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déc.

Petite Enfance, de la crèche à l’école : gagner des équipements et 3000 places de crèche

Par Administrateur, à 17:02

Agenda, Culture, Economie, Général, Impôts, Marseille, Municipales, Santé, Social, Sports, Transports, Vidéos

Voici le discours de synthèse et de propositions qu’a prononcé hier soir Jean-Noël Guérini au cinéma La Madeleine (13004) :

 » Mesdames, Messieurs,

J’ai décidé, pour la première phase de ma campagne pour les municipales, d’aller au contact direct des Marseillaises et des Marseillais afin d’échanger avec eux, donc avec vous, sur vos préoccupations quotidiennes, et surtout pour vous entendre vous exprimer sur vos souhaits d’avenir.

J’ai, bien-sûr, mes propres convictions et mes propres idées sur ce qu’il convient de faire et de mettre en œuvre pour redonner à Marseille sa place et son rang. Comment pourrait-il en être autrement lorsque l’on se présente au suffrage des Marseillaises et des Marseillais pour exercer les fonctions de premier magistrat de la Ville ? Ces convictions, j’ai voulu les confronter aux attentes de l’ensemble de nos concitoyens. Le résultat à ce jour va bien au-delà de mes espérances !

En effet, au cours des quatre premières réunions thématiques qui ont porté successivement sur la propreté, l’économie, les transports et la circulation et, jeudi soir dernier, sur l’urbanisme et le cadre de vie ; j’ai entendu des Marseillaises et des Marseillais intelligents, imaginatifs, et soucieux de l’avenir de leur ville.

Je vous ai rencontré, vous qui avez été privés trop longtemps de parole et de concertation, heureux de pouvoir enfin vous exprimer et d’être entendus ; soucieux de l’avenir de vos enfants, de nos enfants !

Aujourd’hui c’est de nos enfants dont il s’agit, c’est de nos enfants (et de leurs parents bien-sûr) dont nous allons parler.

Aujourd’hui avec vous, j’ai voulu mieux comprendre les questions liées à la petite enfance parce que je les considère comme essentielles dans notre société. Et je vous remercie chaleureusement de votre présence, de votre participation, de vos contributions qui m’ont été très précieuses.

Je fais confiance à votre expertise qui repose sur la qualité du travail que vous réalisez, vous les responsables associatifs ou les professionnels de la petite enfance. Je fais confiance aux parents car vous faites le métier le plus difficile du monde et c’est le père de famille que je suis qui vous le dit !

C’est sur ce que j’ai entendu ce soir et des débats futurs que je m’appuierai, pour bâtir ou enrichir « un projet petite enfance » qui sera présenté à l’ensemble des Marseillais, à la fin janvier au plus tard. Car les familles marseillaises doivent savoir qu’elles pourront compter sur moi, sur les pouvoirs publics, sur la ville pour les aider à élever leurs enfants dans les meilleures conditions possibles.

Pour cela je dois partir d’un double constat :

D’abord, nous le savons, la famille bouge, elle est en pleine mutation. Elle change de forme : à la famille classique sont venues s’ajouter la famille recomposée, la famille mono-parentale et bien d’autres formes d’organisation familiales, nous l’avons entendu ce soir.

Plus de 20 % des familles marseillaises sont des familles mono-parentales dans lesquelles c’est le plus souvent la femme seule qui assume toutes les charges !

Par ailleurs, l’implication de la femme dans l’entreprise est devenue une norme sociale, un marqueur fort de notre civilisation, en France tout particulièrement. Nous devons nous adapter à ces évolutions. C’est une nécessité absolue, car la mutation de la famille, les difficultés que cela peut engendrer ne doit pas être une menace pour l’intégrité physique et morale de l’enfant.

Car, voyez vous, face aux évolutions de notre société je ne veux pas être passif, je veux aller au-devant de la réalité que nous vivons tous et qui forme la richesse de notre modernité, avec ces risques et ses chances.

Marseille détient, par exemple, l’un des taux de natalité les plus élevés du pays. Savez-vous que 13 500 enfants sont nés en 2006, soit 27 nouveaux nés chaque jour. La municipalité actuelle n’a pas su prendre la mesure de ce baby-boom « marseillais ». Marseille compte 63 000 enfants de moins de 6 ans, 32 000 de moins de 3 ans. Et que fait-on pour eux ? Comment facilite-t-on la vie de leurs parents ? Vous avez répondu à ces questions tout à l’heure.

