“Marseille, ville propre et attractive”, réunion débat avec les Marseillais (19 Nov. 2007)
Par JNG, à 22:27
Agenda, Economie, Environnement, Général, Impôts, International, Marseille, Municipales, Santé, Social, Vidéos
Chers amis,
Hier soir j’ai participé, devant une salle comble, plus de 500 personnes me dit-on, à une réunion-débat sur le thème : » Marseille, ville propre et attractive « . Je rentre de cette rencontre comblé parce que les échanges, les questions posées, les arguments apportés étaient très loin des lieux communs, des critiques entendues. Je regrette néanmoins que tout le monde n’ait pu entrer dans la salle mais les Marseillaises et les Marseillais présent(e)s ont apporté à notre dialogue des arguments d’une qualité exceptionnelle, je tiens à les remercier à nouveau ici.
En conclusion immédiate de cette rencontre, qui n’est qu’une première ébauche, parce que l’échange direct entre nous tous ne fait que commencer, sur la propreté comme sur tous les enjeux d’un grand Marseille moderne, prêt à se construire et rayonner de nouveau, voilà les propos que je leur ai tenus :
» Je suis heureux de vous retrouver pour cette rencontre sur la propreté qui inaugure une série de rendez-vous thématiques qui vont me permettre d’engager un dialogue fécond avec l’ensemble des Marseillais. J’ai décidé, en effet, avec ceux qui me soutiennent, et qui formeront demain mon équipe au service de Marseille, de venir à votre rencontre pour aborder directement, franchement, et surtout sans tabou, les préoccupations et les problèmes de votre vie quotidienne.
Bien sûr sur chacun des grands dossiers qui engageront l’avenir de notre ville, j’ai moi-même un certain nombre d’idées, et des convictions sur le choix et les orientations que j’aurai l’honneur et la responsabilité de proposer le moment venu. Cependant, l’exercice de mes responsabilités d’élu, notamment à la tête du conseil général, m’a appris à cultiver le sens de la mesure, et à aborder les dossiers toujours plus complexes de la gestion des collectivités territoriales avec un maître mot : l’humilité.
C’est pour cela que je suis venu ce soir pour vous écouter et débattre avec vous de cet important sujet de la propreté. J’ai apprécié tout ce que vous avez dit et la pertinence de vos propositions. Les élus n’ont pas la science infuse, c’est la richesse du collectif qui l’emporte toujours. Tout ce qui a été montré, exprimé, proposé ce soir va me permettre, avec ceux qui m’entourent, d’amender, d’améliorer et d’enrichir cet important dossier que les marseillaises et les marseillais ont classé au 1er rang de leurs préoccupations dans le cadre d’une étude qui a été rendue publique par un journal local, » La Marseillaise « . Mais pas de langue de bois, je veux parler du fameux sondage qui a fait tâche d’huile, paraît-il…
Sur l’enjeu de la propreté de nos rues, je le dis en toute modestie, 47 % de nos concitoyens me considèrent comme plus crédible que le maire sortant, crédité lui de 30%.
Eh bien, mesdames et messieurs, les marseillais ont raison de penser cela parce que je vais tout mettre en oeuvre pour conforter leur opinion : J’en prends l’engagement, je règlerai le problème de la propreté dans les 6 mois après mon élection !
Avant de vous dire comment, avant d’esquisser devant vous quelques pistes sur ce que seront mes orientations et ma politique publique en la matière, je voudrais revenir sur le bilan catastrophique de la municipalité sortante, j’assume mes propos et les vôtres si je vous ai bien entendu.
La campagne électorale qui s’ouvre ne sera pas assez longue pour constater les échecs de la municipalité actuelle après 13 années de mandat. Au hit parade de ces échecs, le plus criant est certainement celui de la Propreté. Cet échec est, non seulement un échec de la municipalité sortante, mais celui, personnel, du maire sortant.
Un débat s’est engagé entre nous sur la notion de chef, de capitaine, celui qui donne la voie à suivre, qui impulse la dynamique, j’yreviendrai. Mais nous touchons-là , ce me semble et en guise de réponse à l’un d’entre-vous, malgré l’activisme récent du maire actuel à l’approche des échéances électorales, aux discours incantatoires quand la situation ne cesse de se dégrader.
