A Marseille, gagnons la bataille de l’emploi !
Par JNG, à 16:39
Général, Impôts, International, Logement, Marseille, Municipales, Santé, Social, Transports
Chers amis,
Un lundi soir, par cette froidure presque hivernale, après une journée de travail, quel bonheur cela a été pour moi de voir cette grande salle du Dock des Suds remplie à craquer de Marseillaises et de Marseillais venu débattre d’un sujet qui peut paraître aride et pourtant si essentiel à notre avenir : l’emploi et le développement économique.
Comme pour le thème de la propreté, la semaine dernière, les questions n’ont pas manqué, les idées, les propositions, les critiques, tout ce qui fait la richesse d’un débat a pu être partagé entre nous. Vous avez fait, hier soir, d’une volonté d’être pleinement les acteurs de notre devenir commun.
J’ai senti qu’il ne s’agissait pas seulement d’un désir de » participatif » dont nous avions besoin, mais d’échanges, francs, sans tabous. Au contact direct de celui qui vous propose de conduire les affaires de notre cité pour la prochaine mandature. En cela je trouve cette période de campagne extrêmement enrichissante, passionnante, loin d’un exercice compassé en tous cas.
En relisant mes notes, je peux vous dire que je me suis enrichi de vos propos et j’ai eu le sentiment de pouvoir dire ce que je porte, en toute vérité, loin de la démagogie, outil politique si facile en campagne électorale. On était, ce me semble, très loin de cet exercice dont les citoyens nous ont clairement signifiés, il y a 6 mois, qu’ils n’en voulaient plus, et c’est heureux.
Au point que lorsqu’une intervenante est venue nous dire, avec cette formule qui cachait à peine sa souffrance : » Vous faites campagne pour votre élection et moi pour un emploi « , je n’ai pu m’empêcher de lui répondre, au-delà de ma compassion, qu’un candidat se devait d’abord à la vérité, que je ne voulais pas promettre l’impossible, mais créer les conditions d’une confiance enfin retrouvée dans une ville si paupérisée. Redonner confiance avec des preuves tangibles d’un décollage économique.
Conjonction du temps, des lieux et des personnes, avant de commencer cette rencontre avec les Marseillais, je me suis entretenu avec les responsables de la Fiesta des Suds qui s’inquiétaient de leur déplacement voulu par les dirigeants d’Euroméditerranée-Marseille pour des raisons, semble-t-il, immobilières. Contrairement aux engagements pris devant moi, la culture étant moins sonnante et trébuchante, à leurs yeux, que les programmes immobiliers, je tiens à leur dire que si la Fiesta des Suds est déplacée, le Conseil général des Bouches-du-Rhône, partenaire principal de ce grand événement culturel, arrêtera son financement et se retirera du Conseil d’administration d’Euroméditerranée. Cet engagement est solennel. Sans commentaires…
» Sans gâcher la fête et avant toute chose, ai-je conclu hier soir, permettez – moi de vous dire le plaisir que j’ai de vous retrouver, et plus encore, de vous écouter pour cette deuxième rencontre thématique. Comme vous l’ont indiqué Lisette Narducci et Karim Zeribi, que je tiens à remercier ainsi que tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cette soirée, j’ai décidé, avec ceux qui me soutiennent, d’aller à la rencontre de tous les habitants de Marseille, dans tous les quartiers de la ville, pour aborder avec eux, franchement, l’ensemble des préoccupations qui sont au coeur des élections municipales.
Bien évidemment, sur chacun de ces dossiers, j’ai des idées, des projets et surtout des convictions. Ils guideront les choix que j’aurai la responsabilité d’effectuer le moment venu. Mais j’ai appris, au fil de ma vie politique, à cultiver la mesure et j’aborde l’ensemble des sujets qui sont au coeur de l’action publique et au centre du combat de mars prochain avec humilité. C’est pour cela que j’accorde une place importante au dialogue, à l’échange et à la confrontation.
