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nov.

Marseille a besoin d’une ambition culturelle

Par JNG, à 21:24

Culture, Economie, Général, Histoire, International, Marseille, Municipales, Social, Sports, Vidéos

Chers amis,

J’ai tenu, avant-hier, ma première grande réunion sur le thème de la culture, ce n’est évidemment pas un hasard. Si je suis élu maire de Marseille, en mars prochain, je tiens à impulser une politique culturelle franchement ouverte et volontariste, digne d’une grande métropole. Mais ce projet ne peut s’écrire, se proposer et se porter seul. C’est pourquoi j’ai souhaité rencontrer les acteurs culturels marseillais, connus et moins connus, tous ceux qui s’activent quotidiennement pour animer et enrichir la ville de leurs talents, les forces vives et créatives de Marseille en somme. Ils ont répondu présents, c’est très heureux car une dynamique me semble en route, je le sens, et nous avons pu la partager.

Au fond, j’étais venu plus pour les écouter que pour leur dérouler une longue liste d’idées déjà prémâchées et vérifier s’ils me suivraient sur cette base. Une démarche par trop classique, que j’estime obsolète, non participative, si éloignée du pragmatisme qui m’anime. J’ai donc seulement voulu leur donner brièvement quelques pistes et principes que je souhaite défendre. Un cadre de réflexion.

D’abord, la volonté d’une  » culture service public  » qui sous-tend un accès à la culture pour tous, car elle paraît trop chère pour beaucoup, elle rebute encore pour de mauvaises raisons. Toutefois, la démocratisation culturelle ne doit pas se faire au détriment d’une exigence de la qualité et de la professionnalisation de la filière. Et, cela va de soi, d’une liberté créative, essentielle à mes yeux. J’ai donc pris l’engagement d’une ville ouverte aux projets des artistes et pas seulement à la Direction municipale de la Culture mais dans la plupart des domaines d’intervention de la mairie, comme les écoles, les espaces publics, la communication, l’économie, le tourisme…

La culture comme facteur de développement
Je vois la culture comme un vecteur privilégié de lien social, le  » vivre ensemble  » comme on dit aujourd’hui. Surtout à Marseille, cette ville-carrefour, ce creuset social où tout le monde vient d’ailleurs et où tout le monde s’approprie la bannière commune. Une sorte de ville-nation comme elle a su l’être au cours des siècles. Elu du quartier du Panier, coeur historique de Marseille, j’ai pu le vivre et le vérifier de longue date. Mais ce n’est pas suffisant, la culture doit désormais devenir un facteur de développement économique et pouvoir rayonner, par le tourisme notamment, bien au-delà de nos frontières. C’est pourquoi, je me suis engagé si fortement dans la candidature de  » Marseille, capitale européenne de la culture « . Même si, quelquefois, et j’en suis chagriné, je constate un certain nombre d’indéniables faiblesses dans le projet, je le porterai jusqu’au bout. Comme lorsqu’on fait partie d’une équipe de sport, dans cette ambition on joue collectif ou on ne joue pas. Au point où, si par malheur la ville n’était pas retenue, je propose, après expertise, que l’on réalise les projets inscrits dans ce programme, de sorte que l’on impulse, très vite, une dynamique culturelle marseillaise.

Cependant, l’action d’une municipalité, aussi ambitieuse soit-elle, ne peut être isolée, elle doit être relayée. C’est dans cette perspective que la culture doit s’inscrire dans une ouverture résolument européenne et, plus spécifiquement, méditerranéenne. Car Marseille, n’en déplaise à certains, n’est pas seulement dédiée au soleil, au pastis, au football et à la pétanque (que j’adore), mais aussi au métissage, au bouillonnement créatif, à la diversité (les deux n’étant pas opposés, que l’on s’entende bien…). Elle doit pouvoir renouer avec la création et l’ambition culturelle de ce qu’elle fut dans les années 80, le symbole créatif de l’arc latin. Il faut retrouver l’inventivité des mandats de Gaston Defferre et de Robert Vigouroux, là où tout s’est joué. Tous les acteurs présents à la rencontre d’hier me l’ont rappelés. Ils m’ont aussi fait part d’un sentiment commun : tout renoncement politique équivaudrait à une défaite de la pensée, à une défaite de la culture.

