.

Pourtant, l’heure n’est pas aux regrets, bien au contraire. L’heure est à la lucidité, au courage et à l’audace.

La crise que nous redoutions, une crise aggravée un gouvernement imprévoyant, la crise d’un système dur et injuste avec les plus fragiles est là. A nous d’y apporter les réponses et à nous de faire entendre notre voix ! Lire le reste de cet article »

Réunion de la motion E, « L’espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes », lundi 13 octobre à Allauch

Vendredi 10 octobre 2008

Chers amis,

J’invite les militants socialistes des Bouches-du-Rhône à assister à la réunion de la motion E, « L’espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes », autour d’Eugène Caselli (mandataire) et de moi-même.

Lundi 13 octobre à 19h00 à Allauch
Complexe sportif Jacques Gaillard
Quartier de Pié d’Autry

Nous recevrons, à cette occasion : Vincent PEILLON, Delphine BATHO, Julien DRAY, Aurélie FILIPETTI, François REBSAMEN, Manuel VALLS.

Venez nombreux pour soutenir le choix du changement lors du prochain congrès de Reims.

Marseille-Provence capitale européenne de la culture en 2013 : l’unité comme clef du succès

Lundi 6 octobre 2008

http://www.jn-guerini.fr/wp-content/uploads/2008/09/carre-sticker-culture.JPGCe matin, lors du Conseil municipal, j’ai tenu à revenir sur la candidature de Marseille-Provence, finalement retenue par le jury international pour devenir capitale européenne de la culture en 2013.

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette décision qui reconnaît, au fond, le rôle d’interface que doit jouer le territoire de la métropole marseillaise entre l’ensemble méditerranéen et l’Europe.

En effet, choisir la candidature de Marseille-Provence avec la forte identité méditerranéenne de son programme, c’était vouloir que l’accent soit mis sur le dialogue entre les civilisations, sur les échanges qui doivent s’intensifier entre les différentes rives de la Méditerranée, conditions indispensables pour parvenir à bâtir dans cette partie du monde si souvent troublée, un avenir durable de paix et de prospérité.

Le choix de Marseille-Provence, c’était aussi une belle reconnaissance pour toutes les collectivités publiques, pour tous les acteurs de la société civile, pour le monde associatif, le monde économique, le monde universitaire, le monde de la culture, qui de Toulon à Arles, de Marseille à Aix-en-Provence, portent depuis des décennies la cause méditerranéenne avec un militantisme méritoire.

Nous pouvons leur dédier cette victoire qui est d’abord celle de tous ces gens de bonne volonté, qui n’ont jamais mis leur conviction dans leur poche, et qui ont entretenu souvent avec beaucoup de passion, cette idée d’une Méditerranée unie et réconciliée avec elle-même, il faut les saluer.

Mais la victoire de cette candidature qui nous place face à d’importantes responsabilités, elle a été rendue possible grâce à l’intelligence et à la finesse d’esprit de Bernard LATARJET. Il a su, avec un talent exceptionnel, ramener à la surface, cette problématique méditerranéenne si présente dans le territoire de la candidature. Il a su rendre lisible les aspirations de tous, il a su dialoguer avec les acteurs culturels, agréger les énergies, respecter et comprendre le travail accompli par les nombreuses structures et institutions culturelles du territoire de la candidature, pour bâtir ce programme d’actions. Il a su mettre en évidence les enjeux économiques, artistiques ou symboliques, je souhaite qu’il en soit pour cela publiquement félicité.

Mais surtout, et je voudrai insister sur ce point, cette victoire nous la devons à l’unité qui s’est créée autour de ce projet. Les villes, les communautés de communes, le Département, la Région, tous associés dès les prémices de ce projet ont su parler d’une même voix, ont su se mobiliser et montrer leur volonté commune de faire réussir ce projet dont nous avons tant besoin. Tous, réunis dans le même désir de faire réussir cette candidature, voilà comment et pourquoi nous avons réussi à l’emporter.

Ce n’était pas chose facile, ce n’était pas gagné d’avance, mais je voudrai déjà tirer de cette démarche la leçon que rassemblés, nous pouvons faire face au plus grand des enjeux. C’est une leçon pour l’avenir.

Enfin, sachez que le Conseil Général des Bouches-du-Rhône jouera pleinement son rôle pour que ce projet réussisse et qu’il soit pour ce territoire, un élément saillant de son développement.

Lettre de Jean-Noël Guérini aux grands électeurs des Bouches-du-Rhône

Lundi 6 octobre 2008

Madame, Monsieur,

Dimanche 21 septembre, vous vous êtes prononcés massivement pour la liste « Faire gagner les Bouches-du-Rhône » avec Jean-Noël Guérini.

Je tiens à vous remercier de la confiance que vous nous avez accordée. Elle a permis d’élire cinq sénateurs sur les huit de la liste que j’avais l’honneur et le plaisir de conduire. L’écart de 504 voix avec la liste de mon principal concurrent témoigne de notre volonté partagée de faire gagner les Bouches-du-Rhône.

Votre choix conforte ma détermination à travailler ensemble, au-delà des querelles et des clivages politiques, dans le respect de nos différences, sur un socle de valeurs communes.

Au cours de cette campagne passionnante, j’ai pris beaucoup de plaisir à vous rencontrer, à aller dans chaque commune, comme je le fais en qualité de Président du Conseil général depuis 10 ans.

Ces rencontres alimentent ma réflexion. Elles me permettent de mesurer et de partager vos problèmes concrets, vos préoccupations quotidiennes et votre vision sur le devenir de nos territoires et de leurs populations. Elles renforcent durablement les liens qui nous unissent.

Sachez que durant ce mandat qui commence, fidèle à mes engagements, je resterai l’ardent défendeur des intérêts des Bouches-du-Rhône au Palais du Luxembourg.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

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