Les raisons de cet échec sont multiples à mon sens :
Premièrement, une absence de responsabilité politique, clairement établie et identifiée. Comment est-il possible en effet qu’après 13 années de mandat aucun adjoint délégué à la propreté n’ait été nommé ? Comment est-il possible que personne ne soit vraiment responsable ?
Deuxièmement, une organisation défaillante, lourde et inadaptée, et certainement pas à la mesure des enjeux d’un tel dossier. Une organisation où personne de l’encadrement supérieur jusqu’aux agents d’exécution et de terrain, ne sait vraiment ce qu’il doit faire, pourquoi il doit le faire et comment il doit le faire !
Troisièmement, l’absence d’objectifs clairs, identifiés, identifiables, nécessaires et indispensables de nos jours pour la mise en oeuvre de toute politique publique. Je n’ai pas peur de le dire, même si certains me l’ont reprochés, là comme ailleurs, j’assume !
Enfin, n’est-ce pas le plus grave ? Un esprit de clientélisme plus fort encore dans ce secteur que dans tous les autres secteurs de cette municipalité, qui empêche la mobilisation de certaines catégories de personnels et démotive dans le même temps beaucoup d’autres…
Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive mais, si les raisons de l’échec sont multiples, ses conséquences sont nombreuses et graves pour notre ville et pour nous tous.
En matière d’hygiène sanitaire notamment, j’ai d’ailleurs été étonné de ne pas avoir entendu les mots de » santé publique » ce soir. A ce propos, nous avons vu un reportage éloquent, au journal de 20h de France 2 récemment, qui montrait que les rats pullulaient dans la ville ! Quelle image digne du Moyen-à ‚ge !
En matière économique, soyons clairs, l’état de la ville n’encourage pas les entreprises à s’installer chez nous. Cadres et salariés rechignent déjà à venir travailler dans une ville privée de logements accessibles, de crèches et d’équipements socio-éducatifs. En prime, ils ne peuvent envisager sans réticence (et, entre-nous, nous pouvons les comprendre) de vivre dans une cité urbaine plus sale que toutes les autres métropoles comparables, qu’elles soient françaises ou européennes.
Au plan touristique, et au-delà du débat que nous avons eu sur la gestion des croisières, chacun sait que contrairement à ce que tente de nous faire croire la municipalité sortante, les croisiéristes ne font souvent qu’un bref passage à Marseille. Le million de touristes rêvé dans la Presse par la municipalité est encore très loin des 400 000 visiteurs actuels qui, majoritairement, quittent Marseille dès le premier jour. Ne jouons pas la guerre de clocher mais force est de constater que les retombées économiques que nous pourrions espérer, bénéficient pour l’heure, à d’autres villes que Marseille.
Tout cela est la résultante de l’image négative de la ville qui nous coûte tant, et qui a été certainement un élément déterminant du refus des organisateurs de l’America’s Cup de choisir notre rade exceptionnelle pour cette grande compétition internationale. Valence, en Espagne, a su tirer un profit incroyable de cette opportunité, au point d’être concurrentielle avec les plus grandes agglomérations méditerranéennes.
Ce tableau, dont il est inutile de grossir le trait est imputable au maire sortant qui face à ce dossier a toujours tâtonné, hésité, mais jamais décidé. Hélas, il a surtout chercher des boucs émissaires, stigmatisant tantôt nos concitoyens, sales, et tantôt ses propres agents municipaux, fainéants. Pour succéder à ce maire en quête de coupables, je serai, si vous me faites confiance, un maire qui non seulement vous proposera des solutions, mais qui prendra, comme je le fais au Département, des décisions.
Dès mon arrivée à la mairie de Marseille si, comme je le crois, les électrices et les électeurs me font confiance, la propreté, le nettoiement et l’hygiène, seront, pour moi, les dossiers prioritaires. Je m’investirai directement et personnellement avec, bien sûr, un adjoint délégué, car, pour répondre à l’une de vos questions, il y en aura un, et oui je connais déjà son nom mais je le tairai pour ne pas nuire à ma conscience… Tout ce que je peux dire, pour l’heure, c’est qu’il sera désigné pour sa compétence du domaine, sa capacité à manager les hommes et sa culture du résultat.
