François Fillon n’a pas eu un mot sur la vie quotidienne des Marseillais !
Par Administrateur, à 16:17
Culture, Economie, Général, Logement, Marseille, Municipales, Santé, Social, Transports, Vidéos
Voici l’intervention de Jean-Noël Guérini, prononcée aujourd’hui à 15h30 lors d’une conférence de presse, en réaction à la venue à Marseille de M. Francois Fillon, Premier Ministre :
» Le premier ministre est venu à Marseille et je tiens à vous faire part de mon étonnement. Et encore, le mot est bien faible…
J’attendais des propositions concrètes, inscrites dans un calendrier.
Je suis frappé que le Premier ministre n’ait pas eu un mot sur la vie quotidienne des Marseillais.
Pas un mot sur les hôpitaux, dont le déficit est de 100 millions d’euros.
Pas un mot sur le logement, pas un mot sur l’emploi.
Le gouvernement abandonne les Marseillais. Il abandonne le vice – président de l’U.M.P.
Il suffit de relire son discours.
Pour les transports, notamment.
La ligne à grande vitesse ? Nous sommes dans l’après-Gaudin, c’est la victoire de Monsieur Estrosi. L’intérêt de Nice a prévalu sur celui de Marseille.
Le Premier Ministre parle d’une décision qui sera prise après les élections. Si le gouvernement voulait que le train à grande vitesse passe par Marseille, il l’aurait dit ce matin.
Pour la L 2, le Premier Ministre parle d’une somme de 262 millions d’euros. Elle correspond aux investissements nécessaires pour payer la L 2 est et elle inscrite depuis cinq ans au budget du projet et elle correspond à la part de l’Etat. Dans ce contexte, où est l’argent pour la L 2 Nord ?
Et où sont les engagements de la Communauté urbaine sur ce projet ? Avec tout cela, Marseille est la seule grande ville française qui se contenterait de la moitié d’un périphérique !
Bien sur, le locataire de Matignon a eu de belles phrases sur la culture et encore…
Le MUCEM, c’est la vingtième fois qu’il est annoncé, puis retardé, puis confirmé, pour enfin être ré-annoncé.
Là, le Premier ministre nous indique que ce projet, vanté par la municipalité sortante est désormais programmé pour 2012. Cela fera plus de six ans de retard !
Je constate, aussi, que le chef du gouvernement a longuement évoqué la réforme des ports.
Je suis personnellement favorable à une évolution en ce domaine. Je l’ai dis, je le redis. Je suis favorable à l’investissement privé. Mais cette visite n’amène rien. Pas de calendrier, pas de concret, sinon un catalogue d’intentions, très vague, très flou, alors que l’on affirme qu’il « faut se mettre rapidement au travail ».
J’ai l’impression que l’on cherche, une fois de plus, à agiter un chiffon rouge, comme si l’on rêvait secrètement d’un conflit. Il est urgent, en ce domaine, pour rattraper le temps perdu, de privilégier le dialogue, seule garantie d’une véritable réforme.
Quand même, j’avoue que le Premier ministre aura apporté quelque chose à Marseille.
Enfin… Il s’agit des Hauts de Mazargues ! »




Gonzalez Miguel dit :
LE PREMIER MINISTRE EN BALLADE !
Aujourd’hui Marseille était en fête, mais pas pour nous les Marseillaises et les Marseillais.
Aujourd’hui le Premier Sinistre était en visite dans notre cité.
Pourquoi faire ?
Une visite du Pôle Multimédia de la Belle de Mai. Pour y tourner peut être un épisode de « PLUS BELLE LA VIE » ?
Puis pour nous parler de la L2, et nous dire haut et fort qu’il va débloquer la somme de 262 millions d’euros, pour que se termine enfin cette rocade tant désirée. Les caisses étant vides pour l’instant et en attendant qu’elles se remplissent, la L2 n’est pas encore terminée. En plus de cela, il a eu l’audace de déclarer, qu’il était inconcevable qu’une grande métropole comme Marseille n’ait pas sa rocade. Alors, pourquoi donc avoir attendu aussi longtemps ?
Le clou du spectacle, la ligne TGV ne passera pas par Marseille, c’est hélas une certitude maintenant ; sinon, le Premier Ministre se serait empressé de donner à Monsieur Gaudin de quoi remplir son cartable pour la campagne électorale. C’est très regrettable que notre région soit ainsi privée de ce tracé. Les Marseillaises et les Marseillais apprécieront.
