Archive pour janvier 2007

Arménie, continuer le combat

Lundi 29 janvier 2007

Dois-je écrire, après l’assassinat de Hrant Dink, que je suis, comme bon nombre de défenseurs de la liberté, un Arménien ? Pourquoi pas…

Mais en ces heures grises pour la liberté autour du Bosphore, j’entends réaffirmer ma volonté. Oui, il faut pénaliser le négationnisme. Oui, il faut pouvoir condamner sévèrement ceux qui nient la réalité du génocide arménien !

J’ai bien entendu au cours de ces derniers mois, les arguments d’hommes et femmes que je respecte qui nous affirment que ce texte n’est pas nécessaire. Le crime d’Istanbul nous prouve le contraire.

Comme Serge Klarsfeld, je constate qu’un Etat, qui frappe à la porte de l’Europe, s’acharne dans le mensonge, sème la haine et nourrit la folie meurtrière d’ennemis de la liberté.

La mort de Hrant Dink est inacceptable. Elle l’est d’autant plus qu’elle intervient un an après celle d’un jeune prêtre italien. Et je vois bien, une fois de plus, que le régime d’Ankara n’a rien fait pour mettre un terme à la violence et à l’aveuglement.

Punir ceux qui nient le génocide, c’est apporter une arme supplémentaire à un juste combat. C’est aussi, avec lucidité, repousser les pièges de l’angélisme, prolonger le combat contre le rejet de l’autre, contre le racisme et les replis communautaires.

Si vous souhaitez en savoir plus sur mon combat pour la reconnaissance du génocide arménien, vous pouvez aussi consulter cette rubrique.

Au revoir, l’abbé !

Vendredi 26 janvier 2007

Abbé Pierre
Aujourd’hui, la France a rendu hommage à l’abbé Pierre. Je souhaite, simplement, m’associer à cet au revoir au compagnon des humbles.

Au cours de ces derniers jours, chacun a pu mesurer ce que représentait cet homme. Bien des mots, bien des témoins, ont été convoqués pour évoquer ses convictions et ses combats.

Pour moi, mais je pense aussi pour un grand nombre d’entre nous, l’abbé Pierre incarnait ma propre conscience. Son autorité était empreinte d’une infinie bonté. Mais elle semblait naturelle, car elle associait étroitement ses idées et ses actes. En même temps qu’il nous rassurait, il mettait le doigt sur nos faiblesses et nos hésitations.

A l’évidence, l’abbé Pierre va nous manquer. Mais je suis certain que sa leçon restera. Et pour que vivent les valeurs qui nous rassemblent, nous avons besoin d’hommes de sa trempe, de son courage, de sa volonté. Profondément humain, il était serviteur de Dieu et frère des hommes.

Veillons à ne jamais l’oublier et faisons en sorte que la communion d’un jour ne soit pas vaine. Il me faudra m’habituer à son absence, mais le chemin continue.

Pour ma part, par respect pour son engagement et sa mémoire, je veillerai plus que jamais à ce que personne ne soit laissé pour compte.

Ce sera là le plus bel hommage que je pourrai lui rendre.

Logement, l’état de crise

Mardi 23 janvier 2007

Le meilleur hommage que je veux rendre à l’abbé Pierre, c’est de ne jamais oublier sa simplicité, sa lucidité et son courage. Frère des hommes, compagnon des humbles, ce serviteur de Dieu restera pour moi un exemple d’humanité.

Mais comment ne pas dire, aujourd’hui, que son combat est d’une terrible actualité, dans un pays où les plus faibles et les plus fragiles éprouvent les plus grandes difficultés à se nourrir, s’insérer, se loger.

La précarité touche des couches de plus en plus larges de notre société. Et je sais, en les écoutant, en les recevant, en les rencontrant que les habitants des Bouches-du-Rhône font de la question du logement une priorité, au même titre que l’emploi.
C’est dire si la situation s’est dégradée ! Le logement HLM est cher, et le faible nombre de constructions de logements sociaux fait que l’on ne peut plus répondre à la demande.

Dans l’ensemble des communes des Bouches-du-Rhône, les listes d’attente s’allongent et dans certaines communes, de taille très modeste, des jeunes, faute de pouvoir trouver un toit, décident de s’en aller.

C’est bien pour cela que je pense qu’il est urgent d’engager une réflexion globale, débouchant rapidement sur des propositions concrètes, tant pour les organismes HLM, que pour l’accession à la propriété.