J’insiste d’ailleurs sur cette culture nouvelle du résultat, pour vous dire que tout le monde y sera soumis, élus d’abord ! Résultat, en effet, parce que dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, il est grand temps pour notre ville de passer d’une gestion d’obligation de moyens à une gestion d’obligation de résultats. Sur ce point je serai intraitable, comme je lui suis déjà au Département, avec les honneurs que l’on nous reconnaît, au point de nous prêter des » cagnottes » à ce que j’ai lu dans un grand quotidien régional !
Ces résultats, je veux les obtenir le plus vite possible parce que nos concitoyens et notre ville ne peuvent plus attendre. C’est pourquoi, je m’engage solennellement, devant vous, à obtenir les premiers effets d’une situation rétablie et comparable aux autres grandes métropoles dans un délai de six mois. Et là il n’est plus question de capitaine pour répondre à vos interrogations, mais de patron, celui qui redonne confiance aux agents municipaux au lieu de tergiverser.
Pour y arriver, je supprimerai, comme je l’ai déjà indiqué publiquement, » le fini-parti « . L’un d’entre-vous a dit que le » fini-parti » c’est » fini ! « , quand un autre a préféré mettre l’accent sur le fait que ledit » fini-parti » n’était pas la réponse à tout. Certes, encore qu’il faille noter que Marseille dépense autant d’argent que Barcelone pour le nettoyage de ses rues, avec beaucoup plus d’habitants et des résultats incomparablement plus efficients.
Nous avons un vrai problème sur l’organisation et la gestion de la propreté de nos rues. Ne nous voilons pas la face. Après avoir rencontré les représentants des agents municipaux, dans leurs locaux respectifs, je prendrai les mesures nécessaires pour permettre aux agents de travailler mieux pour le service public et pour Marseille. J’ai confiance en eux, et je leur dis qu’ils peuvent compter sur moi. Là est la clef : confiance et efficacité, je crois être le seul en mesure de solutionner, dans les plus brefs délais, ce problème qui pourrit la vie de nos concitoyens !
Pourquoi ? Parce que pour mener ce combat, il convient de restaurer l’autorité de ceux qui dirigent et de donner un sens à l’action de nos agents. Je fixerai ainsi des orientations claires et des objectifs précis aux élus, à l’encadrement et à l’ensemble du personnel. Chacun connaîtra sa place et son rôle pour appliquer notre politique publique. Il y aura un cantonnier par rue, et cela, croyez moi, ce sera incontournable. Là aussi, je réponds à votre question, j’ai pris un engagement devant les Marseillais, dès l’annonce de ma candidature, le 8 septembre dernier, et je m’y tiendrai. Je vous le dis avant les élections, pour que tout le monde soit au clair, je ne prends personne en défaut : jugez-moi sur mes actes !
C’est pourquoi, je vous le redis, il est si important d’être un Maire à plein temps. Ca tombe bien car je ne suis pas en quête d’un autre mandat… Pour ma part, je m’engage à quitter le Sénat ou à avoir une fonction exécutive au Département !
De fait, l’ensemble du travail sur » Marseille, ville propre » sera fondé sur une évaluation technique des besoins et des moyens, avec un contrôle indépendant du résultat associant mairie de secteur, comités d’intérêt de quartier et habitants. Là , je voudrais répondre à quelques-unes des questions posées ce soir, nos élus devront jouer un rôle beaucoup plus actif qu’aujourd’hui, franchement plus » impliquant « , je leur imposerai aussi une obligation de résultats.
L’un d’entre-vous a dit : » quel rôle pour les mairies d’arrondissement? « , tentant de stigmatiser la saleté dans les mairies d’arrondissement de gauche, pas plus propre que celle de droite, quoi que… Je lui réponds que pour l’heure, Monsieur, malheureusement, les Mairies d’arrondissement ne peuvent rien, elles n’ont aucun pouvoir… et, comme maire, je veillerai à ce que cela change.