Depuis longtemps les crèches ont atteint un niveau d’engorgement intolérable. Si bien que près de 5000 petits marseillais ne trouvent pas de place en crèche. Peut-on imaginer cela dans une grande ville comme la nôtre en ce début de siècle?

Le contrat enfance pour la période 2003-2007, contrat pourtant signé par le Maire de Marseille, n’atteindra jamais ces objectifs.

Les 462 écoles maternelles et élémentaires sont pour le plus grand nombre dans un état de vétusté indécent, et le qualificatif n’est pas assez fort, avec un manque criant de matériel (comme l’a rappelé M. le Président de la FCPE) et un sous encadrement qui rend encore plus difficile le travail des agents municipaux affecté aux écoles (j’ai été très attentif aux témoignages des tatas et des cantinières comme on les appelle encore familièrement, bien qu’elles doivent être fières de cette appellation). Et le nombre des animateurs cantine a été divisé par 2 en 10 ans. Les jeunes animateurs nous ont bien expliqué la situation tout à l’heure.

A Marseille on ne progresse pas, on régresse !

La restauration scolaire est une grande préoccupation des parents des 45 000 demi-pensionnaires. Beaucoup se sont exprimés sur ce point ce soir. J’en tiendrai le plus grand compte.

Voilà les faits que vous m’avez rapportés, sans mensonge, sans artifice, avec franchise et très directement.

On peut s’interroger sur le pourquoi d’une telle situation ? Pourquoi Marseille est-elle « larguée » dans un classement publié récemment dans la revue Impact Médecin, classée seulement à la 25ème place des villes françaises pour l’enfance et la santé !

Pourquoi, toutes proportions gardées, Paris crée 8 fois plus de places en crèche et Lyon 4 fois plus que Marseille ? Qu’est-ce qui ne marche pas dans notre ville ?

J’ai le sentiment qu’il manque du volontarisme politique.

Y-a-t-il seulement quelqu’un qui pilote cette ville, qui fixe des orientations, des objectifs et qui évalue des résultats ? En ce qui me concerne, je serai, comme je m’y suis déjà engagé, « un maire à plein temps » et je n’accepterai pas cette situation comme une fatalité. J’ai la ferme volonté d’obtenir des résultats rapides et visibles par tous, parce que Marseille a besoin d’un changement, d’un souffle nouveau, d’une énergie nouvelle.

Ce que je viens d’entendre, y compris par les représentants du monde associatif, et qui confirme ce que je savais, est sans ambiguïté : l’offre en garde d’enfants est très déficitaire à Marseille. Il faut que cela cesse. Il n’est pas acceptable que la deuxième ville de France accuse un aussi gros retard dans l’accueil de ses enfants.

Je veux faire de Marseille une ville exemplaire dans ce domaine, car les modes de garde des jeunes enfants, leur pertinence, leur diversité, sont indispensables à l’amélioration de ce « vivre ensemble » que j’appelle de mes vœux.

Je me suis déjà engagé sur 5 points pour un plan municipal de la petite enfance ambitieux et réalisable. Devant vous qui êtes venus si nombreux, je m’engage à nouveau, et je réaffirme que ces 5 propositions seront incontournables :

1. Je créerai 3 000 places de crèche dès le premier mandat.

500 places chaque année, dont 60% en crèches municipales. C’est une priorité absolue. Il manque 4 400 places pour satisfaire la demande !

Pour atteindre cet objectif, au lendemain de mon élection, j’organiserai une Conférence communale de la petite enfance, associant, c’est évident, la CAF, le Conseil général, mais aussi les associations et les parents, afin de construire ensemble un « contrat enfance » ambitieux pour Marseille.

2. Je diversifierai les lieux d’accueil des enfants pour mieux prendre en compte les besoins des parents.

Les parents doivent avoir le choix du mode de garde. J’ai rencontré des mamans qui travaillent tard le soir, ou très tôt le matin, qui ont souvent bien du mal à trouver une solution pour garder leur enfant. Il faut adapter les horaires des structures d’accueil aux parents pour mieux répondre à l’évolution des modes de vie tout en respectant l’épanouissement des enfants.

Je veux encourager l’innovation. Comment ?
- Par la création de crèches d’entreprise et inter entreprises dont 30 % des places seront réservées à des enfants du quartier.
- Par la création de crèches inter-générationnelles, de crèches parentales. Imaginez-vous qu’il n’en existe qu’une seule à Marseille ?