Chacun connaît les attentes et les exigences des Marseillaises et des Marseillais en termes d’économie et d’emploi. Elles sont immenses et c’est un devoir pour moi d’être à la hauteur des défis qu’il nous faut relever pour que Marseille retrouve sa place, sa juste place, dans le concert des grandes villes européennes. Comme pour d’autres dossiers, les habitants souhaitent, espèrent et attendent un vrai changement afin que le chômage et la pauvreté, qui sont les deux cancers de la société française, reculent de manière significative.
Et ils sont d’autant plus exigeants au plan local, que les inquiétudes et les difficultés s’accumulent en raison de la politique menée par le gouvernement. Pendant la campagne des présidentielles, le candidat Sarkozy avait dit qu’il » serait le président du pouvoir d’achat « . Force est de constater que la promesse n’a pas été tenue. Aujourd’hui, tout augmente sauf les salaires et les retraites !
Les chiffres, vous le savez, sont cruels et personne ne peut se satisfaire de la situation actuelle. A Marseille, le taux de chômage est supérieur de 5 points et demi par rapport à la moyenne nationale. Certes, je ne suis pas un démagogue, en dix ans, des progrès ont été enregistrés, mais il n’y a pas de quoi crier au miracle. Comme partout dans notre pays, nous comptons moins de demandeurs d’emploi, mais cette évolution s’effectue à des allures d’escargot et nous ne rattrapons pas un retard qui, au contraire, se creuse par rapport aux grandes métropoles.
Je veux aussi, ici, rappeler les disparités qui existent d’un quartier à l’autre. Et je veux affirmer fortement que développement économique et cohésion sociale sont intimement liées : l’un ne peut exister sans l’autre. 28% de la population marseillaise vit en dessous du seuil de pauvreté, chiffre qui s’élève à plus de 50% dans certains quartiers, c’est inacceptable et intolérable.
Ces constats sont accablants et appellent de nouvelles orientations. C’est pour cela que tout en répondant aux questions et suggestions qui ont été au centre du débat ce soir, je veux vous faire part de ma vision et de mon ambition économique pour notre ville. Mais avant toute chose, il me semble utile de rappeler quelques principes.
En premier lieu, alors que nous sommes tous convaincus que Marseille souffre encore d’une trop faible attractivité, nous ne devons jamais oublier que c’est l’entreprise qui crée la richesse et donc, qui crée l’emploi. Si le maire n’a pas de baguette magique pour créer des emplois et décréter la croissance, en revanche, il doit agir fortement, et avec détermination, sur la propreté, les transports et le logement, pour stimuler et accélérer le développement économique pour lequel la qualité de vie constitue aujourd’hui un élément de société majeur, certains d’entre-vous l’ont noté ce soir.
Dans le cadre d’une société en mutation, il est utile, je pense, d’indiquer quels sont, désormais, les axes forts d’une politique de développement économique audacieuse et dynamique. Pour moi, ils se construisent autour de quatre piliers.
1°) Il y a, tout d’abord, la mise en place d’une chaîne logistique organisée autour du port. A Marseille, c’est au delà d’une histoire, notre port est une véritable culture.
2°) Ensuite, tout doit être mis en oeuvre pour donner sa place à l’économie de la connaissance, en fonction de nos compétences.
3°) Marseille doit saisir toutes les opportunités offertes par l’émergence d’une économie culturelle et touristique.
4°) Enfin, les fonctions de commandement urbain doivent être clairement identifiées. Ce sont elles qui font une capitale !
J’aborderai le 11 décembre prochain, de manière spécifique et responsable, la question du port de Marseille, au cours d’une visite sur place. Mais je veux quand même vous faire part, sans esprit de polémique, de la perplexité que j’ai éprouvée, récemment, quand l’équipe qui gère la ville depuis treize ans a, semble-t-il, découvert que Marseille était un port de commerce et d’industrie. Et cela lors de l’avant dernier conseil municipal de la fin d’une deuxième mandature !