Je mettrai fin immédiatement aussi aux pratiques clientélistes d’un autre temps qui hypothèquent l’implication des personnels et paralysent ceux qui sont chargés de les diriger. Et, bien sûr, j’associerai les partenaires sociaux à cet enjeu majeur. Le dialogue social sera rétabli dans la transparence et le respect du rôle de tous. Car on ne pourra réussir que tous ensemble ou pas. Enfin, Je veillerai, bien entendu, à l’équité dans la reconnaissance du travail et du mérite de chacun.
Je demanderai aussi que toutes les techniques innovantes soient mises en oeuvre pour la collecte et le nettoiement, en tenant compte de la diversité et de la spécificité des quartiers de Marseille. Car, si toute la ville doit être propre, chaque quartier devra faire l’objet d’une adaptation particulière. J’insiste bien sur ce point, Marseille est pour moi » une seule » entité, je n’opposerai jamais les quartiers les uns contre les autres contrairement à la municipalité en place.
Je prendrai aussi les initiatives nécessaires pour que nos parkings soient non seulement sécurisés (éclairage, caméras vidéo supplémentaires, etc…) mais également dans un état de propreté et de salubrité digne d’une grande ville moderne. Nous devrons intervenir pour aider tous les commerçants et forains des quartiers, quelle que soit leur activité (restaurateurs, boutiques, etc.) à exercer leurs professions et leurs métiers dans les meilleurs conditions possibles.
Les marseillais sont aussi des piétons, ils doivent retrouver une ville où il fait bon vivre, dotée d’équipements de confort sanitaire et de propreté, débarrassée par exemple des pollutions d’origine canine grâce à un nettoyage spécifique et à la mise en place de » canisettes « . Tous les marseillais doivent retrouver l’envie, le plaisir et le bonheur de se déplacer à pied dans leur ville redevenue propre, mais aussi agréable grâce à ses aménagements, au mobilier et aux équipements urbains, adaptés, modernisés et entretenus, dont nous veillerons à la mise en place.
En d’autres termes, la propreté sera l’un des aspects d’un vivre autrement et » d’un vivre mieux » ensemble à Marseille ! Une ville propre, c’est notre affaire à tous. Là aussi je reviens sur les propos tenus ce soir, la saleté, la faute aux marseillais, je dis non !
Je mettrai en oeuvre dans les écoles et les collèges, en liaison avec l’inspection académique, des opérations d’information et de sensibilisation nécessaires pour une approche pédagogique et citoyenne. Pour les adultes, des campagnes de sensibilisation seront régulièrement développées.
Bien sûr, si la démarche pédagogique et citoyenne ne suffit pas pour certains, qu’ils sachent, dès à présent, que je n’hésiterai pas à sanctionner les actes d’incivisme et de dégradation de notre cadre de vie. Que l’on ne me prenne pas en défaut, je dis tout ça avant les élections, je veux être au clair avec tous ceux qui m’entendent, et vous êtes nombreux : c’est un engagement !
Mais je vous ai entendu aussi sur le financement. Comment payer toutes ces bonnes intentions ? C’est cela non ? En arrivant aux fonctions municipales, je ne trouverai qu’un budget de pierre, je vous le dis. Marseille est une des villes les plus endettées de France (3400 euros par habitant entre la Cum et la Mairie). Notre marge de manoeuvre sera réduite mais pas nulle. Pourquoi ? La synergie entre les collectivités territoriales (Département / Région / Ville) le permettra parce que nous serons en mesure de mettre toutes les parties autour d’une table pour un intérêt commun et non recevoir des factures de plusieurs millions d’euros par la poste, sans avoir été tous associés aux projets.
Je vous le dis, ma volonté et celle de mon équipe quant au nouveau cap que nous fixerons, et les résultats que nous obtiendrons, tout cela engagera la population dans une dynamique nouvelle et positive. Elle nécessitera des comptes-rendu, nous nous y engageons !
Cela dit, je gouvernerai à budget constant mais sans augmentation d’impôt, grâce à une meilleure gestion. En janvier prochain, après vous avoir écouté et avoir échangé longuement avec vous, je vous proposerai un projet clair et sérieux. Je le tiendrai, comme je l’ai fait au Département.
