Mes 8 propositions pour un grand service public des transports à Marseille
Par JNG, à 17:39
Economie, Environnement, Général, Impôts, International, Marseille, Municipales, Social, Transports, Vidéos
Hier soir, c’est avec un plaisir renouvelé que je me suis rendu dans les salons de l’Alhambra, au cœur du 15ème arrondissement, pour ce troisième rendez-vous thématique, inscrit dans la longue série des débats et des rencontres qui me permettent de venir, avec mon équipe, au contact direct des Marseillaises et des Marseillais.
Comme pour tous les thèmes que nous avons retenus pour ces rencontres, la problématique des transports et de la circulation concerne tous les Marseillais et toute la Ville de Marseille et je dirai même au-delà !
Cependant, j’ai voulu insister en quelques mots sur le symbole que constituent ces quartiers populaires. Souvent injustement montrés du doigt, souvent stigmatisés, souvent oubliés, ils représentent au contraire pour moi une grande opportunité de développement économique et ils auront toute leur place dans une stratégie des transports qui fait cruellement défaut à notre ville, comme cela a encore été dit hier soir, notamment par Frédéric Dutoit, je l’en remercie à nouveau.
J’ai désiré souligner ce point, et dire combien j’étais heureux de rencontrer, avec tous ceux qui étaient venus des « quatre coins de Marseille », les habitants de ces quartiers, qui seront, si je suis élu Maire, définitivement et pleinement partie prenante de la grande et unique Marseille, qu’avec vous tous j’ai l’ambition de construire. Car pour moi il n’y a et n’y aura qu’une seule Marseille, riche de toutes ses composantes et de ses diversités, qu’elles soient au Nord ou au Sud de la Canebière.
Je reprends ici le fil de mes notes, et les mots que j’ai prononcés hier soir, dans cette salle trop petite pour les centaines de personnes présentes, dont beaucoup sont restées debout. Je tiens à saluer ici à nouveau leur patience et leur participation particulièrement active et constructive.
« Comme beaucoup d’entre vous l’avez exprimé et comme Robert Bret l’a précisé avec la clarté qui le caractérise : aujourd’hui la circulation dans Marseille et autour de Marseille, je le dis franchement, est un enfer !
Les embouteillages quotidiens, dont sont trop souvent prisonniers les Marseillais, sont devenus insupportables. Ils ont un coût humain, puisqu’ils accroissent la fatigue et le stress de ceux qui sont obligés de se déplacer dans la ville, pour leur travail, leurs affaires et leur vie privée. Ils ont un coût économique, puisque les liaisons nécessaires et rapides ne peuvent s’effectuer normalement et que les heures perdues inutilement, s’ajoutent aux heures de travail et d’activité. Ils ont enfin un coût écologique, et cela est grave pour la santé de notre population et pour l’environnement dans lequel elle vit.
J’ai déjà dit en d’autres lieux que cette campagne électorale ne serait pas assez longue pour faire « la liste des échecs du maire sortant ». Le dossier des « transports et de la circulation » en fait partie et j’ai décidé en accord avec les marseillaises et les marseillais qui ont été consultés sur ce sujet de lui donner enfin l’importance et la priorité qu’il mérite.
Réduire l’entrée des voitures dans Marseille
Marseille intra-muros compte environ 450 000 véhicules, c’est déjà beaucoup. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que chaque jour 190 000 véhicules pénètrent dans la ville, soit pour y transiter, soit pour y stationner. Ce trafic rend la circulation des bus très difficile : la vitesse commerciale à Marseille est la plus lente de France (12,9 km/heure contre 15,2 km/heure à Lille ou Lyon).
C’est pourquoi, la première conclusion qui vient à l’esprit, c’est qu’il ne pourra pas y avoir à Marseille de véritable politique des transports en commun, sans une diminution significative du nombre de véhicules entrant chaque jour dans notre ville. Tous les plans de déplacements urbains, Robert Bret a eu raison de le préciser, seront voués à l’échec dans une ville asphyxiée par ce flux continu de voitures.
Comment voulez-vous que nous ayons une politique de déplacement cohérente en pareille situation ?
Ma conviction, assise sur l’expérience de nombreuses villes, comme Lyon ou celle de Barcelone où je me suis rendu récemment, et sur les analyses de plusieurs spécialistes des transports, est donc, je le répète, qu’il est urgent de limiter le nombre de véhicules qui entrent chaque matin dans Marseille.
Pour y parvenir, dès le lendemain de mon élection, je prendrai huit mesures qui nous permettrons, j’en suis sûr, de constater rapidement une amélioration significative du trafic intra muros et, consécutivement et à moyen terme, à celui aux alentours de Marseille :
1°) La L2 sera achevée
Premièrement et prioritairement, il faudra œuvrer pour l’achèvement du périphérique est-nord permettant de relier les autoroutes A7 et A57. Depuis 12 ans, Jean-Claude Gaudin et sa majorité ont failli dans ce domaine. Pourtant, la situation est simple : l’Etat s’est engagé à hauteur de 20 %, la Région et le Département ont voté 180 millions d’euros chacun… Je veux être entendu sur ce point 360 millions d’euros entre la Région et le Département !
Demain, élu Maire de Marseille, président de la communauté urbaine, je mobiliserai, j’en prends solennellement l’engagement, les 250 millions nécessaires pour terminer enfin la L2 dans le cadre d’une grande et véritable opération urbaine.
Puisque j’évoque la L2, je veux dire qu’il n’est pas supportable que des quartiers de notre ville puissent être défavorisés par l’absence de protection de cette voie. Je pense ici aux habitants de la Fourragère qui a fait l’actualité de ces derniers jours. Le Maire de Marseille ne peut rester insensible à cet état de fait.
Dès mon élection j’irai personnellement rencontrer le ministre de l’équipement pour plaider ce dossier. A quoi peut servir un Grenelle de l’environnement aux ambitions générales affichées si les pouvoirs publics ne sont pas en capacité de régler une telle situation ?
Par ailleurs, je prendrai les mesures nécessaires pour imposer des restrictions de circulation, essentiellement aux véhicules de plus de 3,5 tonnes, aux heures de pointes et notamment entre le périphérique et les échangeurs de l’A7 et de l’A57. Cela me donne l’occasion de vous répondre, Madame la présidente (Lydia Frentzel, Ciq de Consolat-Mirabeau), car tous les points que vous avez développés sont justes : dès mon élection, mandat sera donné à mon adjoint aux transports d’intégrer pleinement les problématiques liées à l’écologie prise dans son acception générale dont les nuisances sonores, vous avez raison.
L’ouverture du périphérique, complétée par le boulevard urbain sud, permettra de libérer l’ancienne rocade du Jarret. Les boulevards Sakakini, Françoise Duparc, Maréchal Juin, Flemming et Plombière seront alors transformés en boulevards urbains requalifiés. Disant cela, j’ai une pensée pour les riverains qui ont supporté 40 années de bruit et de pollution inadmissibles ! La rocade du Jarret jusqu’à Plombière sera aménagée avec deux voies de transports en site propre, utilisées par des trolleybus à batteries ainsi qu’une piste cyclable prolongée jusqu’à Luminy au sud et jusqu’au Vieux Port. Lorsque je parle de trolleybus à « batteries » je vous étonne non ? Personne n’en a parlé ce soir et c’est pourtant une solution très adaptée à notre ville. Ce moyen de transport en commun est propre, il a été expérimenté, j’ai pu le constater concrètement, à Lyon et Barcelone.
En résumé, la requalification urbaine de l’ancienne rocade, vous l’avez compris, sera un projet majeur de ma municipalité.
2°) Des TER sur roues dans l’agglomération marseillaise
Une fois élu, j’ouvrirai immédiatement des négociations avec l’État pour créer une voie de transports en commun en site propre, dans les deux sens, sur les autoroutes A7 et A57 afin que très rapidement l’offre de transports en commun en bus et autocar devienne, vers la Ciotat, Aubagne, Aix-en-Provence et Marignane, concurrentielle de la voiture.
Ainsi, nous aurons, grâce aux contrats de plan État-Région, des T.E.R. vers le nord et vers l’est du département, une alternative crédible à la voiture.
