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fév.

Mon projet financé à l’euro près pour faire gagner Marseille

Par JNG, à 10:31

Agenda, Culture, Economie, Environnement, Général, Impôts, International, Logement, Marseille, Municipales, Santé, Social, Sports, Transports, Vidéos

J’ai vécu hier soir un nouveau moment d’intense émotion lors de la présentation de mon projet pour Faire Gagner Marseille devant plus de 2000 personnes, au Parc Chanot. A cette occasion j’ai pu entrer dans le détail du financement de mes propositions.

« Bonsoir,

A travers chacun d’entre vous, c’est tout Marseille que je salue ! Nous sommes réunis ce soir, nombreux, très nombreux, pour définir notre projet pour Marseille, le cœur de notre programme et de nos engagements.

Enfin, et peut-être surtout, leur financement. Car promettre, tout le monde, sait le faire. Mais moi, j’ai montré à la présidence du conseil général que ce que je promettais, je le tenais.

Et j’entends bien, demain, faire de même en tant que maire de tous les Marseillais. Je ferais de même en tant que maire d’une ville qui a besoin d’une gestion rigoureuse, d’une direction, de décisions fermes et d’un projet novateur, audacieux et intelligent.

J’ai, pour Marseille, pour les Marseillaises et les Marseillais, une immense ambition, l’ambition légitime d’un homme qui aime passionnément sa ville et qui veut construire, avec chacun de ses habitants, une grande métropole.

Cette grande métropole, je veux la construire pour créer enfin dans notre ville une situation sociale, culturelle et économique capable de créer massivement de l’emploi, de la richesse, des logements.

Car on ne peut pas changer notre situation et notre destin sans trouver massivement de nouvelles ressources, pour notre ville écrasée de dettes, 3400 euros par habitant ! Mais aussi pour chacun d’entre nous et d’abord pour les plus fragiles et les plus pauvres. Mon projet, que porte une équipe soudée et dynamique, est fondé sur les valeurs de la solidarité. La solidarité entre les hommes, mais aussi entre les collectivités territoriales…

Ville de Marseille, communauté urbaine, agglomérations voisines, Département, Région, Etat, Europe, et, enfin, solidarité avec les entreprises. Ce sera ma politique, ce sera ma méthode, ce sera mon souci quotidien : réunir et rassembler, pour avancer, pour travailler, pour inventer !

Dit en quelques mots, le bilan de la municipalité sortante est accablant : 28 % des habitants sous le seuil de pauvreté, 40 000 Rmistes, 30 000 demandes de logements en attente, 12,5% chômeurs. Ces chiffres sont deux fois moins bons qu’ailleurs. Pourtant, les Marseillais ne sont pas moins bons ou plus mauvais que les autres… Les discours lénifiants du maire UMP qui nous gouverne si mal depuis 13 ans n’y changeront rien.

Son amitié d’abord pour Jacques Chirac puis pour Nicolas Sarkozy, son soutien permanent à leurs choix politiques, se retournent constamment contre les intérêts de notre ville. Et ne croyez pas que je sois trop sévère par esprit partisan. Ce n’est malheureusement pas le cas. Encore dernièrement Monsieur Fillon est venu soutenir le maire sortant les mains vides. Il n’a même pas osé promettre la liaison à grande vitesse Gênes – Barcelone par la Blancarde.

On peut me répondre : mais enfin, la ville se repeuple, 4000 habitants de plus par an. Bonne nouvelle en effet. Mais ce n’est pas à mettre au crédit du maire sortant. La véritable cause est ailleurs. Elle est à porter au crédit des Marseillaises, que je tiens à féliciter, et qui donnent naissance à 11000 bébés chaque année alors que la Ville compte seulement 7000 décès annuels. Elle est là, la cause du mieux-être démographique de Marseille ; au bébé près, si j’ose dire. Et si la municipalité s’en était aperçue, elle aurait créé des crèches, multiplié les assistantes maternelles dans les petites écoles… Car c’est avec les tout petits que commence une politique intelligente d’éducation. On comprend mieux alors pourquoi 34% des Marseillais rêvent de quitter la ville ! Le tiers des Marseillais ! Quel chiffre terrible pour le maire sortant.

On peut aussi me répondre : mais regardez les grues, Euroméditerranée, l’économie de la connaissance. Oui, cette économie de haut niveau, celle de la logistique, de la connaissance et celle de la culture qui entraînent l’économie moderne des villes. C’est là que se concentre la production de richesse des économies modernes. Mais là encore, les résultats sont consternants ! 8% de salariés de haut niveau à Marseille, 11% à Lyon ou Bordeaux, 16% à Paris. Or chacun de ces emplois-là entraîne de 5 à 8 emplois dans les autres secteurs économiques. Pour créer les 80 000 emplois privés qui manquent dans notre ville, il faut à minima passer de 1200 créations d’emplois de haut niveau par an à 2500. Tel sera mon objectif et je me battrai pour lui.

