Parti socialiste : bilan et perspectives, notamment dans les Bouches-du-Rhône
Par JNG, à 18:31
Général, Marseille, Municipales
Mes chers amis,
Ainsi donc les échéances électorales présidentielles et législatives sont achevées, le peuple a parlé comme l’on dit. Il nous a signifié un message sage comme seuls les français en sont capables. Le gouvernement est en place, les assemblées commencent à légiférer et pour nous, membres de l’opposition, le temps de l’analyse, du décryptage, de la remise en cause, du discernement est venu. Il doit être honnête, sérieux, ouvert, respectueux, audacieux et – surtout – franc.
Vous avez été très nombreux (plus de 10 000 en juin) à venir dire, ici, vos angoisses, vos craintes, vos doutes pendant la campagne, radicale et courte, des élections législatives. Mon blog m’est alors apparu sous un jour nouveau, comme un indicateur concret, quotidien, des dysfonctionnements, des » couacs « , du décalage entre certains de nos ténors socialistes nationaux et ce qui fait la richesse et la force de ce que nous sommes : le militantisme, l’engagement personnel pour ses idées, la défense des valeurs qui nous réunissent.
Comme vous l’avez noté, j’ai voulu, durant cette période, vous dire comment je voyais les choses, en abordant l’action politique telle que je la vis au quotidien, réelle, concrète et réaliste, loin des luttes de courants, de personnes et de pouvoir.
Si je comprends la lassitude de certains, je retiens surtout de vos messages l’exemplarité de la Fédération PS des Bouches-du-Rhône. J’en cite un, en guise de synthèse : » Dans ce marasme, je dois bien avouer que la Fédé PS des Bouches-du-Rhône a été à la hauteur des enjeux, elle aurait pu gagner une circonscription supplémentaire (Mennucci)…Ce qui me fait espérer, c’est la solidité de l’union ici, pas de coups fourrés, de chausse-trappes entre courants. Rien que pour ça j’ai envie de vous dire merci. » (Toinou)
Je profite de l’occasion pour dire combien je remercie Eugène Caselli, notre premier secrétaire fédéral, pour le travail qui a été effectué au cours de ces longs mois de campagne. Il a été remarquable. Présence sur le terrain, écoute, dialogue : c’est ainsi que nous commencerons à reconstruire et ouvrir notre maison commune, c’est ainsi que nous donnerons un nouveau départ à notre parti, qui est le seul espace à partir duquel nous pourrons avancer, progresser et gagner. Mais pour cela, il nous faut de la méthode, de la lucidité, de la volonté et du courage.
Avant que la torpeur de l’été ne nous gagne entièrement, je voudrais revenir, après quelques semaines de recul, sur l’analyse du message que nous ont signifié les français et tenter, avant nos rencontres de La Rochelle, de dresser quelques perspectives salutaires.
Cessons le carnage !
Comment ne pas voir, en effet, que nous n’avons pas été en mesure de nous adresser concrètement aux électeurs de la classe moyenne qui nous ont une fois de plus refusé leurs suffrages ? Comment forger des propositions cohérentes, qui rassemblent les hommes et les femmes des cités et les cadres et professions intermédiaires des nouveaux quartiers ? Comment réinvestir le territoire de l’éducation, des services publics, sans perdre de vue les nécessaires évolutions de ces univers qui ont longtemps été nos terres de prédilection ?
Avancer sur ce terrain suppose que nous commencions, rapidement, à nous mettre au clair sur notre ligne politique, sur notre projet, notre organisation et nos alliances. Et nous devons le faire très vite, en apportant les preuves de notre volonté de changement. Elle devra être aussi pour le parti socialiste l’occasion de prouver que le beau mot de responsabilité n’est pas tombé en désuétude.
Nous sommes une équipe, soudée, et il n’est plus acceptable que certains, sciemment, aient volontairement joué avec le feu en espérant en tirer profit. Je vous le dis très franchement, ceux qui se sont mis en retrait au cours de ces dernières semaines pourraient l’an prochain, payer cher leur irresponsabilité.
Par ailleurs, au plan national, j’écoute votre colère face aux errements de la direction du parti. Elle parle de débat, d’ouverture, de refondation, mais agit comme si de rien n’était en fixant un calendrier qui ferme portes et fenêtres et ne répond à aucune question.
