A propos du bataillon des Marins Pompiers de Marseille
Lundi 27 octobre 2008Jean-Noël Guérini est intervenu sur France Bleu-Provence ce lundi matin, à 7 h 50. Dans le cadre de cette interview, balayant plusieurs questions d’actualité, il a répondu à une question sur les rapports du Conseil général des Bouches-du-Rhône et le Bataillon des Marins Pompiers de Marseille, à la suite d’une interpellation du maire de Marseille.
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» Avant toute chose, je tiens à dire le respect et l’admiration que j’ai pour les soldats du feu, qu’ils soient marins pompiers ou sapeurs pompiers. Leur dévouement, leur courage, leur travail appelle bien autre chose que des polémiques stériles.
Mais une fois de plus, le maire de Marseille réclame une aide du Conseil général pour le Bataillon des Marins Pompiers et demande que lui soit reversée une part des recettes de la taxe d’assurance.
Rien, rien, absolument rien ne justifie une aide particulière du Conseil général au Bataillon des Marins Pompiers. Il faut quand même respecter la loi. Elle est claire, elle est simple et elle dément les propos du maire de Marseille.
Dans les Bouches-du-Rhône, il n’y a pas deux poids, deux mesures.
Tout d’abord, sans entrer dans une querelle de chiffres, la participation, par habitant, de la Ville de Marseille pour la lutte contre les incendies est du même ordre que celle que versent les autres communes du département.
Pour ne donner que quelques chiffres, le budget du bataillon est de 88 millions d’euros, et sont au service d’une population de 800.000 habitants. Le budget du SDIS est de 121 millions d’euros et les sapeurs sont au service de 1.045.000 habitants.
Ce qu’oublie de dire le maire de Marseille, c’est que le versement pris sur la taxe sur les conventions d’assurance, devait l’être sur la base de l’augmentation de ses recettes. Or depuis deux ans, le montant versé par l’Etat au Département est stable, voire en légère baisse, passant de 29 millions à 28,2 millions d’euros.
Comme d’habitude, le maire de Marseille mélange beaucoup de choses quand il s’agit de finances !
Il a même la mémoire sélective, car il ne dit pas que l’Etat a versé directement 10 millions d’euros de cette taxe à la Ville.