On peut me répondre : mais enfin Marseille est redevenue une ville qui attire. Elle est à la mode dans les journaux sur papier glacé. Et c’est vrai, l’image de Marseille s’est améliorée. Mais c’est l’image, et rien d’autre ! Car vient-on pour autant vivre davantage à Marseille ? La réponse est tragiquement non. 90 000 personnes se sont installées à Marseille en 6 ans, soit 12% de nouveaux habitants. Mais combien sont-ils à être venu à Lyon, Toulouse, ou Bordeaux ? 30% ! Oui je dis bien 30% à s’être fixés dans ces villes en 6 ans. Et il y a plus grave ! Combien sont-ils à être repartis de Marseille ? Autant qu’à y être arrivés. Résultat nul, encore nul, toujours nul. Heureusement qu’on garde les bébés !

Alors oui Marseille est belle, sa diversité passionnante, sa position extraordinaire en bordure d’Europe et de Méditerranée. Mais notre ville ne peut pas être régulièrement la dernière dans les études de satisfaction ! Or toutes vont dans le même sens. Par exemple 70% des Marseillais déclarent souffrir du bruit et du stress contre 38% des Nantais. 58% seulement des Marseillais trouvent que la ville est solidaire avec les personnes âgées et les personnes handicapées, contre près de 70% à Montpellier, Strasbourg ou Nantes encore. J’ai relevé ces chiffres dans une étude du CSA du journal Psychologies de février 2008. Ce n’est pas, je crois, un journal de gauche.

Une ville est un grand corps vivant, il y faut des habitants. Et pour transformer une ville, il faut faciliter ces mouvements, former plus et mieux, attirer plus et mieux, savoir garder ses enfants.

Sinon le chômage ne recule pas. Il se maintient en suivant les moyennes nationales. Et c’est le cas de Marseille où le chômage a moins reculé depuis 13 ans que dans les autres métropoles du Sud. Comme si localement on n’avait rien fait. Il n’y a eu aucun « plus » dû à l’effet des politiques locales et aux dépenses considérables engagées en particulier dans Euroméditerranée.

Alors oui ! Je serai le « Monsieur plus » et même j’espère « beaucoup plus » en matière de création de richesse et d’emplois. Vous pouvez compter sur moi.

Alors on me dit souvent : mais vous voulez être un maire entrepreneur ? Vous un homme de gauche ! Eh bien oui ! Je veux être un maire, investi dans de grands projets, un entrepreneur qui travaille avec les entrepreneurs, mais aussi qui économise l’argent public. Car on ne peut partager que la richesse que l’on crée. Et diriger une ville, c’est savoir tenir les deux bouts des problèmes, la solidarité d’une part, l’esprit d’entreprise de l’autre. Une ville qui se développe, qui crée de l’emploi et de la richesse est une ville où l’on a envie de rester et où l’on a envie de venir.

Car la première richesse d’une ville ce sont ses habitants, leurs passions, leur travail. La qualité de la vie attire les hommes et les entreprises ; la vitalité culturelle, éducative et festive rassemble les habitants. Tous les exemples qui nous entourent le montrent, Barcelone, Montpellier, Lyon… Il faut mettre de l’ordre dans Marseille. Il faut donner une direction à notre ville.

Cette direction doit être euroméditerranéenne. Ce qui veut dire européenne et méditerranéenne à la fois. Une ville solidaire de toutes ses origines, solidaire de tous ses voisinages. Une ville qui se construit comme une ville neuve dans une vieille ville.

Je vous l’ai dit, j’ai de l’ambition pour Marseille. C’est pourquoi Marseille créera dès le lendemain de mon élection un cadre nouveau, fédératif, pour qu’enfin nous ayons un lieu de débat et de décision apte à bousculer les blocages de notre métropole. Nous proposerons au département des Bouches-du-Rhône, à la Région, aux agglomérations et communautés de communes qui nous entourent, la création immédiate de cette nouvelle structure chargée des dossiers communs, transports avec un syndicat mixte, emplois, logements, universités.

Le but est de penser, ensemble, notre développement, et de le financer, ensemble. Ensemble, nous pourrons penser et financer cet effort considérable. Repliés chacun chez soi, nous n’arriverons à rien. Telle est ma vision de l’action publique, telle sera ma politique.

Alors, concrètement, qu’allons nous faire ? Comment allons nous le financer. Le coeur de mon projet est dans le livre que je viens de publier avec Jean Viard, Marseille le temps du changement. Les propositions qu’il contient valent engagement. Comme valent engagement les propositions de mon plan pour la culture que j’ai présenté lundi à la Friche de la Belle de Mai.