Comme vous, je suis exaspéré. Et je n’entends épargner personne. Pas plus ceux qui ont oublié de faire campagne pour les présidentielles, au plan national comme au plan local, que celle qui découvre après l’échec et avec l’été que le programme de son parti ne lui convenait pas. C’est pourquoi je vous propose ce qui me semble devoir être notre cap, ici, dans les Bouches-du-Rhône.
Bouches-du-Rhône : des assises départementales de la refondation dans les plus brefs délais
D’abord, il me semble urgent, désormais, dans la nouvelle séquence politique qui s’ouvre, de faire émerger de nouvelles têtes, de nouveaux talents et surtout, de nouvelles idées. C’est avec cet objectif que doivent être organisées dans les plus brefs délais des assises départementales de la refondation.
Ce sont elles qui nous permettront de faire face à la nouvelle situation politique, de dégager les contours des nouvelles alliances. Celles-ci ne se décrètent pas. Elles se forgent dans l’échange, la confrontation, le débat à partir de positions solides.
Le monde a changé, et nous ne pouvons plus rester crispés sur de vieilles analyses, prisonniers d’idées sclérosées et d’accords dépassés. La mutation est nécessaire et elle impose cette réflexion sur les valeurs et les idées qui doit être menée sans concession et sans tabou : la sécurité, l’immigration, le logement, l’urbanisme, l’environnement…Voilà quelques thèmes face auxquels nous sommes cruellement en manque de repères et de propositions.
Pour répondre à ces enjeux, la Fédération des Bouches-du-Rhône a d’ores et déjà mis en place depuis quelques mois des comités d’experts réunissant les membres les plus éminents sur ces thèmes. Leur travail et leurs analyses, aussi utiles soient elles, ne serviront de rien sans un dialogue permanent avec vous. Un blog participatif sera donc lancé à la rentrée qui permettra d’enrichir nos propositions afin de proposer de véritables alternatives crédibles.
D’autres propositions ont été formulées. Il appartient à Eugène Caselli et à tous les secrétaires de section de les faire remonter, afin que très vite, nous entrions dans le vif des discussions. C’est ainsi que nous ne laisserons pas prise à la lassitude et à la déception.
Pour ma part, la priorité n’est pas de savoir qui portera ce projet, tant que ledit projet n’aura pas sérieusement émergé. Cela vaut pour toutes les élections locales, y compris les municipales à Marseille.
Je me laisse donc le temps de la réflexion et du dialogue, et ce blog fait parti de ces échanges nécessaires. Je vous y donne donc rendez-vous non sans vous souhaiter, à vous et à vos familles, les meilleures vacances possibles.




Jean-Pierre MAHIEU dit :
Rassembler, reconstruire, fédérer; tels sont les trois critères qui doivent être le let motiv de nos dirigeants nationaux. Dans une proche période passée, ils ne nous ont pas convaincus de leur capacité à rassembler le peuple de FRANCE sur les valeurs qui sont les nôtres. On peut même s’inquièter du spectacle honteux qu’ils nous ont offert. L’heure n’est pas aux règlements de compte même si cela démange bon nombre d’entre nous. Je m’alignerai donc sur la vision et les perspectives qu’évoquent notre président Jean-Noël GUERINI et qui me semblent relever d’une grande sagesse. Nous y sommes habitués dans notre département des Bouches-du-Rhône Puisque cette pagaille politico interne de notre parti semble avoir épargné notre fédération. Il nous faut au plus vite mettre en place des assises départementales comme le préconise notre président et toutes les fédérations feraient bien de s’en inspirer. Comités, commissions et propositions doivent émaner de ces dites assises car le temps presse.(municipales proches). Chaque militant(te) devra avoir à coeur de s’investir, proposer, discuter voire imposer les idées de la base de notre parti. C’est celà la démocratie participative. Gageons qu’elle sera de mise dans notre fédération qui s’avère au fil des années être un département précurseur d’idées neuves, concrêtes et sociales. Espérons que nos élites de solférino auront la lucidité de s’y attacher. Vaste programme. Quoiqu’il en soit, les militants(tes) des Bouches du Rhône seront toujours à la pointe du combat pour défendre la Démocratie, la justice sociale et faire aboutir les valeurs que nous avons toujours su porter pour le bien-être de nos concitoyens.