40.000 emplois pour le port autonome, dont la moitié à Marseille, c’est cela aujourd’hui le port de Marseille. Et à l’heure d’une économie – monde, comment ne pas regretter que cet outil magnifique ne joue pas le rôle qui devrait être le sien ? Car s’il est une chose certaine, c’est que l’économie se développe par l’échange et ces échanges se font d’abord et avant tout sur le littoral. Je crois qu’il faut le dire pour éviter tous les malentendus, que bien des Marseillais expriment un relatif rejet du port et de ses problèmes.
Je les comprends mais je veux les convaincre qu’il faut aller au-delà : l’avenir de Marseille passe par une chance, celle d’avoir un port. Il doit redevenir, comme à Gênes, ou encore à Barcelone, un élément central. Bien des villes aimeraient avoir un espace portuaire comme le nôtre qui est un bien inestimable. Il faut le dire, le répéter et surtout ne pas céder aux sirènes qui proposent ne retenir de l’avantage d’être au bord de la mer que des visions immobilières. J’en profite pour rappeler ma vive opposition au bétonnage de nos calanques, notamment au Mont-Rose, et à ma volonté de tout mettre en oeuvre pour que ces funestes projets ne voient jamais le jour.
Mais je vous ai indiqué que le port était l’un des maillons essentiels d’une chaîne logistique qu’il importe de renforcer. Au-delà de la circulation des matières premières, ou des biens de consommation, il y aussi la circulation des hommes.
Je profite de l’occasion pour dire aux représentants de la pêche professionnelle combien je participe de leur lutte. Je veux leur dire la sympathie des Marseillais et l’incompréhension qui est la mienne de la décision de les voir expulser du Vieux-Port. Le Lacydon sans pêcheurs ? Alors que vous représentez la richesse et la spécificité de Marseille, c’est ubuesque, autant faire tomber la Bonne Mère ! Loin des effets de tribune, jugez moi sur mes actes et vous verrez que je serai à vos côtés car je prends ici l’engagement de valoriser la pêche. Vous aurez un adjoint au maire délégué, un interlocuteur direct.
Plus généralement, concernant le développement économique de Marseille, il est temps, il est grand temps de décréter une mobilisation générale pour la ligne à grande vitesse, une L.G.V des métropoles qui doit impérativement passer par Marseille. Je m’étonne que le maire de Marseille, vice-président de l’UMP qui se prévaut de son influence à Paris, ne cesse de geindre, et je suis élégant, sur des aides qu’il n’aurait pas localement (Département, Région), sans réclamer fermement au plus haut niveau, je n’y comprends plus rien, les choix essentiels qui permettraient de désenclaver réellement notre ville, en la reliant à l’arc méditerranéen entre Catalogne, Ligurie et Lombardie.
Sans cette L.G.V de l’Europe du Sud et une gare à Marseille, l’effet T.G.V restera un leurre et une illusion, la croissance économique et industrielle, ne nous leurrons pas, s’arrêtera à Lyon ! Avec l’aéroport, avec l’existence d’une aérogare low-coast que j’ai soutenue avec le Conseil général, cette gare est primordiale pour être réellement dans le flux des échanges.
Parallèlement, en cela je veux répondre au 1er intervenant, toujours aussi direct et toujours aussi présent à mes débats semble-t-il, il est vital qu’Euroméditerranée conserve le cap qui est le sien, celui d’une opération d’intérêt national, bénéficiant de larges partenariats locaux et que l’on arrête d’en faire une opération municipale, avec un premier adjoint qui pense installer le centre ville en bord de mer. Initiée localement par Robert Vigouroux, ancien maire de Marseille, en accord avec le gouvernement Balladur, soutenue activement ensuite par Lionel Jospin, la vocation d’Euromediterranée n’a jamais été celle d’une banale zone d’accueil du tertiaire au bord de la Méditerranée.
Euroméditerranée, ce doit être un moteur, un véritable centre directionnel de l’agglomération et de toute la région et il n’est pas question que sous le prétexte commode d’étendre son périmètre, l’opération se dilue. Quant à se féliciter en disant qu’un euro public investi dans ce secteur produit trois euros privés, c’est se moquer du monde. Je reviens de Barcelone et je peux vous dire que là bas, une euro public produit dix euros privés. Voilà la différence. Une bonne gestion dans la capitale catalane et une mauvaise gestion à Marseille.