Vous pourrez m’en tenir comptable pour établir mon bilan en fin de mandat. J’ai fondé mon projet sur trois axes qui sont autant d’engagements,
-pour une vie quotidienne de qualité dont une politique dynamique du logement,
-une vie collective réactivée,
-une économie accompagnée avec vigueur.

Une vie quotidienne de qualité , c’est le premier droit du citoyen.
Une ville propre, saine, moins bruyante, moins embouteillée avec des crèches, des tatas dans les écoles, des policiers dans les rues, des places dans les hôpitaux.
Et partout du respect, de la compétence, de l’attention.
Du vivre ensemble, civil, humain. Comme en famille, mais dans sa ville.

Pour cela j’ai pris six engagements principaux
1/ Une ville propre en six mois
Mon premier engagement porte sur la propreté. Une ville propre attire les entreprises, éveille l’envie de se promener dans les rues, dans un cadre plus agréable. Une ville propre donne envie de la vivre intensément. Nous nous sommes engagés à régler ce problème en six mois. Nous tiendrons cette promesse. Cette question est pour nous emblématique. Nous l’avons mise en avant volontairement. Parce qu’elle est prioritaire pour les Marseillais, mais aussi parce que ce n’est pas une affaire d’argent. On peut agir immédiatement. Aussi nous avons choisi que ce soit sur ce dossier que les Marseillais mesurent immédiatement la force de notre détermination.

2/ Une ville de la mer et de la promenade
Nous entendons renouveler l’urbanisme marseillais, de l’Estaque au Vieux-Port en passant par les plages du Prado et les calanques. Nous rêvons d’une ville libérée de ses entraves, de ses engorgements, de ses obstacles au plaisir de la promenade. Après les plages du Prado et la Corniche réalisée par Gaston Defferre, nous nous sommes engagés à réaliser sur notre premier mandat la semi-piétonisation du Vieux-Port, et celle de l’Estaque mise en liaison directe avec la gare maritime des croisières.

L’idée qui est nôtre est de créer de grands espaces de rencontre, de convivialité, de spectacles de rue, de promenade et de tourisme. On viendra de toute l’Europe voir cette Estaque si fameuse dans la peinture rendue aux piétons et aux terrasses des cafés et des restaurants. Et le Vieux-Port pour les piétons !

Tout le monde en reprend l’idée, eh bien tant mieux. Marseille doit faire de grands gestes, simples, pour redonner de la grandeur à notre vie urbaine. Puis-je insister sur la petite musique du Vieux-Port sans voiture, ce petit tintement du vent sur les mâts de bateaux ?
Nous créerons une charte pour une esthétique urbaine de la ville dont la rédaction sera confiée à d’éminents architectes. Et nous apporterons une innovation majeure au centre-ville : des Thermes verront le jour entre le Vieux-Port et les Docks avec de l’eau chauffée par des capteurs solaires. Les Marseillais du centre doivent pouvoir aller se baigner à pied.

Par ailleurs, pour les calanques nous nous engageons à ne surtout rien faire ! Sauf, bien entendu, soutenir activement le projet de Parc national.

Que ces quelques exemples de la ville habitable et humaine que nous voulons vous fassent un peu rêver. Tout cela est réalisable et souvent assez peu coûteux.

3/ Une ville de la diversité des âges et des cultures
L’originalité et la force de Marseille sont dans la diversité de ses habitants. Diversité d’origines, d’âges, de métiers. Je veux être le candidat du rassemblement de ces diversités, ma liste en témoigne. Et j’ai pris un ensemble d’engagements portés par cette conviction que le respect mutuel, l’attention aux plus fragiles, aux jeunes, aux handicapés, aux personnes âgées, aux pauvres doit être au centre de l’action publique. Diversité des croyances, rénovation de Marseille Espérance, soutien irrévocable à la grande Mosquée, mais aussi attention à la mise aux normes des lieux de prière, politique digne des cimetières…, tout cela je m’y suis engagé.

Je n’oublie pas les femmes et leurs problématiques particulières. Leur sentiment plus fort d’insécurité dans la ville, les violences conjugales. L’isolement souvent, y compris de jeunes mamans isolées et de vieilles dames. La solitude est un des drames cachés de nos sociétés modernes. Nous y serons particulièrement attentifs et un « bureau des temps » sera chargé d’harmoniser temps du travail, temps des administrations et des services, temps privé.

Nous irons observer les villes où des crèches sont ouvertes un soir par semaine.
Je veux une ville où chacune et chacun se sente en sécurité et ait plaisir à vivre.
Comme je me suis engagé pour l’enfance, pour les 3000 places de crèche créées en 6 ans dont 60% en crèches municipales. Pour la création d’un Numéro vert Garde d’enfants-Marseille.

Pour la construction d’écoles pour lutter contre l’échec scolaire. Pour l’application immédiate à Marseille des normes des autres grandes villes en matière d’Assistantes maternelles : 20 enfants en maternelle et 40 en primaire.

