Congrès PS de Reims : « Nous ne sommes les sous-marins de personne ! »
Par JNG, à 17:49
Economie, Général, Logement, Municipales, sécurité, Social
Chers amis,
La plupart d’entre vous savent que nous avons décidé, avec quelques camarades, de rédiger et déposer, ensemble, une contribution générale dans le cadre de la préparation du congrès de Reims : « La ligne claire« .
C’est un projet qui est né d’un constat et d’une inquiétude que je partage avec Gérard Collomb, maire de Lyon et Vincent Feltesse, Président de la Communauté urbaine de Bordeaux.
Mais avant d’évoquer le contexte dans lequel s’inscrit notre démarche, je précise que de nombreux élus et de nombreux militants se sont retrouvés dans notre initiative, notamment en Bretagne, dans le Var, les Hautes-Alpes, le Rhône, la Gironde, les Bouches-du-Rhône… Manuel Valls, Michel Vauzelle, Robert Alfonsi, Jean Germain par exemple nous ont rejoints, mais la liste de celles et ceux avec qui nous sommes en contact et avec qui nous travaillons serait trop longue à dresser ici.
Aucun d’entre-nous n’est candidat au poste de premier secrétaire du parti, ni même candidat putatif à celui de président de la République, ce qui nous donne une liberté de parole et d’initiatives sans égale. C’est dans cet esprit que j’ai rencontré ces derniers jours les prétendants « présidentiables » au poste de premier secrétaire du PS, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal entres autres, avec qui j’ai eu des explications très franches et directes, comme il convient entres amis, pour leur indiquer quel était le sens, l’objet et le projet de notre « Ligne claire« .
Si nous nous sommes retrouvés en effet, avec Gérard et Vincent et tous ceux qui nous ont rejoints, c’est bien parce que nous considérons que le parti socialiste est en danger, que les militants ont été transformé en électeurs. Inutile de dresser une fois de plus le sombre tableau qui encombre, chaque jour, les journaux.
Les récents épisodes électoraux ont confirmé un paradoxe, les succès locaux au lendemain de défaites nationales. Trois présidentielles et deux législatives perdues, c’est trop ! Je regrette, et le mot est faible, ce décalage qui s’approfondit entre le local et le national et sur l’incapacité chronique du parti socialiste à être crédible et audible dans le débat politique, alors que nous gérons une majorité de communes, de départements et de régions. Il est temps de mettre un terme à cette contradiction, en forgeant un vrai projet d’alternance.
Ce que nous voulons, ce que nous exigeons, c’est que notre parti se fixe un nouveau cap, et soit enfin capable de comprendre et de dire les immenses changements qui affectent notre société : travail, 35 heures, retraites, immigration, sécurité, logement, exclusion…
Je l’ai dit à de nombreuses reprises au cours de ces derniers mois et je le réaffirme ici-même. Il n’est pas question pour nous de nous affilier à une quelconque écurie présidentielle. Ce n’est certainement pas, à mon sens, en choisissant, aujourd’hui, un hypothétique champion pour 2012, que nous règlerons nos problèmes.
L’heure est venue de construire une majorité d’idées, centrées sur nos valeurs de solidarité, de justice sociale, en montrant que nous sommes capables de comprendre les mutations du monde. Ces changements nous imposent de nouvelles stratégies, de nouveaux partenaires et le changement que nous appelons de nos vœux doit être à la hauteur de ces changements qui bousculent notre société. C’est pour cela qu’il n’y a pas de sujet tabou !
Notre démarche n’exclut personne sauf, peut-être, ceux qui ne cherchent qu’un intérêt personnel. Mais en même temps, permettez moi d’ajouter que nous ne sommes les sous-marins de personne. Et nous ne sommes certainement pas les sergents recruteurs masqués de François Hollande, marionnettiste en bout de course, qui cherche une fois de plus à faire croire que tout change pour que rien ne change. Le sens de l’humour ne suffit plus… Et ce n’est pas au terme de son mandat qu’il aurait dû poser les dix questions pour relancer la gauche! Je le lui ai d’ailleurs dit récemment.
En revanche, ce que nous attendons du prochain secrétaire, c’est du courage, du dynamisme, du mouvement, de l’audace, du collectif parce que le temps de l’immobilisme est révolu !
Il est évident que nous sommes face à un immense défi. Mais nous n’avons pas l’intention de reculer devant l’obstacle comme le prouve la déclaration de principe qui dessine les perspectives de la contribution que nous déposerons, dans quelques semaines, pour le congrès de Reims.




thomas p. dit :
Cher Camarade,
Est ce que tu as entendu parlé de l’appel pour la consultation directe des militants socialistes sur le mandat unique?
Delanoe, Cambadelis, Guigou, Weber et 35 animateurs désirs d’avenir ont signé. Serais tu prêt à la signer et à t’engager ? C’est un vrai sujet que l’on doit aborder avec sérieux dans le cadre de ce congrès, si on veut permettre un renouvellement générationnel et une présence naturelle de la diversité dans nos instances représentatives.
Qu’en penses tu?