Peut-on un seul instant envisager qu’un jeune couple se voit fermer les portes de l’accession à la propriété, parce que les prix de l’immobilier ont flambé tout comme ceux du foncier?

Si l’on veut retenir les leçons de l’abbé Pierre, évitons en cette période pré électorale, les promesses, toujours trop belles pour être tenues. Et soyons pragmatiques. Travaillons pour dégager des solutions, concrètes.

Ségolène : ne pas perdre son souffle

Vendredi 19 janvier 2007

Quelques incidents montés en épingle par les médias et l’on parle d’un  » trou d’air  » dans la campagne de Ségolène Royal.

Etranges commentaires, étranges attitudes, étranges positions dont je ne peux m’empêcher de penser qu’ils seraient différents si la candidate socialiste n’était pas une femme…

Qu’importe ! J’ai choisi et soutenu Ségolène sans me soucier des sondages et plus que jamais, à moins de 100 jours du premier tour, je me retrouve avec Ségolène ! Pour gagner, pour changer !

Bien sûr, la droite est rassemblée derrière un champion qui cite Jaurès pour masquer la faillite de la politique qu’il soutient sans équivoque depuis 2002 ! Que peut-il faire d’autre que de troquer la rupture pour une fausse synthèse afin de rassurer une opinion qu’il inquiète ?

Pour ma part, j’estime qu’il est un devoir pour tous les socialistes de partir à la rencontre des Français, d’être présents sur le terrain, d’écouter, de dialoguer afin de conforter les liens qui se sont noués au cours de ces derniers mois.

Forts de notre histoire et fiers de nos valeurs, abordons sans complexe les questions qui préoccupent nos concitoyens : le travail, la santé, la famille. Faisons le comme Ségolène a su le faire.

Gardons le souffle qui l’anime, balayons les tabous, bousculons les idées reçues, en n’oubliant jamais que les bons discours ne suffisent pas pour séduire les électeurs.

Pour gagner et convaincre, il faut surtout une nouvelle pratique politique, exigeante et morale, qui fait du respect de chacun le moteur de son action. Et sur cette ligne là , Ségolène Royal gardera toujours plusieurs longueurs d’avance.

L’O.M., une de mes passions

Jeudi 18 janvier 2007

J’ai pris acte de la décision de Robert Louis Dreyfus de vendre l’Olympique de Marseille.

Après des années de disette pour les titres, le supporter que je suis souhaite avant toute chose que la situation du club, qui est bien plus qu’une institution à Marseille, dans le département et dans notre pays, soit pérennisée.

Je n’oublie jamais, comme tous ceux qui ont vibré et vibrent encore aux exploits de ceux qui portent le maillot bleu et blanc, que l’O.M. est un symbole, un lien puissant d’échanges, unique et singulier qui doit être préservé !

Les éclairs de bon jeu entrevus grâce à l’association de Ribéry et Cissé ne resteront pas, je l’espère, qu’un nouveau feu de paille, comme l’a été le passage éclair de Drogba.

Laissons les choses se dérouler naturellement, tout en restant vigilant ! Pour le reste, je souhaite que le parcours en Coupe de France ne s’interrompe pas brutalement.

Le meilleur gage qui rassurerait tous ceux qui aiment l’O.M., c’est le prolongement de la bonne série entamée en ce début 2007 qui permettra de retrouver les matches de Champion’s League au Vélodrome.

Mais cette affaire là se jouera d’abord sur le terrain. Et c’est quand même aux joueurs de forcer le destin…

La santé…

Lundi 15 janvier 2007

En ce début d’année, où tout le monde se souhaite des voeux de bonne santé, une opération cardiaque banale me contraint, pour une courte période, à délaisser mon agenda traditionnel. Pour autant, je suis heureux de pouvoir continuer à m’adresser à chacun de vous par l’intermédiaire de ce blog.

Vous écouter, dialoguer, vous dire ce que je ressens, c’est ce que je souhaite. Et je pense que l’indisponibilité que m’impose mon état de santé va me donner l’occasion de me familiariser avec l’écran et le clavier, car ce serait mentir que d’affirmer que je connais la toile sur le bout des doigts.

Mais à partir d’aujourd’hui, le net sera, entre nous, un lien supplémentaire qui prolongera nos relations par des chemins que je découvre avec plaisir.

Je ne suis pas un donneur de leçons, mais j’ai mes idées, auxquelles je tiens.

Vous avez les vôtres.