Amitiés socialistes. J-P Mahieu (section de Gignac-la-Nerthe).
daniel dit :
Bien sûr que les résultats du 2ème tour sont encouragants pour toute la gauche, et ils montrent que la victoire était effectivement possible si la participation avait gagné quelques points. Il aurait au minimum deux députés de plus dans le 13, Menucci et Mas qui ont perdu de justesse. Mais il faut reconaître que peu d’entre nous y croyaient, malgré les appels à la mobilisation de notre direction nationale. Et de ce point de vue il faut rendre justice à François Hollande d’avoir tenu la barre du PS. Je ne sais pas si quelqu’un d’autre aurait pu faire mieux quand je vois cette débandade honteuse au plus haut niveau face aux manoeuvres vulgaires de sarkozy.
Comment un Straus-Khan aurait-il pu mener une vrai campagne contre la droite à la place de Ségolène avec plus de succés alors qu’il accepte des offres de service pour satisfaire son appétit de représentation ?
Quant à Ségolène que nous avons soutenu sincèrement, elle a été doublement victime, en interne d’un appareil politique qui n’a pas pris la mesure de l’enjeux de cette élection et de l’adversaire que nous avions à affronter, et en externe des médias tous acquis à la droite.
Ségolène a le mérite de mettre les pieds dans le plat sur un certain nombre de poncifs qui handicapent la gauche et je crois qu’elle a la capacité d’apporter ce souffle nouveau qui va nous permettre de passer le cap de ce nouvel échec. Malgré les difficultés elle a réussi à mobiliser 17 millions d’électeurs sur son nom et sur son programme. C’est une base solide pour un nouveau départ et pour nous redonner cette envie de continuer le combat pour un avenir différent pour notre pays. Et c’est cette envie que nous nous devrons de savoir faire partager.
nac dit :
En tant que citoyenne française, électrice j’ai été déçu du parti socialiste. En effet à la recherche d’un emploi depuis plusieurs années, je n’ai rien trouvé de sérieux à part des contrats précaires, jusqu’au jour où j’ai eu un entretien d’embauche avec une personne ,au conseil général de marseille, chargé des tos dans les collèges.elle m’a demandé quelles étaient mes motivations, je lui ai répondu que c’était pour sortir de la précarité, et que j’étais seule avec deux enfants à charge.elle m’a dit que ce n’était une motivation.(Est ce la vrai raison pour ne pas m’embaucher?)Donc je n’ai pas eu le poste.
pourquoi le conseil général qui milite pour favoriser l’emploi de rmistes adopte un tel comportement(drh tos).esc ce que mon nom et mes origines feront un barage pour l’accés à l’emploi durant toute ma vie?En tant que militante pour le parti socialiste je déplore que les hauts dirigants laissent « couler » de telles situations.Combien de temps cela va durer?
Une réponse de votre part serait la bienvenue. merci
Jean-Pierre MAHIEU dit :
Je vais essayer d’apporter quelques éléments de réponse aux questions que se pose Nac. Tout d’abord, il ne doit exister aucune discrimination que ce soit en matière d’embauche, de parcours professionnel, de vie quotidienne; de par ses origines. En tant que Socialiste, je tenais à le préciser. Le conseil général des Bouches-du-Rhône et son Président Jean-Noël GUERINI sont à des années lumière de telles pratiques. Ici en Provence; et comme je l’espère partout ailleurs, c’est la diversité et l’égalité des chances qui est de mise.
Peut-être Nac n’a pas eu la bonne démarche, la bonne méthode pour présenter ses motivations, ses priorités entr’autres. Je conseillerai donc à notre militante de réitérer sa demande car ce n’est pas le genre de la maison de laisser des citoyennes et citoyens en état de précarité livrés à eux-mêmes.