Ce n’est que le début de nos désillusions. Comment peut-on faire confiance à ces politiciens qui n’ont que pour seule ambition, leur portefeuille.
Marseillaises, Marseillais, ouvrez les yeux et booster de notre ville cette équipe qui n’est même pas capable de s’imposer auprès de ses propres amis du gouvernement.
francois dit :
Sincerement, cela fait 20 ans que nous aurions du reformer nos ports! 20 ans de dialogues sourds entre les syndicats (CGT en tete) et les differentes directions du PAM. A part un conflit majeur, mais un dernier conflit, je ne vois pas comment mettre un terme definitif a cette situation particuliere a Marseille. Que la CGT le veuille ou pas, la reforme passera et cela sera pour le bien du port. Il y en assez d’etre pris en otage par une bande de syndicalistes irresponsable pret a bloquer un port 18 jours (donc l’activite economique de milliers d’entreprises) pour sauvegarder deux emplois publics quand des projets comme Fos XXL ou GDF en creeront des milliers. C’est une aberration economique, aberration qui c’est concretisee par une stagnation de notre port ces 20 dernieres annees. Le bilan: aucun investissement possible car sans arret suivi de menace de greve.
Le changement aura lieu et conflit majeur il y aura. La CGT et le PAM y perdront des plumes, mais a long terme le PAm ne pourra qu’en tirer benefice (les resultats le prouveront).
Marseille doit aller de l’avant. Soyons lucide, le dialogue n’a pas marche ces 20 dernieres annees, il faut donc des directives et des lois pour imposer le changement que le PAM et les entreprises de la region attendent depuis tant d’annees.
Concernant la LGV PACA, il faut que l’ensemble des elus de marseillais (gauche comme droite fasse pression sur le gouvernement).
Ceci dit, je vous rejoins sur le manque criant de TC (ni Gaudin, ni le gouvernement ne semblent vouloir s’y attacher), quant au mucem, effectivement cela ne represente qu’une enieme promesse.
Raymond Romano dit :
Bonjour,
Je profite de ce post à carcatère quelque peu national (i.e. en réaction à la venue du Premier Ministre à Marseille), afin de demander à M. Guérini sa position de sénateur concernant le Congrès du 4/2/2008 en vue de ratifier à terme le Traité de Lisbonne qui reprend 90% du tra^té constitutionnel de 2005 rejeté par 54% des Françaises et des Français : y participerez-vous ? Si oui, y voterez-vous contre la révision constitutionnelle proposée, seul moyen de forcer l’exécutif à convoquer un référendum concernant la ratification du Traité de Lisbonne ? Je rappelle que le PS a adopté cette position consistant à passer par référendum pour tout nouveau texte concernant la construction européenne, tant pendant l’élection présidentielle que lors des législatives.
Cette question est importante et si peu éloignée de la campagne municipale : le contexte institutionnel européen a des conséquences directes sur notre vie quotidienne. En outre, cette question du Congrès pose celle du respect du suffrage universel et du bon fonctionnement de notre démocratie.
Enfin j’en fais personnellement une question de principe qui engagera mon soutien ou non en votre faveur.
Je pense ne pas être le seul.
Dans l’attente de votre réponse,
Cordialement.
JP.ALARIC dit :
Effectivement la situation de la ville de Marseille dans de nombreux domaines n’est guère brillante.
J’ai pu apprécier le dernier document publié sur l’inaction de l’actuelle majorité.
Au-delà du constat et du travail préalable sur les listes électorales, il me semble qu’il va falloir songer maintenant à court terme à communiquer sur les actions précises qui seraient entreprises.
Thomas lopez dit :
Monsieur Fillon,
Votre visite dans notre magnifique ville a été vue, faite, perçue comme le célèbre vent du Sud, vous ètes passé en coup de vent, de mistral du moins. Sachez que vous auriez mieux fait d’aller directement en Corse ça aurait fait des économies aux contribuables que nous sommes.
