Archive pour juillet 2008

Congrès PS de Reims : Pierre Moscovici rejoint le rassemblement proposé par « La ligne claire »

Mardi 15 juillet 2008

Chers amis,

Il y a quatre jours à peine, j’ai lancé ici même, un appel au rassemblement comportant 15 priorités dans le cadre de la préparation du Congrès PS de Reims.

Cet appel cosigné par Manuel Valls, Gérard Collomb, Vincent Feltesse, Jean-Yves Le Drian et Jean Germain, a été entendu.

Pierre Moscovici a décidé de nous rejoindre, et je m’en félicite.

Cette décision est, sans nul doute, un premier pas salutaire sur le chemin d’une motion de rassemblement à vocation majoritaire.

Le Parti socialiste aura besoin de tous les talents pour redevenir le mouvement de la réforme en évitant le combat, prématuré, des ambitions présidentielles qui lui nuit tant.

C’est au prix de cette réforme de la pensée, de l’innovation, de l’entreprise, de l’écologie et de la culture pour tous que nous pourrons, enfin, le revivifier, le rendre plus ouvert et attractif, crédible dans ses propositions, l’entendre aussi dans son opposition à un pouvoir toujours plus dangereusement auto-centré.

Sur ce chemin, sereinement mais sûrement, vous me retrouverez toujours.

Congrès PS de Reims : les priorités pour un rassemblement majoritaire

Vendredi 11 juillet 2008

congres-clarification.pngCette liste de conditions constitue les priorités de la contribution « la ligne claire » dans le cadre de la préparation du Congrès de Reims.

Ces points ont pour objectif d’être le socle d’une motion de rassemblement à vocation majoritaire.

C’est forts de notre expérience du pouvoir qu’il nous faut désormais «penser le monde en mouvement» si nous voulons reprendre le leadership dans le débat des idées. Lui seul nous permettra de gagner les batailles politiques futures.

Nous voulons que le Parti socialiste redevienne le parti de la pensée, de l’innovation, de l’entreprise, de l’écologie et de la culture pour tous.

C’est de cette manière que nous retrouverons le meilleur de la tradition du socialisme : celui d’un socialisme clairement réformiste.

Il nous faut pour cela redonner un sens au beau mot de « réforme ».

Nous vous proposons qu’une majorité se dégage dans le Parti socialiste autour de quinze orientations.

1/ Défendre les libertés individuelles dans une société qui favorise les autonomies, mais en luttant pour l’égalité des chances et des droits car la liberté de quelques-uns ne peut limiter les chances de tous. L’égalité réelle femme / homme doit être un de nos objectifs prioritaires.

2/ Favoriser la créativité que permet l’économie de marché, mais en veillant à l’établissement de règles équitables dans le partage des profits entre travail, investissement et actionnaires. Renforcer la place des Etats et des services publics en France et en Europe pour le développement des biens publics (éducation, santé, sécurité, culture, nature).

3/ Réformer profondément l’Etat – Providence et les services publics pour y intégrer l’autonomie croissante des individus et la diversité des trajets; se mobiliser et se battre contre les nouvelles inégalités, sociales, générationnelles et territoriales sans jamais sacrifier les droits des minorités.

4/ Comprendre l’urgence écologique face aux défis du réchauffement climatique, de la crise énergétique et des mutations urbaines. Et chercher les opportunités de développement inscrites dans le développement durable.

5/ Affronter la mondialisation en maîtrisant la dérive financière de l’économie internationale grâce à de nouvelles régulations des échanges et des mouvements de capitaux. Assumer les responsabilités historiques de l’Europe vis-à-vis de l’Afrique.

6/ Soutenir la recherche et l’innovation et une stratégie économique offensive en affirmant le caractère essentiel des entreprises, y compris industrielles, pour l’avenir de notre pays.

7/ Construire le modèle social d’une société du travail et du plein emploi apte à accompagner chacun tout au long de sa vie, y compris dans les changements d’emploi et de métiers.

8/ Reconnaître la richesse des diversités locales. Pour cela, il faut franchir une nouvelle étape pour une véritable décentralisation, en simplifiant le « mille feuilles » institutionnel grâce, notamment, à une autonomie fiscale retrouvée et la clarification des compétences et un assainissement des compétences entre Etat et collectivités locales.

Les collectivités constituent l’outil premier d’investissement public. Ces évolutions permettront de dynamiser l’économie française, assureront un aménagement cohérent, équilibré et stratégique des territoires. Ce sont là les conditions d’un triptyque gagnant : Territoires locaux, Nations, Europe.

9/ Redonner du sens et un contenu politique concret et compréhensible à l’Europe en développant des politiques qui lui permettront de reprendre l’offensive dans le domaine économique pour préserver un modèle social de haut niveau. Cela passe par un soutien clair à la ratification du traité de Lisbonne. Relancer le parti socialiste européen pour en faire un acteur majeur de la vie de tous les Etats et de l’Union.

10/ Le congrès de Reims n’a pas pour objet de désigner un premier secrétaire qui serait le futur présidentiable. A l’heure actuelle, nul ne peut revendiquer ce statut.

11/ Renforcer les structures locales du PS sur une base régionale. Si les fédérations gardent leur importance, elles doivent êtres réunies dans des comités régionaux, dotés de véritables et nouvelles compétences.

12/ Mettre en place une direction nationale resserrée autour d’un premier secrétaire qui devra animer notre réflexion programmatique et notre travail d’opposition.

13/ Développer un parti de masse renouvelé par des propositions simples et pratiques :
- Généralisation de la carte à 20 euros pour ouvrir le PS au plus grand nombre.
- Organisation de conventions thématiques (regroupant militants, sympathisants, intellectuels et forces vives) correspondant à chaque délégation du secrétariat national.
- Préparation d’un programme de travail d’élaboration du projet du PS.