Les autocars, qui emprunteront ces voies sur les autoroutes, seront en liaison avec les villes d’où viennent les salariés et les étudiants. Et là , permettez-moi de saluer l’intervention de Malika, cette jeune étudiante dont l’intervention a été si brillante et qui a dû nous quitter précisément parce qu’il fallait qu’elle rentre chez elle faute de transport en commun. Je demande à mon directeur de campagne, Patrick Mennucci, de prendre rendez-vous avec elle dès demain. La clarté de ses propos, la qualité de son expression témoigne, selon moi, d’une vraie difficulté estudiantine à Marseille, en termes de transports en commun notamment mais pas seulement. J’ai besoin de cette liberté de propos, j’ai besoin de la jeunesse et je veux pouvoir répondre à la spécificité de ses attentes. Nous aurons d’ailleurs l’occasion d’y revenir lors de notre rencontre-débat sur ce thème, le 18 décembre prochain, au Château des fleurs, Boulevard Michelet.
Ainsi, je reprends mon propos, à chaque terminus, de grands parkings gardés et sécurisés, seront aménagés à la périphérie de Marseille, notamment à Septèmes et à Aubagne.
Ces autocars seront en nombre suffisant pour réduire de 25 % en cinq ans le nombre de voitures dans la ville. Leur billetterie sera utilisable sur tous les modes de transports avec la mise en œuvre du principe de la carte orange parisienne.
La question du tarif a été posée par plusieurs d’entre-vous. Vous vous êtes étonnés de ma supposée inaction comme président du Conseil général sur la question des transports scolaires. Permettez-moi de vous répondre. Vous aurez constaté qu’à la tête du Département, j’ai instauré la gratuité des transports scolaires pour les collégiens des Bouches-du-Rhône. Je ne peux malheureusement pas le faire pour les transports scolaires marseillais. Savez-vous pourquoi ? Il se trouve que je ne suis pas encore maire de Marseille et que cette question est encore dévolue à l’équipe municipale en place ! Cela dit, comment pouvez-vous croire que ce que j’ai fait au Département, je ne le pourrai pas à la ville de Marseille ?
Enfin, je reviens à mon propos, les voies réservées seront également utilisées pour les liaisons intra-muros vers l’hôpital Nord et Saint-Antoine mais aussi vers la Valentine.
3°) Des navettes maritimes
Pour compléter ce dispositif du nord au sud, je mettrai en place des navettes maritimes. Et cela, non seulement pour des questions de transports mais aussi pour répondre aux enjeux de l’aménagement du territoire. Ces navettes, qui fonctionneront toute l’année, auront une grande utilité pour alléger la circulation sur la Corniche et dans les tunnels Prado Carénage-Vieux Port. Elles constitueront une option de déplacement pour les habitants reliant le nord et le sud de la ville, ainsi qu’une opportunité supplémentaire pour entrer dans Marseille en laissant sa voiture au niveau de parkings et de plates-formes gardiennés et sécurisés.
A propos des navettes, je voudrais préciser que ce système existe dans des villes européennes. Que, contrairement à ce que certains disent pour l’axe est-ouest, seuls 50 jours sont difficiles au regard de la météo et de l’état de la mer. Pour le reste, les navettes pourront fonctionner, tout au long de l’année, avec bien sûr des bateaux modernes et adaptés aux besoins de notre population.
Enfin, elles permettront d’allier la beauté à l’efficacité, l’écologie et le transport, bref de faire bénéficier quotidiennement à un grand nombre de nos concitoyens de notre environnement exceptionnel.
4°) Une circulation en site propre fondée sur le respect
Dès mon élection, je réorganiserai les axes de circulation en créant des transports en site propre, chaque fois que cela sera possible et nécessaire. Pour chaque opération de ce genre, une piste cyclable sera prévue, j’en prends l’engagement.
De plus, nous veillerons à sécuriser les déplacements des 2 roues (cyclos, motos, scooters, vélos) dans ces couloirs en site propre et à permettre leur stationnement dans les parkings pour éviter l’encombrement des trottoirs. Mais ce ne sont pas les seuls problèmes des deux roues motorisés auxquels je veux m’intéresser.
En effet, vous avez raison de le signaler, leur nombre a augmenté de 50% en quatre ans. C’est une tendance lourde. Elle s’explique d’abord par la difficulté de circuler à Marseille bien sûr. Elle s’explique aussi par la durée moyenne des temps de déplacements qui est deux fois moins importante pour les deux roues que pour les voitures. L’utilisation des deux roues facilitent aux utilisateurs le stationnement, même si ce dernier est souvent préjudiciable aux piétons et cela est regrettable.
Cela étant, les utilisateurs de deux roues sont souvent stigmatisés, justement pour un petit nombre, mais de manière excessive et injuste pour le plus grand nombre. En effet, les deux roues sont les premières victimes de l’insécurité routière : une étude montre qu’un mort sur deux sur les routes est un motard.
Au-delà des comportements individuels de certains, beaucoup d’accidents sont la résultante d’équipements inadaptés, d’une voirie défaillante, d’un éclairage insuffisant (quelle grande agglomération peut encore se prévaloir de nos pauvres éclairages oranges, suspendus par des câbles d’un autre âge qui donnent à peine à voir la nuit venue?).
Une fois Maire, je prendrai les décisions nécessaires en matière de voirie de signalisation, des îlots directionnels et des bordures dangereuses. Je nouerai les contacts nécessaires pour obtenir un code de bonne conduite de tous. Dans ce domaine, chacun devra avoir un comportement citoyen et respectueux des autres, nous apprendrons à vivre mieux ensemble dans notre ville.
A cet instant de mon intervention, je voudrais également dire un mot d’une corporation dont beaucoup voudraient changer l’image et pouvoir travailler dans le respect de la réglementation et dans des conditions plus favorables : je veux parler des artisans taxis qui sont des acteurs indispensables du transport à Marseille.
Si le maire de la ville et la population doivent être exigeants à leur égard, ils doivent aussi comprendre leurs difficultés quotidiennes : pour eux aussi, les conditions de circulation sont déplorables, pour eux aussi le stationnement est anarchique, notamment sur leurs stations et les couloirs de bus, pour eux aussi l’asphyxie de Marseille est devenue insupportable.
Néanmoins, avec l’aide de la corporation, je mettrai de l’ordre dans le nécessaire fonctionnement des stations de Saint Charles et de la gare maritime qui, nous le savons tous, laisse franchement à désirer et nuit gravement à l’image de Marseille. Idem pour la désaffection de l’offre de services les soirs de matches de l’Olympique de Marseille, ce n’est pas digne d’une grande métropole. J’ai entendu ce soir l’honnêteté du chef d’entreprise d’une des plus grandes entreprises européenne de taxis, je le remercie de sa franchise car il reconnaît qu’une détestable image colle à sa profession et cela à cause d’un très petit nombre de ses confrères. Vous serez reçu, cher Monsieur, très rapidement, faites-moi confiance, c’est un engagement.
5°) Vitesse commerciale ramenée à 15km/heure
Grâce à la diminution du trafic automobile dans le centre et l’hyper centre ville, nous assurerons enfin aux transports en commun une vitesse commerciale de 15km/heure.
6°) Des parkings propres et sécurisés, ouverts 24h/24, à 1 euro la nuit
Tous les parkings seront ouverts 24 heures sur 24. Le tarif de nuit de 19h à 7h30 coûtera 1 euro la nuit. A ce propos, je veillerai à ce que nos parkings soient propres, bien éclairés, sécurisés. Les sociétés privées gestionnaires, telles que VINCI et EFFAGES seront rappelées à leur devoir. Je n’accepterai pas ce qui se passe, par exemple hier, dans le parking du Centre Bourse.
7°) Prolongation des lignes d’un métro ouvert jusqu’à minuit en semaine
Nous prolongerons la ligne de métro de Bougainville à Septèmes et de Dromel à la Valentine, et nous rendrons accessibles les stations et rames pour les personnes handicapées et à mobilité réduite. André, (Bénichou, Vice-président d’Handicap Amitié Culture) votre intervention, croyez-moi, ne laissera pas place à l’inaction, vous avez réussi l’opération handitoit, je réussirai l’accessibilité des transports en commun de Marseille ! parce que les personnes handicapées ne sont tout simplement des citoyens à part entière.
Le métro sera immédiatement ouvert jusqu’à minuit, et jusqu’à une heure du matin le week-end. Parallèlement, et bien évidemment, nous mettrons les moyens nécessaires pour assurer la sécurité des personnels et des usagers.
La réorganisation de la circulation et de la voirie autour du Vieux-Port permettront de réorienter la ligne numéro 3 du tramway par le bas de la Canebière, le quai de Rive Neuve, jusqu’aux jardins du Pharo.
