« Assurer le juste équilibre entre prospérité économique, solidarité sociale et impulsion culturelle ».
Par Administrateur, à 12:54
Culture, Economie, Environnement, Général, Histoire, Marseille, Municipales, Social, Sports, Vidéos
Jean-Noël Guérini a rencontré les acteurs de la vie syndicale et associative. A cette occasion, il a renouvelé son engagement :
« J’entends avec mes colistiers avoir une attitude particulièrement ouverte à l’égard de tous ceux qui veulent s’inscrire dans une volonté de promouvoir notre ville et d’assurer le juste équilibre entre prospérité économique, solidarité sociale et territoriale et impulsion culturelle ».
Prononcé du discours :
« Chers amis,
Quel plaisir de vous retrouver ici, rassemblés, si nombreux, pour témoigner de votre attachement à l’engagement social, solidaire et citoyen. Vous êtes les porteurs d’un idéal formidable qui est le cœur d’un « vivre ensemble », fondé sur nos valeurs républicaines et nos principes de solidarité. En vous, je salue la « Marseille combative », souvent véritable baromètre de l’action sociale dans notre pays. Je suis particulièrement heureux de constater votre détermination, et celle de tout le mouvement social à soutenir les listes que j’ai l’honneur de conduire pour cette élection municipale.
Vous connaissez mon attachement à la vie associative, et à son dynamisme. Je l’ai toujours soutenue. Nous partageons le même objectif, celui de la proximité avec les citoyens. Je l’ai dit déjà, à plusieurs reprises. Je le redis ici devant vous :
Je veux être un maire proche de tous ses concitoyens, à l’écoute de leurs besoins quotidiens.
Je veux être un maire combatif, comme vous êtes tous, associations, syndicats, les combattants d’une justice sociale et d’une vraie et vivante citoyenneté. Je veux transformer notre ville en m’appuyant sur vous qui êtes moteurs de la transformation sociale et en apportant des réponses concrètes et de bon sens à vos besoins quotidiens.
Et elle en a besoin, notre ville, de transformation sociale !
Notre ville, Marseille, taraudée par une paupérisation avec 28% de sa population vivant au dessous du seuil de pauvreté, avec un taux de chômage plus élevé que les moyennes nationale, régionale et départementale, avec des déséquilibres insupportables entre les quartiers. Mieux que quiconque, parce que vous êtes au contact quotidien du terrain, vous connaissez les maux auxquels les Marseillaises et les Marseillais sont confrontés : manque d’équipements publics en tout genre (des stades, aux crèches en passant par les écoles…) ; saleté de la ville ; difficultés à se loger ; problèmes de transport, de circulation, de stationnement ; manque d’espaces verts ; nuisances sonores.
Combativité – la votre, la mienne, celle de toute mon équipe -, pacte social responsable, initiatives, voilà les trois piliers sur lesquels je veux m’appuyer. Ils fondent ici à Marseille une culture particulière que l’on nous envie, culture faite de tolérance, de fraternité, mais aussi d’une grande exigence à l’égard des droits fondamentaux des travailleurs et des citoyens.
J’ai voulu vous rencontrer pour vous dire ma détermination à engager avec vous, dans tous les domaines, un échange permanent fait de respect et d’engagement politique mutuel.
Je ne suis pas venu pour vous faire des promesses intenables. La responsabilité politique suppose de faire des choix. Je suis venu vous dire mon engagement à vous écouter, à soutenir tous ceux qui sont porteurs de vrais projets de développement et de cohésion, qui s’investissent pour la collectivité et le bien de tous les habitants. Je suis venu vous dire mon engagement dans une action concertée. Je suis venu vous dire mon engagement à soutenir les projets les plus innovants, « éco-citoyens », à prendre en compte votre connaissance du terrain et votre expertise, avant d’élaborer des programmes structurants.
Pour réussir et faire gagner Marseille, j’ai besoin de vous, d’un tissu associatif fort, de votre capacité d’initiative et de votre sens des responsabilités.
Marseille a une longue tradition du mouvement associatif.
C’est à Marseille qu’à la fin du XIXème siècle, s’est développé tout un mouvement associatif autour des AIL, les Amis de l’Instruction Laïque, d’un côté, autour des patronages d’un autre côté qui a maillé le territoire et constitué le fondement d’une véritable cohésion et du lien social, Gaston Defferre avait su réactiver cette dynamique qui a marqué durablement nos quartiers. Pensons à « Marseille en fête » qui favorisa, durant près de 10 ans, une animation festive et culturelle dans les quartiers les plus populaires de notre cité. Pensons à cet extraordinaire maillage d’équipements socioculturels, qui a largement favorisé le climat social de notre ville. Pensons à cette volonté farouche d’instaurer un dialogue permanent avec l’ensemble des forces vives de la cité, la création des comités d’intérêt de quartier, la mise en place de commissions extra municipales au sein desquelles les associations socio-éducatives, culturelles et sportives occupaient la moitié des sièges.