Parlons en, confrontons nos points de vue et partageons nos expériences pour nourrir la feuille de route qui doit nous permettre d’avancer. Ensemble…

” Nous sommes tous des contribuables ! “

Jeudi 11 janvier 2007

Nous sommes tous des citoyens consommateurs de services publics, que nous voulons de qualité, efficaces et proches. Mais nous sommes tous, aussi, des contribuables.

Ces derniers jours, j’ai dit, à plusieurs reprises, que je ne souhaitais pas opposer le citoyen et le contribuable.

J’accorde trop d’importance à la redistribution, qui est l’un des gages de notre socle républicain, pour accepter les caricatures qui nous renvoient à cette très lointaine époque où certains espéraient régler tous les problèmes en faisant « payer les riches ».
Mais je pense surtout que le parti socialiste et la gauche doivent faire preuve de bon sens et proposer une vraie réforme fiscale. Focaliser le débat sur le seul impôt sur le revenu, c’est oublier qu’à peine 50% des Français s’en acquittent, alors que chacun, rmiste, salarié ou PDG est soumis à la TVA.

Alors, parlons des niches fiscales qui profitent aux plus fortunés. Parlons de la fiscalité locale. Et surtout, agissons pour que solidarité et équité ne restent pas de vains mots…

” Pourquoi as-tu choisi Ségolène ? “

Mercredi 10 janvier 2007

Un de mes bons amis, hier soir à table, me demandait :  » Pourquoi as-tu choisi Ségolène ? «  Avec un sourire entendu, il tentait de percer où était le calcul, la malice, la tactique… Je l’aime trop pour lui en tenir rigueur, mais sa question a fait émerger en moi plusieurs réflexions, je voulais les partager, ici, avec vous sur mon blog.

1°) Un homme politique a des convictions, des enthousiasmes, de l’intuition, une vision de sa ville, de son département, de son pays… Mais il a du mal à les faire passer auprès des citoyens. Disons certains citoyens. Lorsqu’il fait des choix, nécessaires, parfois difficiles, de réforme, de préparation de l’avenir, un doute s’instaure de plus en plus, comme un manque d’adhésion collectif.Il y a là , me semble-t-il, une fracture de confiance entre celui qui a été élu par les citoyens sur un projet et les citoyens eux-mêmes lorsque le projet est mis en place. Cette fracture n’est pas nouvelle, mais elle s’accroît dangereusement au point de questionner nos fondamentaux démocratiques.

Les politiques ont leur part de responsabilité, ils ont beaucoup trop promis l’irréalisable, ils ont joué avec l’excessif pendant les campagnes électorales. Lire le reste de cet article »

Ensemble !

Lundi 8 janvier 2007

“Donnons-nous la parole”, j’ai choisi ce titre, ce slogan, parce que je crois que l’on n’a jamais raison tout seul, parce que l’action politique est faite de dialogues permanents. Mais une fois que l’on a dit ça… Quoi d’autre ?

Je ne suis pas de la culture Internet, disons-le tout net, je m’y suis mis parce que l’on m’a convaincu, et notamment ma fille qui m’a dit, après des heures de conversations, que je ne devais pas être à l’écart du web. Parce que c’est un espace de liberté, d’échanges où l’on s’enrichit, où l’on se tient vigilant, en veille, pas trop  » blindé « , libre en somme… C’est cette liberté que je voudrais partager avec vous.

La liberté c’est précieux, c’est infime et infini, c’est à nous de la faire vivre, de lui donner du sens. Je vis des journées de travail interminables, peu de temps libre, mais je m’engage à venir régulièrement vous lire, vous dire, ce que je sens, ce que j’ai envie de faire, ce que je voudrais vous proposer, ce que je pense bon pour nous tous.

Au fond, ce blog est comme l’idée que je me fais de mon action politique, celle d’un élu de proximité. Je la voudrais ouverte, je la voudrais comme je suis… à l’écoute en permanence, simple et direct.

Je sais que les hommes politiques se sont décrédibilisés en promettant monts et merveilles, que tout est possible. Ce n’est pas vrai, c’est malhonnête, c’est faux. L’idée n’est pas de dévaloriser l’action politique, au contraire, il faut bien du courage aujourd’hui pour s’engager à changer les choses, mais il convient de rendre cette action plus concrète et plus juste, chaque jour, inlassablement.

Nous pouvons agir, construire certes, mais jamais autant que la force inouïe de vous, de vous tous. Et là , c’est l’humilité qui importe. Je ne serai jamais aussi fort que vous. C’est pourquoi, j’ai franchement besoin d’échanger. J’ai mis plusieurs années à accepter l’idée de ce blog… Voyons ce que ça donne… ensemble !