Dans ce domaine, nous devons faire preuve d’inventivité. Nous travaillerons à une plus grande harmonisation territoriale de l’offre de places en crèches.

3. Je veillerai à ce que nous venions en aide aux parents en difficulté.

Je veux vous répondre sur ce point, le critère pour obtenir une place en crèche municipale est que les deux parents travaillent. Bien-sûr, il n’est pas question de méconnaître les problèmes que connaissent ces familles, formées de jeunes couples qui travaillent et qui doivent trouver des solutions à leurs problèmes de garde… Et elles doivent rester prioritaires, c’est une évidence.

Mais les personnes en situation de recherche de travail, et aussi de précarité (bénéficiaires du RMI, femme en Allocation Parent Isolé, chômeurs…) sont une fois de plus exclues. Ce n’est plus possible de continuer comme ça !

C’est pourquoi, j’exigerai que les crèches municipales soient ouvertes à tous. Comment peuvent faire les personnes en stage ou en recherche d’emploi ? Pour corriger ce défaut, je souhaite développer des dispositifs type « Halt’Accueil », à savoir des haltes garderies réservant des places pour des familles rencontrant des difficultés sociales particulières. J’appelle là aussi à la plus grande créativité. Je serai ouvert et j’étudierai toutes vos propositions.

4. Je me battrai pour l’intégration des enfants handicapés

La carence quasi-totale actuelle est scandaleuse. Je souhaite faire de Marseille, et très vite, un modèle en matière d’intégration des enfants handicapés dans les lieux d’accueil de la petite enfance, mais aussi à l’école, celle de la République.

C’est l’une des faiblesses de la loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». Elle semble avoir oublié l’accès des enfants handicapés dans les crèches.

Je suis convaincu que, à Marseille, nous pouvons modifier la donne dans l’ensemble des lieux d’accueil en prévoyant les aménagements nécessaires facilitant l’intégration, de l’enfant, du jeune handicapé (accessibilité, réservation d’espaces pour la rééducation…).

La sensibilisation et la formation des personnels concernés seront nécessaires. Je les compte comme autant d’exigences pour moi. Nous n’oublierons pas les parents qui doivent eux aussi être accompagnés dans leurs difficultés. Car avoir un enfant avec un handicap est souvent perçu comme un drame, je le sais pour avoir discuté avec un grand nombre de ces parents, j’ai pris la mesure de leurs souffrances et, parfois, leurs grandes joies. Je suis très sensible à cette question. C’est pourquoi j’ai voulu présider la Maison départementale des personnes handicapées, je sais ce qu’ils endurent pour élever ces enfants merveilleux. Nous travaillerons donc en coopération étroite avec cette Maison Départementale pour mener à bien ces actions.

Nous créerons des « pools » d’assistantes maternelles volontaires, sélectionnées et formées pour accueillir nos jeunes enfants handicapés à domicile. Parce que les parents concernés le souhaitent et je leur dis : ce que j’ai fait au département, je le ferai à la Ville de Marseille.

5. Je mettrai en place tous les instruments modernes de communication pour créer un réseau « garde d’enfants Marseille. »

La concrétisation de ce « Plan Enfance » ambitieux passera par la mise en place d’un Numéro Vert Garde d’Enfants Marseille, adossé à un site Internet et la publication d’un guide à destination des parents.

Ce dispositif de communication permettra aux parents de régler en quelques « clics » leurs problèmes de garde et de connaître en temps réel les places disponibles dans les crèches. Il sera construit en partenariat étroit avec le Conseil général, la mairie de Marseille et le milieu associatif.

———————

Voila, mesdames et messieurs, chers amis, quelques axes forts et mesures que j’ai l’ambition de mettre en œuvre et développer dès mon élection.

Ce soir, je suis venu vous écouter. J’ai entendu de nouvelles demandes, j’ai bien pris acte de vos suggestions, interpellations, questionnements. Beaucoup de choses ont été dites. Elles me sont d’ores et déjà, et me seront très utiles. L’ensemble de vos préoccupations, la richesse de vos expériences, je veux qu’elles alimentent notre programme. Car il ne s’agit pas d’un programme clef en main, sorti de quelques têtes expertes, mais bien du fruit de nos dialogues. Ce programme sera notre programme, j’insiste, nous le porterons ensemble car c’est, ensemble, que nous l’aurons élaboré, peaufiné, pour être au plus juste de vos attentes et de l’intérêt général.