Voilà mes chers amis, ce que je voulais vous dire ce soir et ce que m’a inspiré ce riche débat auquel vous m’avez fait le plaisir de participer. Toutes ces idées figureront au premier rang de mon programme pour Marseille que j’aurai l’honneur de présenter aux marseillaises et aux marseillais dans le courant du mois de janvier.
D’ici là , nous aurons l’occasion de nous rencontrer à de nombreuses reprises pour préparer ensemble ce qui est nécessaire pour faire GAGNER MARSEILLE ! »




Sylvain Morazzani dit :
La propreté est la priorité des marseillais. C’est bien normal. Personne n’a envie de vivre dans une ville sale. En plus, cela donne une image déplorable de la ville. C’est dommage pour le tourisme mais c’est désastreux pour les habitants.
La propreté relève de la responsabilité de tous. Chacun est un peu responsable dans ce désastre. Mais il y a des images comme celle du petit film qui disent vraiment que le service public ne fonctionne plus dans ce domaine. Ce n’est pas normal.
JNG a raison de demander la fin du â??fini-partiâ??. Il a raison de souligner que c’est un domaine que l’on peut qualifier d’échec personnel pour le maire actuel.
La réforme de ce système doit se faire avec les agents municipaux et non contre les agents. Ils n’ont pas également les moyens de travailler correctement.
Il suffit de voyager un petit peu (oh pas loin) pour se rendre compte que les autres villes ne sont pas du tout dans cet état.
Oui c’est la priorité pour Marseille. Si on ne travaille pas sur cela, cela ne sert à rien de construire des hôtels de luxe, de prévoir un port de plaisance pour le monde entier et c’est inutile de chercher à attirer des investisseurs pour les entreprises.
HEER dit :
Bonjour,
Je suis d’accord avec tout ce que dit monsieur Guérini; sauf qu’il y a des intentions louables, mais rien de concret:
« Ce que je veux, comment je vais le faire, avec qui, avec quoi. Comment je vais le financer ».
Tout le reste n’est que discours.
Bref, comme beaucoup de Marseillais j’attends, non pas des promesses, non pas des intentions, mais un véritable plan d’action.
C’est une guerre qu’il faut mener contre la saleté.
Gonzalez Miguel dit :
JE M’VOYAIS DEJA !!!
Monsieur M. se verrait bien Calife à la place du Calife. Monsieur M. y pense surement tous les matins en se rasant !
Qu’en pense donc Monsieur Jean Claude Gaudin, notre Maire actuel ?
Pour prétendre occuper la place de Premier Magistrat d’une ville comme Marseille, il faut savoir rester humble. Vous êtes à des années lumière, Monsieur M., d’avoir la stature de Monsieur Gaudin. Ce n’est pas parce que vous avez eu à inaugurer un tramway, que vous êtes à la tête d’Euroméditerranée, que vous prôner que Marseille devienne la capitale de la culture et que dans le même temps, vous décidiez au profit d’un projet construction d’une nouvelle tour de détruire ou de déplacer le Dock des Suds, fleuron de la culture moderne, que cela puisse suffire pour devenir Le Maire de Marseille.
Les Marseillaises et les Marseillais demandent à leur Maire qu’il soit avant tout le Maire de tous ses concitoyens. Ils attendent de leur Maire de faire en sorte qu’il n’y ait pas de ghettos comme cela se pratique aujourd’hui. Car il est très dangereux pour un Maire de faire des clivages, cela conduit bien souvent à mettre le feu aux poudres avec toutes les conséquences qui en découlent.
Dans quelques mois, les Marseillaises et les Marseillais auront à choisir leur Maire. Je voudrais dire à tous ceux qui ont regardé malgré l’heure tardive de diffusion, M6 dimanche soir : Enquête exclusive, qu’ils n’auront pas d’autre alternative que de choisir le changement. Osez montrer à la France entière, notre Marseille de cette manière, de faire des déclarations d’un autre monde et d’être fier de son bilan en déclarant lundi matin dans la presse « Je fais tout pour être maire », c’est un peu fort.
