Le 10 et le 17 juin, votez !
Par JNG, à 16:06
Les législatives ont bien lieu le 10 et le 17 juin.
Je tenais à le préciser parce qu’à voir certains reportages, entendre certaines prises de position et écouter certains commentaires, l’affaire serait pliée, terminée.
Comme si le rideau sur une élection majeure était déjà tombé, comme si nous étions déjà entrés dans une nouvelle législature, toute de bleu colorée. Ce qui est derrière nous, ce sont les présidentielles.
Avec les législatives, comme dans toute démocratie, c’est une autre élection qui se joue. Celle qui détermine la composition d’un parlement, où la France doit être représentée dans toute sa richesse et toute ses différences.
C’est ce que rappellent sans cesse les seize candidats socialistes que je soutiens dans les Bouches-du-Rhône.
Aucun d’entre eux n’ignore que ce combat est difficile, mais il n’est pas d’élection gagnée ou perdue d’avance.
Il faut mener le combat, et ne pas oublier que plus de 430.000 électeurs ont voté à gauche il y un peu plus d’un mois.
L’oublier, ce serait piétiner davantage un espoir qui a été déçu, mais qui a droit à un nouvel avenir. C’est un des enjeux de ce scrutin qui ne doit pas être une simple formalité pour une droite boulimique.
A vous de faire entendre votre voix, avec vos bulletins de vote, qui sont les messages d’espérance qui forgeront nos reconquêtes futures.




Jean-Pierre MAHIEU dit :
Si nos concitoyens(es) allument leur poste de télévision aux heures des infos, les élections législatives sont pliées. En clair, raz-de-marée U.M.P. sans aucune autre forme de procés. La gauche a disparu du paysage politique de notre pays et notamment le parti socialiste. Ce ne serait même pas la peine de se déplacer aux urnes tant ce serait vain.
Pour qui prend-t-on les 47% d’électeurs qui ont porté leur voix sur Ségolène ROYAL? Si ce n’est pas celà la démagogie, ça y ressemble étrangement.
Ne nous laissons pas berner par le chant des sirènes. Le parti socialiste; et à travers lui toute la gauche, a perdu la bataille de l’élection présidentielle mais n’a en rien perdu la guerre pour la Démocratie. Certes, la gauche peut aborder le scrutin des législatives dans une conjoncture quelque peu délicate dirons nous, mais les dès n’en sont pour autant pas jetés. Et puis, la force de notre parti est que ses militants(tes) ne sont en rien des personnes résignées, fatalistes mais tout au contraire des citoyens volontaristes, à l’écoute de la population, et ayant le désir de faire évoluer la société par une dynamique sociale, tolérante et respectueuse de tout un chacun. C’est un combat long, difficile, prenant mais ô combien grisant.
Notre Président du C.G. 13 l’a bien compris et nous pouvons en voir les effets ; ceci au quotidien dans notre beau département. Nous l’en remercions par ailleurs.
Alors, je dirai donc à messieurs SARKOZY et FILLON ceci.
Les socialistes de France et de Navarre ne sont en rien résignés. Aucune élection ne se ressemble. La représentation de notre formation politique se doit d’être la plus massive possible à l’assemblée nationale et nous ne donnons et ne donnerons jamais dans le fatalisme. Après les législatives, il y aura les municipales et puis il y a aussi le combat au quotidien. Sachez, messieurs de l’U.M.P que les militants(tes) du parti socialiste seront toujours en travers de votre chemin car Eux; ont un modèle de société française dont vous êtes à des années lumière. Ce modèle est synonyme de liberté, démocratie, tolérance, respect, dignité et égalité en contrast total avec le type de régime politique que vous voulez instaurer dans notre belle France. Nous vous prédisons des lendemains qui déchantent et vous en verrez rapidement les effets; parôle de militant socialiste.
Jean-Pierre MAHIEU (section de Gignac-la-Nerthe).
MARTINI dit :
« J’accuse » est le titre d’un article rédigé par Ã?mile Zola lors de l’affaire Dreyfus et publié dans le journal L’Aurore du 13 janvier 1898 sous forme d’une lettre ouverte au Président de la République.
Puisque Monsieur SARKOZY ne se l’est pas encore accaparé comme il l’a fait pour JAURES, j’en profite pour l’en remercier et pour profiter de cet héritage encore d’une actualité saisissante.
J’ACCUSE !
â?? !/! Et c’est un crime encore que de s’être appuyé sur la presse immonde, que de s’être laissé défendre par toute la fripouille de Paris, de sorte que voilà la fripouille qui triomphe insolemment, dans la défaite du droit et de la simple probité. C’est un crime d’avoir accusé de troubler la France ceux qui la veulent généreuse, à la tête des nations libres et justes, lorsqu’on ourdit soi-même l’impudent complot d’imposer l’erreur, devant le monde entier. C’est un crime d’égarer l’opinion, d’utiliser pour une besogne de mort cette opinion qu’on a pervertie jusqu’à la faire délirer. C’est un crime d’empoisonner les petits et les humbles, d’exaspérer les passions de réaction et d’intolérance, en s’abritant derrière l’odieux antisémitisme, dont la grande France libérale des droits de l’homme mourra, si elle n’en est pas guérie. C’est un crime que d’exploiter le patriotisme pour des oeuvres de haine, et c’est un crime, enfin, que de faire du sabre le dieu moderne, lorsque toute la science humaine est au travail pour l’oeuvre prochaine de vérité et de justice. !/…â??
Emile ZOLA