C’est pourquoi je m’engage à intégrer d’ores et déjà 8 propositions supplémentaires, dont 4 proposées par vous ce soir.

1. Nous manquons d’assistantes maternelles.

Ces nounous font un travail formidable à leur domicile. Savez-vous qu’elles sont deux fois moins nombreuses à Marseille que sur le reste du département ? Je veux rattraper ce retard car il est inadmissible. Nous augmenterons leur nombre, en lien étroit avec le Conseil général et le service d’agrément spécialisé que je viens de mettre en place.

Je réouvrirai les 6 crèches familiales gérées par l’association « Marseille Enfance » qui ont été injustement fermées en 2005 par la Municipalité. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Les crèches familiales sont très appréciées des parents et des assistantes maternelles qui se sentent moins isolées et permettent surtout de socialiser l’enfant.

2. Les centres aérés sont insuffisants et les listes d’attente s’allongent.

Je veux des centres aérés qui ouvrent au-delà des mercredis et des vacances scolaires et prennent en compte dès aujourd’hui la prochaine organisation de l’école à 4 jours. Soyons visionnaires, nous nous devons de devancer les événements sociétaux car gouverner, c’est prévoir !

Il faut, en effet, occuper le temps libre avec le souci de l’intérêt de l’enfant. Et pourquoi ne pas proposer aux enfants des activités sportives, culturelles, ou de soutien scolaire qui pourraient se dérouler au sein d’écoles ouvertes, à l’exemple de ce qu’offre la ville de Paris.

L’accueil des très jeunes enfants existe peu alors que la demande des parents est importante. Nous allons développer des centres aérés maternels qui doivent permettre d’accueillir des enfants de moins de 6 ans et des jeunes enfants handicapés. C’est une exigence de ma part car il faut enfin mettre un terme à cette ségrégation permanente !

3. Il y a parfois des difficultés d’intégration pour les enfants de 2-3 ans qui ne sont jamais allés en crèche.

Je compte ouvrir des « Classes Passerelles » qui offrent un passage en douceur vers l’école maternelle. Cet accueil, développé dans certaines villes, n’existe pas à Marseille.

La « Classe Passerelle » est intégrée à l’école maternelle et permet l’adaptation progressive des enfants à l’école. Les parents y sont acceptés afin de permettre le détachement progressif de leur enfant.

Cette solution présente, si les conditions matérielles d’accueil et d’encadrement sont réunies, des avantages de socialisation, d’apprentissage scolaire, d’éveil et d’autonomie.

4. J’ai entendu ce qui a été dit sur les conditions de vétusté indignes dans un grand nombre d’écoles, que les toilettes dans certaines écoles étaient dans un état catastrophique. Je sais aussi que des cours de récréation sont trop petites pour accueillir tous les élèves.

Je ne peux pas accepter cela. Les enseignants et le personnel municipal ne doivent plus travailler dans des conditions aussi difficiles. Je veux mener une politique de réhabilitation et de construction des écoles, comme je l’ai fait pour les collèges au Conseil général des Bouches-du-Rhône. Ce sera possible y compris dans les écoles du centre ville. Et qu’on ne me dise pas qu’il n’y a pas de places car lorsqu’il y a de la volonté politique, on y arrive toujours !

A cet égard, je m’engage à faire construire immédiatement dans la propriété Chanterelle, l’école qui remplacera celle des Abeilles qui attend cela depuis bien longtemps !

Je veux que chaque école de la ville offre aux élèves et à leurs enseignants les meilleures conditions d’accueil. Les enfants ont besoin pour s’épanouir d’être scolarisés dans des structures spacieuses et adaptées à leur âge.

Je donnerai un second souffle à la construction et à la modernisation des écoles. J’attendrai que les établissements scolaires soient réalisés avec autant d’attention que les nouveaux collèges dont je suis fier.

5. Je veux assurer aux enfants une alimentation équilibrée et de qualité.

Vous savez, je suis très attentif à ce que l’on met dans l’assiette de nos enfants. C’est pourquoi j’ai lancé, comme président du Département, en partenariat avec la Chambre d’agriculture, un grand programme d’alimentation des enfants avec des produits du terroir. Car une nourriture équilibrée permet de vivre en bonne santé et de lutter contre l’obésité. Il faut aussi développer le goût parce qu’aujourd’hui la nourriture est uniformisée et souvent fade et parce que, pour les enfants, les poissons ressemblent trop souvent à un rectangle pané…

Et puis, je sais que la cantine c’est quelque chose d’important pour toutes les familles qui n’ont pas les moyens de donner correctement à manger à leurs enfants, et elles sont nombreuses à Marseille.