8°) Une RTM efficace au service de tous
Je souhaite aborder le dossier de la RTM en toute clarté, sans complexe. Vous le savez, je suis attaché au service public, mais je souhaite qu’il soit moderne, efficace, au service de l’intérêt général et des usagers. Dans cet esprit, je respecterai les salariés de cette grande entreprise publique et je défendrai le droit des utilisateurs à bénéficier d’un transport de qualité.
La RTM est l’entreprise gestionnaire du réseau marseillais. Elle a vocation à le rester. Elle doit toutefois s’inscrire dans un projet de développement des transports collectifs et d’une rationalisation de l’utilisation de ses moyens. L’autorité organisatrice, la communauté urbaine, assumera toutes ses responsabilités pour son bon fonctionnement.
Je proposerai, c’est un axe majeur de ma candidature, la mise en place d’un syndicat des transports, seule solution pour mutualiser les moyens entre les collectivités de l’agglomération Marseillaise. Ce syndicat sera porteur de notre vision stratégique et globale des transports pour Marseille intra et extra-muros. Elle nous fait cruellement défaut aujourd’hui selon moi, pour mettre en place les enjeux de demain.
C’est aussi ici qu’il convient d’entrer dans le vif du sujet de la question des tarifs que vous souhaitez tous, si j’ai bien compris ce soir, aborder. On nous assène la dette de la RTM, comme étant une inéluctable déchéance au regard de la situation, en effet incommensurable, des finances de Marseille et, plus encore, de sa communauté d’agglomération. Alors quoi ? Voilà … j’ai un billet RTM dans les mains, il coûte 1, 11 euros, c’est cher selon vous et pas assez cher selon notre ami de la RTM. Je ne vois pas les choses de cette manière. Pour moi, ce prix est lié à la question du pouvoir d’achat bien sûr et, force est de constater que le coût des transports prend une place de plus en plus importante dans le budget des ménages. Voilà tout ce que je vois. Dès lors, je veux ouvrir un vrai débat avec les Marseillais, d’abord pour les réconcilier avec ceux qui assurent leur transport, les gants de la RTM. Ensuite pour ne pas promettre la lune. Marseille, selon moi, ne pourra avancer qu’ensemble. Oui, les transports en commun devront atteindre le coût zéro pour nos seniors, pour nos enfants, mais aussi pour les plus démunis d’entre-nous. Et oui aussi le transport assuré a un coût. Pas démesuré, bien sûr, mais naturel et collectivement assumé. Serait-il possible d’en parler ensemble, quelle est le prix acceptable pour tous ? Je veux ouvrir ce débat entre-nous !
Je voudrais aussi, d’ores et déjà , avant de présenter mon programme, en janvier prochain, amorcer des perspectives à ce sujet : pensons-nous à la rationalisation des investissements, bien au-delà de la seule ville de Marseille ? Pensons-nous à la sauvegarde des services publics pensés comme des services rendus aux Marseillais ? Pensons-nous à l’efficacité vérifié mais aussi au plaisir d’un travail bien fait des agents qui, à force d’être stigmatisés se sentent en dehors de la communauté marseillaise ? Vous aurez, bien vite, des réponses à ce sujet…
Voilà ce que je crois souhaitable et nécessaire pour mener à bien ce grand chantier des transports, de la circulation, des déplacements pour Marseille et l’aire métropolitaine marseillaise.
Dans ce grand chantier, on a parlé de tout sauf des piétons, j’ai été étonné que personne n’aborde ce sujet ce soir. Moi je ne les ai pas oubliés. La place des piétons dans la ville est pourtant essentielle, elle sera prise en compte. Je souhaite qu’ils retrouvent le plaisir et l’agrément de revivre dans leur ville et d’utiliser des espaces, trottoirs, esplanades et places débarrassés des stationnements anarchiques et des différents obstacles qui sont souvent la résultante d’un laisser-aller coupable mais aussi d’une gestion mal pensée et mal assurée du cadre de vie.
Et comment oublier ici les personnes handicapées ? Elles doivent pouvoir exercer, au même titre que tous les autres, leurs droits de citoyens. Je vois le regard d’Armand, et je lui dis : on est pas encore à l’heure du bilan mais que de chemins accomplis au Conseil général en quelques années …Nous ne pourrons pas mettre en œuvre immédiatement et tous seuls, ce serait mentir que de l’affirmer, tout ce que prévoit la loi de 2005. Mais nous pouvons, dès le début du mandat, et tout au long de la mandature, concrétiser un certain nombre de choses. Des mesures progressives seront étudiées pour la circulation dans la ville, la traversée des voies et des avenues, la levée des obstacles physiques plus durement ressentis par nos concitoyens, déjà pénalisés par un handicap. Je veillerai par des mesures appropriées, même les plus simples, comme le respect des places de parking réservées, à faciliter la vie des personnes handicapées. Plus encore, un confort de vie à Marseille. Vous connaissez ma motivation et mon investissement personnel sur cette question, je ne vous trahirai pas… faites-moi confiance !
Enfin, à l’image de ce que j’ai déjà fait au conseil général, j’utiliserai les nouvelles technologies de l’information et de la communication, pour les mettre à leur service et à celui de leurs associations auxquelles je veux, pour bien en connaître un certain nombre, rendre ici un hommage appuyé.
Il est temps de mettre en place une grande politique des transports en commun pour notre ville et son agglomération. Sans diaboliser l’utilisation de la voiture, qui est et restera encore nécessaire, vous l’avez compris l’accent sera mis sur les transports collectifs.
Notre politique sera moderne, efficace, adaptée, non seulement aux besoins de notre population, mais aussi, j’en prends l’engagement, elle répondra aux exigences de l’environnement, du cadre de vie et du développement durable qui est le grand défi à relever de demain.
C’est le projet que les Marseillaises et les Marseillais attendent. Nous le bâtirons ensemble.




Gonzalez Miguel dit :
GAGNONS UN GRAND SERVICE PUBLIC DES TRANSPORTS !
La municipalité actuelle peut faire son mea-culpa. La conception du tramway a seulement galvanisé les investisseurs étrangers en requalifiant les principales artères empruntées ; Ave du Maréchal Foch, Bd Longchamp, Philippon, Cours Joseph Thierry, le haut de la Canebière, le Cours Belsunce, la rue Colbert, Place Sadi Carnot, rue de la République, Bd de Dunkerque.
C’est une ineptie totale que de ne pas avoir prévu de faire descendre ce tramway par la Canebière jusqu’au Vieux Port, puis de le faire remonter par la Major en logeant la zone portuaire d’un côté, et en direction du Pharo de l’autre, vers la Corniche, plutôt que de le faire passer pour je ne sais qu’elle raison par le Cours Belsunce et la rue Colbert, pour reprendre ensuite République à Sadi Carnot.
Il est vrai que je me répète un peu, mais c’est pour essayer de bien comprendre pourquoi s’être torturé l’esprit pour accoucher de ce tracé machiavélique….
Bon sang, mais c’est bien sur, j’avais oublié qu’il fallait desservir l’Alcazar, le fleuron de M. Gaudin !
Revenons maintenant au sujet du débat. Un transport en commun, un vrai service public doit être à la porté de tous, c’est-à-dire, qu’il doit permettre à chaque habitant de Marseille et de sa banlieue de pouvoir se déplacer sans être dans l’obligation de prendre sa voiture. Pour cela, son développement passe par la construction de parkings sécurisés en périphérie. Ceci incitera les usagers à laisser leur véhicule pour accéder au centre ville en ayant la certitude de récupérer leur bien en bon état. Il faudra également un respect rigoureux des horaires de passage. Il faudra impérativement que les chauffeurs respectent les derniers départs pour ne pas laisser des clients au terminus, qui attendront en vain le dernier bus.
L’extension des transports en commun devra prendre en compte un PDU (Plan de Déplacement Urbain) qui sera revu et corrigé, l’étude de la desserte des quartiers qui ne sont pas pourvus. Il est capital d’aller chercher la population là ou elle vit. Ne pas occulter les points névralgiques et stratégiques. Prenons pour exemple, la Gare St Charles, plaque tournante de la ville qui n’est desservie que par la ligne 52 de la R.T.M. puis par le Métro. Combien de personnes âgées ou souffrant de claustrophobie ne peuvent utiliser ce moyen de transport ? Sans compter que pour accéder au Métro, en sortant du train, lorsque vous êtes encombrés de bagages relève du parcours du combattant.
