” C’est ensemble que nous ferons de 2008 l’année de la victoire “
Par JNG, à 15:03
Agenda, Culture, Economie, Général, Histoire, Impôts, International, Logement, Marseille, Municipales, Santé, Social
Chers amis,
Avant hier, j’ai voulu poser comme premier acte politique majeur de ma campagne, après ma déclaration de candidature à la Mairie de Marseille, samedi dernier, une rencontre avec les militants et les sympathisants socialistes.
Ce fut un moment incroyablement chaleureux, bien au-delà de mes espérances. Nous étions plus de 700 personnes, un vrai moment de bonheur, visiblement partagé. Je tiens d’ailleurs à saluer tous ces visages, ces mains tendues, ces mots d’encouragements, ces accolades fraternelles, tout comme je veux remercier Eugène Caselli, notre premier fédéral, à qui j’avais demandé d’organiser cette assemblée générale.
Ces retrouvailles intervenaient à quelques jours du vote qui permettra de désigner les socialistes qui mèneront la bataille des municipales et qui, de fait, auront un devoir de victoire. Elles étaient nécessaires parce que la force et l’enthousiasme qui nous animent seront, j’en suis certain, le premier de nos atouts dans la bataille des prochaines élections municipales.
J’ai voulu dire à ces centaines de militants combien je sais que sans eux, sans leur volonté et leur engagement, rien ne sera possible. C’est, en effet, ensemble que nous allons nous battre, c’est ensemble que nous allons défier la majorité actuelle et c’est ensemble que nous allons gagner.
Voici, en substance, ce que je leur ai dit et que je voulais partager avec vous :
» Avec simplicité, avec gravité, conscient du poids des mots et de l’importance de mon choix, oui, j’accepte d’assumer la mission de conquête de Marseille.Vous le savez mieux que quiconque : Marseille mérite mieux que ce qu’elle subit aujourd’hui. Marseille mérite une véritable ambition. Et elle mérite surtout d’avoir à sa tête une équipe soudée, qui s’attaque à bras le corps à ses problèmes quotidiens. Le moteur de notre reconquête, il est là . Dans cet alliage qui nous permettra d’aller de l’avant, de dégager des perspectives, tout en réglant les mille et une difficultés qui rendent la vie difficile.
» C’est parce que nous sommes forts que nous pouvons privilégier l’ouverture «
Et c’est ensemble, dans une mobilisation de tous les instants, que nous allons mettre en route le mouvement qui apportera le changement. C’est ensemble, avec l’enthousiasme qui transforme l’espoir en réalité, pied à pied, sur tous les dossiers. C’est ensemble, avec la volonté et la rigueur qui doivent forger notre efficacité, que nous allons gagner, gagner pour Marseille et tous les Marseillais.
Oui, je l’affirme haut et fort, ma candidature, c’est le choix du mouvement contre l’immobilisme de la fin d’un cycle. Pour la première fois depuis 25 ans, tous les socialistes sont rassemblés. Nous pouvons tous être fiers de cela. Avançons, dans le rassemblement et l’unité. Faisons le fièrement, forts de notre histoire, fiers de nos choix. Avançons mais tendons la main, sans tabou, à celles et à ceux qui veulent qu’enfin, Marseille change.
C’est parce que nous sommes unis et rassemblés que nous sommes forts. C’est parce que nous sommes forts que nous pouvons privilégier l’ouverture. Cette ouverture, que la droite fabrique artificiellement par des débauchages individuels et instille comme un poison pour nous détruire, moi, je le conçois et je la veux comme la construction de cet alliage, de cette alliance, qui est porteuse d’espérance.
Elle ne se résume pas à l’offre de strapontins pour des politiciens usés à la recherche d’honneurs au terme de trop longues carrières. Elle ne peut pas se traduire non plus par la signature d’accords politiciens dans le secret d’arrières boutiques qui ne reflètent rien des attentes des électeurs. Cette ouverture, c’est plus qu’une addition. C’est l’alchimie des talents et des enthousiasmes de ceux et celles qui veulent mettre Marseille en mouvement.
Vous en serez le moteur au sein d’une équipe soudée, une équipe dynamique, une équipe efficace, rassemblée autour d’un capitaine qui est maire à plein temps. Car être maire de Marseille, c’est être présent dans les services, sur le terrain, auprès des habitants sept jours sur sept. C’est pour cela que j’ai dit, clairement qu’élu, je ne serai pas candidat au Sénat.
La colonne vertébrale de ce » gouvernement municipal « , ce sera le parti socialiste. Mais je tiens, solennellement, à vous dire une chose : c’est parce que nous saurons, tous ensemble, nous militants socialistes, être lucides, attentifs et à l’écoute des autres, que nous pourrons relever ce défi du rassemblement au-delà de nos propres forces. C’est parce que nous saurons être attentifs aux mouvements de la société que nous pourrons capter les énergies et les initiatives de ceux et celles qui nous permettront, dans le débat et dans les urnes, de faire la différence. C’est grâce au travail de cette équipe, qui devra être au contact permanent de la population, que nous pourrons relever les défis des temps qui viennent.
Le choix du changement : propreté, transports et déplacements, logement.
Et le premier de ces défis, mes camarades, c’est qu’enfin, à l’Hôtel de Ville, se mette en place l’équipe qui donnera le signal du changement. Le changement pour la vie quotidienne de Marseillaises et de Marseillais qui après quatre longues années de travaux, se déplacent non pas mieux mais plus mal. Le changement pour des familles qui se logent de plus en plus difficilement et ne trouvent pas de place en crèche et sont exaspérés par l’absence de propreté de leur rue, de leur cité, de leur quartier. Le changement pour tous ceux et toutes celles qui veulent en finir avec les difficultés, la pauvreté, le chômage et une insécurité chronique.
