« Environnement : dès la mise en service de la L2, j’engagerai la requalification « verte » de la rocade du Jarret »
Par JNG, à 21:45
Environnement, Général, Marseille, Municipales, Santé, Transports
La circulation à Marseille, les embouteillages quotidiens sont devenus insupportables. Facteurs de fatigue, de stress, ils ont un coût humain. Ils ont un coût économique ; les heures perdues inutilement s’ajoutent aux heures de travail. Plus grave, ils ont un coût écologique pour la santé de notre population et pour notre environnement.
Je remercie tous nos amis écologistes d’être présents, Noël Mamère, frappé d’une forte fièvre n’a malheureusement pas pu être présent parmi nous, mais Marianne Moukoumel est là (Présidente des Verts 13), tout comme Victor-Hugo Espinosa (Ecoforum) et vous tous, sensibles, comme je le suis, aux questions environnementales et de bien-être. Je vous remercie d’être à nos côtés pour se rendre compte de cette situation particulière sur la rocade du Jarret. Vous nous invitez, en votre qualité de militants infatigables de l’écologie, à soutenir les projets que je souhaite mettre en œuvre pour notre ville.
La circulation et les transports sont des sujets particulièrement sensibles chez nos concitoyens. Je leur accorde une importance et une priorité particulières qui méritent quelques développements.
On circule mal à Marseille, d’abord parce qu’il y a trop de véhicules dans nos avenues, nos rues, nos quartiers. Chaque jour 190 000 véhicules pénètrent dans la ville.
Ces conditions de circulation désastreuses se traduisent par des vitesses de bus les plus lentes de France (12,9 km/heure contre 15,2 km/heure à Lille ou Lyon).
Certes, la municipalité sortante a réalisé un tramway, mais ce tramway n’a rien résolu de fondamental. Comment le pourrait-il, puisqu’il se contente de doubler, dans le centre, les lignes de métro existantes ? Et, je ne parlerai pas de la joyeuse facétie du tunnel de Noailles, tunnel que l’on ne peut emprunter (je le rappelle pour les non-initiés, et sur lequel le tramway vient terminer sa course !)
Les projets annoncés par le maire sortant (prolongement du tramway entre la Canebière vers Castellane et la place du 4 septembre, et du métro de Bougainville vers le boulevard du Capitaine Gèze) restent incertains et, en tout état de cause, largement insuffisants.
Ils ne concernent, une fois de plus, pour l’essentiel, que le centre ville. Le seul projet structurant, le tramway vers Saint-Antoine vient, en effet, d’être abandonné.
Pour répondre aux attentes de nos concitoyens, je conduirai, dans la durée, de manière déterminée, la construction d’un réseau de transports en commun et d’un nouveau plan de déplacements.
Pour alléger la circulation dans le centre de Marseille, il faut en priorité régler le problème de la rocade L2, ce périphérique permettant de relier les autoroutes A7 et A50.
Demain, élu Maire de Marseille, Président de la communauté urbaine, je mobiliserai les 250 millions nécessaires pour terminer enfin la L2 dans le cadre d’une grande et véritable opération urbaine.
Le développement des transports en site propre RER sur les voies ferrées actuelles, Marseille / Aix en Provence et Marseille / Aubagne, prévu au contrat de projet, la réalisation de lignes de métros supplémentaires vers Septèmes et la Valentine, la création de navettes maritimes constitueront l’armature du futur réseau de transports en commun.
Ce réseau devra être réalisé dans le cadre d’un syndicat mixte des transports associant les grandes collectivités de ce département. Je souligne, qu’à chaque terminus, de grands parkings, gardés et sécurisés, devront être aménagés à la périphérie de Marseille.
Outre ces infrastructures lourdes à réaliser, je prendrai des mesures complémentaires pour inciter les Marseillais à utiliser les transports en commun plutôt que leurs véhicules personnels et notamment :
• Porter la vitesse des bus au minimum à 15km/h
• Réorganiser les lignes de bus pour une meilleure desserte de nos quartiers,
• Créer une voie de transports en commun en site propre, dans les deux sens, sur les autoroutes qui entrent dans Marseille
• Créer des voies réservées pour les transports collectifs (bus, taxis) en réorganisant les axes de circulation, chaque fois que cela sera possible
• Développer les pistes cyclables
• Mettre en place une tarification incitative, type carte orange
• Ouvrir le métro jusqu’à minuit en semaine et 1h du matin le week-end en mettant les moyens nécessaires pour assurer la sécurité des personnels et des usagers.