Les écoles primaires ont certes leur Self flambant neuf, mais il ne faut pas pousser la porte des cuisines. Elles sont souvent vétustes et non réhabilitées. Pourtant l’hygiène doit commencer, c’est l’évidence, par la cuisine ! J’exigerai donc qu’elles soient vite mises aux normes par un audit permanent pour des raisons sanitaires et réglementaires élémentaires.

Pour les enfants allergiques, il faut prévoir une alimentation adaptée à la crèche comme à l’école. L’allergie est au 4ème rang mondial des problèmes de santé chez l’enfant et la municipalité a bien du mal à prendre en compte ce problème de santé publique. C’est un sujet délicat et ma décision se fera en concertation avec les parents d’élèves concernés, les enseignants et, bien entendu, le corps médical.

6. Il y a beaucoup trop d’échec scolaire à Marseille.

Il faut aborder ce sujet de front, sans tabous, car il prend d’années en années une ampleur considérable qui obère l’avenir de nos enfants. Je mettrai par conséquent en place un dispositif « coup de pouce » à même de donner à chaque petit marseillais toutes ses chances pour réussir sa scolarité.

Quel est-il ? Il s’agit d’un dispositif gratuit d’ateliers de soutien scolaire, adapté à la situation de chacun et qui aide à l’acquisition des savoirs fondamentaux. Ce dispositif « coup de pouce » s’adressera évidemment en priorité aux enfants issus de familles en difficulté sociale, car ce sont eux qui, à Marseille plus qu’ailleurs, sont les plus touchés par l’échec scolaire.

7. Pour en avoir débattu pendant des années au Conseil général, je sais combien la scolarité d’un enfant coûte cher mais les aides de la municipalité sont dérisoires (à Paris tout est gratuit et à Lyon la gratuité est un engagement du maire dans sa prochaine mandature).

Je vois que les familles sont souvent sollicitées pour payer la scolarité de leur enfant. Certaines sont contraintes à d’énormes sacrifices. Je souhaite que les dépenses de transport et les activités pédagogiques hors de l’école soient 100% gratuites. Pour les transports scolaires, je tiens à vous rappeler que le Département des Bouches-du-Rhône, sous ma présidence, a mis en place la gratuité, je ferai la même chose, une fois élu à la Mairie, pour les petits marseillais. Idem pour les visites de Musée, les accès à la piscine, au cinéma…

8. L’éducation est un énorme service qui fonctionne mal. Il faut le rénover.

Je ne veux pas remettre en cause ici les 3300 agents qui ont tous de grandes qualités professionnelles. Mais ce service est sclérosé et ne répond plus aux nouveaux défis de l’éducation. Il convient de faire bouger cette grande machine immuable, et la rendre plus réactive et efficace.

Faites-moi confiance, Je restructurerai ce service pour déconcentrer les pouvoirs de décision afin de mieux le rapprocher des parents. Les agents en qui je sais pouvoir compter, n’attendent, au fond, qu’un patron qui leur indique la voie à suivre, qui leur propose un véritable plan « petite enfance », clair, cohérent, efficient. De fait, ils seront en mesure de se l’approprier car ils sauront quels sont les objectifs en toute transparence.

9. Le taux d’encadrement dans les écoles est insuffisant.

Je l’ai entendu ce soir et je ne peux pas accepter qu’une « tata » soit seule avec 30 enfants en école maternelle et 60 enfants en primaire. C’est une aberration ! Pourquoi Marseille est encore à la traîne ? Le ratio d’encadrement est parmi les plus bas de France. A Paris et à Lyon, elles sont plus nombreuses : 1 tata pour 20 enfants en maternelle et 1 tata pour 40 enfants en primaire.

Je comprends et j’entends le mécontentement des tatas qui supportent de grandes responsabilités et ont des conditions de travail très difficiles.

Je proposerai des solutions pour alléger les charges de travail du personnel, en intégrant plus d’animation durant le temps cantine. Des animations qui ont malheureusement fondu comme neige au soleil durant ces dernières années et que je veux réintroduire massivement dans les écoles.

