Archive pour juin 2008

La LGV Paris-Nice évitant Marseille : « Je ne peux cautionner une grave erreur historique ! »

Jeudi 26 juin 2008

vignette-lgv.jpgChers amis,

Ce matin, lors de la séance publique (DM1) du Conseil général, j’ai tenu à exprimer aux élus présents mon point de vue sur les récentes évolutions du dossier ferroviaire de la LGV (Ligne à Grande Vitesse) qui doit relier Paris à Nice et, plus tard, être un axe central de l’arc latin reliant Madrid à Rome en évitant, semble-t-il… Marseille !

J’avais prévenu pendant la campagne électorale des municipales ce que nous sommes en train de vivre. On brandissait alors, entre les deux tours, une lettre rassurante du Président Sarkozy. Mais voilà, j’ai sûrement eu raison trop tôt et la réalité semble prendre des formes dangereuses, selon-moi, pour Marseille.

Je respecte trop les habitants de la ville, une ville qui m’a beaucoup donné, pour accepter que le mépris des technocrates, dicté par de cyniques considérations financières, hypothèque son avenir.

Je tiens à vous faire partager ma réaction tant elle me tient à coeur (voir aussi la vidéo de mon intervention) :

« Mes chers collègues,

Après le vote de ce rapport, je tiens, solennellement, à vous faire part de mes inquiétudes quant aux déclarations qui concernent le projet de Ligne à grande vitesse Provence – Alpes – Côte-d’Azur laissant penser que le tracé des métropoles ne serait certainement pas retenu par le gouvernement. Lire le reste de cet article »

« La ligne claire » : conférence de presse du mardi 24 juin au Musée social de Paris

Mardi 24 juin 2008

ligne-claire-jng-collomb-valls.jpgMesdames et messieurs les journalistes,

Nous avons annoncé il y a plusieurs semaines notre intention de rédiger et déposer, une contribution générale dans le cadre de la préparation du congrès de Reims : « La ligne claire« .

Ce projet est né d’un constat et d’une inquiétude que je partage avec Gérard Collomb, maire de Lyon et Vincent Feltesse, Président de la Communauté urbaine de Bordeaux.

Et je suis heureux de voir que notre idée a fait son chemin, puisque nous sommes aujourd’hui rejoints par Manuel Valls, maire d’Evry et député de l’Essonne, Jean Germain, maire de Tours, Jean Besson, sénateur de la Drôme et de nombreux élus et militants.

Tout d’abord, que les choses soient très claires. Si nous nous sommes retrouvés, avec Gérard et Vincent, c’est bien parce que nous considérons que le parti socialiste est en danger : absence de ligne politique crédible, absence de discours audible, divisions, combat des chefs, querelles de personnes.

Je regrette, et le mot est faible, le décalage qui s’approfondit entre le local et le national et je m’inquiète de l’incapacité chronique du parti socialiste à être crédible et audible dans le débat politique, alors que nous gérons une majorité de communes, de départements et de régions.

Je l’ai dit à de nombreuses reprises au cours de ces derniers mois et je le réaffirme avec force cet après midi. Il n’est pas question pour nous de nous affilier à une quelconque écurie présidentielle.

L’heure est venue de construire un socle majoritaire, centrée sur nos valeurs de solidarité, de justice sociale, à l’écoute des changements du monde.

C’est pour cela qu’il n’y a pas de sujet tabou !

Notre démarche n’exclut personne.

Mais en même temps, je veux dire devant vous et devant témoins, ce que j’ai dit à de nombreuses reprises ces dernières semaines.

Pour moi, comme pour ceux qui nous rejoignent, il n’est plus question de chercher à faire croire que tout change pour que rien ne change.

Ce que je veux, c’est du courage, du dynamisme et de l’audace parce que le temps de l’immobilisme est révolu.

Il est évident que nous sommes face à un immense défi.

C’est notre ambition de le relever. Et notre contribution, qui sera déposée le 2 juillet, participera de ce mouvement.

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Lire notre page complète « La ligne claire« 

Visitez et signez la contribution sur le site dédié

Soutenez « La ligne claire » sur facebook.

« Le PS est inaudible sur les sujets qui intéressent les Français »

Mardi 24 juin 2008

liberation-logo.gifLibération du mardi 24 juin 2008

Candidat malheureux en mars à la mairie de Marseille et président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini présente aujourd’hui avec Gérard Collomb, le maire de Lyon, mais aussi Manuel Valls, maire d’Evry et député de l’Essonne, ou encore Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux, la contribution qu’il va signer dans la perspective du congrès du PS qui se tiendra en novembre à Reims. Il s’explique sur sa stratégie même s’il estime que «le congrès du PS est mal engagé».

