Archive pour juin 2007

La vague bleue n’était pas au rendez-vous

Lundi 18 juin 2007

Après ce second tour des législatives, je dois tout d’abord dire que je suis heureux de voir Michel Vauzelle retrouver son siège dans la circonscription d’Arles.

Sa victoire est à l’image de ce qui s’est passé en France, où les électeurs et les électrices ont décidé d’installer une opposition solide face au nouveau pouvoir. Il siègera à l’Assemblée nationale aux côtés d’Henri Jibrayel et de Sylvie Andrieux, nettement et brillamment élu et réélue dans les quartiers nord de Marseille.

Ils seront tous trois des députés actifs, au sein d’un groupe socialiste renforcé qui exercera son devoir de critique comme le veut la démocratie, mais qui devra aussi avancer des propositions innovantes et constructives.

J’observe également les très courtes défaites de Christophe Masse et Patrick Mennucci, battus d’un souffle au terme de campagnes extraordinaires, démentant ainsi les pronostics de l’U.M.P. qui annonçait une vague bleue devant submerger les socialistes.

Clairement, ce deuxième tour des élections législatives a corrigé la tendance qui s’était dessinée le 10 juin et a très certainement exprimé une crainte face à certains projets du gouvernement.

La débâcle annoncée n’est pas au rendez-vous, mais tout en étant la force majeure et centrale d’une opposition utile, les socialistes doivent entreprendre, dans l’unité et le respect de chacun, la nécessaire entreprise de rénovation, de refondation, afin de présenter un projet d’alternance dynamique et novateur.

Se mobiliser pour le second tour

Lundi 11 juin 2007

Ce premier tour des élections législatives est marqué par une très forte abstention, qui frappe avant tout la gauche.

L’UMP est largement en tête, face à une opposition où le parti socialiste confirme son ancrage et ses positions, même s’il est lui aussi touché par la démobilisation d’électeurs et d’électrices qui n’ont pas jugé utile de se déplacer. C’est regrettable .

Mais je n’oublie pas que les élections législatives se jouent sur deux tours. Dimanche prochain, ceux et celles qui veulent voir une gauche raisonnable et constructive, qui surveille et qui propose, être présente à l’Assemblée nationale doivent aller voter. C’est essentiel pour notre démocratie.

Et c’est le parti socialiste qui est en position d’effectuer ce travail nécessaire au bon fonctionnement de notre démocratie.

Dans les Bouches du Rhône, à l’image de ce qui s’est passé dans le reste de la France, l’abstention a été forte, principalement dans les quartiers populaires. Dimanche prochain, la mobilisation influera sur les résultats.

Je savais, après le 6 mai, que cette élection serait difficile. Les résultats ont confirmé mes craintes. Toutefois, dans les jours qui nous séparent du second tour, je serai aux côtés de ceux et de celles qui vont défendre les couleurs du P.S.

Face à une droite qui surfe sur l’effet Sarkozy, il est nécessaire d’être mobilisés et lucides pour faire entendre la voix de la gauche.

Le 10 et le 17 juin, votez !

Vendredi 8 juin 2007

Les législatives ont bien lieu le 10 et le 17 juin.

Je tenais à le préciser parce qu’à voir certains reportages, entendre certaines prises de position et écouter certains commentaires, l’affaire serait pliée, terminée.

Comme si le rideau sur une élection majeure était déjà tombé, comme si nous étions déjà entrés dans une nouvelle législature, toute de bleu colorée. Ce qui est derrière nous, ce sont les présidentielles.

Avec les législatives, comme dans toute démocratie, c’est une autre élection qui se joue. Celle qui détermine la composition d’un parlement, où la France doit être représentée dans toute sa richesse et toute ses différences.

C’est ce que rappellent sans cesse les seize candidats socialistes que je soutiens dans les Bouches-du-Rhône.

Aucun d’entre eux n’ignore que ce combat est difficile, mais il n’est pas d’élection gagnée ou perdue d’avance.

Il faut mener le combat, et ne pas oublier que plus de 430.000 électeurs ont voté à gauche il y un peu plus d’un mois.

L’oublier, ce serait piétiner davantage un espoir qui a été déçu, mais qui a droit à un nouvel avenir. C’est un des enjeux de ce scrutin qui ne doit pas être une simple formalité pour une droite boulimique.

A vous de faire entendre votre voix, avec vos bulletins de vote, qui sont les messages d’espérance qui forgeront nos reconquêtes futures.

Une santé précaire, surtout pour les plus modestes : franchises et autre scandale de refus de soins

Mardi 5 juin 2007

Dans cette incroyable frénésie d’annonces de projets de lois : autonomie des universités, défiscalisation et exonération des heures supplémentaires, peines planchers, service minimum garanti dans les transports en commun, assouplissement du CDI, réforme du régime d’assurance-chômage, suppression de la carte scolaire… Le président de la République, qui concentre tous les pouvoirs gouvernementaux, dit vouloir imposer un style inédit.

Le rythme est si soutenu que plusieurs ministres ont déjà commis des faux pas, étourdis par la Samba élyséenne sans qu’ils ne sachent précisément quels sont leur champ et leur marge de manoeuvre. Le flou donc. Mais qu’importe… Vous l’aurez compris, là n’est pas l’essentiel. L’essentiel est dans l’agitation médiatique, faire la  » Une  » tous les jours. L’essentiel est de faire campagne, en impliquant, comme rarement, l’exécutif sur le front électoral.

Alors, tout le monde doit être servi, peu importe le plat, l’assaisonnement viendra plus tard… Je crains qu’il ne soit amer et froid pour les plus fragiles d’entre nous, que la coction soit difficile si la majorité annoncée devait décrocher la lune que lui prédisent les instituts de sondages.

Dans cette agitation, je retiendrais un vrai sujet d’inquiétude. Non seulement inefficace mais en plus dangereux. Le gouvernement souhaite mettre en place, dès cette année, quatre franchises médicales de 10 euros, sommes non remboursées, et laissées à la charge de l’assuré social en cas de : visite médicale, examen biologique, achat de médicament et hospitalisation.

Cette disposition s’ajoute à l’euro déjà retenu sur chaque consultation et au forfait de 18 euros pour les actes médicaux lourds, laissée en héritage par le gouvernement Raffarin.

Pour une famille aisée, cette mesure paraît presque indolore, quoi qu’à force de charger la barque du double, voire triple paiement des assurés sociaux (prélèvements sur salaire, franchises et cotisations mutualistes), même les plus riches d’entre-nous commencent à trouver le prix de leur santé un peu cher au final.

Mais qu’en est-il des familles, très majoritaires dans notre pays, qui ont du mal à boucler leur budget mensuel ? Celles qui comptent, à l’euro près, la somme de leur caddie au supermarché ? Lire le reste de cet article »