——————–

Malheureusement je n’ai pu répondre à toutes vos questions. J’ai entendu tout l’intérêt qu’il y avait à créer des lieux de rencontre entre parents et enfants dans les quartiers, pour se rencontrer, sortir de son isolement, bénéficier d’activité. Nous en reparlerons à d’autres occasions, je vous l’assure.

Néanmoins, beaucoup demandent, si j’en crois un grand quotidien régional, comment financer ces propositions ? Alors je vous le dis : tout ce que j’annonce sera réalisé lors de ma première mandature à l’euro près ! Vous pouvez me faire confiance. On me disait la même chose lorsque j’ai été élu président du département des Bouches-du-Rhône, à qui l’on prête désormais, et toujours dans les mêmes colonnes, une cagnotte, due au fait de ma bonne gouvernance…

Avec moi, c’est clair, vous le savez, je ne tergiverse pas. Je vous demande d’abord de me juger sur mes actes. Je présenterai le moment venu, bien entendu, le financement précis de mes propositions et je vous dirai même comment je dégagerai des marges de manœuvre financières. Je vous l’ai déjà dit, je n’augmenterai pas les impôts et gouvernerai à budget constant car je ne veux pas obérer le pouvoir d’achat des Marseillais, déjà mal en point.

Puisque le maire de Marseille veut me donner des leçons, je lui réserve donc des réponses précises, bien loin de son maigre bilan.

Voilà Mesdames et Messieurs ce que j’entends mener à bien pour les enfants de Marseille.

Cette rencontre de ce soir, comme toutes les autres rencontres nous a permis d’avancer des mesures justes, adaptées, concrètes. Vos propositions je vais bien sûr les intégrer dans mon programme.

Je tenais encore une fois à vous remercier du fond du cœur.

Je n’ai pas le droit de vous décevoir, je le sens bien, une vraie espérance est en train de naître sur la ville. Celle d’un changement en profondeur qui vient.

Ce changement si vous le portez avec moi, il aura lieu.

Ainsi, ensemble, tous ensemble, nous ferons gagner Marseille. »

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6 commentaires pour “Petite Enfance, de la crèche à l’école : gagner des équipements et 3000 places de crèche”

  1. 14 décembre 2007 à 10:07
    SIMON-THEVAND dit :

    Vos propositions vont malheureusement dans le bon sens car le constat que je fais ou que d’autres me font est identique. Les parents d’élèves réclament plus d’animation sur le temps cantine avec plus d’adultes pour s’occuper réellement des élèves.
    Je suis attentive à ce que je mets dans mon assiette et celles de mes enfants tant pour le goût que pour la santé, si la cantine peuvent suivre…
    Un point n’a peut-être pas été abordé, c’est celui de l’allaitement maternel. Le PNNS2 fait la promotion de l’allaitement maternel, mais il faut un soutien plus développé pour les mères qui allaitent. Un point important est l’accueil en crèche d’un bébé allaité. Toutes les crèches devraient accepter qu’un bébé soit nourri avec le lait de sa mère, et pour cela accepter les biberons de lait maternel apportés par les parents. Là aussi il est question de goût et de santé!
    Ayant enseigné et en tant que parent d’élève, je ne peux pas supporter l’échec scolaire. Chacun doit pouvoir s’épanouir dans son domaine et encouragé, accompagné…

  2. 14 décembre 2007 à 23:34
    HAFIDA L.B. dit :

    « Depuis longtemps les crèches ont atteint un niveau d’engorgement intolérable.

    Les 462 écoles maternelles et élémentaires sont pour le plus grand nombre dans un état de vétusté indécents
    ous encadrement

    J’ai le sentiment qu’il manque du volontarisme politique Nous manquons d’assistantes maternelles

    Les centres aérés sont insuffisants et les listes d’attente s’allongent

    Je diversifierai les lieux d’accueil des enfants pour mieux prendre en compte les besoins des parents

    Je veillerai à ce que nous venions en aide aux parents en difficulté »

    Mettre l’accent sur la petite enfance c’est miser sur l’avenir pour que demain ces enfants nos enfants deviennent des hommes et des femmes épaouis

    Vous le rapeliez Monsieur GUERINI le taux de natalité est trés important à Marseille
    et encore une fois ceux et celles qui ont les « clés », ceux et celles qui sont aux « commandes » n’en tiennent pas compte,
    s’ils ne prennent pas en compte les enfants de leurs administrés ?
    comment peuvent-ils prendre en compte les besoins de leurs parents ?