Cet effort de mise en mouvement des potentialités associatives qu’a poursuivi Robert Vigouroux, le Maire sortant, l’a mis à mal et négligé depuis treize ans ! C’est grave dans une ville comme la notre. Car, comment peut-on en 2008 conduire une politique sans consulter les relais d’opinion, et sans associer ceux qui seront les démultiplicateurs indispensables de l’action publique ?
Parmi les échecs les plus patents du maire sortant, on peut inscrire l’absence totale de dialogue avec les composantes socioculturelles. Quelqu’un peut-il dans cette salle m’indiquer une seule action notable à mettre à son crédit pour favoriser le développement des quartiers ? Quelqu’un peut-il citer une seule initiative en matière de concertation qui soit à la hauteur d’une grande métropole ? Y a-t-il un seul dirigeant syndical, hors bien entendu, les rapports obligatoires avec les syndicats municipaux, qui puisse témoigner d’un dialogue auquel la municipalité l’ait convié ? J’entends rompre avec cette logique. J’entends avec mes colistiers avoir une attitude particulièrement ouverte à l’égard de tous ceux qui veulent s’inscrire dans une volonté de promouvoir notre ville et d’assurer le juste équilibre entre prospérité économique, solidarité sociale et territoriale et impulsion culturelle.
Je veux, devant vous, affirmer plusieurs priorités.
Le mouvement associatif joue un rôle majeur dans le développement d’une économie sociale et solidaire. Celle-ci prend une place de plus en plus grande dans une société terriblement marquée par la marchandisation des choses. Je veux aider au développement de cette économie sociale. Le monde associatif représente d’abord un facteur d’intégration économique et social. Je connais les difficultés que rencontrent les associations qui emploient des salariés. Il faut les aider à trouver les équilibres financiers, pour leur permettre de remplir leur mission. Le mouvement associatif irrigue la plupart des activités. Je souhaite que, dans chaque domaine, on y accorde une attention particulière.
Le mouvement associatif, culturel ou sportif est une école de la vie. En ce sens, il est l’animateur privilégié de la vie sociale, du « vivre ensemble ». Je souhaite pouvoir aider à un développement des associations culturelles et sportives, à travers l’ouverture de salles réservés aux activités musicales ou théâtrales et l’utilisation des équipements scolaires en dehors des heures de classe, à travers l’ouverture des équipements sportifs.
Le bénévolat sur lequel vit le mouvement associatif, est une formidable école de la citoyenneté. Il faut le soutenir, parce qu’il est un des moyens de donner confiance aux jeunes, de donner une expérience ou une formation. Par ailleurs, l’entrée dans une association ou dans un syndicat, c’est souvent la possibilité de s’inscrire dans un parcours d’intégration dans une communauté citoyenne.
Dans l’année qui suivra mon arrivée aux affaires, je signerai avec le mouvement associatif une Charte des associations qui définira les relations entre le mouvement associatif et la municipalité. Je mettrai en place entre la municipalité et les associations, des conventions triennales, révisables chaque année, qui préciseront les objectifs et les engagements des uns et des autres.
Les lois de décentralisation avaient rendu obligatoire la création de CICA (Comité d’Initiative et de Consultation d’Arrondissement). La municipalité sortante les a quasiment supprimés. Je les réactiverai en redéfinissant leur composition et leur objectif. Je pense qu’il est nécessaire de réfléchir à une nouvelle manière de penser, mairie de secteur par mairie de secteur, au rôle des CICA. Comme cela existe dans beaucoup de grandes villes, je ferai étudier la possibilité de les doter d’un budget participatif.
Je connais les difficultés qu’ont connues les Centres Sociaux. Force est de constater qu’ils n’arrivent plus à gérer la multiplicité des problèmes auxquels ils doivent faire face. En revanche, je crois qu’une maison de la jeunesse en centre ville, fonctionnant en réseau avec les équipements déconcentrés dans chaque quartier, serait plus efficace.
Voici quelques pistes. Je compte sur vous pour que nous en définissions ensemble d’autres.
Les responsables syndicaux, les dirigeants associatifs, les acteurs économiques, les créateurs culturels que vous êtes seront associés au mouvement que je veux initier. Avec eux, avec vous, je veux que nous portions Marseille vers un nouveau destin. Notre ville a des potentialités qui ne demandent qu’à être exploitées, elle possède des talents qui ne demandent qu’à être révélés, des énergies qui ne demandent qu’à être catalysées.