Je souhaiterais qu’elle nous livre sa pensée et qu’elle nous tienne au courant (à travers ce blog) du suivi de sa démarche. Amitié J-Pierre.
nac dit :
Malgré toute vos belles paroles qui visent à minimiser, les faits sons pourtant là.ET c’est bien cela le problème.En effet quand on fait part de telles erreurs venant des personnes qui dirigent, on s’active à remettre la cause sur la victime:Moi ce que je dis, c’est que :célibataire, deux enfants, permis de conduire , véhiculé.ayant déjà de l’expérience dans ce domaine, de plus je fait le déplacement jusqu’à marseille et ce n’est pas rien quand on est rmiste.Si cela ne sont pas des preuves de motivations?, je suis désolé mais le manque de motivations ne vient pas de moi mais bien des personnes qui étaient en face de moi qui elles se sont fiés à mes origines et non pas à ce que je pouvait apporter à ce poste alors si ça ce n’est pas de la discrimination raçiale que je dénonce.qu’en est il?et qu’allez vous faire?Sachant que je suis toujours à la recherche d’un emploi.merci
Jean-Pierre MAHIEU dit :
Je suis profondément persuadé que le cas de nac n’est pas une impasse. N’étant pas habitant de Marseille et ne travaillant pas au Conseil Général, je ne peux résoudre ce dossier. Je conseillerai de nouveau à nac de recontacter les sevices du Conseil Général afin de trouver la solution adéquate à sa situation; étant persuadé qu’elle ne se heurtera pas à un mur. Comme je le répète; ce n’est pas le genre de la maison de laisser des citoyens(nes) dans la détresse financière et morale. Je souhaite ardemment un déblocage de la situation de nac, et je tiens à affirmer qu’il n’y a et il n’y aura jamais de discrimination de toute sorte et notamment raciale dans le quotidien d’un membre du parti socialiste, quelque que soit sa responsabilité à l’intérieur de notre parti.
Amitiés Jean-Pierre.
Anne-Marie dit :
Tout le monde (j’entends les socialistes) dit que le PS doit s’adapter à la société actuelle, qu’il doit revoir sa ligne politique, qu’avant de « choisir » son leader les idées doivent être mises en avant, et patati et patata, et qu’entendons-nous ? que DSK est mieux placé que SR, que les sondages le portent en haut du hit parade et qu’il est le mieux placé pour répondre à l’attente des françaises et des français. Brr, malgré que nous soyons à la fin août, j’en ai froid dans le dos. On n’en sort pas, les médias nous enterrent et nous prenent pour des débiles et des incapables. je sens que je vais hiberner jusqu’à des jours meilleurs, jusqu’à ce que j’entende des femmes et des hommes portés par des convictions, emplis de force et de courage pour braver les obstacles. En fait, je n’y crois pas beaucoup, en tout cas pas avant que Sarko et sa bande fassent des boulettes. De toute façon il a tellement la bougeotte, qu’il endort et tétanise tout ce qui pourrait réagir. Une annonce en balaye une autre, une couverture de magazine en couvre une autre, etc.
daniel dit :
Comme par hazard le sondage dont parle Anne-Marie au sujet du leader le mieux placé pour représenter la gauche, qui place DSK en 1er avec 30 %, ce qui est bien peu tout de même, ce sondage donc arrive juste au moment ou il s’avère que DSK ne serait plus le mieux placé pour le poste du FMI, il serait donc disponible pour autre chose…. Il faut toujours ménager ses arrières.
On pourrait aussi parler du sérieux du dit sondage quand on voit que Besancenot se trouve juste derrière Ségolène et que François Hollande est en dernière position.
Quant au problème de Nac, il faut dire que tous les agents employés par le CG13 ne sont pas des militants du PS. Donc si elle considère qu’une attitude discriminatoire a eu lieu à son encontre, ce qui est possible et elle a raison de le dénoncer, il faudrait, me semble t’il, qu’elle fasse appuyer son dossier en urgence par un élu.
jacqueline dit :
Dommage que dans la rubrique municipales 2008, il n’y a pas d’article.
Les marseillais attendent avec impatience un leader socialiste pour contrer le maire actuel.
La population marseillaise est atypique
Ne suit pas la mouvence actuelle.
une petite grogne est entrain de se monter
Le parti a toutes ses chances pour conquérir la mairie de MARSEILLE
Il faut faire vite
Simorgh357 dit :
Bonjour.
Le problème du PS est l’accaparement de la parole par certains qui, parce qu’élus, se croient meilleurs que les autres et n’admettent pas la critique de la base qu’ils considèrent comme du « vulgum pecus » une fois l’élection acquise.
Les dernières campagnes dans les BDR ont montré des élus socialistes qui n’ont pas bougé de leurs fauteuils…(comme dans la 10°), où 200 voix auraient permis de passer devant le Stalinien Méï…cas de figure qui faisait très peur à la droite, même si le choix de l’inoxydable Povinelli était très peu pertinent.