Nous ne sommes en aucun cas surpris du comportement de notre cher Premier Monistre, il ne sait déjà pas quoi répondre aux journalistes quand on lui pose une question d’ordre national, alors imaginons au niveau local. Monsieur Fillon n’est qu’un répétiteur de ce que lui indique notre cher Président de la république, vu que le Président est pour le moment en retrait de ses élections le premier Ministre ne peut rien proposer.
Il donne juste un avis personnel, le MUCEM oui faut le faire, la L2 (on joue à la bataille navale!! Ah non!!) il faudrait que ça se termine 262 millions d’euros à débloquer (oulalala!!!), oui mais quand. Et le reste n’en parlons pas.
M.Fillon, vous qui venait d’une province, du Mans à l’occurence, qui ètes député et ancien maire d’une commune de la sarthe, comment pouvez-vous être si large et général dans vos explications, pas de positions claires et précises si ce n’est qu’il faut privatiser le port autonome de Marseille. On voit que vous ne connaissez pas la culture marseillaise pour vous positionnez de telle manière sur un tel sujet. Le port autonome de Marseille comme vous pouvez le savoir est dirigé par un directeur général nommé en conseil des ministres donc par vous et vos acolytes donc si vous n’ètes pas satisfait du rendement de ses employés (plus de 96 milloins de tonnes de marchandises, un record malgré les grèves) il faudrait peut être revoir la personne que vous avez nommé à ses hautes responsabilités. Le port était à égalité encore dans les années 90 avec Barcelone ou Gènes alors à qui la faute aux employés, industriels ou aux dirigeants??? Positionnez-vous Monsieur Fillon, la gestion du port Autonome est plus de votre ressort que de la municipalité.
Monsieur Fillon, essayez de ne plus remettre les pieds dans notre ville pour ne parler qu’à demi mots ou alors mettez-vous d’accord avec le numéro 2 de votre parti pour avoir un programme de droite et libéral, n’ayez pas peur des mots. Les Marseillais ne sont pas dupes.
Monsieur Guerini avec des soutiens comme celui-là, Monsieur Gaudin ne s’assiéra plus sur le même trône. Et avec vos qualités et votre travail la victoire se fera encore plus belle que ce qu’elle se fera déjà.
Sylvain Morazzani dit :
Le premier ministre est venu visiter les studios de « plus belle la vie » mais tout simplement parce qu’il est dans son domaine: le cinéma.
Cela fait bien longtemps que Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier n’arrive plus à porter les projets de Marseille au plus haut niveau de l’Etat. IL faut se souvenir que Jean-Pierre Raffarrin avait déjà à l’époque retirer le financement de l’Etat du tramway marseillais laissant les autres collectivités bouchaient le trou. Rien n’a changé et c’est même peut être pire aujourd’hui.
Ile ne faut vraiment pas attendre grand chose des visites des gouvernements dans les provinces. Cela n’annonce souvent rien de bon…
Gérard dit :
RÉFORME DES PORTS AUTONOMES
L’État se désengage en privatisant
Depuis la visite du Président de la République au mois de juillet 2007, les ports autonomes sont l’objet de commentaires les plus divers.
Chaque responsable économique ou politique y va de son analyse. Les propositions les plus invraisemblables sont formulées. On remet en cause « la gouvernance » qui serait totalement décalée par rapport à ce qu’elle devrait être dans un port moderne. Le Port Autonome n’aurait pas vocation à exploiter les outils de manutention dont il est propriétaire. Mais au nom de quoi ? De la sacro sainte loi de la concurrence ! Mais de quelle concurrence s’agit il sur un port ? Personne n’est propriétaire d’outillage aussi important en bord à quai. Le service public permet à tout un chacun qui en fait la demande de pouvoir l’utiliser à égalité de droits, et ce, quelle que soit sa taille économique. La cession au privé de ces outillages, et du personnel qui est apte à le conduire, créerait une distorsion entre les usagers. En effet, seuls ceux qui auront la maîtrise de ces outillages pourront exploiter sans crainte les trafics dont ils ont la charge. Pour les autres il faudra aller chercher ailleurs. Gênes, Barcelone ?