J’ai déjà , au cours des derniers jours, tracé quelques grandes lignes, évoqué les grands chantiers auxquels nous devrons nous atteler. C’est autour de ces axes que se dessinera le programme et le projet que nous défendrons, ensemble, devant les électrices et les électeurs. Fort d’une ambition qui entend donner sa juste place à Marseille, nous aurons pour missions de répondre, sérieusement et méthodiquement aux préoccupations de la population.
Propreté, transports et déplacements, logement. Autour de ces trois sujets, se déploiera une vision dynamique et cohérente de développement et d’aménagement du territoire. Loin de multiplier les promesses, je veux être méthodique et efficace, comme l’est le capitaine d’une équipe, un capitaine qui travaille à plein temps pour ses concitoyens. J’évoquais l’immobilisme.
Il suffit de regarder ce qui n’est pas fait pour la petite enfance pour mesurer l’importance des retards à combler dans ce domaine crucial pour les familles. Savez-vous, mes amis, qu’aujourd’hui, Marseille offre le même nombre de places en crèche qu’en 2003 ? Bien sûr que vous le savez, parce que vous êtes comme tous ceux et toutes celles qui sont confrontés à ces difficultés. Vous êtes comme tous ceux qui passez toujours plus de temps dans les embouteillages, en raison de la désorganisation du réseau. Vous êtes comme tous ceux qui s’inquiétez pour leur logement ou pour le logement de leurs enfants, face à une flambée des prix qui fait le seul bonheur des promoteurs.
Ces sujets, nous les traiterons, ensemble, en allant au devant des habitants, comme l’exigera une campagne proche, sincère et joyeuse.
Une nouvelle dynamique économique
Il ne sera pas question pour nous de nous laisser enfermer dans les débats stériles sur la dette. La situation financière de la ville, nous la connaissons. Mais elle ne nous condamne pas à l’immobilisme, au contraire. Elle nous oblige à être audacieux et inventifs.
J’ai entendu ce qu’a dit la droite au cours de ces derniers jours après ma déclaration de candidature. Comme vous, j’ai pris la mesure de son embarras. C’est d’autant plus ridicule que c’est elle, qui depuis douze ans, a creusé les déficits, sans chercher réellement à réactiver les capacités de Marseille à rembourser ses emprunts.
J’ai évoqué les pistes qui permettront d’augmenter les investissements. Et je veux, sérieusement, apporter les explications nécessaires. Aujourd’hui, l’investissement est dans cette ville à hauteur de 600 millions d’euros. J’en rajoute 100 et je sais les financer. Tout d’abord, par la mise en place de synergies entre la Ville et la communauté urbaine.
Ensuite, j’ai évoqué la dévolution à la Région de l’Opéra qui, dès lors, ne sera plus entièrement à la charge de la Mairie. Ensuite encore, par le passage de la Régie des Transports de Marseille sous l’autorité d’un syndicat de transport constitué par la Ville, le Département, la Région et les communes qui le voudront. Ce sera un allègement de charges, mais aussi la création de l’outil indispensable pour moderniser et étendre les transports en commun. Comme à Lyon ou à Paris.
Ces trois exemples, à eux seuls, permettraient une économie de 100 millions d’euros qui seraient immédiatement réinvestis. Enfin, en dynamisant la politique d’implantation des entreprises, il sera possible d’augmenter, sur six ans, de 40% les revenus de la taxe professionnelle. Voilà les chiffres. Voilà la vérité, loin des fausses factures que présente la droite.
Un Grand Marseille au diapason de la modernité
Vous me connaissez. Je suis franc, toujours. Sévère parfois. Mais je suis avant tout juste. Et ce que je ne supporte plus, mes amis, c’est de voir cette ville se fragmenter. On ne peut pas accepter de voir se mettre en place, d’un côté, Marseille des riches, de l’autre, Marseille des pauvres. Il ne peut plus y avoir les quartiers nord contre les quartiers sud.
Il y a Marseille, dans toute sa force, dans toute sa beauté, dans toute sa richesse. Une ville qui doit se mettre au diapason de la modernité, une ville qui offre à ses habitants la part du rêve qui fait aller de l’avant. Oui, dans les dix années qui viennent, Marseille doit rattraper et dépasser Barcelone.
Le Grand Marseille que j’appelle de mes voeux, c’est une ville qui cohabitera sereinement et intelligemment avec les communes voisines, dans le cadre d’un projet partagé. C’est cela le défi que je vous invite à relever.
Des efforts, de la rigueur seront nécessaires pour atteindre les objectifs que je me fixe. Ces efforts, cette rigueur, ils seront aussi nécessaires pour que notre espérance, cette espérance qui au fond de nous, nous laisse entendre que Marseille, demain, donnera son congé au maire sortant, soit une réalité. Car c’est de notre travail collectif que dépend le résultat du mois de mars.
Mobilisons nous et demandons nous ce que nous pouvons faire pour cette ville. Imaginons une cité qui aura le courage d’affronter les mutations des temps modernes. Oui, je suis candidat parce que j’aime cette ville qui a les dimensions du monde.
Et c’est ensemble que nous ferons de 2008 l’année de la victoire, notre victoire, mais surtout la victoire des Marseillaises et des Marseillais. »




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