Jean-Noël Guérini en meeting partout dans Marseille : « Le changement à Marseille est entre vos mains ! »
Par JNG, à 12:21
Agenda, Economie, Environnement, Général, Marseille, Municipales, Social, Transports, Vidéos
Discours de Jean-Noël Guérini sur le Vieux Port :
«Chers amis,
Le maire U.M.P, qui manifestement, a perdu son sang froid, quand il ne se laisse pas aller à des numéros de comique troupier, même pas talentueux, refuse de respecter les règles élémentaires de la démocratie et de la République. Il nous a refusé, honteusement, l’autorisation d’organiser un meeting place aux Huiles alors que la droite a installé, au profit de ses listes, des chapiteaux sur des places publiques et des parkings! Mais rien ne nous arrêtera dans cette campagne, puisque notre force, c’est la force des Marseillaises et des Marseillais qui veulent le changement.
C’est pourquoi aujourd’hui je vais aller à nouveau à leur rencontre dans les huit secteurs de Marseille, pour leur dire qu’ils peuvent compter sur moi et sur mes équipes. A chaque rendez-vous, cet après-midi, j’aborderai l’un des thèmes phares de mon projet. Ici, au bas de la Canebière, je veux évoquer, uniquement, la semi piétonisation du Vieux- Port et les navettes maritimes.
J’ai proposé cette semi piétonisation pour permettre aux Marseillais de disposer d’une vaste place piétonne utile pour la promenade, les loisirs et le « bien vivre » en ville. Ce projet s’intègre dans mon plan pour les transports qui vise à réduire de 25% la circulation dans Marseille.
Il permettra aussi de réduire les effets négatifs de la pollution de l’air et des nuisances sonores. Il permettra, j’y veillerai personnellement, la poursuite de toutes les activités de notre Vieux-Port, au premier rang desquelles celle de nos pêcheurs.
Par ailleurs, nous ne laisserons pas disparaître le ferry-boat, qui au delà de sa grande utilité, est un des symboles de Marseille.
La création de navettes maritimes, entre L’Estaque et le Vieux Port, et le Vieux Port et la Pointe Rouge, contribuera, elle aussi, à réduire le trafic. Elle permettra à ceux qui les utiliseront de gagner du temps, de faire des économies et de bénéficier de la beauté de notre rade. »
Synthèse des thèmes et discours de clôture de Jean-Noël GUÉRINI devant l’entrée principale du Palais Longchamp – Marseille 4e – 20h00
« Chers Amis,
Je suis heureux de vous retrouver, ici, devant ce Palais Longchamp, au terme d’un marathon démocratique. Nos huit rencontres, cet après-midi, symbolisent ma volonté d’être proche des Marseillais.
Elles sont aussi un vivant témoignage de changer Marseille, pour faire gagner les habitants d’une belle ville, que nous aimons tous profondément. Car personne, je dis bien personne, n’est propriétaire de l’amour de Marseille.
Alors qu’approche le premier tour, le maire U.M.P a installé ses estrades et ses chapiteaux sur l’espace public. Dans le même temps, il nous a interdit, contrairement à toutes les règles démocratiques et républicaines, la tenue d’un meeting. Ce n’est pas notre conception de la démocratie et du débat !
Nous avons montré et nous montrerons aux Marseillais où sont le mouvement, l’imagination et l’espoir. Nous l’avons fait et nous le ferons en privilégiant la justice, la fraternité et la solidarité.
En privilégiant l’audace et le changement !
Oui, il est temps de dire à ceux qui ont fait un peu, oh si peu !, depuis treize ans, que Marseille ne peut pas attendre six ans encore ! C’est ce que j’ai pu mesurer, aujourd’hui dans les huit secteurs de Marseille. Partout le même enthousiasme, la même passion. Partout la même attente, la même volonté.
Le changement à Marseille est entre vos mains, celles de vos amis et voisins, celles de tous ceux que vous saurez mobiliser dimanche.