Et j’avais de très bonnes infos sur les craintes de la droite locale à ce moment là, car puisées au sein même du « Team » de Mallié.
A croire que le PS n’a pas de jeunes, qu’il faille sempiternellement ressortir les mêmes vieux croutons, avec leurs impressionnantes collections de casseroles.
A moins que certains autres, se prenant pour de fins stratèges, aient voulu que justement Méï soit au second tour…de manière à satisfaire d’autres ambitions.
Dans ma ville, sur une section d’environ trente membres, seuls une demi douzaine étaient sur le pont…certains autres étaient occupés « ailleurs », car faisant campagne pour Bové, ou, plus fort encore, assis aux terrasses des cafés se payaient la tête des militants chenus qui tractaient, collaient, débattaient…
Comment voulez-vous faire adhérer du monde à nos idéaux quand ce même monde constate les lézardes de la Maison Socialiste…?
J’enrage de voir mon Parti (Socialiste) devenir la proie de gens qui n’ont de socialistes que le nom et qui, médiocres parmi les médiocres, ne cooptent que d’autres médiocres, d’autres vieux, d’autres complices de toutes les collusions et combines.
Ils sont d’abord carriéristes et pour ce faire n’ont aucune pudeur dans aucun domaine, allant jusqu’à flinguer celles ou ceux qui pourraient gagner à leur place.
Hollande parle d’un congrès en 2008…avec qui pour mener tout ça…? Certains caciques, au PS, dotés d’une arrogance et d’une flagornerie à toute épreuve vont encore tenter de reprendre la main, n’imaginant pas que ce que veulent les militants c’est du neuf…DU NEUF…apparemment ce mot est inconnu dans le disque dur de ces crocodiles.
Quand je vois comment déjà dans certaines villes se préparent les municipales et les cantonales je peux déjà vous donner les résultats.
Par exemple: Michel Boyer, qui n’était pas initialement pressenti pour les cantonales, va se ramasser une veste…car d’autres tout aussi à gauche, fatigués par ces « modus opérandi » où l’on change sans arrêt de cheval, vont aussi présenter deux candidats…qui prendront les voix qui aurait permis à notre camarade d’être en mesure de figurer au 2° tour et, si tout le monde s’y met vraiment, de dégommer Mallié…
Les jeunes suivent toujours ceux qui leur demandent beaucoup et méprisent ceux qui leur demandent peu!
Hic et nunc, ense et arratro debellare superbos!!!
Guibert Pierre dit :
Je vous l’avoue, j’ai toujours enragé devant les hésitations et les tergiversations de la gauche, (de ma gauche), quand elle revenait au pouvoir. J’ai toujours eu l’impression qu’elle avait peur de ses audaces de campagne et qu’elle préparait déjà l’opinion aux premiers reculs, au lendemain de la victoire.
J’ai toujours, (hélas), trouvé la droite plus déterminée à appliquer son programme qu’elle.
Quand je parle de programme de gauche, je suis charitable, car il faut beaucoup d’indulgence pour avoir vu un programme cohérent, lors de la dernière campagne, même si, avec d’autres camarades membres encartés actifs de sections du PS, nous avons tracté et collé sans relâche, pendant que d’autres camarades membres encartés non actifs, assis aux terrasses des cafés se foutaient de nous car ils « travaillaient » pour des concurrents qui n’avaient aucune chance. (Bové…et d’autres…)
Les dernières déclarations de Ségolène sur le smic ou les 35 heures le montrent, sans oublier les tergiversations sur le nucléaire, l’immigration, les sans-papiers, les retraites et les régimes spéciaux, l’entrée de la Turquie dans l’Europe, etc. Avec Sarkozy, on n’était pas confronté au doute. Quand la candidate éludait les réponses en parlant de dialogue avec les partenaires sociaux, lui disait : « Je prendrai mes responsabilités, je gouvernerai ». Il faut reconnaître que voilà un homme politique qui a annoncé la couleur, fait preuve d’un grand volontarisme et se donne les moyens de concrétiser son programme. Communicant remarquable, il a su, lors de cette campagne, grâce aux discours d’Henri Guaino, trouver les mots justes et forts quand les divisions de la gauche rendaient souvent inaudibles le discours de la candidate du PS. Il n’empêche qu’il va vite être confronté à la vérité des prix, et que les cadeaux faits aux plus aisés vont devoir être financés par les plus nombreux, ceux qui ne paient pas l’ISF, et que cette contradiction risque d’être rapidement explosive.