Par ailleurs, je prendrai les mesures nécessaires pour imposer des restrictions de circulation, essentiellement aux véhicules de plus de 3,5 tonnes, aux heures de pointes et notamment entre le périphérique et les échangeurs de l’A7 et de l’A50.
Toutes ces mesures doivent être enclenchées très vite. Elles font partie d’une vision fondatrice de l’urbanisme de notre Ville pour améliorer la qualité de vie de nos concitoyens.
Dès la mise en service de la L2, j’engagerai, ainsi, la requalification des voies urbaines surchargées et notamment la rocade du Jarret, les boulevards Sakakini, Françoise Duparc, Maréchal Juin, Flemming et Plombière.
En disant cela, ma première pensée est pour les riverains qui vivent depuis trop longtemps dans des conditions dangereuses et inadmissibles !
40 ans de bruit, de mauvaises odeurs, de pollution, de temps perdu dans les embouteillages, de risques pour la santé : je vous le dis fermement, ça suffit !
Toutes les études scientifiques concourent à dire que les pollutions liées à la circulation routière ont des effets nocifs sur la santé, en particulier sur les plus fragiles d’entre nous (enfants, personnes âgées).
Sur ce problème de santé publique, enjeu essentiel pour le développement de la Ville, sur ce combat indispensable, j’entends répondre pleinement aux interpellations des riverains et des associations.
La rocade du Jarret jusqu’à Plombière sera, ainsi, aménagée avec deux voies réservées aux transports en commun, utilisées par des trolleybus propres à batteries, ainsi qu’une piste cyclable qui devra être prolongée jusqu’à Luminy au sud et jusqu’au Vieux Port.
La requalification urbaine de l’ancienne rocade, vous l’avez compris, sera un projet majeur de ma municipalité.
Il est grand temps de mettre en place une grande politique des transports en commun et des déplacements pour notre ville et son agglomération. Il est grand temps de répondre aux exigences de l’environnement, du cadre de vie et du développement durable. Il est grand temps d’améliorer le cadre de vie urbain, de reconquérir l’espace urbain au profit des piétons, vélos, poussettes et voitures des personnes handicapées. Les axes engorgés, embouteillés, sources de pollution, de bruit et d’insécurité routière doivent être transformés, doivent être civilisés.
C’est cela que les Marseillaises et les Marseillais attendent, notamment pour cette rocade du Jarret.





Blog - Vartan Arzoumanian » Jean-Noël Guérini est sur la bonne route… dit :
[...] c’est le candidat des listes Faire gagner Marseille qui s’est exprimé pour développer sa vision et ses propositions pour régler notamment les problèmes de circulation dans Marseille. J’ai retenu deux [...]
Mécontent dit :
Je crois que je vais faire comme M. Guerini a su le faire à Versailles : m’abstenir.
Y en-a-t-il beaucoup comme moi ?
Gonzalez Miguel dit :
S’ABSTENIR POUQUOI ?
Ne pas prendre part, c’est se désintéresser de ce qui nous touche au plus près de notre quotidien.
Que l’on soit d’accord ou pas d’accord, il vaut mieux le faire savoir. Il faut le dire avec la seule arme légale que nous possédons, notre bulletin de vote. C’est l’arme absolue pour faire comprendre à nos politiques que nous souhaitons un changement radical pour notre ville. Nous ne voulons plus voir nos enfants vivre dans la saleté, dans l’insécurité. Nous voulons vivre dans une ville moderne, non pas une ville où se bâtit jour après jour des tours pharaoniques style Manhattan comme cela se précise dans le périmètre Euromed. Nous voulons une ville qui soit la vitrine de la Méditerranée.
Aujourd’hui, à 24 jours du premier tour des élections municipales, le seul candidat qui a présenté un programme qui soit novateur pour Marseille, c’est Jean Noël Guérini. Bien sur, certain dirons que c’est du parti pris car je suis un fidèle, mais si vous regarder de plus près, je pense avoir raison de lui faire confiance.
De toute manière, ce ne pourra pas être pire que ce que nous avons connu, et si dans six ans rien n’a changé, je sanctionnerais, avec l’arme fatale qui est mon bulletin de vote, même si cela devait nuire à mon meilleur ami.
Benjamin MIGUEL dit :
Une seule voie sur le Jarret, c’est vraiment une idée absurde, qui a du être pondue par quelqu’un qui ne l’emprunte pas souvent. Que certain préfèrent prendre le Vélo plutôt que le bus/métro ca se comprend mais de la a ce que les usagers préfère ces moyens de transports a leurs véhicules personnels, je n’y crois pas du tout.
Cette idée pas une solution mais une aggravation de la situation du Jarret et des rues adjacentes en terme de trafic et d’embouteillages.