Quarante deux ans de gestion patronale
Depuis quarante deux ans qu’existe le Port Autonome de Marseille, il est géré par un conseil d’administration au sein duquel le patronat détient la majorité des sièges à des titres divers. Soit au travers des différentes chambres de commerce, soit par le biais des personnalités qualifiées. De plus le Conseil d’Administration est consulté pour la nomination du Directeur Général par le Gouvernement. Donc s’il y a un problème de « gouvernance » c’est bien parce que ceux qui détiennent le pouvoir depuis quarante deux ans n’ont pas pris les bonnes décisions. Qu’ils soient patrons ou politiques. En aucun cas ce sont les personnels qui doivent en porter la responsabilité. Ces personnels, au contraire, ont fait la démonstration que c’est grâce au service public et à leur action que le port a pu se développer malgré tout. La démonstration a été faite que ce port a des atouts reconnus internationalement. Un savoir-faire inégalé au travers des différentes catégories de salariés qui œuvrent chaque jour. Salariés du Port Autonome, de la Réparation Navale, Marins, Ouvriers Dockers.
Élections municipales et cantonales.
Aujourd’hui nous sommes en période électorale et le port est l’objet de nombreuses sollicitudes et déclarations. Pour les uns, droite et patrons, il n’y a aucune surprise, ils sont pour la privatisation. À gauche nous espérons que la position sera clairement exprimée pour le maintien d’un grand service public de qualité. Ce service public a permis au PAM de maintenir un volume de trafic important depuis plus de trente ans. Ainsi que des outillages fiables et performants. Qu’en serait il demain en cas de privatisation ?
Une grande incertitude plane sur le devenir des bassins Est, ceux qui ont fait la richesse de Marseille.
La droite libérale marseillaise se verrait bien être dépositaire du domaine public maritime (DPM) afin de le livrer comme le reste de la ville à l’appétit des promoteurs immobiliers et autres spéculateurs. Mais dans ces conditions que deviendraient les milliers d’emplois liés à l’activité du port ? Le projet farfelu des terrasses du port n’apporterait rien dans ce domaine, car il s’agira tout simplement de transfert d’emplois de commerce. De même pour l’abracadabrantesque jetée surmontée d’éoliennes du démagogue Gaudin. À contrario de ces perspectives illusoires, le port a besoin d’un dynamisme économique pour attirer de nouveaux trafics. Ils existent en Méditerranée, pourquoi les laisser à d’autres ? Que fait le patronat marseillais ? Par exemple, qui sait que le « premier port français pour l’Algérie » est Anvers en Belgique ? Marseille n’est qu’à vingt quatre heures de mer de l’Algérie, alors au nom de quoi obliger des navires à faire un voyage de six jours ?
Il faut investir, réindustrialiser la région et le pays et aller chercher les trafics en Méditerranée.
La situation de Marseille en Méditerranée est privilégiée pour notre pays et pour l’Europe. À l’arrière du port une véritable autoroute multimodale s’ouvre vers un hinterland gigantesque. Et là on s’aperçoit que le problème majeur du port ne vient pas de « sa gouvernance », mais de la désindustrialisation de cet hinterland, tant régional que national. Les trafics enregistrés depuis trente ans le montrent. La courbe oscille en permanence entre 92 et 95 millions de tonnes. Ce qui prouve que le port de Marseille correspond malgré tout à des besoins. Mais les effectifs des différents personnels eux sont en chute libre. La productivité a explosée. L’abandon est véritablement organisé pour réduire le port « à un simple robinet au bout d’un tuyau » comme le préconisait un célèbre rapport dans les années quatre vingt, le Rapport Dupuydauby. De plus il faudrait se résoudre à ce que ce robinet ne soit plus commandé par la puissance publique. Il y a donc des soucis à se faire pour l’indépendance économique du pays, et pour l’avenir de l’emploi à Marseille !
Les ports autonomes doivent rester sous la tutelle de l’État qui doit assumer sa responsabilité.
C’est pour essayer de faire entendre ces éléments, et d’autres encore, que les portuaires proposent qu’un des leurs puissent faire partie d’une équipe municipale issue de la gauche rassemblée, afin de peser sur les choix qui vont bientôt s’opérer. Ils souhaitent être entendus.
Ne pas entendre cet appel des portuaires serait un acte politique significatif, surtout à gauche.
Mais quoi qu’il en soit ils seront très attentifs aux déclarations qui seront faites dans les prochaines semaines, et ils observeront surtout les actes, car ils ont une bonne mémoire de déclarations faites par le passé, mais qui ne correspondaient pas aux actes qui ont suivi.