Même si je ne rejoins pas l’attitude de l’hebdomadaire « Marianne », ces derniers mois, ni l’ensemble de ses analyses, je ne peux que partager la volonté de cet hebdomadaire de refuser toute vision manichéenne de la situation. Nous n’avons cessé d’écrire qu’il faut savoir taper comme il faut sur de nombreux aspects du programme de Sarkozy, et d’éviter de tomber dans une diabolisation inutile et gauchiste qui ne rend pas crédible les axes sur lesquels il faut le cibler, notamment les cadeaux fiscaux scandaleux faits aux plus fortunés et le projet sur l’assurance-maladie.
Sarkozy a remporté une victoire idéologique, et, en fin stratège, il sait la capitaliser.
A la fin de l’été, le gouvernement aura mis en place une grande partie de son programme, pendant la première partie des vacances, en plein Tour de France, en évitant toute pression sociale. Pauvre de nous.
Après l’entrée dans son gouvernement de « personnalités » issues de la gauche, les dernières opérations Lang et Strauss-Kahn sont en ce sens un extraordinaire révélateur sur le peu de différences qui existe, sur le fond, entre certains de nos « dirigeants » du PS et l’UMP. Elle n’est que la continuité logique de la campagne du TCE, qui avait vu Hollande, (qui aujourd’hui hurle au débauchage), poser avec Sarkozy en une de Paris-Match pour nous appeler à voter « oui ».
Donc, la droite et Sarkozy ont raison de chanter tout l’été, pourquoi se priveraient-ils ? Pendant que le président de la République a réussit médiatiquement son 14 juillet, avec des symboles forts qu’il ne faut pas nier, ses troupes avancent avec efficacité et son dispositif se met en place. Les municipales et les cantonales vont surprendre beaucoup de ceux qui croient que ce sera la revanche du PS…tant est importante la cécité de ceux qui refusent de voir le monde tel qu’il est devenu. A moins que l’été provoque des réchauffements cérébraux faisant se remettre en connection des neurones et des synapses jusqu’ici engluées par des visions partisanes de très courtes portées.
Effectivement, même si à l’UMP ils jouent les faux modestes, on comprend que tout cela les fasse bien rigoler, quand ils sont entre eux.
Comme j’ai toujours eu horreur des pleurnichards, je préfère réfléchir au boomerang que leur attitude pourrait leur valoir dans quelques années, considérant que dans tous les cas il vaut mieux attaquer que subir !!!
Je ne sais si, comme le clament certains UMP, on est en 1958, et que la gauche est au fond du trou pour dix ans ou plus.
Ce que je sais, c’est qu’elle devra se souvenir de la leçon politique que Sarkozy est en train de nous administrer. Quand on a gagné, on ne tergiverse pas, on fonce ! On ne se montre pas hésitant, on agit ! Quel contraste avec les dernières victoires de la gauche !
Certes, les contextes historiques étaient différents. Je veux bien admettre qu’en 1981, elle n’était pas prête à mettre en place tout de suite son dispositif. Mais pourtant, la droite était groggy, il n’y avait plus personne en face. Qu’est-ce qui l’empêchait, dès l’été 1982, de concrétiser, entre autres, son projet sur l’école laïque, qui faisait partie des 110 propositions du président Mitterrand ? Elle avait la légitimé démocratique, mais elle a préféré le dialogue avec l’Eglise et les représentants des écoles privées. Résultat : un million de Versaillais dans les rues en 1984, et une piteuse capitulation en rase campagne !
En 1988, Chirac avait pris une veste monumentale. Pourtant, on n’a pas senti, dans la foulée, la volonté d’utiliser les cent jours pour marquer des points, ne pas permettre à l’adversaire de se relever, reprendre l’offensive et rendre irréversibles certaines réformes progressistes nécessaires.
Que dire de 1997 ? Première décision, on ratifie Amsterdam et on ferme Vilvoorde, soit le contraire de ce qu’on avait dit. Mais que d’énergie perdue, avec la concertation sur les 35 heures avec le CNPF, les multiples commissions paritaires, la résistance de la droite, tout cela pour arriver à de mauvais compromis, avec davantage de flexibilité et des salaires bloqués pour un salariat qui avait déjà beaucoup perdu dans ce registre.