Pourquoi avoir signé une contribution ?

Nous sommes nombreux à penser que le PS ne doit pas se focaliser sur les querelles de personnes, ni aborder la question de la candidature pour 2012. Après trois défaites présidentielles, nous devons avoir d’autres priorités. De ce point de vue, le congrès est mal engagé. Sur les sujets qui intéressent les Français, comme le logement, le pouvoir d’achat, l’éducation et j’en passe, nous sommes inaudibles. Chaque jour, dans les régions, dans les conseils généraux, dans les villes, le PS prouve qu’il peut affronter la réalité pour la changer, et démontre sa capacité à être réformiste. Mais le PS est en danger s’il se contente d’être un parti de collectivités territoriales. Il doit apporter des réponses aux Français.

Pour qui roulez-vous ?

Le temps du choix, c’est celui des motions, en septembre. Nous verrons bien ce que nous ferons, mais on ne s’interdit rien, sauf les alliances des contraires. Nous ne sommes les sous-marins de personne, et certainement pas de François Hollande, qui cherche encore, après avoir annoncé son départ, à tout contrôler et à faire croire que tout change pour que rien ne change. C’est intolérable. Notre volonté avec Gérard Collomb, Vincent Feltesse et les autres, c’est de bâtir, sur une ligne réformiste, un socle majoritaire, de redonner de la crédibilité au premier secrétaire, de redonner confiance aux militants.

En interne, vous avez soutenu en 2006 la candidature de Ségolène Royal…

Et je ne le regrette pas, car je suis un homme d’engagement. Mais plus jamais je ne serai dans une écurie. Le PS est le parti du débat permanent, mais en même temps, toutes ces chapelles l’ont tué. J’ai rencontré Ségolène Royal il y a peu, et je verrai Bertrand Delanoë vendredi, lors d’un déjeuner en tête à tête à Marseille. Je leur demande s’ils sont, oui ou non, capables, avec François Hollande, de se rassembler dans l’intérêt du PS, pour travailler ensemble. Dans ce socle, personne ne devra, même si je sais qu’il est humain d’avoir des ambitions, se positionner pour la présidentielle.

Propos recueillis par PAUL QUINIO

3 questions à… Jean-Noël Guérini sur lefigaro.fr

Lundi 23 juin 2008

Votre texte au congrès du PS recueille de plus en plus de signatures. Pour qui roulez-vous ?

Nous ne roulons pour personne. Notre initiative avec le maire de Lyon, Gérard Collomb, contrarie certains, car elle fait bouger les lignes. Mais nous sommes indépendants. Nous ne sommes les sous-marins de personne. A en juger par le nombre de prétendants au poste de premier secrétaire, nous considérons que le congrès de Reims est mal engagé. Les militants ont été transformés en électeurs et n’ont pas été respectés par les dirigeants. Ce spectacle est désolant. Au plan local, nous sommes nombreux à avoir montré un autre dynamisme et notre capacité à être réformistes.

Quel est le profil idéal du futur premier secrétaire ?

Qu’il ait du courage, de la lucidité, de l’autorité et de la sérénité. Il ne suffit pas d’avoir le sens de l’humour ! Il faut avoir le courage de faire des choix en s’appuyant sur un socle majoritaire. Il faudra qu’il mouille la chemise pour redonner la confiance détruite par de nombreux errements.

Où en sont vos relations avec Jean-Claude Gaudin ?

Il y a le temps de l’élection et le temps de la gestion. On sera dans cette période après les sénatoriales de septembre, où je conduis la liste dans le département. Il est vital pour les Marseillais de mettre en place des partenariats. Mais pour cela, il faut être deux. Le conseil général est prêt à s’engager dans cette voie sans état d’âme. Je ferai tout, aux côtés du maire, pour que Marseille devienne capitale européenne de la culture en 2013.

PROPOS RECUEILLIS PAR C. M.

Congrès PS de Reims : « Nous ne sommes les sous-marins de personne ! »

Mercredi 18 juin 2008

Chers amis,

La plupart d’entre vous savent que nous avons décidé, avec quelques camarades, de rédiger et déposer, ensemble, une contribution générale dans le cadre de la préparation du congrès de Reims : « La ligne claire« .

C’est un projet qui est né d’un constat et d’une inquiétude que je partage avec Gérard Collomb, maire de Lyon et Vincent Feltesse, Président de la Communauté urbaine de Bordeaux.