Nous Monsieur M., nous ne rêvons plus depuis longtemps.
Nous Monsieur M, nous voulons être pris en considération.
Nous Monsieur M., qui vivons dans des quartiers sales, ou les rats pullulent, nous aspirons à un grand changement.
Restez modeste Monsieur M., nous vous avons laissé douze années de pouvoir pour faire vos preuves. Mais quand on fait le bilan du résultat, rien ne nous invite à vous redonner un nouveau mandat.
Tous les Marseillais qui ont vu l’émission sur M6 dimanche soir ne me contrediront pas.
Pour tous ceux qui n’ont pas encore vu l’émission, rendez-vous ce soir sur M6 à 0h45 :
Enquête exclusive : Plongée au cœur de Marseille
Après cela, ne cherchez plus pour qui, vous devez apporter votre soutien.
HAFIDA L.B. dit :
Monsieur GUERINI, Monsieur Le Président,
De quelle manière doit t-on interpréter le reportage de M6 ?
C’est la triste vérité et réalité quotidienne des Marseillaises et des Marseillaises
Dans la deuxième ville de France
Bien à vous
HAFIDA
HAFIDA L.B. dit :
Monsieur GUERINI, Monsieur Le Président
Il me semble important de préciser qu’en ce qui concerne la propreté et la voirie Le Maire de secteur n’a aucune compétence pour gérer
et une des compétences du Maire de la ville
donc déduction
Les Mairies de secteurs détenues par l’opposition actuelle (La gauche) sont délaissés
Je pense aux 15/16 ou au 13/14 par exemple
Bien à vous
HAFIDA L.B.
Gonzalez Miguel dit :
HAFIDA,
Le reportage de M6 a eu le mérite de dire la vérité et toute la vérité sur la gestion actuelle de la ville par le pouvoir en place. S’il est vrai que cela peut nuire gravement à la réputation de notre ville dans le domaine de l’investissement et de tourisme, cela permet également de ne pas leur mentir. En venant à Marseille, ils sauront à quoi s’en tenir. Voila aussi pourquoi nous avons perdu la candidature de l’ « América’s Cup ».
Ce reportage, permet avant tout de faire prendre conscience à tous nos concitoyens ou se situe leur part de responsabilité. Ceci réveillera leurs consciences et quels sont les actes civiques que nous devons nous imposer pour rendre cette image de Marseille ville la plus enviée après Paris.
Si Jean Noël Guérini venait à être élu Maire de Marseille en mars prochain, comme nous le souhaitons tous, ce reportage de M6, sera un révélateur sur le changement apporté par la nouvelle équipe municipale et accréditera les engagements pris en réunion publique pendant toute cette campagne.
Jean Noël Guérini est un homme de parole, il tiendra ses engagements.
Jean-Luc dit :
Depuis des années j’entends Marseille est sale ?
je suis né à Marseille, et je vis depuis que je suis né,
NON marseille n’est pas sale les gens sont sales,
les gens qui salissent coutent de l’argent à la ville, et c est nous qui payons, donc pourquoi ne pas les faire payer à eux ? les verbaliser ? et puis les dejections canines c’est un cout important pour la ville
et les personnes agées qui ont des accidents, et oui en marchant dessus, « jambe cassée voire autres ? cout pour la Sécurité Sociale, les poussettes d’enfants qui ramassent tout au passage
voilà en j’en passe
Cordialement à vous
Jean-Luc
HAFIDA L.B. dit :
« Les raisons de cet échec sont multiples à mon sens
Premièrement, une absence de responsabilité politique
Deuxièmement, une organisation défaillante, lourde et inadaptée
Troisièmement, l’absence d’objectifs clairs, identifiés, identifiables
Un esprit de clientélisme plus fort encore dans ce secteur »
Une absence de responsabilité politique c’est certain,
comment en douze années les personnes qui ont géré cette ville ne se sont pas rendu compte de la saleté,
un des internautes disait que c’était les gens qui étaient sales,
c’est une réponse qui à mon sens est trop facile, nous citoyens nous prenons notre part de responsabilité mais nous ne sommes pas aux commandes ,
comment les dirigeants prennent-ils leurs responsabilités ?