Vous m’avez posé la question de la L2, je suis très heureux de pouvoir répondre publiquement à ce que tous les Marseillais considèrent comme un serpent de mer, comme une sorte d’échec de la classe politique locale. Je veux néanmoins dire ici que le Conseil général a crédité le chantier de 180 millions d’euros, tout comme le Conseil régional d’ailleurs. Cela en guise de réponse provisoire à ce que je peux lire sur cette question dans la presse locale. Alors, je vous le dis, je terminerai notre périphérique ! C’est, pour moi, une nécessité absolue, en termes d’infrastructures et de développement économique.
Au-delà des nécessaires infrastructures, les facteurs clés de prospérité résident aussi dans l’accès aux connaissances et dans la place accordée aux talents qui s’expriment dans le secteur des technologies de l’information et de la communication ou encore dans le secteur de l’économie culturelle, où les atouts du site de la Belle de Mai sont réels. Avec ce qu’il est convenu d’appeler l’économie de la connaissance, qui concentre en effet moyens humains, appareil éducatif et de recherche, infrastructures de haut niveau et richesse des réseaux relationnels.
Là aussi, que d’atouts inexploités ! Que de pépites laissées de côté ! Que de talents en jachère ! Certains d’entre-vous ont beaucoup insistés sur ce point ce soir, je les rejoins bien volontiers. Il me semble même que cette question doit faire l’objet d’une rencontre-débat spécifique. Mon projet doit prendre en compte cette dimension essentielle pour Marseille. Au fond, son avenir à long terme. Il est impossible de continuer à constater avec effroi la fuite de nos cerveaux et la faiblesse des salaires de nos chercheurs. Je m’engage à ce que nous poursuivions le dialogue sur cet enjeu fondamental dans les semaines qui viennent. Parce que dans les domaines de l’aéronautique, la micro électronique, la santé, les technologies de l’information et de la communication … L’action publique a toute sa place dans l’accompagnement et l’accélération des dynamiques à l’oeuvre et, croyez bien que je m’y emploierai.
Néanmoins, l’action politique nécessite des choix, c’est même son objet car on ne peut pas tout faire et être présent sur tous les fronts. A nous de déterminer les secteurs où nous pouvons être les meilleurs, à nous de libérer les énergies et ainsi, j’en suis convaincu, nous serons les meilleurs !
Il faut choisir, pour avancer !
Il faut choisir pour développer !
Il faut choisir, pour gagner !
Pour ce faire, et c’est une réponse à l’une des questions posées ce soir, dès mon élection, je réunirai les présidents d’université pour envisager avec eux un plan rationnel de développement de notre potentiel universitaire, car nous avons, en ce domaine, des marges de progression immenses.
Mais, surtout, ce que je tiens à dire, chers amis, c’est que je serai le maire qui parle et agit avec le monde de l’entreprise, avec les entrepreneurs, ceux qui prennent des risques et misent sur le potentiel productif de la ville, pas celui qui ouvre la porte aux promoteurs. Car notre ville a désormais la détestable habitude de remplacer les usines et les ateliers qui ferment par des opérations immobilières. On ne peut plus continuer comme ça !
Il relève quand même de la compétence de l’équipe municipale de faire en sorte que si des entreprises ferment, il doit être possible de les remplacer ces entreprises par d’autres entreprises. A l’Hôtel de Ville, aujourd’hui, on ne semble pas connaître cette logique, je le dis franchement.
Pour moi, les P.L.U ne doivent plus permettre la confiscation du foncier industriel par la promotion immobilière, ou par l’installation de grandes zones commerciales dont nous sommes largement pourvus. Dans la vallée de l’Huveaune, à Saint Louis ou encore à Château Gombert, il est important de poursuivre une politique d’accueil des entreprises.
Comment ne pas s’étonner qu’à Saint Menet les engagements pris par Nestlé ne soient pas tenus et que l’avenir de 190 salariés soit dans le flou ? Depuis plus d’un an, aucune information n’a été donnée par la société en charge de la commercialisation du site.
