” Pourquoi as-tu choisi Ségolène ? “
Par JNG, à 11:38
Un de mes bons amis, hier soir à table, me demandait : » Pourquoi as-tu choisi Ségolène ? « Avec un sourire entendu, il tentait de percer où était le calcul, la malice, la tactique… Je l’aime trop pour lui en tenir rigueur, mais sa question a fait émerger en moi plusieurs réflexions, je voulais les partager, ici, avec vous sur mon blog.
1°) Un homme politique a des convictions, des enthousiasmes, de l’intuition, une vision de sa ville, de son département, de son pays… Mais il a du mal à les faire passer auprès des citoyens. Disons certains citoyens. Lorsqu’il fait des choix, nécessaires, parfois difficiles, de réforme, de préparation de l’avenir, un doute s’instaure de plus en plus, comme un manque d’adhésion collectif.Il y a là , me semble-t-il, une fracture de confiance entre celui qui a été élu par les citoyens sur un projet et les citoyens eux-mêmes lorsque le projet est mis en place. Cette fracture n’est pas nouvelle, mais elle s’accroît dangereusement au point de questionner nos fondamentaux démocratiques.
Les politiques ont leur part de responsabilité, ils ont beaucoup trop promis l’irréalisable, ils ont joué avec l’excessif pendant les campagnes électorales.
Les médias aussi ne jouent plus le jeu de la difficile pédagogie, de l’intermédiaire, de la vulgarisation intelligente entre la complexité des dossiers et leur compréhension citoyenne. Ils véhiculent trop souvent la suspicion, le doute, l’immédiateté, le sensationnel. Il y a beaucoup moins d’expertise journalistique, c’est regrettable.
Et, enfin, les citoyens eux-mêmes qui attendent beaucoup, parfois tout et son contraire des politiques, souvent en valorisant une catégorie sociale ou professionnelle, alors que le politique doit accompagner, impulser les forces individuelles et collectives, lui donner le sens de l’intérêt général.
2°) C’est précisément pour sortir de cette spirale destructrice que j’ai choisi Ségolène. Moi je suis un homme simple, un pragmatique, un élu du quartier populaire du Panier à Marseille. Ses habitants me connaissent, m’identifient, me touchent, me parlent. Je suis tout sauf un idéologue. Loin des révolutions, je suis un réformiste, et je reconnais en Ségolène Royal, cette capacité à briser les distances, à rendre accessible l’action politique, à la rendre audible et acceptable par le plus grand nombre. Par un style nouveau, simple, ouvert, et des convictions fortes sur : l’insécurité, le chômage, l’injustice sociale, les discriminations, l’environnement, l’éducation…
Jamais dans les 25 dernières années, disons depuis 1981, l’attente n’a été aussi forte. Elle seule est en mesure, selon moi, d’être en capacité de gouverner avec un nouveau contrat entre les citoyens et les dirigeants. C’est pourquoi je l’ai invitée et accueillie à Vitrolles, ville politiquement symbolique s’il en est, le 29 septembre dernier, pour qu’elle vienne, chez nous, dire aux français, à tous les français, qu’elle se portait candidate à la présidence de la République.
C’est donc un choix, d’enthousiasme et de conviction. Je l’ai dit et argumenté avec mon ami, hier soir. Je crois l’avoir convaincu. Le sait-on jamais vraiment ? N’hésitez pas à me dire quelle est votre vision des choses, à venir partager ici vos sentiments, vos réflexions. Je vous lirai avec intérêt. A très bientôt.
Déclaration de candidature de Ségolène Royal (Vitrolles, le 29/10/06)




pommier dit :
Bravo Jean-Noël et courage pour ta »banale » opération…
BEGU Marie-josette dit :
Merci et bravo cher Président.
Ce discours à un ami peut rester gravé pour chacun d’entre nous.
Courage pour l’intervention et bon et prompt rétablissement.
Marie BEGU de la 308.
Romuald 13 dit :
eh bien ! j’ai rarement lu une analyse aussi lucide sur un blog officiel politique… on a vraiment l’impression que vous y croyez. ce qui est bien c’est que vous dites, au fond, vos doutes et vos certitudes. Je ne suis pas sur de suivre vos choix mais j’ai été touché par l’analyse sur la distance incroyable qu’il ya entre vous, élus du peuple, et nous, simples électeurs. C’est vrai que nous attendons trop… mais c’est vrai aussi qu’il ya eu tellement d’abus, tellement d’arrangements entre copains… je crois que nous sommes arrivés à la fin de la 5ème république, d’un système de coquins, ceux qui savent et les autres, les boeufs qui votent! il est temps de rendre le pouvoir au gens et à ceux qui veulent vraiment changer les choses honnêtement. Du genre Bayrou… un catho comme vous non ? vous êtes vraiment pour Ségo ou c’est un acte obligé ?