Nous serons attentifs aux handicapés, et d’abord aux enfants. La France est terriblement en retard dans ce domaine, Marseille comme toujours en retard sur la France. La personne handicapée doit trouver sa place dans notre cité. J’ai détaillé mes propositions dans notre livre. Il s’agit d’un véritable enjeu de civilisation et de justice.

Mais la noblesse d’une société se mesure au respect qu’elle porte à ses aînés.
Nous avons un défi à relever en comprenant que nous sommes déjà dans une ville avec beaucoup de personnes âgées. Et d’abord, penser la ville pour eux, hauteur des bords de trottoirs, bancs publics partout, service de prise de plaintes à domicile par la police municipale… Nous encouragerons la création de nombreuses maisons de retraite, dont certaines médicalisées, et en même temps, pour rompre la solitude et assurer le maintien à domicile, nous créerons des bourses étudiants « solidarité personnes âgées ».

Ce sont des dispositifs simples et efficaces qui aident deux personnes à la fois. Et parce que les personnes âgées sont une part importante des 28% de Marseillais qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, je m’engage solennellement à rappeler chaque année au président de la République qu’il a promis une hausse de 25% du minimum vieillesse durant son mandat. Ce rappel annuel, je m’y engage car la parole donnée par les politiques doit être tenue.

4/ Une ville où l’on circule, se déplace et où l’on respire
450 000 voitures se déplacent chaque jour dans Marseille intra-muros et 190 000 véhicules y entrent. Nous voulons diminuer de 25 % en 5 ans le nombre de voitures qui se déplacent dans la ville. C’est un ensemble de politique, piétonisation, transports collectifs, investissement enfin pour finir la L2, réaménagement du Jarret…

Nous mettrons en place, du Nord au Sud, des navettes maritimes. Le lendemain de notre élection, le métro sera ouvert jusqu’à minuit et jusqu’à une heure du matin le week-end.
Et enfin, il faut remettre à plat le plan de circulation dans la ville.

Il faut penser une politique de transports globale, intégrée, des domiciles aux différents lieux de la ville et de l’agglomération. Un syndicat mixte gérera l’ensemble avec les conseils des meilleurs spécialistes et l’aide d’un observatoire des mobilités.

Enfin, nous ferons de Marseille une ville du vélo en particulier dans certaines zones adaptées aux cyclistes, hypercentre, plage, Estaque… avec création de pistes cyclables.

Pour vivre mieux, nous lancerons un grand plan de restructuration des hôpitaux de Marseille. Nous irons chercher auprès de l’Etat les financements nécessaires pour réhabiliter nos hôpitaux. L’Etat le droit. Et nous mettrons en place un comité municipal de santé, à l’instar de ce qui a été fait au Conseil général. Et nous ne réaliserons pas l’incinérateur qui est une catastrophe pour notre santé. Nous allons apprendre à trier nos déchets et à les réutiliser.

Mais la santé, c’est aussi la sécurité qui est un droit pour tous. Un maire doit veiller à son application sur l’ensemble du territoire, même si ce domaine relève de la compétence directe de l’Etat. Nous mettrons en place un Contrat local de sécurité dont le maire assurera la présidence au sein d’un comité de pilotage composé de tous les acteurs dans ce domaine (justice, police, protection judiciaire de la jeunesse). Nous créerons un service de nuit de sécurité et de prévention de la délinquance en nous appuyant sur le savoir-faire des associations.

5/ Une ville où l’on se forme
Au coeur des problèmes marseillais, il y a la formation des jeunes et des moins jeunes.
Formation initiale, école de la deuxième chance, formation continue, aide à la formation des chômeurs et des rmistes. J’ai pris de multiples engagements. Nous les tiendrons.

Comme nous soutiendrons la politique de l’université unique. Il faudra négocier, respecter les différentes cultures universitaires, mais nos jeunes doivent sortir des études avec un métier dans les mains. Nos trois universités se chevauchent, elles gèrent 57 sites, les étudiants n’ont pas de quartier à eux, leurs facultés sont disséminées aux quatre coins de la métropole. Un immense chantier nous attend. Mais Marseille et Aix doivent redevenir un pôle universitaire et scientifique placé en haut des grands classements mondiaux.

6/ Une ville où l’on habite
Le logement est quand même un droit premier. On semble en France et à Marseille l’avoir oublié. C’est bien sûr un de vos soucis majeurs. Ces dernières années, plus qu’ailleurs en France, le parcours résidentiel des Marseillais s’est figé. Un seul chiffre : les prix ont augmenté de 126 % en quatre ans ! Nous devons remettre en marche la machine à construire des logements dans cette ville. Nous enrayerons la machine à spéculer sur le foncier car une politique de logement ne se pense pas seulement avec les promoteurs.
Nous aurons un autre angle de vue afin de construire chaque année 5000 logements adaptés à tous.