    Apparemment l’enfance n’est encore une fois pas située comme une priorité

    pas de places suffisantes en crèches, ou trop d’enfants,
    ce n’est pas de la mauvaise volonté mais les professionnels qui y travaillent ne peuvent pas faire du service de qualité car ils ont à gérer la quantité et non plus la qualité qui devient dans cette situation secondaire
    Alors oui Monsieur GUERINI il faut absolument créer des places de crèches suplémentaires et développer de nouveaux modes de gardes d’enfants,

    Les écoles primaires et maternelles sont de la compétences du Maire,

    OUI, nombreuses d’entre elles sont vétustes, locaux, insalubrité, installations défectueuses,

    mais là encore il suffit de regarder autour de soi pour voir,
    les abords ne sont pas nettoyés,

    mais peut-être là encore ne vivons nous pas dans le même Marseille ?

    L’école qui est le premier lieu de socialisation de l’individu, doit être préservé, soigné,

    Le cadre est important quand on donne aux enfants et aux parents UNE ECOLE avec tout ce que cela implique comme symbole,
    cela pourra permettre aux enseignants qui font un travail difficile de se consacrer à la transmission du savoir et aux enfants de se consacrer à l’apprentissage,
    et on pourra ENCORE PLUS leur parler de respect des lieux et des personnes,

    remettre en place plus de classes de découvertes (neige, vertes, rousses, mer…) me semble également une idée à méditer,

    je pense également à ces « cantinières » comme on les appelait autrefois,
    les enfants sont en surnombre,
    les effectifs des animateurs cantine ont diminués de moitié,
    je trouve cela dommage, car ils permettaient de faire du lien social et de temporiser,
    ils permettaient également de gérer des situations conflictuelles pendant le temps de repas ou dans la cour,
    leur rôle était également de proposer des activités entre la fin du repas et la reprise des cours, il est nécessaire que ces postes soient à nouveau d’actualité,

    L’organnisation du temps libre est important,
    plus de places en centre aéré avec des personnels formés,
    avoir des exigences sur le personnel encadrant et sur les projets,
    le centre aéré n’est pas une garderie mais un lieu où sont faits les premiers pas vers la citoyenneté, c’est ainsi que je le conçois,

    Accorder la place de crèche à tous est important :
    -quand une maman en rupture d’emploi recherche un emploi c’est un travail à temps plein,
    -de nombreuses familles vivent sous le seuil de pauvreté et pour l’enfant parfois c’est le seul repas équilibré de la journée,
    -le papa ou la maman qui est seule avec son enfant peut avoir à des moments besoin de garde partagée, il est important qu’elle puisse le faire,

    UN MARSEILLE POUR TOUS
    FAIRE GAGNER MARSEILLE AVEC J.N. GUERINI

  3. 16 décembre 2007 à 15:08
    Sylvain Morazzani dit :

    Dans l’ensemble je suis d’accord avec ce qui vient d’être évoqué. Nous devons nous assurer de la garde de nos enfants et de l’éducation dans de bonnes conditions. Ce combat autour de la petite enfance est une priorité car c’est là que l’on peut mieux lutter contre les inégalités sociales.

    Les parents doivent pouvoir assurer leur rôle dans de bonnes conditions mais ils doivent trouver un offre de service convenable s’ils ont une vie professionnelle trop intense qui les éloignent pendant un temps de leurs enfants. Je pense qu’il est nécessaire de prendre en compte le rythme des vies des familles mono-parentales. Les mères célibataires doivent être fortement soutenues. L’Etat ne prend pas ce problème en compte, c’est regrettable mais la municipalité peut faire quelque chose en créant des structures et des horaires adaptés.