Penchons nous un instant sur le plan du réseau de transport en commun actuel. Imaginons un instant que vous ayez à vous déplacer de l’Estaque pour aller successivement à la faculté de St Jérôme, puis au Technopôle de Château Gombert et qu’enfin vous ayez à faire vos courses au à la Valentine.
Combien de temps auriez vous perdu ? Combien de bus auriez vous eu à emprunter ?
La création de lignes parcourant l’agglomération en arcs de cercle, depuis le centre ville et passant par des points stratégiques, serait peut-être une des solutions pour désenclaver ce dernier. Dans l’attente de la mise en service de la L2, qui permettra également de délester le flux de circulation sur la rocade du Jarret de la Capelette, au bd Flemming.
Le prix du transport en commun est-il trop élevé ?
Oui, je le pense sincèrement, face à un pouvoir d’achat qui ne cesse de se dégrader, se déplacer devient un luxe. Avec un tarif plus attractif, un ticket unique pour la journée, la fraude serait moindre et le gain de productivité serait augmenté.
Pour pleinement réorganiser les transports en commun, train, bus métro tramway, taxis, bateaux, il faudra créer un Syndicat Mixte des Transports qui réunira toutes les communes, toutes les collectivités et tous les acteurs de la vie économique pour régler ce problème. Il faudra aussi et surtout, quelqu’un de courageux, quelqu’un de déterminé, ayant une volonté de gagneur pour aborder et prendre à bras le cœur, ce dossier épineux et le mener à terme.
Pensez y, lorsque vous choisissez votre candidat, mais surtout, ne vous trompez pas.
Gilbert SOULET dit :
Bonjour Président
et Cher Jean-Noël, bravo! Mais le Train?
Je dis toujours OUI à un « grand service public des transports » à Marseille;
Mais j’aurais souhaité aussi que fut abordé le problème du ferroviaire SNCF afin d’aller vers l’objectif de la diminution conséquente du tout automobile, de sa pollution, de la rareté du carburant à venir, du bruit et du stress en conséquence des bouchons, etc;
Des transports collectifs …en site propre, bien sûr! Trains, Trains-vélos, Bus, Vélos, et Piétons;
Certes la L2, certes, le Tram et le Métro!
Et notre chemin de fer?
N’y a-t-il pas quatre axes pour pénétrer et sortir de Marseille: de la Côte Bleue ( Double voie, hélas seulement exploitable par diésel jusqu’à L’estaque ), de la Joliette qui mériterait d’avoir des navettes sur St Charles, d’Aubagne avec la mise en service rapide de cette troisième voie, et enfin d’AIX en Provence dont les travaux actuels de doublement de 12 kms dans les quartiers Nord, sur les 36 que comporte cette section de ligne ne répondront pas à l’attente des voyageurs du Pays AIXOIS à la réouverture prévue fin 2008/début 2009;
Je l’ai dit à plusieurs reprises, et encore le 27-11 en comité de ligne à Gardanne, l’A51 est à saturation, c’est un constat fait par tous!
Pour 2009, c’est d’un vrai métro aérien entre AIX et Marseille St Charles que les citoyens sont en droit d’attendre; Une cadence envisagée très hypothétiquement toutes les 20? n’est pas acceptable! Aux heures de pointes le matin et le soir, c’est une cadence toutes les 5? qui serait souhaitable sur une voie entièrement doublée et électrifiée;
C’était la revendication de toutes les organisations syndicales de cheminots dans les années 1975/80; C’est encore plus d’actualité aujourd’hui!
Alors Robert? Alors Sylvie? Alors Jean-Noël? Réduire l’entrée des voitures dans Marseille, entièrement d’accord, en utilisant les TER sur des lignes modernes, dignes de notre siècle.
Mon amitié,
Gilbert de Pertuis en Luberon.
claude deguen sect 309 dit :
Bonsoir Président
Bravo pour ta prestation jeudi sur le problème des transports à Marseille.
Je voudrais ajouter une piste pour diminuer le flux des voitures en ville. Il s’agit du convoiturage qu’il
faut développer et en courager à partir de la Mairie.
Les grandes entreprises qui se targuent de faire du développement durable y pensent en interne et avec la délégation région ainsi qu’avec le prefet au titre de la loi SRU, mais tout cela reste très modeste et pas du tout connu des Marseillais.
Je cite pour mémoire la société Edf qui en fait la publicité
claude deguen sect 309 dit :
Merci
Greg dit :
Et l’argent, vous le prenez où ?
fornairon dit :
Bonjour,
j’ai suivi attentivement, malgré une sono un peu défaillante, les échanges de cette réunion et j’en suis sorti avec une impression mitigée.
Le diagnostic et l’analyse qu’a fait Robert Bret en introduction de cette soirée m’ont paru riches et éclairants.
Effectivement, la question de fond à résoudre quand on parle de déplacements dans une ville comme Marseille est d’arriver à sortir de l’hégémonie de l’automobile.
Cela passera, bien entendu, par la proposition de vraies alternatives à la voiture.
Le développement de transports collectifs de qualité sur l’ensemble du territoire, et pas seulement en centre ville, est donc indispensable. Mais cependant, une politique, aussi ambitieuse soit-elle, uniquement polarisée sur les transports collectifs ne sera pas suffisante pour répondre à cette question.
D’abord parce que les transports collectifs ne pourront jamais, à eux seuls, assurer, dans une ville très étendue comme Marseille, un service aussi souple et régulier que celui que procurent les moyens de déplacements individuels. La solution passera obligatoirement par une politique de transport intégrant de façon cohérente tous les modes de déplacements, depuis la marche à pied, jusqu’au TC, en passant par le vélo… et la voiture.
Le vélo, par exemple, permet de multiplier par 6 la surface de la zone de rabattement des stations de Transport Collectifs. C’est là un des moyens d’élargir la clientèle potentielle des transports collectifs. À condition que, à l’exemple de Montpellier, des parcs vélos sécurisés soient implantés près des stations et que les abords de ces stations soient aménagés pour permettre une circulation confortable à vélo.
D’autre part, comme Robert Bret l’a bien noté, on sait aujourd’hui (voir les analyses de l’ADEME), qu’une offre de déplacement alternative à la voiture ne sera efficace que si, en parallèle, on contraint l’usage de la voiture.
Et c’est bien là que l’on peut juger du niveau de conviction et de risque politique qu’un candidat ou un élu est prêt à assumer.
Nos concitoyens sont, en théorie, tous conscients et inquiets de la pollution atmosphérique et sonore, du réchauffement climatique, de l’insécurité routière… Mais, en pratique, leur faire accepter des réorganisations de voiries et des aménagements qui contraignent leur confort d’automobiliste demande un travail de conviction lourd et électoralement risqué.
Malgré tout, il s’agit bien là d’un enjeu fondamental pour tous ces quartiers. La qualité de vie y est en effet de plus en plus dégradée par une circulation automobile que l’on ne travaille à réduire que dans le centre ville. Pourtant depuis 1988 les déplacements entre le centre ville et le reste de l’agglomération marseillaise ont baissé, quasi naturellement, de 21% (470 000 par jour). Dans le même temps, ils ont augmenté de 19% (1 100 000 par jour) à l’intérieur du reste de la ville. (Chiffres PDU MPM, 2006). C’est donc bien en dehors du centre ville que la question de la saturation automobile se pose aujourd’hui. Ceux qui sont quotidiennement bloqués sur l’avenue des Olives ou la rue de Lyon peuvent en témoigner.
De plus, ces quartiers sont souvent traversés par des voies de grande largeur qui balafrent le tissu urbain et incitent à rouler, hors heures de pointe, à des vitesses excessives. Ces avenues pourraient pourtant être facilement aménagées pour permettre une circulation confortable des piétons et des vélos. Je pense en particulier au chemin du littoral, au boulevard Barnier ou à l’avenue des Aygalades. Mais bien d’autres voies de Marseille se prêteraient à ce type d’aménagements: la corniche, par exemple. La vitesse automobile y serait alors réduite et une meilleure qualité de vie apportée à tous les riverains.
Sur cette question de la place de la voiture dans Marseille et dans les quartiers, Jean Noël Guérini m’a semblé bien frileux.
Les grandes lignes de son projet, hormis, il est vrai, la question du développement des TC sur un territoire plus large que le seul centre ville, sont finalement fort comparables aux discours tenus par Renaud Muselier ou Maurice Talazac:
« Nous allons faire la L2, le BUS et l’on pourra alors diminuer la place de la voiture dans le centre ville et réaménager le Jarret. »
Ce discours a l’inconvénient de limiter l’objectif de réduction de la circulation automobile au centre ville, même élargi, tout en maintenant l’illusion qu’il est possible de favoriser à la fois la circulation automobile, sa fluidité, sa vitesse, et les modes doux et/ou collectifs de déplacements.