Mais pour relancer Marseille, au delà de ces choix concernant des grands projets, il est vital d’accorder une attention de tous les instants au tissu économique des PME, des TPE et des PMI qui représentent l’écrasante majorité des 32.000 entreprises implantées à Marseille ! Autant dire son poumon économique. Elles sont créatrices d’emploi, de lien social et ne sont pas considérées comme elles le méritent, là je rejoins quelques-unes de vos interventions.
A ce titre, il est vital de développer le micro crédit, co-géré avec des organismes spécialisés, parce que la force de Marseille est dans tous ses habitants, mêmes les plus modestes, vous l’avez rappelé ce soir à juste titre. Là aussi, il faut changer d’époque, changer de culture, changer de comportement !
C’est en ayant en tête l’ensemble de ces évolutions nécessaires que je créerai un comité de coordination économique, présidé par un grand patron marseillais. Il aura la responsabilité de me faire des propositions concrètes mensuellement. De même, en étroite concertation avec l’ensemble des organisations patronales et les syndicats, un schéma économique sera défini, dans les premiers mois de mon mandat.
Vous avez compris que l’avenir économique de la ville ne se résume pas, pour moi, par la présentation de maquettes, ou de belles images en » 3 D » préparées par les bureaux d’études des investisseurs qui installent des galeries marchandes alors que plus de 600 commerces sont fermés dans l’hyper centre. Elles sont, à 4 mois des élections municipales, présentées quotidiennement dans presse locale. Au moment où l’activité commerciale dans les quartiers se réduit comme une peau de chagrin !
Cette vision du développement économique n’est pas la mienne et elle ne repose pas sur une réelle ambition pour notre ville et pour notre jeunesse. N’en déduisez pas pour autant, en entendant mes réserves sur la pression des promoteurs que je ne crois pas au développement du tourisme. Nous aurons d’ailleurs un débat sur l’habitat, le logement et l’urbanisme à Marseille dans les jours qui viennent, ce n’est pas un scoop, ce sera le 7 décembre prochain à l’Hôtel de la musique du 25 bd St Marcel.
Je crois à la force symbolique d’un projet audacieux, comme celui de la piétonisation partielle des artères proches du Vieux-Port, qui constituera un appel extraordinaire pour le développement de cette activité importante et créatrice d’emplois. Elle s’accompagnera, cela va de soi d’un nouveau plan de circulation, simplifié et rationalisé. Cette entreprise urbanistique fera appel aux plus grands urbanistes et architectes du monde par un concours international et un dialogue permanent avec les marseillais, comme l’a opportunément proposé mon ami Bertrand Delanoë à Paris pour le coeur de Halles et comme il se fait dans les plus grandes agglomérations mondiales en matière de gestion de projets de requalifications urbaines.
En fait, je veux être le maire qui développe Marseille, je privilégie la cohérence et la vision d’ensemble. Je veux aménager et développer la ville et pas me contenter de compter les grues qui s’agitent autour de projets immobiliers, sans régler le problème du logement. Bien au contraire, je veux être le maire du cadre de vie.
Car pour moi, le maire doit être le moteur et le catalyseur d’une seule volonté : celle qui crée les richesses, stimule la création, dynamise l’innovation. Vous avez compris que c’est au niveau du Grand Marseille que je raisonne, pour des raisons évidentes d’espace, de mobilité et de richesses collectives. L’existence de ce Grand Marseille, qui ne doit pas se décréter, mais se négocier avec intelligence et dynamisme, ne doit pas être une fuite en avant qui permettrait à la ville de boucler ses fins de mois délicates en faisant main basse sur la taxe professionnelle des autres, est vitale pour être au niveau des métropoles européennes.