  4. 21 décembre 2007 à 9:20
    Virginie Sabas dit :

    On parle beaucoup des crèches, sujet angoissant certes pour les parents. Mais rien n’est gagné lorsque l’enfant grandit ! La situation de l’école élémentaire est également dramatique.
    Je suis très heureuse, Monsieur Guérini, que vous regardiez ce qui se passe dans la ville de Paris : en effet, les tarifs de la cantine sont là bas ventilés sur une grille à 7 ou 8 niveaux, prenant réellement en compte les ressources de la famille. De plus, les Centre Aérés municipaux (payés également en fonction des revenus) se déroulent dans les écoles, donc au coeur des quartiers.
    Permettez moi d’évoquer une situation concrète et réelle : une femme seule gagnant à peine un peu plus que le SMIC, contrainte, le mercredi, de prendre le bus pour accompagner son enfant au Centre Aéré municipal le moins éloigné. Elle y bénéficie d’un tarif de 6.6 €/jour. Un jour, on lui annonce brutalement que désormais le Centre fermera à 17h30, et que si elle n’est pas là à l’heure elle devra aller chercher son enfant au commissariat. Et devant ses protestations, on lui demande si elle a la conscience tranquille à l’idée de faire travailler ces jeunes animateurs sans qu’ils soient rémunérés. C’est ainsi qu’elle apprend que depuis des années, la municipalité employait des jeunes 10h/jour en les payant 8h, et que c’est elle qu’on veut culpabiliser !
    Comment peut-elle être là à 17h30 ? Elle ne peut pas, son employeur lui a clairement signifié qu’il n’a pas à prendre en compte les problèmes de chacun. Alors elle opte pour une crèche associative et paie désormais 13€/jour… presque le double.
    Rajoutez à cela environ 50€/mois de cantine, elle ne peut plus payer la garderie du soir : environ 50€/mois également. Son fils, à 7 ans, rentre seul le soir, un parent l’aidant à ouvrir la porte de chez lui.
    La nouvelle organisation prévue par la droite (école le mercredi matin) prive cette femme d’une matinée bien à elle (le samedi matin, seul moment sans travail et enfant, permettant juste un petit café en terrasse ou des courses au supermarché sans devoir y trainer son enfant), mais surtout, comment faire le mercredi ? jusque là, elle emmenait son enfant au Centre Aéré le matin, le récupérait le soir après une journée normale de travail, mais maintenant ? Quel employeur va accepter qu’elle parte à 11h pour récupérer son fils à la sortie de 11h30 ? Encore une mesure de confort pour les privilégiés qui accentuera la détresse pour les autres ! Et ce n’est pas dans 2 ou 3 ans, mais dans quelques mois, Monsieur Guérini ! Vous n’aurez que quelques mois, de mars à septembre, pour mettre en place un système efficace et juste.
    Oui, les écoles sont un gros chantier délaissé par l’équipe sortante, et un chantier dramatiquement urgent. Nous comptons sur vous, et je suis toute disposée à vous apporter mon aide avant et après votre élection.

  5. 21 décembre 2007 à 17:18
    HAFIDA L.B. dit :

    Virginie,
    Un animateur de centre de loisirs, , de classes de découvertes, de colonie de vacances quel que soit l’organnisme si son statut est un statut de vacataire est rémunéré à la journée c’est un forfait (quel que soit le temps passé, préparation, réunion….mais c’est l’animation le travail en soit qui demande de l’investissement personnel)
    mais là encore je trouve « scandaleux » que l’on culpabilse ce parent
    et là encore c’est une volonté politique
    et c’est une réflexion générale sur le fonctionnement des centres de loisirs (horaires, participation, projet pour les enfants)
    tout est à mettre sur la table au service des enfants et des parents
    Encore Un chantier

    UN MARSEILLE POUR TOUS
    GAGNER MARSEILLE AVEC J.N. GUERINI

    HAFIDA L.B.

    P.S Il n’y a plus de commentaires
    de Miguel Gonzalez

  6. 26 janvier 2008 à 22:58
    Mengin dit :

    Bonjour,
    Mr Guérini j’ai eu l’occasion de vous rencontrer lors de votre visite au collège Arthur Rimbaud (Marseille 15eme) en septembre 2006, vous m’avez encouragée et soutenue dans un projet visant à prévenir le décrochage scolaire de nos élèves. Depuis j’ai mis au monde une petite fille. Bien qu’ayant entrepris des démarches dès le début de ma grossesse, nous n’avons pas obtenu de place en crèche. Ma fille a été accueillie par 3 assistantes maternelles différentes depuis le 15 octobre 2007 et je ne pars toujours pas l’esprit tranquille au travail. Je pense qu’il est important que vous preniez les mesures nécessaires pour que les Marseillais puissent partir travailler sans sentiment de culpabilité et en toute sécurité pour réaliser efficacement leur travail.
    En vous remerciant de votre attention.
    Mengin Naïs

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