Ce faisant, m’ont-ils dit, Marseille louperait le coche de la modernité. Je les rejoins entièrement. Voilà donc que les bases du dialogue culturel sont lancées pour nourrir un programme précis, daté et financé. Je le présenterai à tous les Marseillais, avec l’ensemble de mes propositions, au mois de janvier. Mais d’abord le temps du partage et de l’échange. Je vous invite d’ailleurs à vous joindre à cette réflexion, à participer de cette dynamique, en laissant, par exemple, des commentaires, ici sur mon blog, ou sur celui du Parti socialiste, avant que ne soit lancé, dans les tous prochains jours, le site Internet de campagne. J’y reviendrai.

Chers amis, je vous dis à très bientôt.

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3 commentaires pour “Marseille a besoin d’une ambition culturelle”

  1. 14 novembre 2007 à 14:26
    damien dit :

    Oui parceque l’équipe municipale actuelle et la culture, ça fait deux ! La culture, qui est loin d’être une priorité de l’Etat dans la période présente, a besoin d’être valorisée, les artistes ont besoin d’être produits. Or c’est l’inverse qui se produit depuis quelques temps, ce qui renvoit à l’image abêtissante et plutôt vulgaire que donne du peuple français la classe dirigeante actuelle avec ses discours simplistes et une vision tellement réductrice.
    La création culturelle peut être un démultiplicateur de développement d’une cité, voir l’exemple de Bilbao avec son nouveau musée, et de ce point de vue Marseille ne manque pas d’atouts : elle a le site, les projets, les artistes, de renomée ou non, le réseau des infrastructures… D’ailleurs ne dit-on pas que le nombre d’abonnés aux théatre est supérieur à celui de l’OM.

  2. 14 novembre 2007 à 16:54
    François dit :

    Marseille a aussi besoin qu’on soutienne sa candidature pour 2013. La ville se doit de gagner et d’être selectionnée, toutes les instances politques, économiques et les marseillais doivent se mobiliser.
    Quant on voit que le cercle internationale de la poésie de Marseille est mis à la porte par Gaudin qui ne renouvelle pas le bail de cette association à la vieille charité ni ne leur propose de nouveaux locaux, on a du soucis à se faire!

  3. 20 décembre 2007 à 10:49
    PIERINI dit :

    Bonjour, je souhaiterais connaitre les ambitions ou projets du Président GUERINI sur la protection et la défense du patrimoine architectural , historique, archéologique, et environnemental.Si l’on veut que Marseille accède au label de capitale culturelle en 2013, il faut présenter aux acteurs et concepteurs, l’image d’une ville qui protège, les églises(Les Carmes, St Théodore, et bien d’autres(en piteux état de délabrement)la réinstallation des fouilles de la rue Malaval sous l’esplanade de la Major, et pourquoi pas saisir l’opportunité de créer là, un centre consacré aux arts sacrés, chrétiens, musulmans, juifs, arméniens, vietnamiens, comoriens, à l’image de ce qu’est Marseille dans sa diversité!) restaurer le jardin des vestiges grecs et romains à la Bourse qui en a bien besoin! et de le préserver contre tout vandalisme!c’est un jardin musée! et bien sur tous les beaux hotels XVII , XVIII, XIX ème siècle qui font le charme de notre bonne ville et enfin ! créer au collège Vieux Port, la fameuse crypte archéologique qui devrait mettre en valeur le sanctuaire grec (VI ème sièle av.JC) et aussi terminer les fouilles! le théâtre romain d’inspiration grecque qui bien besoin d’une restauration! le seul chateau médiéval en ruine mais avec de beaux restes(castrum de st Marcel)qui mériterait dans ce quartier d’être conforté et mis en valeur(X, XII, XVème siècle) et aussi…. les bastides,

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