En fonction de l’analyse de la situation marseillaise, il faudra pourtant bien faire des choix.
Mettre par exemple dans le même sac la question des 2 Roues Motorisés et des vélos est révélateur d’une réflexion encore non aboutie sur ces questions.
Si Paris vient de mettre en place des parcs vélos et 2 Roues Motorisées (RM) séparés, si la plupart des villes n’autorisent pas la circulation aux 2 RM sur les voies de bus et les aménagements cyclables, c’est bien parce que les problématiques ne sont pas les mêmes.
Vélos et 2 RM ont un différentiel de vitesse trop important pour cohabiter sans mettre en insécurité les cyclistes. De plus, comparé à la voiture, utiliser un scooter est 25 fois plus dangereux, conduire une moto 50 fois et se déplacer à vélo… 2 fois.
Il faudrait aussi s’interroger sur les raisons du développement du scooter à Marseille. Comme pour le stationnement des voitures sur les trottoirs et les voies de bus, on a là les conséquences d’une politique (libérale?) de laisser-faire. Sans aménagement, sans choix réel de favoriser clairement un ou des modes de déplacements, c’est le mode individuellement le plus adapté qui se développe.
Contrairement au vélo, par exemple, le scooter en ville n’a besoin d’aucun aménagement spécifique. Il se faufile partout et se gare où il veut (il peut?). On est dans la même logique qui explique la multiplication des 4X4 en centre ville. Il suffit d’aller voir du côté du Prado les jours de match pour le comprendre. Les 4X4 se garent en toute impunité sur les terre-pleins censés être réservés aux piétons et cyclistes.
Avec cette politique, l’intérêt individuel, en tout cas celui du plus riche ou du plus malin, y trouve certainement son compte, mais les conséquences sur la collectivité (bruit, insécurité, stationnement anarchique…) sont, elles, rarement mises en avant.
Un projet réellement innovant et dynamisant en matière de déplacement pour Marseille doit, à mon sens, être structuré autour de trois axes forts :
* Développer une politique de TC structurants sur l’ensemble du territoire marseillais. Ça, on l’a entendu jeudi soir.
* Rééquilibrer, mais pas seulement en centre ville, l’espace attribué à la voiture, en faveur des autres modes de déplacements, notamment marche à pied et vélo.
* Avoir une vision intégrée de tous les modes de déplacements.
Ces deux derniers axes ne m’ont pas semblé, hier soir, structurer le discours de Jean Noël Guérini. J’ai plus eu l’impression d’un catalogue de mesures où l’on essayait de contenter tout le monde. Mais il est vrai, qu’en campagne électorale, c’est peut-être, malheureusement, la loi du genre qui veut ça.
J’espère que, sur ces questions, la réflexion de Jean Noël Guérini n’est pas encore arrêtée et que d’autres réunions de ce genre permettront d’avancer et d’enrichir le débat public. C’est en tout cas l’objet de ce message.
Cordialement
Michel Fornairon
Secrétaire du Collectif Vélos en Ville
21:20 Ecrit par Collectif Vélos en Ville dans Le vélo
Sylvain Morazzani dit :
Revenons sur les différentes propositions:
1) La L2 achevée
Oui en effet, il est vraiment nécessaire de la terminer cette L2. Depuis le temps qu’on en parle cela en devient ahurissant. Marseille doit être la seule ville de France sans une route de contournement. Je ne suis pas dupe : cela tient à la géographie de la ville mais quand même c’est nécessaire. Maintenant que l’on a dit ça il faut construire des transports propres sur les anciennes routes. C’est une nécessité absolue.
2) Des TER sur roues dans l’agglomération marseillaise
Nous sommes pour Marseille et pour des élections municipales. Cependant, il ne faut plus penser comme si Marseille était une ville mais il faut penser comme une agglomération mais je dirais même comme une métropole. C’est pour cela que je pense qu’il manque Jean-Noël une réflexion sur la gestion de la CUM. Je rejoins le commentaire de Gilbert Soulet sur l’utilisation des trains pour réguler les flux inter-cités et en particulier avec Aix-en-Provence. J’ai vécu au Japon dans des villes pas forcément plus grande que Marseille où le maillage entre Bus, Métro et Train était très efficace.
Pour l’avoir vécu également pour faire ses études entre Aix et Marseille, tout le monde ne peut avoir un appartement sur Aix, les déplacements quotidiens avec Marseille sont nécessaires mais alors avoir une voiture demande aussi un budget et rajoute du stress sur une route que je trouve de plus en plus dangereuse. Je note les progrès accomplis dans ce domaine malgré tout par le Conseil Général.
3) Des navettes maritimes
Je trouve cette idée intéressante mais je suis inquiet du coût écologique pour notre littoral.
4) Une circulation en site propre fondée sur le respect
Il est nécessaire de développer des espaces sécurisés pour les deux roues motorisées mais des pistes cyclables également ! La municipalité actuelle a fait tout à l’envers en suivant la mode des vélib’ et en préparant l’installation de ces vélos en libre service alors que les associations de circulation en vélo demandent depuis des années des pistes cyclables praticables.
5) Vitesse commerciale ramenée à 15km/heure
6) Des parkings propres et sécurisés, ouverts 24h/24, à 1 euro la nuit
C’est une bonne initiative mais il faut également penser à des solutions de parking plus intelligentes dans les futures constructions de bâtiments avec par exemple des parkings automatiques avec stockage des véhicules.
7) Prolongation des lignes d’un métro ouvert jusqu’à minuit en semaine
Pour les horaires d’ouverture du métro, c’est une évidence. Pour les prolongations des lignes, cela fait partie des occasions manquées du passé. Les travaux peuvent être long et coûteux dans ce domaine. Il faudra donc peser cette décision mais à terme cela semble également une nécessité.
La RTM est un service public pour tous les marseillais. Je voudrais revenir sur le dialogue social au sein de cette entreprise. Je pense qu’il est nécessaire de discuter avec les syndicats sur des moyens d’entente et de négociations afin de prévenir des éventuelles grèves dans ce domaine et d’éviter de longues semaines de transport chaotique pour les marseillais. La grève doit rester un dernier recours. Dans le cadre légal actuel, il est possible et je le crois très fortement que si l’on est proche des préoccupations des agents de ces services, ils se sentiront déjà mieux reconnus plutôt que de les laisser faire grève pendant des semaines, de faire pourrir la situation, de monter les agents contre les utilisateurs des services publics et ainsi ne rien faire avancer. C’est je crois un passage obligatoire si on veut travailler avec la RTM et faire en sorte que la RTM fonctionne.
Ensuite, sur la question des tarifs : Oui le ticket est trop cher à Marseille. De plus, on peut comprendre la frustration des utilisateurs de payer ce prix là au regard du service (Retards, réseau ubuesque, lignes chargées en utilisateurs mais déchargées en moyen…). Je souhaite faire un comparatif quantitatif/qualitatif des tarifs dans les grandes villes de France (mais d’Europe aussi) et faire des propositions.
Il y a bien sur d’autres discussions pour régler ce problème. Je rejoins également le commentaire de Claude Deguen sur la prise en charge du co-voiturage par les pouvoirs publics.
J’aimerais voir dans ma ville des services pas seulement associatifs pour les retours des jeunes des soirées avec par exemple des taxis camionnettes.
Des ascenseurs doivent être installés pour l’accès des personnes handicapées à toutes les stations y compris sur le réseau existant.
Vaste chantier que celui des transports à Marseille qui ne doit pas nous faire oublier la question du financement…
Jean-Pierre MAHIEU dit :
En moyenne 15% des dépenses des ménages sont consacrées aux transports. Malgré celà, les transports collectifs occupent dans notre pays une place non prépondérante par rapport aux automobiles et deux roues.
Au niveau départemental, le mode de déplacement interne est favorable aux automobiles ( 50 à 60%), aux deux roues (40 à 45%). Les transports collectifs occupent une place modeste (5 à 10%). Aujourd’hui l’offre en transport en commun ne répond pas de manière satisfaisante à la demande et donc à une alternative susceptible de réduire l’augmentation de circulation automobile d’où la nécessité d’accroître le transport en commun. La décroissance de la population marseillaise vers les ville avoisinantes telles que Ensues, Sausset, Gignac, St Victoret….. doit obliger les pouvoirs publics à réorganiser les déssertes, accroître les secteurs et matériels des réseaux de transports et de créer bien-évidemment des emplois. Il apparait également que vu le coût élevé du titre de transport, les ménages se motorisent de plus en plus. Il en résulte un nombre croissant de véhicules particuliers, donc des conditions de circulation difficiles débouchant également sur une pollution grandissante.