Tous les outils financiers d’accession sociale à la propriété seront optimisés. Nous donnerons les moyens de garantir par la mairie le Prêt à taux zéro ou encore le Prêt social de location-accession.

En permettant à nos aînés d’acquérir des logements plus petits, aux étudiants de moins galérer dans leur recherche de logement (création de 800 logements étudiants par an), en créant un dispositif municipal d’aide à la caution pour les jeunes ménages, nous offrirons aux Marseillais l’opportunité de retrouver une plus grande fluidité dans leur parcours résidentiel.

Ces six engagements d’une vie quotidienne apaisée sont au cœur de mon projet. Ils sont un socle nécessaire à une ville plus heureuse, plus combative, plus attractive. Mais ensuite il va aussi falloir rassembler ces Marseillais, les réunir dans de grandes manifestations ou de grandes perspectives. Ce que j’appelle une unité réaffirmée.

Travailler pour le bien-être de chacun est indispensable, se demander comment se rassembler l’est tout autant.

Trois politiques doivent nous réunir : une politique pour la culture, une politique du Grand Marseille et une politique pour l’économie et l’emploi.

D’abord, parlons de l’unité par la culture. En parlant de culture, je parle d’abord d’attitude, d’énergie, d’ambition. De comportement démocratique, d’espoir pour la jeunesse, de désirs partagés, de diversités croisées.

Il faut réinstaller Marseille dans la modernité, la création, sans s’appuyer uniquement sur la demande. C’est ainsi que nous développerons les valeurs culturelles qui ont forgé notre pacte républicain. Alors oui, Marseille doit s’occuper des outils culturels dont elle a la charge, Opéra, musées, théâtres.

Marseille doit gagner pour être capitale européenne de la culture en 2013, et pour cela nous devons réorienter le projet du silo d’Arenc, faire du Pharo un lieu symphonique, utiliser l’Odéon sur la Canebière pour les jeunes et l’opérette.

Nous créerons de grandes manifestations internationales, en particulier pour le livre.
Et nous devons faire vivre l’infini tissu associatif si créatif qui irrigue la ville. Le tout avec des objectifs clairs et des contrats pluriannuels.

Enfin, la culture doit contribuer à refaire de Marseille une grande cité internationale. Il ne faut pas confondre le carnaval de Nice avec le musée de Bilbao !

Ensuite parlons de l’unité par le travail
Le travail est au coeur de la société et de nos vies. Etre maire, ce n’est pas directement créer de l’emploi, c’est rendre l’emploi possible. Et c’est pourquoi mon projet est de faire de Marseille une grande métropole active. Il n’y a pas de secret. L’attractivité économique d’une ville ne se décrète pas. C’est le fruit d’une grande poussée collective. C’est pour cette raison que nous souhaitons mettre en place un conseil économique et industriel dont le rôle sera essentiel et qui sera dirigé par un grand entrepreneur.

Et nous renforcerons le port, car sans son port, Marseille ne peut avoir de réel développement économique. Il représente 20 000 emplois ! Nous souhaitons un renouveau industrialo-portuaire de Marseille-Fos qui constituera la carte maîtresse de notre économie. Jamais l’effort financier de l’Etat pour le port de Marseille n’a été aussi faible!

Mais il n’y a pas que le port. L’économie de la connaissance est au cœur du développement économique. Les universités et les centres de recherche de la métropole marseillaise constituent une chance exceptionnelle pour Marseille. La fusion annoncée des universités et la dynamique qu’elles ont lancée contribueront à valoriser cet atout majeur. Nous prendrons une part active au soutien de cette dynamique universitaire et au développement des centres de recherche.

Et nous réorienterons Euroméditerranée. Ce ne doit pas être d’abord un projet immobilier. Il est question de construire un quartier de ville derrière le port, un quartier bâti sur trois filières : la logistique, l’économie de la connaissance, et la culture. Ce sont ces filières qui doivent attirer des postes de haut niveau dans notre ville pour structurer un marché de l’emploi dynamique.

Nous n’oublierons pas le tourisme, activité économique en plein essor. Marseille et sa région séduisent tous les visiteurs par sa beauté naturelle et la richesse de ses potentialités. Nous ferons du développement touristique une priorité, adossé à une grande politique culturelle, ouverte sur la Méditerranée. Le silo d’Arenc transformé en musée d’art moderne et la piétonisation de l’Estaque et du Vieux-Port en seront les emblèmes forts.

Nous devrons répondre aux inquiétudes des Marseillais au sujet de l’emploi. Le taux de chômage est insupportable. Or, nous pensons que la mise en oeuvre de l’ensemble de ces politiques devrait porter ses fruits dès notre premier mandat. Nous nous engageons à faire reculer le chômage plus vite à Marseille que le recul moyen en France durant les six prochaines années. Et nous tiendrons cet engagement.