Moi, je veux que Marseille rattrape Barcelone. Pas qu’elle continue à se faire piquer des parts de marché par Aix-en-Provence ou se retrouve en concurrence avec Montpellier ! Dés mon élection et pour le domaine économique, je proposerai une table ronde de l’ensemble des exécutifs communautaires de ce territoire avec le Conseil général et le Conseil régional, le président Vauzelle m’a d’ores et déjà donné son accord, pour définir un plan de développement commun. Tout simplement parce qu’il est urgent de parler d’une même voix, de définir une stratégie de conquête commune et cohérente, au creux de laquelle les partenariats prennent le pas sur une concurrence dérisoire et contre productive.
C’est ainsi, en fédérant, en associant, en partageant qu’un véritable projet peut se concevoir, en s’appuyant sur des bases solides. C’est ainsi que l’on peut mettre notre économie en mouvement, dans une ville qui ose, qui invente et qui gagne.
Marseille a aujourd’hui besoin d’audace, d’imagination et d’innovation pour libérer ses talents et construire son avenir. Elle peut repartir à la conquête de la Méditerranée, à la conquête du monde. Elle a la force de gagner !
J’ai évoqué Barcelone. Son dynamisme et son avance. Sans être en quête de modèle, nous pouvons quand même retirer une leçon de la mutation de cette ville. Le secret du développement harmonieux et des réussites partagées, c’est bien le partenariat entre secteur public et social et secteur privé. Et dans cette marche en avant, l’investissement public est un moteur essentiel. Sauf qu’à Barcelone, lorsque la force publique investit à hauteur de 15 à 30% dans un projet et que celui-ci fonctionne après plusieurs années, l’acteur public revend ses parts, souvent avec bénéfice… Ne pourrions-nous pas nous inspirer de ce bon sens ?
C’est bien ce que je veux faire à Marseille, avec vous, avec l’ensemble des forces vives de cette ville qui souhaitent le changement et le progrès. Je veux le faire pour toutes les Marseillaises et tous les Marseillais.
Pour les faire gagner, pour faire gagner Marseille. »




Gonzalez Miguel dit :
LA BATAILLE POUR L’EMPLOI
Le Dock des Suds accueillait le deuxième débat de la campagne de Jean Noël Guérini. Devant une salle comble, Lisette Narducci a su dépeindre les thèmes du débat. Elle a également avec talent développé un thème capital, lié pleinement à l’emploi et à l’économie, qu’elle connaît bien et auquel elle s’emploie avec conviction au Conseil Général, le dossier du RMI.
Karim Zéribi, animateur brillant, a mené ce débat avec ferveur. Donnant tour à tour la parole aux personnes invitées, ces acteurs de la vie économique de notre cité qui ont donné leur vision sur le développement à mettre en Oeuvre pour notre ville. Aucune politique de marketing n’existe à ce jour, aucune agence n’est implantée à Marseille, ceci peut-être une des causes de l’échec de la modernisation.
Les PME et PMI sont laissées pour compte par MPM, se sont plaint les responsables de ces petites entreprises, La municipalité actuelle à tord, si nous ne préservons pas ces petites entreprises, tous ces petits commerces, ce sera la mort de notre cité et de ses traditions. Oui Marseille doit garder ses traditions, Marseille, ville de pêcheurs, qui doit son développement aux hommes de la mer ne doit pas maintenant leur tourner le dos. Avec ce dossier innovant que JNG à en projet, redonner partiellement le Vieux Port aux piétons, les pêcheurs y seront plus que jamais les bienvenus. Quel serait plus beau spectacle que de voir ces étals de poissons tout frétillants qui viennent de sortir de cette mer Méditerranée et que dire encore de la gouaille de ses revendeuses qui invectivent les badauds. Ces femmes de pêcheurs, qui ont fait la renommée de Marseille.
Le scoop de la soirée fut l’engagement de Jacques Maillot, Fondateur de Nouvelles Frontières auprès de Jean Noël, il assure être en mesure de convaincre les professionnels du tourisme de revenir à Marseille plaque tournante de la Méditerranée. Mais pour cela il faudra gagner les batailles de la propreté, de l’emploi, des transports, du cadre de vie.