Comment favoriser l’accés aux transports tout en préservant le pouvoir d’achat et l’environnement.
Les grandes agglomérations veulent en partie s’attacher à moins polluer et mieux désservir les sites; tout cela avec plus ou moins de réussite vu la volonté politique des équipes municipales en place, et c’est là que le bas blesse. A MARSEILLE, certes l’idée d’un tramway n’est pas à rejeter dès l’instant où une parfaite utilité est avérée en matière d’énergie non polluante entr’autres. Or le tracé de ce dit tramway se révèle être une copie conforme des lignes de métro existantes d’où l’étonnement, voire l’incompréhension d’une partie de la population. De plus, force est de constater que les quartiers nord qui sont des zones à forte concentration ouvrière ne sont pas concernés par ce tracé. On est en droit de se demander quels sont les critères de sélection adoptés par la C.U en la matière. Quand au métro, bus, et autocars, les dessertes ne sont pas toujours adaptés aux horaires de début et fin de vacation pour celles et ceux qui commencent tôt et finissent tard, sans parler des services de nuit. Tout cela fait que bon nombre de ménages préfèrent disposer d’un véhicule individuel par commodité; dirons nous, mais qu’en définitive cela débouche sur un accroissement non maitrisé du trafic automobile avec la pollution que celà engendre.
– Retour à une simplification de la tarification. Les tarifs pratiqués sont trop lourds à supporter pour une clientèle qui utilise au quotidien les transports publics. Il faut revoir à la baisse le prix des titres de transport.
– Recourir aux énergies propres donc moins polluantes. Il faut équiper les réseaux de véhicules hybrides électriques, GPL, afin de préserver l’air que l’on respire.
– Accorder les moyens de transport. Il faut améliorer le fonctionnement des réseaux en développant les associations bus TER tout en respectant les horaires de correspondances avec une amplitude horaire adaptée aux besoins professionnels des usagers. Il est pratiquement impossible de rentrer de Marseille en banlieue après 20h en bus et difficilement en train selon le lieu de résidence.
-Développer les zones piétonnes et pistes cyclables. Trop de zones aménagées dans Marseille face au tout automobile. Il faut redynamiser l’usage de la bicyclette et redonner à l’usager des zones piétonnes sécurisées afin que celui-ci puisse circuler en toute sécurité dans nos agglomérations.
Vaste programme que J-C GAUDIN a négligé.
BARGIER MARC dit :
Bien relevé lors de cette réunion les problèmes des transports.
Partisan du trolleybus, défendant ce dernier, et ayant une pétition pour son retour non négligeable, il faudra d’abord mettre en état les lignes de contacts et réintroduire immédiatement sur les colline ce moyen de transport propre et non polluant.
Ensuite il faut demander aux éxécutant de finir leur travail. Ainsi au cours Jean Ballard les lignes de trolleybus aurait du être reposées après leur démontage. Chose qui n’a pas été faite. Où est passé l’argent du contribuable ?
Et partout où cela a été déposé pourquoi cela n’a pas été reposé ?
Bonne chance
Jean-Luc dit :
oui le transport qui dit transport dit stationnement,
à ce jour la ville de marseille n’a toujours pas réglé le problème du stationnement, et si je prend ma plume pour écrire c’est que je rentre chez moi et je constate tous les véhicules garaient à cheval sur le trottoir.
c est un danger pour les piétons, les enfants, et aussi si les secours devaient intervenir.
cordialement à vous
Jean-Luc
Ludovic dit :
On parle beaucoup de dévelopement du métro pour le Nord et l’Est de la ville. C’est effectivement absolument nécessaire. Un des points cardinaux de la ville n’a cependant jamais été abordé : le Sud.
En effet, le Sud de la ville est très enclavé ainsi que très embouteillé. Un petit tronçon de métro reliant les quartiers les plus méridionnaux à, par exemple, la station de Rond-point du Prado ne serait pas superflu.
Alors oui, d’accord, le nerf de la guerre c’est toujours les finances. Mais du Nord de l’Est ou du Sud, chaque Marseillais a droit à une offre de transports efficaces (et à mon avis seul le Metro est efficace dans une métropole comme la nôtre). Je pense donc qu’un véritable « plan métro » est indispensable : plus de fluidité et moins d’embouteillages, plus de dévelopement économique dans une ville qui circule mieux.
A la (future) mairie maintenant d’aller chercher les moyens nécessaires pour que dans les 6 prochaines années (et non à l’horizon 2050), la ville se dote d’un réseau digne d’une métropole de son rang.
C’est possible, pour faire gagner Marseille…!
Bien cordialement.
gilbert soulet dit :
Cher Jean-Noël, bravo! Mais le Train?
Je dis toujours OUI à un “grand service public des transports” à Marseille;
Mais j’aurais souhaité aussi que fut abordé le problème du ferroviaire SNCF afin d’aller vers l’objectif de la diminution conséquente du tout automobile, de sa pollution, de la rareté du carburant à venir, du bruit et du stress en conséquence des bouchons, etc;
Des transports collectifs …en site propre, bien sûr!
Trains, Trains-vélos, Bus, Vélos, et Piétons;
Certes la L2, certes, le Tram et le Métro!
Et notre chemin de fer? N’y a-t-il pas quatre axes pour pénétrer et sortir de Marseille: de la Côte Bleue ( Double voie, hélas seulement exploitable par diésel jusqu’à L’estaque ), de la Joliette qui mériterait d’avoir des navettes sur St Charles, d’Aubagne avec la mise en service rapide de cette troisième voie, et enfin d’AIX en Provence dont les travaux actuels de doublement de 12 kms dans les quartiers Nord, sur les 36 que comporte cette section de ligne ne répondront pas à l’attente des voyageurs du Pays AIXOIS à la réouverture prévue fin 2008/début 2009;
Je l’ai dit à plusieurs reprises, et encore le 27-11 en comité de ligne à Gardanne, l’A51 est à saturation, c’est un constat fait par tous!
Pour 2009, c’est d’un vrai métro aérien entre AIX et Marseille St Charles que les citoyens sont en droit d’attendre; Une cadence envisagée très hypothétiquement toutes les 20? n’est pas acceptable!
Aux heures de pointes le matin et le soir, c’est une cadence toutes les 5? qui serait souhaitable sur une voie entièrement doublée et électrifiée;
C’était la revendication de toutes les organisations syndicales de cheminots dans les années 1975/80; C’est encore plus d’actualité aujourd’hui!
Alors Robert? Alors Sylvie? Alors Jean-Noël?
Réduire l’entrée des voitures dans Marseille, entièrement d’accord, en utilisant les TER sur des lignes modernes, dignes de notre siècle.
Mon amitié,
Gilbert de Pertuis en Luberon.
Louis dit :
N’étant pas Marseillais de longue date, je me sens tout petit devant la science et les connaissances développées par Michel Fornairon, secrétaire du collectif vélos en ville un peu plus haut sur ce blog.
Je retiens que les idées retenues par Jean-Noêl Guerini sont intéressantes mais qu’il serait mieux qu’elles soient bousculantes.
Aussi je cite ci-dessous une contribution que je lui avais adressée et qui n’a, apparemment pas retenu son attention. Mais puisqu’il indique que la réflexion sur le sujet pourra se prolonger…
« Ci après, ma contribution au débat prévu le 29 novembre
« Gagnons un grand service public des transports »
Pour acquérir de meilleures chances de remporter les élections de mars prochain, je propose d’afficher une grande ambition en ce qui concerne la politique de circulation urbaine et de transports publics.
Après études économiques, nous devrions être capables d’inscrire dans ton programme, Jean Noël, LA GRATUITE DES TRANSPORTS PUBLICS dépendants de la mairie, RTM notamment.
Ceci n’est pas une hérésie budgétaire car la billetterie ne représente, actuellement que 28% des recettes de la RTM.
Malgré tout, il faudrait trouver des économies et de nouvelles sources de financement car, de plus, cette mesure entraînerait une augmentation de la demande
- n’est-ce pas le but ? – donc des coûts d’exploitation.