Aujourd’hui, avec sa façon de faire, Sarkozy donne des arguments à la gauche quand elle reviendra au pouvoir. Mais s’il faut attendre dix ou quinze ans pour cela, je risque de ne pas le revoir de mon vivant.
Que la gauche de demain (celle d’aujourd’hui est un peu…discréditée), annonce un programme clair, à même de reconquérir les foules, et d’abord l’électorat populaire et celui du monde du travail.
Qu’elle trouve un ou une candidate à même de le porter, car nous sommes dans la cinquième République et la personnalisation du rôle de président est aujourd’hui incontournable, que cela nous plaise ou pas.
Qu’elle rompe avec le discours bobo qui a fait tant de dégâts et jeté des millions d’électeurs d’abord dans les bras de Le Pen, puis dans ceux de Sarkozy.
Qu’elle fasse une autocritique convaincante sur les dérives idéologiques de ces vingt-cinq dernières années, sans ne rien céder pour autant à la démagogie de l’extrême gauche.
Qu’elle mette en avant, avec autant de conviction que Sarkozy a eu dans cette campagne, les idéaux de la République sociale et laïque, et qu’elle explique en quoi cette perspective est aujourd’hui la seule alternative au programme de l’UMP. Qu’elle mette la laïcité, totalement absente du programme de toute la gauche, au cÅ?ur d’un projet de société émancipateur.
Qu’elle explique sa conception de la nation.
Qu’elle réapprenne à parler au peuple, comme le disaient le philosophe Robert Redeker.
Et si cela marche et qu’elle gagne, qu’elle applique immédiatement son programme, pendant que le Tour de France, extraordinaire fête populaire, occupe les écrans de télévision. Qu’elle s’appuie sur la leçon que lui donne aujourd’hui Sarkozy, pour clouer le bec à la droite qui criera bien sûr hypocritement à la dictature. La seule chose qu’on lui demande, par ailleurs, dans ce cas, est de ne pas nous infliger ce que Sarkozy est en train de faire subir aux siens.
J’avoue que voir les jeunes tronches molles de Copé, Bertrand ou Pécresse demain dans un gouvernement de gauche ne me ferait pas tellement rire, même si cela mettait la pagaille en face.
Macta animo generose puer!!!
Gonzalez Miguel dit :
REFONDATION
Refondation : rénovation majeure d’un parti. Voilà la définition exacte de ce mot.
Aux Assises Départementales de la Refondation des Bouches du Rhône de ce samedi 6 octobre, qui furent, d’une part très bien animées et très constructives, Jean Noël, dans son intervention, a bien précisé que si nous devions ouvrir portes et fenêtres, il n’en était pas moins majeur qu’il fut, que le PS reste le PS.
Oui, notre parti doit rechercher dans tout le panel de notre société les hommes et les femmes de valeur qui veulent changer et reconstruire les bases de notre parti.
Oui, nous devons ouvrir la porte à tous ceux qui veulent construire avec nous, le devenir de la France.
Oui, nous devons accueillir les femmes et les hommes de valeurs des autres partis de gauche, pour mener ensemble le combat de reconquête des bastions perdus, sans pour autant faire des alliances d’appareil.
Jean Noël a lancé une très bonne piste. Un Président et un secrétaire à la tête du parti. Il devra être élu par le suffrage des militants, il sera chargé de mettre en place un programme de gouvernement capable d’apporter une vraie alternance à la majorité actuelle, il devra respecter et mettre en place les idées issues du Congrès. Il ne devra pas refermer les pistes qui se sont ouvertes pendant la campagne présidentielle, mais les exploiter. Ce Président, sera celui qui sera à la tête de toutes les listes des échéances électorales majeures, il sera d’office notre candidat aux Présidentielles.
Il faudra pour cela changer les statuts de notre parti, mais avant tout, il faudra changer les mentalités.
Ce qui ressortira de la synthèse de ces Assises Départementales devra être prise en compte au niveau national. Mais je ne fais aucun souci à ce sujet, notre leader saura se faire entendre et il saura faire prendre en compte ce que les militants et les cadres départementaux auront décidé.
Notre parti ne doit pas changer de nom, il doit seulement changer ses statuts.
Quel serait, plus bel emblème pour notre parti que « Le Poing et la Rose » ?