La disparition des Centres de santé mutualistes serait une catastrophe pour la couverture sanitaire des Bouches-du-Rhône, je ne peux m’y résoudre !
Par JNG, à 17:26 à Marseille
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Chers amis,
Ce matin, en compagnie du Vice-Président Michel Amiel, délégué à la santé, de Lisette Narducci, Vice-Présidente et maire du 2e Arr. de Marseille, et de Jean-Marc Charrier, Président du groupe communiste au Conseil général, j’ai eu le plaisir de visiter le Centre de Santé Mutualiste Louis Bonnefon (13002), à l’invitation de la Direction du Grand Conseil de la Mutualité, que je remercie pour son accueil chaleureux. J’ai également pu échanger de manière très constructive avec les représentants des syndicats du personnel, des cadres, des médecins et des dentistes du Grand Conseil, qui m’ont fait part de leurs préoccupations quant à l’avenir de leur entreprise.
Les Centres de Santé Mutualistes et le Grand Conseil de la Mutualité sont des partenaires anciens pour le Conseil général. Nous avons souvent répondu présent lorsqu’il s’est agi de les aider à acquérir ou moderniser leurs équipements, comme ce fut le cas pour le Centre Bonnefon que nous avons soutenu pour l’achat d’un échographe en 2008.
Vous pouvez donc imaginer à quel point j’ai été choqué par l’annonce du redressement judiciaire du Grand Conseil, je m’en faisais d’ailleurs déjà l’écho, ici même sur mon blog dès le 22 novembre 2011. J’ai immédiatement pensé au devenir de ces populations, de ces 200 000 patients qui sont reçues chaque année dans les centres mutualistes, et des 1100 salariés qui travaillent à leur service. Sans aucun doute, la disparition des Centres de santé serait une catastrophe majeure pour la couverture sanitaire du Département.
D’autant plus que le mouvement mutualiste n’est pas tout à fait un acteur de santé comme les autres. Sa mission sociale historique, portée par des valeurs résolument progressistes et précurseuses, fait d’eux un instrument majeur de cohésion sociale sur des territoires souvent délaissés par l’offre libérale traditionnelle. Je pense particulièrement aux habitants de Port Saint Louis, de Berre ou de Port de Bouc, où plus de 50% d’entre eux sont soignés dans leur centre de santé. Les déserts médicaux ne sont pas limités aux zones rurales, ils touchent désormais le cœur des zones urbaines déshéritées. Il y a ainsi plus de médecins par habitants à Meyrargues que dans le 3e Arrondissement de Marseille ! La tendance ne semble pas près de s’inverser, le gouvernement ayant abandonné tout projet d’encadrement des choix d’installation des médecins. Et, dans notre région, je suis particulièrement inquiet quant aux orientations de l’ARS qui menace de fermer un certain nombre de services et d’établissements, au détriment du bien être des populations locales.