Gonzalez Miguel dit :
C’est en 1995 que je t’ai rencontré. Depuis, j’ai appris à te connaître, même si parfois nous ne nous sommes pas toujours compris.
En lisant ton article, je retrouve l’homme sincère que tu décris si bien. Ton engagement auprès de Ségolène, c’est ce qu’il fallait faire, pour emmener notre pays vers un élan nouveau, avoir une autre vision de la politique, faire espérer les gens les plus pauvre à un devenir meilleur. Faire élire une femme à la Présidence de la République, sera une des plus belles victoires de l’histoire de notre parti et de nous tous Socialistes.
J’ai la conviction que nous pouvons gagner ce combat, contre le candidat de l’UMP, qui devient de plus en plus nerveux et déloyal, comme à son habitude. Il le faut pour le bien de notre pays. Nous ne devons surtout pas revivre un autre 21 avril 2002.
Quand tu liras mon article, j’espère que le plus « gros » de tes ennuis de santé sera derrière toi, que tu auras passé le plus difficile, car nous avons besoin de toi pour ce combat et les autres échéances aussi importantes qui restent à venir. Nous devrons mettre toutes nos forces vives dans ces batailles et surtout, nous comptons sur toi pour nous y conduire et pour toutes les gagner.
Je te souhaite un bon rétablissement.
Amitiés
Miguel
Alain-René dit :
Bon, la politique étant aussi un métier, je pense cher Président que vous avez fait un choix courageux.
Celui d’une femme ( et ce n’est pas si simple), celui de cheminer avec une candidate qui avance pas à pas en écoutant et c’est nouveau avant de d’exposer son programme.
C’est un beau pari que je partage avec une certaine anxiété tout en faisant confiance à l’équipe qui l’entoure.
j’espère cher Président que vous saurez galvaniser les troupes pour une campagne digne et bien sur victorieuse.
ARB de la 305
CABROL dit :
Bon jour cher Jean Noel.Toute la section PTT se joint a moi pour t e souhaiter un bon rétablissement.Avec Ségolène nous allons continer le combat et aller vers la victoire.
Avec toutes mes amitiès .
Christian Cabrol.
Le blog de Jean-Noël Guérini » Synthèse N°1 dit :
[...] Je suis aujourd’hui convalescent. Je vais bien et cela me donne l’occasion de remercier avec chaleur et amitié tous ceux qui m’ont envoyé des mots de réconfort qui, bien au-delà de l’usage, dans ces moments de solitude forcée, me font un bien fou, vraiment : Josy, Chantal, Joëlle Adelsbach, Katia, Jacqueline & jean Pol Mélone, Miguel Gonzalez, Stéphanie Harkane, Jean-Jacques Mollard, Franck Keller, Benoît, Stéphane Boumendil, Pigamo, Emile Londi, Stéphane Rasca, Pommier et Marie-Josette Begu, Cabrol. [...]
pourquoi as-tu choisi Ségolène? dit :
Cher Président, vous avez vu juste, avec l’intuition qui vous caractérise : pour nous, c’est Ségolène!
Nous attendions un(e) candidat(e) qui parle juste et et qui tienne un discours dans lequel tous ceux qui souffrent ou qui espèrent se reconnaissent. Nous l’avons!
Je suis une femme et j’ai appris que je dois travailler beaucoup plus qu’un homme pour être reconnue.Ne jamais lâcher prise et toujours croire en ce que l’on fait..Ségolène a compris cela et sa ténacité devant l’adversaire en témoigne.
Qu’attendaient les éléphants du PS pour la rejoindre?
Restaient-ils en retrait parce-qu’ils doutaient encore
de ses capacités à rassembler? C’est désolant!
De célèbres fabulistes, Esope et, plus tard, La Fontaine ont écrit des maximes qu’un certain candidat pourrait relire et ainsi se reconnaître dans la peau d’un lièvre ou d’une certaine grenouille!!
Bon rétablissement.Le département a besoin de vous retrouver bientôt