Jean Noël, une fois encore nous est apparu motivé, sa volonté de faire de Marseille une ville ambitieuse, une ville moderne, une ville olympique ne fait aucun doute. Tour à tour il a répondu dans le détail aux intervenants, donnant des réponses précises, s’engageant personnellement devant cette nombreuse assistance à le juger non pas sur ses paroles mais sur ces actes.
Nous amis fidèles, militants, sympathisants nous avons un devoir, celui de nous engager dans ce combat tous ensemble, unis derrière celui que nous avons choisi pour devenir Maire, jour après jour, notre motivation sera grandissante car nous voulons laisser à nos enfants et nos petits enfants le Marseille que nous aimons et que nous avons toujours aimé.
Marseille ne peut pas mourir, avec Jean Noël Guérini, se sera : MARSEILLE RENAISSANCE
HAFIDA L.B. dit :
Monsieur GUERINI, Monsieur Le Président,
Cette jeune femme qui vous a interpellé, ce qu’elle a dit ce sont les 28 % de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté qui le pensent, également les classes moyennes pour qui le quotidien est difficile et moi je suis ravie qu’elle ai pu venir pour le dire car vous donnez vous et votre équipe une lueur d’espoir.
Elle vous a dit, « Vous faites campagne pour votre élection et moi pour un emploi », « je n’ai pu m’empêcher de lui répondre, au-delà de ma compassion, qu’un candidat se devait d’abord à la vérité, que je ne voulais pas promettre l’impossible, mais créer les conditions d’une confiance enfin retrouvée dans une ville si paupérisée » JNG.
« L’emploi et le développement économique Comme vous l’ont indiqué Lisette Narducci et Karim Zeribi, que je tiens à remercier ainsi que tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cette soirée »JNG
Durant des années les politiques ont dissocié l’économique et le social mais les deux doivent être liés.
C’est une réalité incontournable à l’heure de l’Europe et de la mondialisation nous avons tant de retard à rattrapper.
« J’ai décidé, avec ceux qui me soutiennent, d’aller à la rencontre de tous les habitants de Marseille, dans tous les quartiers de la ville, pour aborder avec eux, franchement, l’ensemble des préoccupations qui sont au cœur des élections municipales »JNG
Je note avec plaisir que votre projet s’adresse à TOUTES LES MARSEILLAISES ET MARSEILLAIS que MARSEILLE 2008 SERA LE MARSEILLE POUR TOUS AVEC TOUS.
« Mais j’ai appris, au fil de ma vie politique, à cultiver la mesure et j’aborde l’ensemble des sujets qui sont au cœur de l’action publique et au centre du combat de mars prochain avec humilité »JNG
« Chacun connaît les attentes et les exigences des Marseillaises et des Marseillais en termes d’économie et d’emploi. Elles sont immenses et c’est un devoir pour moi d’être à la hauteur des défis qu’il nous faut relever pour que Marseille retrouve sa place, sa juste place, dans le concert des grandes villes européennes »JNG
Oui, et donner des perspectives aux habitants, qu’ils ne restent pas que « dans leur quartier » c’est aussi faire en sorte qu’ils sentent que C’EST AUSSI POUR EUX et leurs familles.
« A Marseille, le taux de chômage est supérieur de 5 points et demi par rapport à la moyenne nationale Si le maire n’a pas de baguette magique pour créer des emplois et décréter la croissance, en revanche, il doit agir fortement, et avec détermination, sur la propreté, les transports et le logement, pour stimuler et accélérer le développement économique pour lequel la qualité de vie constitue aujourd’hui un élément de société majeur » JNG
» Néanmoins, l’action politique nécessite des choix, c’est même son objet car on ne peut pas tout faire et être présent sur tous les fronts. A nous de déterminer les secteurs où nous pouvons être les meilleurs, à nous de libérer les énergies et ainsi, j’en suis convaincu, nous serons les meilleurs ! » JNG
« il est vital d’accorder une attention de tous les instants au tissu économique des PME, des TPE et des PMI » JNG et oui ce sont les TPE qui sont les plus nombreuses et pourtant celles les moins soutenues et chacun sait qu’un commerçant ou un artisan ne compte pas son temps ni ce qu’il investit en énergie .