Au chapitre des économies, la suppression des services financiers de la RTM liés à la billetterie, du contrôle et du matériel de billetterie et aussi, la suspension du projet de périphérique nord coûteux et générateur de nuisances pour les riverains.
Pour les nouveaux besoins de financement, on peut penser à une participation de la population et des visiteurs continuant à utiliser l’automobile : péage pour pénétrer en centre ville pour les non-résidents. ?
Parallèlement, on doit créer aussi des parkings relais avec navettes gratuites pour se rendre au centre ville, renforcer et améliorer le réseau de transport public.
Ces mesures auraient des conséquences très bénéfiques, notamment de désengorger le centre ville et au-delà de réduire la pollution et les temps perdus en embouteillages, la facture énergétique et de rendre les trottoirs aux piétons.
Le pouvoir d’achat des usagers de la RTM et de ceux qui renonceraient à l’usage de la voiture se trouverait amélioré, ce qui devrait se ressentir favorablement sur l’économie de la ville.
Le tramway et les travaux d’urbanisme associés ont rendu en partie la ville aux piétons, il faut poursuivre dans cette voie. Bravo pour l’idée de piétonisation du Vieux Port.
Louis
michel et alexandre baudon dit :
tu va gagner ont te soutien aller jean noel il faut le batrre tu va gagner il faut rien lacher
Hugo Victor dit :
C’est qui André Bénichou je connait un Armand Bénichou Vice-président d’Handicap Amitié Culture fondateur d’Hantoit mais André !?
michel et alexandre baudon dit :
merci jean noel j ai regarder la video de vos propositions des transports bonnes chance et aller il faut le mettre dehors cellui-la gaudin envoir
jess dit :
le reseau de metro est encore embryonnaire a marseille. les 2 lignes tres courtes,desservent surtout le centre ville. Il est temps d’investir dans l’extension d’un reseau enterré de métro desservant les 4 coins de la ville:
–>au nord vers vers septemes,gd littoral et l’hôpital
nord
–>au sud vers luminy,l’université,l’hôpital ste
marguerite
–>à l’est vers st loup et la valentine
–>au nord est vers plan de cuques,le technopole et
l’université st jérôme
les marseillais pourront alors se deplacer sans leur voiture.
la desserte de l’aeroport est egalement un probleme tributaire des difficultés de circulation.il faut un moyen de transport en site propre,un TER reliant directement l’aeroport a marseille et aix.
Frioul dit :
Bonjour,
-Le vélo, c’est bien joli, mais pour les plus âgés, les malades ou les handicapés, ce n’est pas évident…
Ce ne peut être qu’un moyen COMPLEMENTAIRE, à l’usage des plus fringuants, et à condition qu’ils n’aient pas de bagages…
-Changer de transport aux correspondances bus-tram-métro-train, pourquoi pas, à condition que l’embarquement tiennent compte des caddies, diables et autres bagages…
Pour l’instant, je suis bien obligé de prendre ma voiture pour faire mes courses au supermarché…
-Enfin, et c’est plus personnel, les habitants du Frioul sont des marseillais aussi, contrairement à ce que pense l’actuel maire de Marseille : il nous a imposé une DSP privée à Véolia pour un service de navettes à prix astronomique, se permettant même de redéfinir les « ayant-droits » familiaux.
Aujourd’hui, seul les propriétaires sur l’ile, leur femme et enfants mineurs, « bénéficient » d’un tarif à 5 euros le ticket par personne, ticket inutilisable sur le réseau RTM, il faut donc repayer dès l’arrivée au Vieux Port pour circuler en ville. Et pour les paquets, je vous laisse deviner le cirque… Il faut arriver en voiture au pied de la navette au Vieux Port, sans place de déchargement, vider la voiture, et repartir la garer. Impossible à faire sans être deux pour garder les paquets. Un véritable enfer, qui menace de s’aggraver avec la piétonisation du Vieux Port.
Pour les enfants majeurs, et autre parentèle, le tarif est à 10 euros le ticket…
Les Frioulais aimeraient bien bénéficier du ticket à 1,11 euros, utilisable sur tout le réseau, dont se plaignent les marseillais…
Que pense Mr Guérini de cette situation? Que compte-il faire?
Sachant que Mr Roatta, maire du secteur, n’a jamais rien fait, et se trouve en position électorale difficile, on aimerait savoir ce que pense l’équipe Guérini de cet état de fait, si possible avant de voter. Faire basculer le secteur nous plairait bien.
Gonzalez Miguel dit :
Frioul,
Vous avez bien raison de dire qu’il est impensable d’avoir des moyens de transport avec des billetteries différentes. Un projet d’harmonisation est à l’étude et il devrait voir le jour en 2009. Avec une seule carte, vous pourrez prendre le transport en commun de votre choix. RTM , SNCF, CARTREIZE, etc. En ce qui concerne la desserte du Frioul, je pense que si Monsieur Guérini est élu Maire de Marseille, il fera en sorte que soit revu cette DSP donné à VEOLIA pour qui le profit est plus judicieux que le service rendu. A voir les prix pratiqués, il ne fait pas bon se payer une balade en mer en famille.
En conclusion, avec le projet de navettes maritimes de la Pointe Rouge à l’Estaque, le Frioul ne sera certainement pas oublié.
Alors si vous voulez que ça change, les 9 et 16 mars prochains votez pour le changement.
denis dit :
Les chauffeurs de la Régie des transports marseillais méritent plus de reconnaissance que de critiques, je l’affirme en toute objectivité et loyalement. Pourtant, c’est souvent l’inverse que traduisent les propos entre usagers de la régie et ceux qui paraissent dans le courrier des lecteurs du quotidien local. Pourquoi ces jugements presque toujours négatifs et au demeurant souvent illégitimes? S’agit-il de la volonté de ternir leur image par des raisonnements fallacieux? ou simplement de la subjectivité des opinions? en tout cas cela génère quasiment une mise à l’index des chauffeurs, voire carrément une discrimination de profession susceptible de générer de la vindicte sur ces derniers.IL y a dans ce phénomène, un caractère comparable au racisme qui détermine en l’occurrence, une malveillance passive, mais destinée à provoquer une atteinte active (agression) à l’encontre des conducteurs de bus.
D’autre part, il est à mon sens regrettable que l’esprit critique des usagers de la RTM, ne se borne qu’à la dépréciation des chauffeurs, à croire que ces derniers sont à l’origine de tous les dysfonctionnements de la RTM.Il serait pourtant judicieux que certains utilisateurs de ces transports souvent affectés d’un mécontentement exclusivement orienté sur les chauffeurs de bus, élargissent leur vision sur la situation des transports urbains marseillais.
En effet, il ya manifestement autre chose à dire sur l’entreprise de transport, notammant sur les directives et les moyens mis en oeuvre par la communauté urbaine de marseille dans le cadre de l’offre de service, qui permettront sa fiabilité, cruciale pour les marseillais.
La régie des transports de marseille est quasiment obligée de faire allégeance à une certaine population.En effet,il n’est pas rare que dans certains quartiers sensibles de la cité, une horde de jeunes gens, qui non contents d’être transportés sans s’acquitter du prix de leur place, ont la volonté manifeste d’assujettir le chauffeur, que l’isolement rend visiblement vulnérable, à une liste non exhaustive d’exigences illicites ( montée et descente de l’autobus en dehors de l’arrêt suivant le désira ta de chacun, musique forte, gesticulation, conversation à voix haute, cigarette allumée, on se lève pour descendre aprés avoir fini sa conversation ,alors que le véhicule est l’arrêt désiré porte arrière ouverte, et que les derniers passagers en attente de descendre l’ont fait depuis pas mal de temps..) Devant une éventuelle humeur de mécontentement du chauffeur, alors on l’insulte, on le menace, ou bien on le lynche.
Par ailleurs,un jour alors que je circulais au volant d’un bus dans le couloir réservé, une voiture particulière y fit irruption, coupant le devant de mon véhicule.Une collision bénigne s’ensuivit.L’automobiliste véritablement furieux descendit de son véhicule en hurlant des insultes, menaces et obscénités, puis vint me cracher au visage par la fenêtre du bus restée entrouverte, se précipita dans sa voiture et s’en alla rapidement en se gardant de faire les papiers.Cette agression n’est pas un cas isolé.Personnellement, j’en ai subi quelques-unes.Chaque fois, la hargne et la haine étaient présentes et inexplicables.Naturellement, le même sort est aussi « réservé » à bon nombre de mes collègues chauffeurs de bus.