Mais avant d’évoquer le contexte dans lequel s’inscrit notre démarche, je précise que de nombreux élus et de nombreux militants se sont retrouvés dans notre initiative, notamment en Bretagne, dans le Var, les Hautes-Alpes, le Rhône, la Gironde, les Bouches-du-Rhône… Manuel Valls, Michel Vauzelle, Robert Alfonsi, Jean Germain par exemple nous ont rejoints, mais la liste de celles et ceux avec qui nous sommes en contact et avec qui nous travaillons serait trop longue à dresser ici.

Aucun d’entre-nous n’est candidat au poste de premier secrétaire du parti, ni même candidat putatif à celui de président de la République, ce qui nous donne une liberté de parole et d’initiatives sans égale. C’est dans cet esprit que j’ai rencontré ces derniers jours les prétendants « présidentiables » au poste de premier secrétaire du PS, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal entres autres, avec qui j’ai eu des explications très franches et directes, comme il convient entres amis, pour leur indiquer quel était le sens, l’objet et le projet de notre « Ligne claire« . Lire le reste de cet article »

Pour adapter durablement le PS aux mutations du monde : suivons « La ligne claire ! « 

Lundi 16 juin 2008

ligne-claire-conf-de-presse-lancement.jpg Chers amis,

Comme vous le savez, j’ai décidé, avec Gérard Collomb, le Sénateur-maire de Lyon et Vincent Feltesse, le président de la Communauté urbaine de Bordeaux, de présenter une contribution dans le cadre de la préparation du congrès de Reims.

Je l’ai dit, je le redis et le réécris, je suis lassé des querelles de personnes au niveau national et je m’inquiète de l’état de déliquescence du Parti socialiste. Je m’inquiète enfin des conditions dans lesquelles le congrès se prépare.

Aujourd’hui, nous n’avons pas à choisir un champion pour 2012, mais bien au contraire, nous devons comprendre le monde et donner des clés, adaptées et modernes, pour le transformer. C’est ce que je souhaite et c’est, je crois, ce que souhaitent les militants.

La déclaration de principe de « La ligne claire » est le fondement sur lequel doit s’élaborer la contribution.

Ici sur mon blog, sur le site Internet dédié de « La ligne claire » mais aussi sur le groupe Facebook (où vous êtes déjà plus de 430 inscrits), je vous appelle à la soutenir en la signant en ligne, à la commenter, à apporter des idées, des suggestions, des propositions. Son but n’est pas de tout dire, mais de fixer un cadre dans lequel s’inscrit notre démarche.

Alors, sur l’école, sur l’immigration, sur les retraites, sur le vieillissement et la dépendance, sur l’Europe, sur le parti, sur les institutions, plus que jamais, continuons à nous donner la parole.

Je veillerai à ce que vous la gardiez !

 

LA LIGNE CLAIRE : DECLARATION DE PRINCIPE

PENSER ET AGIR DANS UN MONDE EN MOUVEMENT

 

Ce texte est une proposition. À amender, à débattre, et surtout, à prolonger. Lire le reste de cet article »

« Eugène Caselli (MPM) et moi-même (Cg 13) travaillons en symbiose totale » (interview de Jean-Noël Guérini sur les ondes de France Bleu le jeudi 12 juin 2008)

Jeudi 12 juin 2008

Jean-Noël Guérini était l’invité du journal de France Bleu Provence, ce matin à 7h50. A cette occasion, il a rappelé son soutien à Eugène Caselli, le nouveau président de la Communauté urbaine de Marseille (MPM),  » je me félicite de son élection, Eugène a toutes les qualités nécessaires pour réussir dans ses fonctions. »

Bien au-delà de simples coups de fil, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône a tenu à insister sur la volonté politique commune pour transformer Marseille qui anime les deux hommes, « nous travaillons en symbiose totale » précise-t-il. Même et surtout si la tâche qui attend Eugène Caselli sera difficile car « La CUM n’existe que sur le papier, il faut la construire, définir ses objectifs, notamment financiers. »

Entrant dans le détail, Jean-Noël Guérini se déclare favorable au lancement d’un débat à la rentrée sur l’ouverture de Marseille Provence Métropole à d’autres communes comme il l’avait défendu pendant la campagne des élections municipales. Non sans préciser qu’il avait toujours une « vision du grand Marseille de demain » et qu’il souhaitait qu’ Eugène Caselli « qui était candidat sur mes listes, tienne les engagements que j’ai pris lors des élections municipales, comme la création d’un syndicat mixte des transports. »

Ecoutez l’interview sur le site Internet de France Bleu.