ce sont eux qui ont les « clés »,
des « rippers » non motivés, c’est pourtant leur ville aussi
« le fini parti » d’accord mais est-ce-que cela va vraiment tout régler ?
il manque une vrai politique de gestion et ressituer les priorités, J.N.G. l’a dit Marseille propre ce sera
sa priorité,
Une organnisation défaillante lourde et inadaptée,
Hé oui, la ville s’est organnisée autrement en terme d’habitations et de population,
comme le souligne J.N.G. les services n’ont pas suivi cette mutation et effectivement, il faut revisiter en terme de conception même du ramassage des ordures et de management des personnels,
Un effort de clientèlisme plus fort dans ce secteur,
eh oui, c’est à se demander si tous les citoyens de Marseille sont traités et sont considérés de la même manière, la réponse est NON car suivant les secteurs, les arrondissements, vous intéréssez ou pas, vous méritez ou pas de Vivre la propreté, vos enfants méritent ou pas de grandir dans un environnement propre,
Comment un bébé, un enfant, un ado, peut-il grandir de la même manière ?
Monsieur GUERINI, un Marseille pour tous
où toutes les MARSEILLAISES et les MARSEILLAIS seront respectés et condérés
Faire gagner Marseille avec J.N.G.
P.S. Miguel, vous avez raison, il faut vraiment être culoté pour oser dire que le reportage de M6 avait en quelque sorte amplifié la situation
Mais peut être ne vivons nous pas dans le même Marseille
HAFIDA L.B.
Les dérives du fini-parti chez les éboueurs (ripeurs) de Marseille « Marseille 2008, la chronique des municipales dit :
[...] marseillaises et les marseillais sur le sujet de la propreté de la ville, le 19 novembre dernier. JN Guérini supprimera donc une fois élu le fini-parti pour obtenir le plus vite possible des résu… [...]
Martine dit :
Les réponses « Les Marseillais sont sales » et « Vous savez c’est le Sud » sont inadmissibles et font preuve d’une mauvaise foi sans limite.
Plutôt que de citer toujours en exemple Naples, mauvais élève par exellence, ne devrions nous pas nous inspirer de villes exemplaires dans le domaine de la propreté et des transports : Nantes, Lyon, Montpellier et j’ose le dire, au risque de me faire conspuer, Paris et des villes de banlieue telles que Colombes, Asnières, Levallois. Il faut aller voir comment tout cela s’organise là-bas.
Installée à Marseille depuis 1 an et demi, je ne comprends toujours pas comment on peut laisser des containers d’ordures 24h sur 24h sur les trottoirs. Containers souvent en nombre insuffisants, débordants, non fermés (couvercles pourtant bien utiles dans cette région de mistral). Dans la plupart des villes gérant correctement la collecte des ordures, les containers sont sortis juste avant la collecte et rentrés juste après : certes cela à un coût pour le contribuable qui doit désigner une personne dans son immeuble pour assurer cette tâche mais elle est source d’emplois et assure un environnement sain à la population. A mon avis cette démarche a également l’avantage de responsabiliser les habitants à leur environnement proche, c’est important.
Quant aux emcombrants, visiblement la politique actuelle s’avère peu efficace, et peut-être faudrait-il faire Des Exemples en matière de sanction et que cela se sache.
Comme beaucoup de Marseillais, je suis à la fois automobiliste et piétonne et je déplore aussi le manque de respect de l’espace piéton : trottoirs synonymes de WC pour chiens, décharges publiques, parking pour voitures, extensions de commerces à bon prix (ateliers de mécanique sur le Bd Lieutaud, terrasses de café envahissantes), passages pour piétons squattés par des automobilistes indélicats et qui en plus vous insultent.
Il est dommage que le problème récurrent de Marseille de sa saleté soit de notoriété nationale et que nombre de Marseillais vous fassent encore cette réponse « Ah mais vous savez c’est Marseille !! ». Je refuse de me résigner à l’idée que tout cela est normal et immuable.
patrice dit :
La saleté des marseillais qui ne se gênent aucunement de jeter ça et là tout ce qu’ils ont sous la main… Les odeurs nauséabondes de ses rues dues aux poubelles posées là où il y a de la place ! La vulgarité et l’agressivité des gens… Pourtant j’ai choisi de vivre ici, dans le 2ème arrondissement, il y a plus de cinq ans, plein de liesse et d’excitation à l’idée de venir vivre dans cette métropole cosmopolite !