14/ Organiser une primaire de masse en prenant en compte les effets du quinquennat pour désigner le candidat de la gauche, les électeurs devant être inscrits sur les listes électorales.

De même, pour les scrutins locaux, sur la base des listes électorales, les sympathisants déclarés choisiront leur candidat aux élections uninominales, ainsi que les têtes de liste aux municipales ou régionales.

15/ Engager des négociations avec tous les partis de gouvernement qui souhaitent former une coalition électorale autour d’une plate-forme programmatique pour représenter une alternative à l’UMP.

La ligne claire
Gérard Collomb – Jean Yves Le Drian – Vincent Feltesse – Jean Noël Guerini – Jean Germain – Manuel Valls.

Avec Ingrid Betancourt, ne pas rompre le combat incessant pour la liberté

Vendredi 4 juillet 2008

m58_0025-b.JPGChers amis,

Ingrid Betancourt est enfin libre. Son calvaire, celui de ses enfants, de sa famille, de ses proches est terminé au terme de 2401 jours de captivité.

Je veux, simplement et chaleureusement, redire ici l’émotion et le bonheur que j’ai ressenti quand j’ai découvert les premières images, mercredi soir, des images qui nous la montraient en bonne santé, effectuant ses premiers pas de femme libre au terme d’une opération militaire menée par l’armée colombienne.

Ingrid n’était pas la seule otage de la guérilla des F.A.R.C. Elle n’était pas la seule victime d’un pays écrasé par les trafiquants de drogue. Elle n’a pas été la seule à être libérée jeudi. Il reste encore beaucoup d’otages anonymes, parfois oubliés….

Mais Ingrid était devenue un symbole. Un symbole de liberté, de courage, de résistance à l’oppression pour tous ceux qui n’acceptent pas l’injustice, le racket et la terreur de guérilleros devenus narco-trafiquants.

Je suis heureux d’avoir, ce matin, procéder au démontage de cette image qui est installée dans l’Hôtel du département depuis le mois de septembre 2003. Ingrid sera très certainement des nôtres dans quelques semaines, mais je ne voulais pas attendre sa visite pour procéder à ce geste important.

Cinq années durant, les milliers de visiteurs qui circulent dans cet atrium, l’ensemble des agents du Conseil général, ont participé, à leur manière, avec nous, avec vous, à cette chaîne de l’espoir.

L’opération qui a favorisé la libération des quinze otages, est une double leçon.
La première, est terriblement importante dans notre société où nos valeurs et nos certitudes vacillent souvent : l’engagement, la volonté et le courage ne sont jamais inutiles.

La seconde est tout aussi importante, mais ô combien évidente : il ne faut jamais chercher à pactiser avec les ennemis de la liberté et les adversaires de la démocratie.

Ces deux leçons, ces deux certitudes, je l’avoue, sont les axes sur lesquels je fonde mon action et mes engagements.

Alors, permettez-moi de le redire : le goût de la liberté, cette liberté que doivent aussi recouvrer celles et ceux qui restent prisonniers est le plus beau message l’on peut adresser à ceux qui se laissent parfois tenter par le découragement.

Avec le Club de la Presse, qui a été un des fers de lance de la mobilisation en faveur d’Ingrid et avec qui nous nous étions aussi mobilisés pour Florence Aubenas, avec les comités locaux que nous avons reçus à de nombreuses reprises dans ces murs, avec Astrid Betancourt qui a été à l’honneur de la journée de la femme en 2005, saluons le retour parmi nous d’une combattante.

La Colombie est à reconstruire et je suis certain qu’Ingrid entend, très vite, jouer pleinement le rôle que de faux révolutionnaires l’ont empêché de jouer.

Et continuons, ensemble, à nous mobiliser pour les idéaux que porte cette femme courageuse.

Nous avons gagné une bataille, mais la mobilisation doit continuer.

En Colombie, au Proche-Orient, en Afrique, aux marges de la Russie et dans certains des anciens pays du bloc communiste, notre vigilance ne doit pas être prise en défaut.

Sachez, mes amis, que je serai toujours aux avants postes pour ce combat incessant, exigeant, mais ô combien passionnant et toujours nécessaire.

Le combat pour la liberté et les droits de l’homme.

Consultez la vidéo de l’événement

Ingrid libre, enfin !

Mercredi 2 juillet 2008

Chers amis,

Je suis très heureux d’apprendre, ce soir, la libération d’Ingrid Betancourt. J’ai appris la nouvelle il y a quelques minutes et je voulais, dès maintenant, vous faire partager mes pensées pour sa famille, son compagnon, sa sœur, ses enfants et tous ceux que j’avais eu l’occasion de recevoir au Conseil général.

J’espère de tout cœur que sa santé n’est pas trop altérée par ses longues années de détention et qu’elle trouvera la force de vivre à nouveau, libre, entourée de ses proches, retrouvant les réflexes qui nous paraissent si naturels.

Nous allons enfin pouvoir enlever cet immense portrait d’elle dans le hall de l’Hôtel du Département qui nous rappelait quotidiennement la douleur de sa condition.

Ce soir je pense aussi à la liberté, valeur sans prix, valeur précaire aussi.

Je reviendrai plus longuement demain sur cette heureuse libération, lorsque nous aurons plus d’éléments d’information.

Suivons « La ligne claire »

Mardi 1 juillet 2008

congres-clarification.jpgChers amis,

Je vous invite à lire et signer en ligne la contribution : « La ligne claire« .

Ce texte,  soutenu par des centaines de militants et d’élus de terrain, a pour objectif de clarifier le prochain congrès du Parti socialiste à Reims qui nous semble bien mal engagé.

Je compte sur vous.