C’est à ce très grand et très beau défi que je vous convie. »




le petit futé dit :
Bonjour »,travaux qui durent, commerce qui meurt ».Cette banderole , est restée pendant de longs mois au chapitre. Mise en plaçe par les petits commercants qui ont payé un lourd tribu a l’absence de concertation,à l’inexistance de plannification des travaux qui pendant quatre ans ont défoncé le centre ville. Comment une municipalité qui a été dans l’incapacité de gerer, de concerter et plannifier, peut-elle pretendre à demander aux electeurs un renouvellement de mandat. Je souhaite que les Marseillais et les Marseillaises SANCTIONNENT par leur vote, l’incapacité de la majorité sortante ……………..
le petit futé dit :
au sujet du developpement de l’économie, Marseille intra muros compte environ 300000 emplois dont 60% sont tenus par de toutes petites entreprises( de 1 à 5 salariés). Celles-ci ont de grosses difficultés pour trouver des locaux adaptés à leur activité, et mis sur le marché à des tarifs adaptés.Sur cette problematique l’intervention de la puissance publique est necessaire.Sur les ZFU(1et2) rien n’a été fait ce qui a fait le bonheur des proprietaires privés, et des promoteurs, a titre d’exemple, l’entreprise moyenne sur la ZFU1 est l’entreprise de 6 salariés.A quand la création d’un EPARECA permettant d’acquerir de petites surfaces , succeptible de les rehabiliter et de les remettre sur le marche à des prix corrects afin d’enrayer la speculation fonciere qui n’a pas été maitrisé pour le logement ,mais également pour ce type de produit
ecirbaf dit :
Pour un GRAND PARTI de GOUVERNANCE.
Franchement, que voulons-nous?
Que le PS ne soit plus qu’un parti contestataire, ce qu’il est depuis 2002, et incapable de reprendre le pouvoir au niveau national?
En est-on encore à nous demander qui soutient qui, qui est contre qui, à nous soucier des petites querelles fratricides qui font que la droite risque d’avoir encore de beaux jours devant elle?
La direction du PS qui fait preuve d’une « fainéantise » intellectuelle insupportable depuis 6 ans, aucun grand débat de fond depuis 2002, un programme présidentiel 2007 bâclé, constitué d’un bric-à-brac de mesurettes irréalistes…
Le PS doit redevenir un GRAND PARTI DE GOUVERNANCE – le seul capable d’infléchir le destin de notre pays et de l’Europe !
A cette fin, une pétition est en ligne depuis quelques semaines pour contraindre la direction du PS à se remettre au plus tôt au travail en vue de l’élaboration d’un vrai programme de gauche, réfléchi, construit, très ambitieux mais crédible (sur l’initiative de Pierre Larrouturou, l’auteur du désormais fameux « Livre Noir du Libéralisme ») :
http://www.nouvellegauche.fr
(ce type d’action est inscrit dans les statuts du PS)
Pierre Larrouturou et son équipe ne se contentent pas de critiquer la direction du PS, ils font 20 propositions radicalement à gauche mais réalistes car déjà testées avec succès pour la plupart en France localement ou à l’étranger.
Exemples :
- La semaine de 4 jours à la carte qui fonctionne parfaitement dans 400 entreprises depuis 1995 avec des milliers d’emplois en CDI créés – permettant à terme de rééquilibrer le rapport de force entre salariés et employeurs – concept généralisé sous une forme un peu différente aux Pays-Bas => chômage et précarité les plus bas d’Europe !
- Création d’un impôt sur les bénéfices européen, les USA ont mis en place un impôt fédéral équivalent depuis les années 40, car le dumping fiscal pratiqué par les états menaient le pays à la catastrophe – le taux d’imposition sur les bénéfices est plus faible en Europe qu’USA, un comble !
etc…
Le collectif de P. Larrouturou ne prétend pas avoir réponse à tous les problèmes et leurs propositions peuvent être certainement améliorées, encore faut-il qu’elles soient débattues!
Ses membres ne prétendent pas non plus être les seuls à gauche à avoir des idées novatrices.
Alors AGISSONS !
http//www.nouvellegauche.fr
PS : Je précise que je n’ai personnellement aucun lien particulier avec l’équipe de M. Larrouturou ni avec l’éditeur de son livre, je suis juste un citoyen qui tente par tous les moyens d’apporter sa petite pierre à l’édifice d’un renouveau de notre société française et européenne.
le petit futé dit :
BONSOIR,oui bien sur nous ne vivons pas dans un monde parfait ,et tout est perfectible.
Cependant lorsque se presentent des écheances telles que les elections municipales de la deuxieme ville de france,qui vont avoir selon le résultat un impact sur un perimetre beaucoup plus large (la communauté urbaine)il n’est plus temps de faire des propositions sur l’amelioration du parti socialiste.Il faut d’abord battre la droite, puis par la suite militer pour un changement en profondeur du ps.les petits commercants doivent etre particulierement informés des graves erreurs de la majorité gaudin de façon à ce qu’ils ne se trompent pas au moment du vote