Depuis treize ans, l’ancien professeur d’histoire, devenu vice-président de l’U.M.P a fabriqué une vitrine où il jouait Pagnol pour le plus grand plaisir des caméras parisiennes. Avec le temps, il s’est grimé en Fernandel poussif. Si j’avais un conseil à lui donner pour son répertoire, je crois qu’il serait meilleur en fredonnant « Tout va très bien Madame la Marquise »
Mais il s’agit de l’avenir de Marseille et de ses habitants, et il mérite mieux que ces formules qui ne font plus rire personne. Il est urgent d’arrêter de prendre les marseillais pour des enfants. Il est urgent de regarder la vérité en face. La vérité d’une ville où 28% de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté. Où le chômage est supérieur de 50% à la moyenne nationale, où l’on compte 40.000 rmistes !
Il est temps de dire que l’on ne peut plus continuer à construire des logements inaccessibles pour 80% des habitants de la ville ! Oui, Marseille est encore calme malgré cette pauvreté extrême, oui les 35 000 familles qui attendent une place en logement social, les 5000 familles qui veulent une place en crèche. Il est encore temps de repenser notre développement et de lier indissolublement solidarité et production de richesse, formation des hommes et emplois. Il est temps de revenir au fondamentaux de la culture marseillaise, de cette culture d’accueil et de fraternité qui fait la force de notre ville depuis 2600 ans. Car l’histoire de notre ville montre que si chaque époque de rassemblement est grande, chaque époque de fracture mène à des crises.
Nous, nous avons compris que le développement économique et social d’une ville est une alchimie complexe. Nous avons compris que la propreté, la facilité à trouver un logement ou une place en crèche, la vitesse des déplacements, la qualité des commerces ou des loisirs, tout cela participe de ce qui permet l’attractivité d’une ville.
C’est pour cela que mon programme est d’abord un programme de proximité. C’est pour cela que j’ai fait de la propreté de la ville la priorité de ma volonté de changement, fin du fini-parti, mise au propre en six mois avec un immense effort de réorganisation et de motivation des hommes.
J’ai compris qu’aujourd’hui, c’est la plénitude de la cité qui crée l’emploi. Et ne nous trompons pas. Si Marseille gagne 4000 habitants par an, c’est grâce à un extraordinaire baby-boom local. Excellente nouvelle donc, mais qui ne doit pas être confondue avec l’attractivité de la ville. C’est un bon signe, d’amour et d’espérance. Mais une charge jusqu’ici mal comprise en matière de crèches, de tatas scolaires, de formation…
C’est pourquoi nous créerons 3 000 places de crèches, un service de garde par appel téléphonique et nous mettrons le paquet en matière de formation, y compris d’écoles de la deuxième chance et d’universités. L’enfant mis au cœur de notre projet de ville, vous l’avez compris, mais ce sont aussi tous les Marseillais qui doivent, ici et maintenant, y trouver avantage.
Par une lutte sans merci contre la pauvreté et l’exclusion et par un accueil permanent aux forces nouvelles.
Nous ne pouvons rester la grande ville de France championne du chômage. Nous ne pouvons continuer à laisser un Marseillais sur 3 vivre en dessous du seuil de pauvreté. Il en va de notre stabilité sociale, mais aussi de notre avenir de capitale européenne et méditerranéenne.
Le nombre de nos concitoyens sans emploi reste dramatiquement élevé : 12,6 % à Marseille, contre 7% à Lyon, 8% à Toulouse, 9% à Bordeaux. Le dynamisme et l’attractivité économiques ne se décrètent pas. Ils sont le fruit de la créativité et d’un environnement favorable. Cet environnement nous allons le construire ensemble.
Élément incontournable de l’économie marseillaise, le port ne trouve pas le développement que les ports des autres métropoles littorales ont connu ces dernières années. Marseille bénéficie peu de son port et celui-ci a une croissance insuffisante. Je ferai du port l’avenir de Marseille. Mais, pour que l’économie se développe, il faut aussi avoir une stratégie, une vision, un territoire.
Il n’y a place ni à des concurrences territoriales dépassées, ni à des politiques locales contradictoires pour développer le secteur de l’économie. C’est pourquoi, nous avons annoncé que nous créerons dès notre élection une structure nouvelle, sur le même modèle que le Grand Paris pour mettre en réseau et en synergie nos projets, la formation des hommes, les transports et les financements. Avec le département des Bouches-du-Rhône et la Région. C’est dans cet espace que doit se bâtir la grande métropole qui permettra le rayonnement de notre pays en Méditerranée.