Rien de tout cela… les années passent et le désenchantement trépasse ! Que faut il faire ? Rééduquer les gens ? Les punir pour leurs actes inciviles ? Mais où sommes nous ? Dans quel monde ? J’ai eu par mon travail l’occasion de voyager à travers le monde et surprenant Marseille est en tête des villes les plus sales juste après celles du tiers monde…et j’ai eu l’occasion de travailler entre autre à Calcutta et au Caire; mais il n’est pas nécessaire de faire tant de km pour ce rendre compte que cette ville est au bord du gouffre… Paris, Lyon, Toulouse, Nantes.. sont des villes plaisantes et agréables, propres et civilisées. Quant aux activités culturelles, elles sont quasiment inexistantes…on veut délocaliser le théatre de la Minoterie, référence culturelle du quartier, pour y implanter des Bureaux…les musées loin d’être à la hauteur de ceux d’une 2nde ville d’un pays comme le nôtre… Et quand il est envisageable de sortir… et si toutefois l’envie d’y aller en métro vous titille, il ne faut pas avoir envie de traîner trop tardivement dans la cité phocéenne ! même si pour des raison électorales une heures a été ajoutée en soirée (foutaise..)
Je déplore d’avoir à parler ainsi de cette ville. Je déplore que rien n’y soit fait et quand on interpelle les politiques ils répondent : « un plan sera mis en place après les élections » ? après ?
et pourquoi cela n’a-t-il pas été fait avant ? d’accord ce n’est pas votre problème.
Mais si je vote pour vous, ou pour votre liste, au deuxième tour s’il vous plait ne décevez pas, si vous prenez le fauteuil de premier magistrat de la ville, maintenez le cap défini dans vos meeting, j’aimerai y croire………..
Martine Hostache dit :
Monsieur Guérini , moi, j’ai 56 ans , j’aime ma ville et je voudrais surtout en retrouver l’âme et le coeur qui nous a toujours donné le dynamisme pour la protéger et la faire évoluer .
L’histoire, Marseille, pas propre, euh ..je m’en fous beaucoup : c’est pas l’important .
Moi, je voudrais que MARSEILLE , avec son identité, aussi forte que celle des Corses ou des Bretons, ne soit pas noyée dans la mondialisation, qu’elle garde son identité .
Certes, il faut faire l’Europe, certes mondialiser des machins et des trucs , MAIS, il faut préserver des identités , et celle de MARSEILLE, elle est énorme , et c’est pas l’OM, Marseille !
Dans son passé, elle a toujours été un exemple : regardez , l’Opéra de Marseille où toutes les grandes voix, redoutaient de passer .
Monsieur Guérini, je voudrais que vous portiez notre exigeance d’être fiers et HEUREUX d’être Marseillais, et de vouloir continuer à l’être .
Je sais pas si vous avez le pouvoir de défendre notre identité régionale , à l’heure de la mondialisation , mais, moi , je le revendique et je vous demande d’agir dans ce sens .
Je suis bien consciente que mon message, est une bouteille d’eau à la mer, mais qui sait ..!
S’il vous plait, vous qui avez le pouvoir ..essayez de ne pas toujours penser en terme d’économie , et rappelez vous ce que vous aimez dans notre Marseille .
Bluegreen dit :
Marseille ville propre… Entre des services de nettoyages inefficaces et une partie de la population qui s’en contrefout, la situation est désepérante.
Rien qu’un exemple pour situer la mentalité de certains : hier en me baladant rue Davso, j’ai surpris un jeune homme qui distribuait des tracts pour une soirée d’un boite de l’Opéra avec du son et des guitares bien connue des marseillais. Mais il avait une technique bien à lui, qui consiste à jeter directement les flyers, tous les 2 mètres, directement sur le trottoir. Je vous laisse imaginer le résultat… Simplement scandaleux.