« il est vital de développer le micro crédit, co-géré avec des organismes spécialisés, parce que la force de Marseille est dans tous ses habitants, mêmes les plus modestes »JNG
« Nous aurons d’ailleurs un débat sur l’habitat, le logement et l’urbanisme à Marseille Je veux le faire pour toutes les Marseillaises et tous les Marseillais. »JNG
Ce dernier point me tiens particulièrement à coeur.
Une équipe municipale qui réfléchie et qui fait des propositions enfinsur le logement (dégradations, concentration, hausse de l’immobilier),
les gens n’arrivent pas à se reloger car les propriétaires vendent,
les délais d’attente en logement social sont long ou les propositions ne correspondent pas au public,
J’atends de l’équipe municipales qu’elle réfléchisse à l’urbanisation car TOUS LES QUARTIERS font partie du patrimoine de Marseille
Saint-Antoine n’a plus de platannes, La place n’est plus un lieu de convivialité, Notre-Dame-Limite n’a plus son espace vert près de la poste, le quartier des Fabrettes a complètement été dénaturé par des constructions qui ne sont pas en harmonie avec le paysage, la colline au dessus de la solidarité est délaissée….. Et pourtant certains autres ont été épargnés et protégés
Monsieur GUERINI, Monsieur Le Président
UN MARSEILLE POUR TOUTES ET TOUS CE SERA
MARSEILLE 2008
Bien à vous
Hafida
HAFIDA L.B. dit :
Monsieur GUERINI, Monsieur Le Président
Le choix de Monsieur ZERIBI et Madame NARDUCCI pour mener ce débat a été judicieux
l’un et l’autre connaissent le sujet
Marseille,
les marseillais et leurs difficultés
Bravo à tous les deux
Marseille 2008
Bien à vous
Hafida
DULUC dit :
Bonjour,
« Je serai le maire qui parle et agit avec le monde de l’entreprise »
Marseille se veut touristique et elle en a les moyens. Les idées qui émergent sont comme vous le soulignez de vrais trésors pour notre cité mais voilà Marseille doit s’attacher les services de sociétés dont les patrons ne pensent pas qu’au profit immédiat. Relancer l’emploi c’est aussi imposer une certaine moralité à ces chefs d’entreprise qui se sentent si forts en période de crise et qui font de cette économie souteraine la règle.
Certes un maire peut effectivement agir plus facilement sur une règle comme le « fini-parti » que s’imiscer dans des intérêts privés mais le taux de chomage marseillais baisserait significativement si chacun et notament les employeurs respectait les règles du jeu !!!
Sylvain Morazzani dit :
Dans la bataille pour l’emploi, il est nécessaire d’explorer toutes les pistes. Le discours de JNG est très réaliste. Nous savons que nous ne pouvons décréter la croissance et les emplois, c’est pour cela que je suis satisfait d’entendre JNG parler d’être le maire du cadre de vie. C’est parce que Marseille sera plus propre, mieux desservi par les transports, en phase avec les attentes des industriels et des compagnies maritimes que la ville sera capable d’attirer des investisseurs et donc de proposer des emplois aux marseillais.
« Le port est une culture » : c’est une phrase qui me convient très également. C’est tellement une évidence que l’on ne peut qu’être position critique face à la volonté de la municipalité actuelle de transformer la ville en port de plaisance. La ville sera peut être riche mais pas dynamique. Sans dynamisme, nous ne réduirons pas les inégalités sociales.
Je voudrais également souligner la nécessité de l’emploi pour les jeunes. Pour les jeunes non qualifiés, ils doivent pouvoir trouver une formation professionnelle qui puisse leur permettre par exemple de reprendre des petites entreprises ou des commerces pour éviter que les quartiers ne meurent. Pour les jeunes qualifiés, Marseille a connu un rééquilibrage par rapport à Aix-en-Provence en terme d’universités et d’écoles cependant le prochain objectif est de faire en sorte que les jeunes étudiants marseillais ou de la région qui viennent dans ces parcours de formation puissent trouver un emploi dans la région et ne soient pas obligé de partir ailleurs.