Mais je n’oublie pas que l’économie d’une ville, c’est aussi le commerce, l’artisanat, les marchés, l’économie sociale et solidaire. Le maintien et la création d’activités en milieu urbain, au plus proche des habitants, sont indispensables. Et le développement du tourisme et de la culture constitue un facteur d’internationalisation des métropoles, de rayonnement et d’attractivité.
Dans ce nouveau dynamisme de Marseille, nous nous appuierons sur Euroméditerranée qui doit être recentré sur ses objectifs. Tout cela est possible et nécessaire.
Nous ne pouvons continuer à vivre dans une société où de courageuses salariées de Grand littoral se battent pour 45 centimes de plus sur leurs tickets restaurants alors que les profits de la grande distribution explosent. Nous ne pouvons accepter une vie chère, des prix alimentaires qui augmentent de 20 à 40% alors que les petites retraites et les salaires ne bougent pas. Nous ne pouvons pas accepter la violence dans les établissements scolaires et cette insécurité qui mine nos rapports sociaux !
Oui, Marseille doit redevenir un phare, un modèle d’une autre façon de travailler, de vivre et de penser ensemble. L’avenir doit être écrit pour tous, par tous et dans le respect de chacun. Chacun, où quel que soit son quartier, a droit à un avenir heureux, un avenir qui conjugue la fraternité et la solidarité.
Durant ces 6 mois de campagne, j’ai entendu l’appel des marseillaises et des marseillais. Aujourd’hui, c’est à mon tour de leur lancer un appel. Le changement qu’ils espèrent, le changement qu’ils souhaitent, il est entre leurs mains. Ensemble, faisons en sorte qu’il devienne réalité !
Pour cela, il faut se rassembler, dans la richesse de nos diversités. Ensemble, construisons, cette Marseille fraternelle, unie et solidaire, attentive à chacun de ses enfants.
Pour ma part, je mesure la lourde responsabilité qui m’incombe. Je suis prêt à servir dans le cadre du pacte de confiance inscrit dans mon projet.
Trois jours nous séparent du premier tour. Ensemble, continuons à travailler, sans relâche, pour poser dès le 9 mars les bases de la victoire de tous les Marseillaises et de tous les Marseillais. »




rava dit :
Monsieur le candidat. La prochaine fois que vous montez derrière un scooter, vérifiez que votre équipement soit homologué (ce qui au regard des images n’a pas l’air d’être le cas de votre casque), et n’oubliez pas de mettre des gants en cuir de préférence.
Un motard bénévole du puy de dôme qui se bat pour que les collégiens mettent leurs gants/attachent leur casque et qui aimerait bien que les adultes montrent l’exemple.
L dit :
Mais serrer des mains avec des gants est très malpoli.
Il s’agirait aussi de constater que le fair-play / franc jeu n’est pas l’apanage de l’actuel maire sortant UMP, et que Monsieur le Président a su tirer parti de ce refus, en s’adaptant à la situation.
Merci Monsieur Guérini de nous montrer en toute circonstance que vous saurez être le Maire de tous les Marseillais.
Car il est temps qu’une ville comme Marseille retrouve un Maire qui sache être proche, disponible, visible, avec pour seule préoccupation l’intérêt de sa population.
Fabienne LECOUT dit :
J’ai suivi le débat hier soir sur FR3 et franchement
les arguments de Karim ZERIBI ont été largement plus convaincants que ceux des autres intervenants.
Votre programme semble vraiment plus complet que celui de Gaudin qui en 13 ans n’a pas amélioré grand chose.
Plus ça va et plus je pense que la victoire est possible.
Point Virgule dit :
Nous avons l’avantage de vous donner copie d’un mail que le « modérateur » du site « totalitaire »du maire ne veut pas laisser paraître.
Pourtant, il n’y a que des vérités. Voici le texte :
Pendant la campagne totalitaire menée par les services de la mairie actuelle, nous sommes heureux de vous annoncer que, plus de 60 commerçants concernés par le tramway, n’ont pas votés pour vous et vous considèrent tels que vous nous avez considérés.
Salutations