Enfin parlons de l’unité par la métropole à bâtir. Marseille et son aire métropolitaine ont de formidables atouts pour gagner la bataille de l’emploi et devenir, à l’égal de Barcelone, l’autre métropole européenne de l’ensemble méditerranéen.

« Les villes qui gagnent » sont aujourd’hui des villes-métropoles. La métropole marseillaise existe dans les faits. Elle va de Fos à Toulon en passant par Aix et Cadarache.
Mais l’histoire nous a appris le morcellement. L’Etat en a joué. Nous nous y sommes, nous-mêmes, parfois englués. Mais le temps en est passé. Vue de loin, notre unité est évidente. Et vue de près aussi. Nous parcourons chacun en moyenne 45 kilomètres par jour, partons en week-end, changeons de travail ou de logement. Nous formons, dans le vécu quotidien comme dans les synergies économiques, une seule entité. Alors fédérons-la.

Gardons chacun nos particularismes, nos différences, mais pour l’investissement sur les grands projets, les transports, l’université, les grands équipements culturels ou sportifs… pour tout cela, fédérons-nous en une métropole intelligente. Au-delà des couleurs politiques, des différences entre villes, agglomération, département ou région. Les citoyens sont fatigués de nos querelles de clocher. Le temps est venu de les dépasser et mon expérience à la tête du département me l’impose.

Pour atteindre mon objectif, j’ai tenu à prendre des engagements financés à l’euro près. Avec des budgets annuels qui représentent plus de 2,5 milliards d’euros, la ville de Marseille et la communauté urbaine disposent de ressources incontestables. Encore faut-il les utiliser avec rationalité, dans un souci permanent d’efficacité.

L’ensemble des engagements que je prends pour Marseille se chiffrent à 974 millions d’euros sur la période 2008-2014. Ceci représente, en moyenne, pour la durée du prochain mandat, 163 millions d’euros par an pour la ville et la communauté urbaine. Il ne comprend pas l’ambitieux programme d’investissement des infrastructures de tramway et de métro sur Marseille.

La question des transports collectifs doit être pensée de manière globale, à l’échelle des Bouches-du-Rhône. C’est pourquoi un syndicat mixte des transports sera créé, qui prendra en charge le coût des nouveaux projets marseillais, estimé à 2 milliards d’euros, sur la période 2008-2014 auquel toutes les collectivités locales contribueront à proportion de leurs usages.

Bien évidemment, notre projet s’ajoute aux engagements déjà votés et financés par la ville et par la Communauté urbaine. Notre ambition porte sur les six prochaines années, mais aussi préparera les prochaines décennies. Tout ne sera pas possible “immédiatement ”, mais tout sera fait.

Financièrement, notre engagement est clair : Rigueur + Mutualisation + Partenariats.
Rigueur, car il faut dépenser mieux. Nous ferons ce que nous avons fait au conseil général, par exemple en économisant en 2 ans 26% sur les achats. Cette action déterminée permettra de restaurer l’épargne aujourd’hui nulle.

Mutualisation, car il faut mettre un terme à l’empilement stérile des structures administratives : il n’y aura plus deux directions du personnel mais une, deux directions des finances mais une… 30 millions d’euros seront ainsi économisés chaque année.

Partenariat, car tous les acteurs de l’agglomération doivent être associés au projet. Des contrats de développement pour un montant total de 150 millions d’euros seront passés avec le département et la région.

Enfin, les habitants de Marseille étant déjà confrontés au coût de la vie et de l’immobilier dans la métropole, il ne saurait donc être question d’alourdir le montant des impôts.
Cet effort sera financé de manière équilibrée selon quatre sources.

D’abord par les recettes classiques de remboursement de la TVA des investissements publics (122 millions €) auxquelles s’ajouteront les participations habituelles en provenance des usagers des nouveaux services publics qui seront mis en service conformément à mon projet.

Ensuite, des mesures pertinentes de maîtrise des dépenses administratives de la ville et de la communauté urbaine permettront d’économiser près de 180 millions € sur six ans, soit 30 millions € par an en moyenne.

Par ailleurs, la charge de certains équipements culturels ayant un rayonnement départemental ou régional (opéra, théâtres, archives municipales, école des Beaux-Arts, conservatoire régional de musique) sera partagée avec le conseil général et la région, tout en accordant, bien entendu, une place éminente à la mairie de Marseille.

Ce véritable partenariat culturel permettra d’alléger de 20 millions € par an la charge de la ville de Marseille.

Enfin, dans un même esprit, le département accordera, dès montée en charge des opérations de mon projet pour Marseille, 120 millions € par an de subventions d’investissements. La région, quant à elle, s’engagera pour 30 millions € par an. Voilà les quatre sources de financement équilibré des engagements que je prends et qui pèseront directement sur la ville et la communauté urbaine.

