Archive pour mai 2007

Loin des tumultes, la politique concrète au plus près de chacun : l’exemple du RMI dans les Bouches-du-Rhône.

Mardi 22 mai 2007

Chers amis,

Loin des soubresauts de couloirs, des agitations langagières, du triomphe de la manipulation de l’information, en guise de réponse pragmatique à l’action politique que je mène depuis des années, je suis fier d’annoncer que le département des Bouches-du-Rhône comptait, à la fin du mois d’avril, 14 000 allocataires du RMI de moins qu’au 1er janvier 2005.

Avec 12% de baisse en un an, notre département est celui qui, en France, connaît la plus forte diminution du nombre d’allocataires du RMI. A titre de comparaison, la baisse n’a été que de 1% au niveau national !

Mais cette fierté tient surtout au fait que cette diminution du nombre d’allocataires s’explique aujourd’hui, pour une personne sur deux, par un accès à l’emploi. Ce sont, en effet, plus de 4000 allocataires qui ont accédé à l’emploi dans le cadre des dispositifs mis en oeuvre à ma demande depuis octobre 2005.

Bien sûr, avec 57 000 Rmistes, nous mesurons l’ampleur du travail que nous devons encore accomplir, collectivement. Mais cela prouve qu’il n’y a pas de fatalité et que l’association du courage et de la rigueur ne sont ni impossibles, ni incompatibles, si l’on respecte trois principes simples : Lire le reste de cet article »

Lucidité, discernement et ouverture

Lundi 14 mai 2007

Chers amis,

Le 6 mai, les françaises et les Français ont choisi leur nouveau président.

Le peuple a tranché, clairement, nettement et les résultats méritent un examen attentif de notre part (lire l’excellente analyse comparée d’un bloggueur sur les résultats des deux dernières présidentielles à Marseille. Marseille, un autre regard).

Bien que nous puissions être fiers du travail effectué par la Fédération des Bouches-du-Rhône, nous aurons l’ardente obligation, après le 18 juin, de revenir sur ce qui s’est passé au fil des cinq ans qui ont séparé la catastrophe politique du 21 avril 2002 de la sévère défaite du 6 mai.

Cependant, il n’est pas question, à 26 jours du premier tour des élections législatives, d’ouvrir la porte aux aigreurs, aux procès, aux manoeuvres et aux règlements de compte. Ce serait indigne et irresponsable et je veux, solennellement, dénoncer ceux qui cherchent à tisser leur pelote avec la tristesse, le désarroi des militants et tentent d’établir leur fonds de commerce sur les ruines de nos espérances.

Ce que je vous écris ici, c’est ce que je dis aux militants et militantes que je rencontre. Et je pense, sincèrement, que notre première obligation, après avoir mené la difficile bataille des législatives, c’est de nous préparer à mener ce débat, indispensable. Lire le reste de cet article »

Déclaration de Jean-Noël Guérini, Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône

Dimanche 6 mai 2007

 » Les électeurs et les électrices, qui se sont mobilisés massivement, ont offert la victoire à Nicolas Sarkozy.

Je respecte ce choix et je veux, pour les Bouches-du-Rhône, pour la France, souhaiter bonne chance au nouveau chef de l’Etat, qui n’est plus désormais le champion d’une droite décomplexée, mais le Président de tous les Français.

Je tiens à saluer le parcours extraordinaire de Ségolène Royal, qui a plus tenté en dix mois que le parti socialiste ne l’a fait en cinq ans et a affronté avec courage et détermination des difficultés de toute nature.

Avec elle, dans les semaines et les mois qui viennent, et dès la campagne des élections législatives, il faudra prolonger et approfondir ce travail qui a permis de défricher sans complexe les chemins de la nouveauté.

L’heure de la refondation et de la modernisation est arrivée pour le parti socialiste.

Nous devons, lucidement et sereinement, privilégier l’ouverture, le dialogue et l’échange, afin d’offrir les victoires de demain à tous ceux et toutes celles qui ont partagé son combat.

Il est vital, pour le parti socialiste et cette gauche dont les frontières ont beaucoup bougé au cours de ces derniers mois, de défendre une nouvelle identité, d’explorer sans tabou des horizons nouveaux, en étant sans cesse à l’écoute des mouvements qui animent et transforment notre société.

Il n’y a pas d’autre chemin pour intégrer l’espoir du 22 avril et les leçons du 6 mai, tout en faisant vivre sur le terrain le message d’espoir porté par des millions de Françaises et de Français.  »

Ségolène, le choix du 6 mai

Vendredi 4 mai 2007

Affiche officielle Ségolène 2nd tourQui peut encore prétendre, aujourd’hui, que Ségolène Royal n’a pas la stature d’un chef d’état ?

En ne cédant rien face au candidat de la droite, elle a montré qu’elle était vraiment à la hauteur des enjeux de cette présidentielle.

Après un très bon résultat le 22 avril, quelques jours après un dialogue innovant avec François Bayrou, elle a prouvé, en bousculant une fois encore les habitudes, qu’une nouvelle manière de faire de la politique s’est imposée au cours de ces derniers mois. A l’évidence, son style, ses idées, sa méthode y sont pour quelque chose.

Son échange avec Nicolas Sarkozy a été musclé et depuis bien longtemps, l’ancien ministre de l’Intérieur n’avait pas eu à répondre à une personnalité de cette trempe.

Sa prestation, sans concession, offensive, a donné raison à tous ceux qui la soutiennent depuis le début de sa formidable aventure.

En l’écoutant défendre le pacte présidentiel, il est apparu clairement qu’elle se situait dans le futur, dans un mouvement dynamique de reconstruction de notre pays.

Avec elle, une nouvelle page de l’histoire de la gauche est en train de s’écrire et ses propositions, concrètes, dessinent les contours des nouvelles formes de solidarité nécessaires à la dynamisation des valeurs républicaines qui irriguent notre  » vivre ensemble « .

C’est pour cela que le choix du 6 mai, le choix du progrès, de la fraternité, c’est le choix de Ségolène.

Sa victoire serait une bonne chose pour la France, forte et fière de toutes ses différences, une France qui a besoin de rassemblement, d’audace, de courage.