A propos du revenu de solidarité activé
Vendredi 29 août 2008Il n’est pas question pour moi de faire la fine bouche sur l’intérêt du Revenu de Solidarité Active.
A plusieurs reprises, j’ai plaidé pour l’expérimentation de cette mesure car le R.S.A. me paraît être une forme d’incitation à la reprise d’emploi qu’on ne peut écarter si l’on a le souci de l’efficacité.
Le Président de la république a donc arbitré en faveur de Martin Hirsch et c’est une bonne chose. Toutefois, je tiens à ajouter que je suis conscient des limites de ce nouvel outil qui n’est pas, loin s’en faut, la panacée et nous sommes loin de l’avancée représentée par le RMI en 1988…
Dans le tintamarre médiatique qui fait désormais office d’information, on nous a certes parlé du Revenu de Solidarité Active, mais on s’est aussitôt empressé d’embrayer sur les embarras de la gauche face à une décision qu’elle aurait pu prendre et l’urticaire de la droite face à la mise en place d’un nouvel impôt.
Paroles, paroles, comme d’habitude, serais je tenté d’écrire. Le R.S.A. n’est pas de droite, ni de gauche.
Il est juste, légitime ou il ne l’est pas. C’est à l’aune de l’efficacité que l’on doit juger les choix en matière d’emploi, d’insertion et de lutte contre les exclusions.
Mais si l’on veut être pertinent, il faut tout de même pousser un peu plus loin l’analyse et essayer de voir dans quel cadre politique s’inscrit le choix du locataire de l’Elysée. Et en la matière, il y a loin de la coupe aux lèvres. Lire le reste de cet article »