Conclusion
Pour être précis, j’ai dû être un peu long. Mais se joue aujourd’hui l’avenir de Marseille.
Notre programme devait être crédible, étudié, financé. Nous y travaillons depuis des mois, nous l’avons édité sous forme de livre, débattu dans de multiples réunions. Nous avons écouté les associations, les syndicats, les patrons. Les habitants par milliers.

C’est un programme pour tous les Marseillais. Et même pour tous les habitants de la métropole, en particulier ceux qui viennent chaque jour travailler à Marseille. C’est un programme d’une gauche ouverte, solidaire et entrepreneuriale.

Nous voulons bâtir le Marseille du XXIe siècle. C’est ce programme-là, cette ville-là, qu’il vous faut maintenant aller expliquer dans chaque quartier, dans chaque maison de Marseille.

Car ce soir, la campagne prend un nouveau tournant. Nous avons dévoilé nos ambitions et nos moyens. Nous ne ferons pas un grand meeting de clôture au Dôme. Nous laissons au vice président de l’UMP ce genre de rendez-vous destiné à se rassurer. Mais lui évidemment n’a pas eu à travailler son programme, il n’en a pas, ni son budget évidemment.

Il n’a pas compris que ce n’était pas une élection présidentielle, ni non plus l’élection de Monsieur Beau Marseille. C’est l’élection d’une équipe qui travaille au contact permanent des habitants. Nous avons fait de grandes réunions thématiques. Nous allons maintenant populariser au maximum notre projet. Nous allons faire la démonstration de sa qualité et de sa justice.

Et, pour se faire chaud au coeur et clôturer la campagne, nous ferons, avant le premier tour, une fête-rencontre sur une place centrale de Marseille. Une rencontre qui inaugurera l’ambiance de la ville où nous voulons vivre. Une ville qui vit et qui vibre, une ville qui gagne !

Ensemble, rassemblés, nous allons relever les défis qui nous permettrons de construire la cité des réussites partagées . Oui, ensemble et rassemblés, nous allons faire gagner Marseille.

Et la victoire du 16 mars, ce sera la victoire des Marseillaises et les Marseillais !
Parce que faire gagner Marseille, c’est les faire gagner!

Merci

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8 commentaires pour “Mon projet financé à l’euro près pour faire gagner Marseille”

  1. 7 février 2008 à 11:55
    dani dit :

    J’étais à cette réunion et je dois dire que j’ai été trés impréssionné sa tenue, festive et en même temps trés politique. J’ai aprécié la qualité de toutes les interventions et, bien sûr, la précision du programme décliné par Jean-Noël et l’intelligence des propositions qu’il avance pour Marseille. J’en suis ressorti enthousiasmé et bien décider à mener campagne activement, à me mettre au service de cette cause, car je trouve que c’est une chance unique qui se présente à nous tous. Nous avons l’équipe et nous avons un projet formidable, j’enragerais si nous laissions passer cette occasion.
    A nous de faire le travail de mobilisation des élécteurs autour de ce projet pour Marseille réellement enthousiasmant.

  2. 7 février 2008 à 15:14
    robert dit :

    Vous effleurez les problèmes liés à la sécurité et il paraît peu probable, qu’au delà du discours, vous ayez la volonté de vous atteler réellement à cette question qui est loin d’être marginale comme on pourrait le supposer à la lecture de votre discours.
    D’autant plus que la mise en place du Contrat Local de Sécurité (CLS) que vous proposez existe déjà et fonctionne depuis 2000 ! Par ailleurs, comme vous semblez l’ignorer, sa présidence est assurée conjointement par le Préfet, le Procureur de la République et … le Maire (qui n’est qu’un acteur parmi les autres). Ne confondez-vous pas avec le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) qui lui est présidé par le Maire. C’est dans ce cadre qu’il anime et coordonne les actions de prévention.
    L’amalgame entre les 2 institutions laisse planer le doute sur la réelle maîtrise du sujet.
    Enfin, l’unique proposition concernant la création d’un Service de Nuit de Sécurité et de Prévention de la Délinquance mériterait quelques commentaires : quelles compétences, pourquoi, comment, avec qui, etc.

  3. 8 février 2008 à 10:53
    Marcus dit :

    Le soutien des maires d’autres municipalités, celles qui gagnent comme Barcelone , Lyon, Montpellier… sont à mes yeux une preuve d’ouverture dont a besoin Marseille. La situation économique mondiale ne permet plus de réaliser des projets sur du long terme sans partenariat.
    @robert,
    Merci pour ces précisions, mais en tant que simple citoyen, je ne vois qu’une seule conclusion: pourquoi tant d’institutions ? pour diluer les responsabilités? si on se reporte simplement au droit Français c’est bien le maire qui a les pouvoirs de police dans sa ville. Quant au comment, j’attends toujours l’explication du « bon côté » de la dette qui ne cesse d’augmenter annoncé par M.Gaudin ce matin. Quand je demande à mon banquier un prêt supplémentaire, il n’y a aucun problème, il me demande simplement quelles sont mes garanties … Dans le cas de la ville quelles sont ces garanties? Le parc chanot? le parc borelly? le stade vel? Pour l’instant je ne vois que des citoyens qui paient de plus en plus de taxes. M. Guerrini c’est engagé à ne pas les augmenter…Vivement qu’il vienne redonner à Marseille le gout du travail bien fait.