Il faut comprendre que beaucoup ne veulent pas prendre les transports en communs, pas par ce qu’ils sont mal organisés, mais tout simplement car ils préfèrent prendre leur voiture et rien ne les fera changer d’avis.
Pensez plutôt à fluidifier le trafic des grands axes plutôt qu’a en réduire leur capacité.
Vous avez de beaux exemples de ces inepties comme la Cannebière ou la rue de Rome, qui sont devenues des axes impraticables, certes plus jolis, mais embouteillés quasiment 24/24. TIREZ EN LES CONCLUSIONS, et ce n’est surement pas des meilleurs transports en communs et des voies de circulation réduites qui diminuerons le trafic dans Marseille.
Quand aux emplacements ou il était encore possible de se garer, ils sautent les un après les autres pour laisser places a ces aménagements. Je crois de plus en plus que les personnes qui prennent des décisions n’ont pas conscience de la vie au quotidien dans la ville qu’ils veulent diriger.
Des idées constructives ? Des parkings souterrains ailleurs que dans le centre, plus de grands axes pour plus de fluidité, détourner les bus vers les rues annexes pour laisser sur les principaux axes le plus de voies de circulation possible, etc.
Demandez a vos urbanistes de passer quelques jours dans des quartiers comme le 5eme ou il est devenu impossible de trouver une place de parking en moins de 30mn, demandez leur aussi de traverser le centre ville aux heures de pointes, afin de se rendre compte du quotidien de ceux qui ne peuvent et ou ne veulent pas abandonner leur voiture pour les transports en communs.
Je ne dis pas que vos idées sont moins bonnes que celles du maire sortant mais il faut être réaliste.
Avoir des idées c’est bien, en avoir de bonnes c’est mieux.
MIGUEL Benjamin
Etudiant dit :
Ce genre de commentaire sur le pouvoir absolu des voitures dans le centre-ville est vraiment dur à entendre quand au quotidien on prend son velo pour aller en stage ou à la fac. L’actuelle non-existence de voies dévolues au vélo entraine un réel danger pour les vélos, les voitures nous frolent à une allure déconsidérée pour aller freiner gentiment 50 mètres plus loin devant le prochain feu rouge. De grace, je regrette qu’aucun candidat ne prévoit une vraie politique de développement des vélos. Un bel effort a été fait avec « le velo » il faut continuer! Ceci désengorgera le centre ville! Que ces mêmes urbanistes (voir message ci-dessus) constatent que les voitures prévues pour 5 personnes ne sont remplies que par 1 personne : n’est ce pas ridicule?
michel dit :
Benjamin Miguel nous offre là un bel exemple de discours très XXème siècle.
La voiture doit pouvoir circuler vite sur des axes toujours plus larges … et toujours saturés aux heures de pointes.
Aujourd’hui tout le monde, ou presque, est conscient des graves nuisances générées par l’hégémonie de la voiture en ville et à Marseille en particulier. Pollutions de toutes sortes: atmosphériques (CO2, polluants divers et variés, micropoussières…), sonores. Sans oublier les accidents générés par les vitesses induites en villes par ces fameux axes fluides que défendent Benjamin Miguel et M Franceschi, pour Turcat Meyrie à l’occasion de son tchat. Axe de « dégagement rapide » dit il. 200M de 4 voies entre deux feux tricolores, encombré de voiture en stationnement en permanence… comme axe de dégagement rapide, on doit pouvoir faire mieux. Rajouter deux voies de plus?
D’évidence attribuer toujours plus d’espace à la voiture est une impasse. Pour espérer fluidifier la circulation aux heures de pointe, on stérilise et défigure des quartiers entiers avec des voiries surdimensionnées la plus grande partie de la journée. (Corniche, Bd de Hambourg, Littoral…)
L’espace public est une denrée rare, limitée et non renouvelable. Il faut aujourd’hui inverser les priorités anciennes du XXème siècle pour donner dans l’affectation de cet espace la priorité aux modes de déplacements les moins polluants.
Et contrairement à ce que pense Benjamin Miguel, ça peut se faire sans que la circulation automobile soit réellement pénalisée. Yan le Gal qui a travaillé sur la voirie de Nantes l’a démontré. Des voies uniques où la vitesse de pointe est réduite, où les carrefours à feux sont remplacés par des ronds point écoulent quasiment autant de circulation qu’une deux fois deux voies. Avec des avantages incomparables pour la vie de quartiers. Marseille, qui installe des feux rouges à tous les coins de rues, et des deux fois deux voies entre ces feux rouges ferait bien de s’en inspirer. Sur le Jarret et ailleurs…