Je me souviens également de ce jour, ou un piéton traversait la chaussée à l’arrivée de mon véhicule de transport, en dehors du passage protégé et sans tenir compte du feu qui était au vert .Arrivant donc au-devant de cet homme en costume cravate et petite serviette à la main, je ralentissais pour le laisser passer, mais curieusement, au lieu de presser un peu le pas, cet individu se mit à marcher carrément au ralenti. A ce moment -là ,je donnais un petit coup de klaxon au passage et aller faire mon arrêt une cinquantaine de mètres plus loin.Soudainement, je vis se précipiter vers l’autobus l’imprudent passant , visiblement surexité, et me couvrant littéralement d’insultes, en me menaçant de tabassage…
D’autre part, les préjugés à l’égard des chauffeurs de bus marseillais sont légion,ces derniers sont censés être en tous points, des travailleurs protégés par rapport à la majorité des autres.Pour beaucoup de marseillais, ces salariés sont des fanfarons, des fainéants et des bons à rien.C’est bien triste de travailler avec une telle considération, la motivation s’est évaporée depuis longtemps.Notre salaire estimé confortable par nos détracteurs, qui pensent que notre rémunération ne correspond pas à notre niveau de compétence,évalué en deça de celui requis pour ce traitement salarial.Cela rend certains, envieux, haineux et agressifs.
A mon humble avis, la spécificité du contexte de travail et environnemental des traminots de la régie des transports marseillais, explique en partie, l’instabilité chronique du climat social qui plombe l’activité régulière de leur entreprise (Les traminots marseillais ayant souvent été, par le passé, les plus déterminés de tous les autres réseaux de transport urbain de l’hexagone, à accomplir des mouvements sociaux). A moins que ces personnels dont le job est de conduire les bus, soient d’une nature puérile, de telle sorte qu’ils sont rebutés par le travail et préfèrent en outre, perdre le bénéfice de leur salaire. En effet, même si le détail de ses revendications ne va pas toujours dans ce sens, j’ai le sentiment que le malaise profond de cette corporation trouve sa source dans sa confrontation avec une certaine partie de la population marseillaise à la nature délétère.De façon assez régulière, vient également se greffer,l’apparente volonté pernicieuse de certaines personnalités locales de la cité phocéenne à l’encontre des agents de la régie, en terme d’image, pour des raisons démagogiques.Ce qui n’atténue pas l’hostilité de certains individus envers les les chauffeurs de bus marseillais. Et d’autre part, ce qui est de nature à démotiver les agents de conduite, c’est la traditionnelle ignorance des pouvoirs publics locaux vis à vis des très importantes difficultés de circulation des véhicules de transport, toujours en butte au déferlement du stationnement sauvage sur leurs voies de circulation, ce qui les empêche d’être fiables en terme de ponctualité pour leurs utilisateurs.Lesquels, finissent d’ailleurs par se lasser des attentes prolongées aux arrêts…et de s’en détourner.Engendrant par là-même, un manque à gagner substantiel pour la recette de la régie.
Voilà qui n’est pas de nature à permettre une réduction de la subvention d’équilibre destinée à la régie des transports de la ville. Aide économique, bien évidemment issue de la contribution publique locale.
Ce qui n’empêche pas la communauté urbaine de Marseille de faire preuve de mesquinerie envers les traminots marseillais. En effet, des décideurs ont estimé que la marge de temps qui permettait quelquefois aux chauffeurs de bus de souffler quelques minutes au terminus, revenait trop cher à la communauté urbaine, et l’ont supprimée.Dans la situation antérieure à cette initiative, ces quelques minutes supplémentaires donnaient la possibilité aux bus de la RTM, d’accomplir dans les délais, leur parcours aux heures de pointe.Ce qui n’est plus le cas avec le temps théorique actuel alloué aux bus pour boucler leur itinéraire.Il n’a pas été tenu compte de la fluctuation à la hausse de la densité de la circulation aux heures de sortie des bureaux.Cela va avoir à l’évidence, une incidence très fâcheuse sur les conditions de transport des marseillais.Il est à noter que cette restriction rentre dans le cadre d’une restructuration du réseau de bus qui consiste à réduire les voitures en service, par rigueur économique suite aux dépenses colossales liées au chantier de la réalisation du tram, et à la volonté de transfert de la clientèle des autobus sur ce nouveau moyen de transport, qui ne dessert au demeurant qu’ un seul secteur de la périphérie de l’agglomération marseillaise..
Je suis outré par l’attitude de la police marseillaise.Les gardiens de la paix ou autres CRS, sont prompts à réprimer les chauffeurs de bus, souvent pour des peccadilles; et en même temps , cette autorité publique ferme les yeux sur les contrevenants qui gênent ou empêchent la progression normale des autobus, en plaçant les conducteurs de bus dans des conditions de travail d’une extrême difficulté, et les exposant anormalement au risque d’accident impliquant leur véhicule.
Nous constatons souvent avec mes collègues conducteurs de bus, que les fonctionnaires de police marseillais ont une certaine incompréhension vis à vis des impondérables inhérents à la conduite urbaine des véhicules à fort gabarit comme les bus de la RTM. Lesquels, indépendamment de la volonté des chauffeurs, peuvent se trouver placés en porte à faux avec le stricte respect de la réglementation. En outre, la police marseillaise intègre vraisemblablement les préjugés locaux traditionnels sur les traminots.Par conséquent, ces messieurs, dames, qui incarnent l’autorité publique, n’ont pas du tout envie d’être indulgents envers les chauffeurs de la régie, même si les conditions de leur travail sont particulièrement difficiles. Difficultés auxquelles les policiers contribuent, par leur passivité à réprimer le stationnement sur les voies de circulation des bus.
denis dit :
Le coutumier acte d’amabilité émanant des chauffeurs de bus de la Régie des transports marseillais, qui consiste à immobiliser leur véhicule en dehors de l’arrêt pour ouvrir la porte de montée à des passants qui l’ont demandé par un geste de la main , est communément appelé par ici, non sans un certain cynisme, « arrêt de faveur ».En effet, à qui n’est-il pas arrivé d’être en retard, et de se trouver entre deux arrêts au moment de l’arrivée du bus? et néanmoins se voir invité par le chauffeur à monter dans le véhicule de transport, dans la mesure ou on lui a fait signe? Bien souvent, malgré cet acte obligeant,il arrive que certains profitent de la gentillesse de l’agent de conduite, sans dire un mot pour le remercier.Pire encore, dans le cas ou le chauffeur ne consent pas, pour une raison ou pour une autre, à réaliser « l’arrêt de faveur », généralement on lui crie des insultes, des menaces, ou bien si le conducteur « coupable » de n’avoir pas obtempéré , est reconnu quelques temps aprés, il y a de fortes probabilités qu’il se fasse agresser. A l’origine, » l’arrêt de faveur » était un acte librement consenti par le traminot, mais depuis de nombreuses années, il est devenu une exigence, voire même la traduction d’une volonté d’asservissement provenant de certains usagers de la régie.( comme le dit le proverbe: » chacun voit midi à sa porte », autrement dit, on veut imposer au chauffeur de l’autobus de procéder de la même façon qu’un transport commercial individuel , lequel laisse le choix à ses utilisateurs de l’endroit ou ils vont héler le véhicule pour l’emprunter, et également désignation du lieu pour le quitter). Pour pouvoir accomplir notre journée sans être obligés de subir des exactions, nous devons accomplir des prestations qui ressemblent de plus en plus, à celles des chauffeurs de taxi. Et bien sûr, les conséquences , en terme de stress et de fatigue en fin de journée, sont de nature à affecter sérieusement l’agent. Je voudrais ajouter que ce ne sont pas forcément des gens qui vont travailler, qui sollicitent « l’arrêt de faveur », mais il s’agit quelquefois de personnes qui veulent s’épargner de marcher à pieds sur quelques centaines de mètres. Bien sûr, sans payer, ni même remercier le chauffeur qui pensait à tord, rendre un vrai service.
Un archétype populaire classe les chauffeurs de bus en général, et en l’occurrence ceux de la régie des transports marseillais, parmi les travailleurs qui ont peu de volonté dans leur travail. Eh bien, je dirais, pour savoir à quel point les traminots s’investissent dans leur travail, que cette interprétation est antinomique avec leurs qualités. En effet, les agents de la RTM, perçoivent parfaitement la légitimité de l’astreinte que nécessite leur mission de service public, mais il en demeure pas moins qu’ils ne sont pas des robots
un conducteur de bus de la RTM. (Mes commentaires sont un peu longs et je m’en excuse)