  4. 9 février 2008 à 13:51
    allemand dit :

    Je suis entièrement d’accord avec l’article surtout lorsque l’on sait qu’à Lyon les vélos de la ville ont été financés en partie par la pub avec JC DECAUX. Mais M. MUSELIER a préféré prendre dans la bourse des Marseillais, cela est bien plus facile que de travailler à trouver comment financer le vélo urbain.

  5. 11 février 2008 à 10:57
    Trintignan dit :

    Il va falloir un effort surhumain pour réussir à changer Marseille.

  6. 11 février 2008 à 14:38
    christel dit :

    bonjour,

    je me permets d’intervenir en demandant à l’équipe de Mr Guerini comment vas t’ellle faire vraiment pour financer son projet à « l’euro près « en sachant que la loi leur interdit de prendre de l’argent d’une autre collectivite exemple conseil général ou régional ( article paru dans la provence de
    samedi 9 avril 2008 pages 3 ) !

  7. 11 février 2008 à 19:23
    Gonzalez Miguel dit :

    LE COUT DU MORATOIRE !

    Métro du lundi 11 février 2008 – Monsieur Jean Claude Gaudin au cours de la dernière séance de MPM a dénoncé le coût du moratoire contre l’incinérateur.

    Mais au fait, que vaut la vie de l’être humain ?

    N’est-il pas préférable de remettre en cause le projet d’incinérateur de Fos sur Mer au nom du principe de précaution plutôt que de mettre en péril l’avenir de nos enfants ?

    La santé n’a pas de prix et même si cette décision sera néfaste et coûteuse, il est louable au candidat Guérini d’annoncer la couleur d’entrée de jeu. L’équipe municipale en place, qui s’est obstinée à construire cet incinérateur malgré la réticence des populations avoisinantes, devra rendre des comptes si un incident même mineur venait à se produire. Il ne faudra surtout pas l’oublier. Pensez aussi, que si cette équipe reste aux commandes de la ville de Marseille, il faudra s’astreindre à subir la pollution qui émanera de cette usine, et que fera t’on du mâchefer issu de cette incinération ?

    Pour toutes ces raisons, nous disons NON à l’ INCINERATEUR, soutenons la candidature de Jean Noël Guérini car c’est sur ce sujet crucial que se jouera peut-être l’élection.

  8. 14 février 2008 à 20:34
    HAFIDA L.B. dit :

    CLS ET CLSPD
    DE LA RESPONSABILITE DU MAIRE!!!!!

    Depuis 20 ans la politique de la ville est dans l’impasse !!!!

    De nombreux ministres, secrétaires d’état, réformes lois…..

    Le Contrat Local de Sécurité, devait s’appuyer à l’origine sur le CCPD (Conseils Communaux de Prévention de la Délinquance), mais c’était trop complexe et parfois les deux instances pouvaient apparaître concurentes alors qu’elles étaient conplémentaires.
    Le CLS avait une démarche de sécurité et le CCPD une démarche de prévention .
    La création du CLSPD (décret du 07 juillet 2002)(qui a remplacé le CCPD) Conseils Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance devient l’instance de coordination locale de tous les acteurs de la prévention et de la sécurité, « il est le lien unique d’élaboration de mise en oeuvre, de suivi et d’évalution du CLS ».
    C’est le Maire qui préside cette instance!!!!!!
    Le CLSPD comporte 3 collèges :
    -1 collège d’élus désignés par Le Président
    -1collège de représentants de l’Etat (effectivement) désignés par Le Préfet
    -1 collège composé de professionnels confrontés aux manifestations de la délinquance, responsables de services sociaux, représentants des assossiations désignés par le Président
    (Réf : Ministère du Logement et de la ville)

    Le andidat Jean-Noël GUERINI propose de faire fonctionner cette instance de manière cohérente, c’est la raison pour laquelle et il mettra en place
    un Comité Local de pilotage composé de tous les acteurs dans ce domaine (justice, police, protection judiciaire de la jeunesse),
    c’est comme cela qu’il faut envisager la question!!!!

    Le service de nuit de sécurité et de prévention de la délinquance sera un plus, avec l’appui et le savoir faire des professionnels.

    Depuis 13 ans, ce n’était apparemment pas la volonté politique et l’orientation de la municipalité!!!!!!!!!!!

    UN MARSEILLE POUR TOUS
    J.N. GUERINI GAGNERA MARSEILLE
    HAFIDA L.B.

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